Catégorie : Transports routiers

Retrouvez toute l’actualité des transports routiers et urbains : Bus, voitures électriques, politiques d’aménagements urbains

  • Haute-Normandie : aides financières de la région pour l’achat de voitures électriques

    La région Haute-Normandie a annoncé le 2 avril son intention d'offrir 5 000 euros d’aides aux particuliers et jusqu'à 25 000 euros aux entreprises et collectivités qui achèteront des voitures électriques.

    Le conseil régional, à majorité socialiste, devra voter trois dispositifs de soutien aux véhicules électriques, lors de la séance plénière du 7 avril : une aide de 5 000 euros pour les particuliers, une aide plafonnée à 25 000 euros pour les entreprises et les collectivités qui vont installer des bornes de charge et acquérir des véhicules de service électriques (5 000 euros par véhicule), et 70 % de l’achat de véhicules électriques de service acquis par des lycées. Pour ces établissements, les bornes seront financées à 100 %.

    L'aide de la région Haute-Normandie s'ajoutera à l'aide d'Etat (6 300 euros pour les particuliers).

    La Haute-Normandie compte sur son territoire plusieurs usines Renault, dont celle de Cléon où est fabriqué le moteur électrique de la Renault Zoé.

  • Lumiplan équipera les BHNS de l’agglomération de Marseille

    La communauté urbaine de Marseille Provence Métropole a retenu le groupement formé par Lumiplan, Seri (concepteur et fabricant de mobilier urbain) et l’installateur Cofely Ineo Provence-Alpes-Côte-d’Azur pour la fourniture, l’installation et la maintenance de totems d’information voyageurs aux stations des trois futures lignes de BHNS qui vont ouvrir d’ici 2015.

    Les totems de 3,5 m de hauteur, comporteront une signalétique statique, une caméra de vidéoprotection et retransmettront l’information voyageur temps réel sur un écran Led permettant l’affichage de quatre lignes en simultané. Leur installation va se poursuivre jusqu’à la mise en service au 1er septembre 2014.

    En janvier 2014, Lumiplan a remporté un marché d’une quarantaine de points d’arrêts du tram de Bordeaux. En 2013, c’est Nantes, Grenoble, Saint-Brieuc, Annemasse, Le Mans, Saint-Malo, Strasbourg et Melun qui avaient déjà choisi Lumiplan.

     

  • Le bus électrique à recharge rapide de Bombardier mis en service en Allemagne

    Le bus électrique à recharge rapide de Bombardier mis en service en Allemagne

    Après plusieurs mois de test, le premier autobus 100 % électrique équipé de la technologie Primove de Bombardier est entré en service commercial à Brunswick en Allemagne.
    L'autobus de 12 mètres de long circule sur la M19, une ligne circulaire de 12 km jalonnée de 25 stations.

    A partir d’octobre, quatre autres autobus articulés électriques de 18 m entreront progressivement en service.

    Les autobus électriques Solaris se rechargent pleinement durant la nuit au centre de maintenance. Dotés du système de recharge rapide de batteries par induction grâce à un émetteur intégré dans la chaussée, les autobus peuvent reçoivent une charge complémentaire durant leur service régulier.

    Ainsi, un arrêt de dix minutes prévu au terminus permet à l’autobus électrique simple de 12 mètres de boucler sans difficulté le circuit de 12 km. Pour se recharger, les autobus articulés de 18 mètres qui exigent davantage d’énergie, effectuent deux arrêts intermédiaires de quelques secondes.

    Ce concept de recharge garantit une durée de vie maximale des batteries et une desserte ininterrompue de la ligne d’autobus existante au moyen d’une solution de mobilité électrique non polluante.

  • Snapcar (VTC) remporte un contrat avec la SNCF

    La société de voitures de tourisme avec chauffeurs (VTC) Snapcar a annoncé le 26 mars avoir remporté un contrat avec la SNCF pour transporter des passagers depuis quatre gares à Paris et en région parisienne. Elle prendra en charge les voyageurs partant ou arrivant des gares de Paris-Nord et Paris-Saint-Lazare, mais aussi de Marne-La-Vallée-Chessy TGV et de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, selon un communiqué.
    Ce contrat est valable 12 mois et pourra être renouvelé pour une année supplémentaire. Snapcar espère réaliser dans le cadre de ce contrat 2 000 courses par jour à compter du mois de juin, un chiffre qui devrait augmenter par la suite, en sachant que le prix moyen d'une course est de 20 euros.
    Le service « porte à porte » de la compagnie ferroviaire publique française permet à ses clients de réserver un taxi ou une voiture avec chauffeur pour se rendre à la gare ou pour rentrer chez eux.

  • La circulation alternée dans l’agglomération parisienne s’arrête le 18 mars, la gratuité des transports aussi

    La circulation alternée des véhicules à Paris et en petite couronne n'a finalement été appliquée qu'une seule journée, le 17 mars … exactement comme cela avait été le cas en 1997, lorsqu’elle avait été appliquée pour la première fois, le 1er octobre, c'était aussi un jour impair et également un lundi.

    Cette fois-ci, la décision de non-reconduction, a été prise « au vu des résultats » du 17 mars, qui montrent « une nette tendance à l'amélioration » de la pollution de l'air aux particules, a expliqué le ministre de l'Ecologie, Philippe Martin. Les niveaux de pollution aux particules devaient être le 18 mars « inférieurs au seuil d'information, a-t-il précisé. La circulation alternée pour Paris et les 22 communes de la petite couronne prend donc fin ce soir à minuit, ainsi bien sûr, à la fin du service, que la gratuité des transports publics communs », a ajouté le ministre.

    Philippe Martin a par ailleurs salué « le civisme et la coopération des Franciliens », soulignant que « 90 % des véhicules en circulation dans la capitale avaient une plaque impaire ».

    Loin des « craintes de pagaille et de blocage de Paris nés du souvenir de 1997 », les bouchons ont diminué « de 62 % par rapport à lundi dernier », a poursuivi le ministre de l’Ecologie qui a annoncé un bilan « plus complet et plus détaillé » dans les jours qui viennent.

    La circulation alternée a eu des conséquences sur le covoiturage et la location de voiture. A l’image d’E-loue, qui se présente comme la première centrale de réservation entre particuliers. Son site enregistrait, dès le 16 mars, 30 fois plus de demandes pour des locations de voitures en Ile-de-France, l'important étant pour ces véhicules d'avoir une plaque d'immatriculation impaire, seule autorisée à circuler lundi, jour impair. « On s'est retrouvés rapidement à court de stock », reconnaît Alexandre Woog, le directeur du site. « On essaie de concilier l'offre et la demande, mais il y a beaucoup plus de demandes que d'offres » pour des voitures qui se louent entre 15 à 20 euros par jour, ajoute-t-il.

    Blablacar, le site qui revendique 95 % des annonces de covoiturage en France, annonçait pour sa part une augmentation en Ile-de-France de 17 % des offres, tandis que les demandes bondissaient de 42 %.

    « Il y a beaucoup de gens qui cherchent une solution (de transport), mais pas beaucoup qui trouvent », soulignait lundi Laure Wagner, porte-parole du site. Pour le covoiturage, « si c'est déjà compliqué de trouver un binôme, à trois ça devient quasi impossible ». Selon elle, la plupart des personnes intéressées par le covoiturage cherchaient lundi à se déplacer d'une banlieue vers une autre, plutôt que depuis ou vers Paris.

    Paulin Dementhon, du site de location de voitures entre particuliers Drivy, a constaté « plusieurs dizaines de messages » supplémentaires sur son site dimanche et escomptait « 20 % de clients en plus » pour la journée du 17 mars. Son site, qui compte 200 000 inscrits, dont 40 % en Ile-de-France, a ajouté une mention spéciale sur son moteur de recherches pour que les clients puissent préciser s'ils proposent des voitures à l'immatriculation « paire ou impaire ».

    Côté loueurs, certains comme Avis s’engageaient à rembourser les amendes (22 euros) de leurs clients qui auraient loué un véhicule immatriculé pair. Mais Europcar, a averti ses clients de la mesure, et prévenu qu’ils devraient payer leurs amendes.

    Si les transports en communs ont probablement été plus empruntés, le 17 mars, il est impossible de comptabiliser cette hausse, comme l’a notamment regretté Pierre Mongin, le président de la RATP. En effet, les chiffres de fréquentation s’appuient essentiellement sur la validation effectuée pour accéder au réseau. Or, du fait de la gratuité appliquée depuis quelques jours, l’accès aux réseaux était libre.

  • Le constructeur des Mia Electric placé en liquidation judiciaire

    Le constructeur des Mia Electric placé en liquidation judiciaire

    Le fabricant de voitures électriques Mia Electric, installé à Cerizay (Deux-Sèvres), a été placé… … en liquidation judiciaire, le 12 mars, par le tribunal de commerce de Niort. Pourtant l’entreprise, qui était en redressement judiciaire depuis le 13 février, disposait de six mois de période d’observer pour faire ses preuves. Mais la justice a pointé le manque de trésorerie de l'entreprise, jugeant qu'elle n'avait plus les capacités financières suffisantes pour continuer son activité, même pendant quelques mois, et malgré un marché porteur.

    Des Mia Electric ont été acquises pour les réseaux de location de véhicules de La Rochelle Yelomobile, d’Angoulême Mobili’volt, Nice, mais aussi EDF (100 véhicules) ou et dernièrement par la région Poitou-Charentes. Celle-ci avait d’ailleurs investi 12 % dans le capital, lorsque l’entreprise avait été créée en juin 2010, en s’appuyant sur l’ancien constructeur Heuliez, reprenant en partie son outil industriel.

    En 2012, le constructeur avait vendu 337 Mia Electric. Et enregistré 700 commandes fermes, jusqu’en octobre 2013. Mais, depuis mi-décembre, aucune voiture n'est sortie de l’usine, selon Christophe Klein, syndicaliste à la CFE-CGC. La chaîne de montage est à l'arrêt dans l'attente de pièces que les fournisseurs, qui n'étaient plus payés, refusaient de livrer.

  • La Fnaut présente son programme idéal pour les municipales

    Pour favoriser l’utilisation des transports publics comme le tramway, le bus et le vélo, il faut… … amoindrir le rôle de la voiture en ville, explique la Fnaut qui a présenté début mars ce qu’elle voudrait voir dans les programmes des candidats aux élections municipales. La Fédération nationale des associations d’usagers des transports souhaite que la circulation soit rédhibitoire pour les automobilistes. Le manque de places de parking n’est pas un problème selon elle car cela permettrait le report sur d’autres modes de transport.

    L’élargissement des couloirs de bus et l’aménagement de pistes cyclables sont également des solutions prônées par l’association, qui souhaite plus de cyclistes en France, avec pour modèle les Pays-Bas. La réduction de la vitesse en ville à 30 km/h fait aussi partie des mesures fortes aux yeux de l’association, une mesure qui devrait assurer plus de sécurité et de confort aux piétons et aux cyclistes.

    La Fnaut prône aussi le développement de l’autopartage, permettant de mutualiser l’utilisation d’un véhicule et de ne payer que le temps d’utilisation. Mais elle déplore le manque de médiatisation de ce service, qui serait plus avantageux que les systèmes de type Autolib’. Selon la fédération, le système parisien de location en libre service de véhicule électrique est une « fausse bonne idée » : il pousserait les utilisateurs à utiliser une voiture quand ils pourraient s’en passer.

    L’association demande enfin aux candidats aux municipales d’avoir une vision globale, par exemple en concevant les nouveaux logements et commerces autour des axes « lourds » de transport collectif, notamment le tramway, jugé comme idéal pour la ville.

    Pour financer les transports publics, la Fnaut soutient l’idée du péage urbain. Une participation de tous les automobilistes au financement des transports en commun pourrait également se faire via une légère augmentation des taxes sur le carburant.

    Quant à la gratuité des transports publics, la Fnaut est clairement contre. Elle se positionne pour une « tarification solidaire », qui serait légèrement plus chère pour l’ensemble des voyageurs, avec des réductions pour les plus faibles revenus.  

     A. N.

  • Toul choisit à son tour PayByPhone de Vinci Park

    Toul choisit à son tour PayByPhone de Vinci Park

    Le paiement du stationnement par mobile est possible à Toul depuis le 1er mars. Six cent dix-sept places en voirie sont concernées par ce service proposé par la ville de Toul (16 000 habitants) et Vinci Park, également accessible par Internet.

    Avec le système PayByPhone, les utilisateurs peuvent également recevoir une alerte par SMS leur indiquant la fin imminente du stationnement. Deux tarifs seront appliqués, en fonction de la zone de stationnement. Ce type de paiement n’engendre, non seulement pas de surcoût pour l’usager mais lui permet de bénéficier de 15 minutes gratuites.

    En décembre 2009, Vinci Park et PayByPhone, son partenaire, avaient inauguré le premier service de paiement du stationnement sur voirie par téléphone portable à Issy-les-Moulineaux, en région parisienne. Depuis, plus de douze villes en France (Boulogne-Billancourt, Antony, Saint-Nazaire, Rueil-Malmaison, Bourg-la-Reine, Rambouillet, Asnières-sur-Seine, Neuilly-sur-Seine…) ont adopté ce service, soit près de 50 000 places en France.

    Au début du second trimestre 2014, les arrondissements du centre de Paris (Ier, IIe, IIIe, IVe) proposeront ce service, avant un déploiement progressif dans les autres arrondissements de la capitale d’ici 2015.

    Dans le monde, plus de 200 villes ont choisi PayByPhone, soit plus de 6 millions d’utilisateurs.

  • L’Europe enquête sur des aides aux transports en Ile-de-France

    A la suite d'une plainte, la Commission européenne a annoncé, le 11 mars, avoir ouvert une enquête approfondie… …sur des aides financières accordées par la région Ile-de-France aux collectivités publiques ayant conclu un contrat d'exploitation de lignes régulières d'autobus avec une entreprise privée, ou qui les exploitent en régie. Ces aides sont à leur tour reversées à des entreprises de transport qui seraient au nombre de 235.

    La Commission va vérifier si ces aides, attribuées depuis 1994 pour un montant total de 263 millions d'euros, sont compatibles avec les règles européennes en matière de concurrence.

    La Commission devra déterminer si ces aides correspondent effectivement, comme l'affirme la France, à des compensations pour des obligations de service public, ou si au contraire il s'agit de surcompensations qui favorisent indûment certaines entreprises. Mais les autorités françaises n’ont pas communiqué, à ce jour, note la Commission, quelle obligation de service public justifiait le versement de ces compensations, ni selon quels calculs elles étaient versées.

    L'ouverture d'une enquête approfondie, rappelle la Commission, ne préjuge pas de son issue, mais permet aux tiers intéressés de présenter leurs observations sur les mesures envisagées.

    Réagissant à cette annonce, la Région Ile-de-France précise que le régime des aides versées aux collectivités (pour un montant total de 260M) pour assurer l’exploitation de lignes de bus sur les territoires peu ou mal desservis a été mis en œuvre en 1994 sous la présidence de M. Giraud. Le Conseil régional a renouvelé ce dispositif en 1998 et 2001 pour pérenniser une offre de transport public sur les territoires d’Ile-de-France ne bénéficiant pas du réseau de bus RATP (grande couronne) avant que le STIF ne soit en capacité d'intégrer l'ensemble des lignes de bus exploitées en petite et grande couronne.

    La Région réaffirme le caractère d’utilité publique de ces aides qui n’affectaient pas les échanges intracommunautaires. Elle fera valoir ces éléments devant la commission européenne, justifiés par le maintien de l’équilibre économique de ce secteur (notamment en termes d’emplois) ainsi que le développement équilibré de son territoire. 

  • Angoulême partage la lecture dans ses bus et des poèmes sur les smartphones

    La Société de transport du Grand Angoulême (STGA) qui gère les transports pour le compte de l’agglomération, organise du 8 au 16 mars un "lâcher" de livres dans les  bus. A l’occasion du Printemps des Poètes qui se déroule dans la ville du 8 au 23 mars, le réseau de bus va déposer directement sur les sièges de ses véhicules, des livres en partenariat avec la librairie Cosmopolite et la médiathèque L'Alpha. Même si un trajet en bus est trop court pour livre un livre en entier, il permet au moin de l’ouvrir pour prolonger le voyage par la pensée. Et il sera toujours possible d’emprunter un ouvrage et de le redéposer sur le siège de son bus quelques heures ou jours plus tard, à la manière du book crossing, cette tendance venue des pays anglo-saxons qui consiste pour un lecteur à laisser un livre qu’on a aimé, dans un lieu public, comme une gare, ou dans un transport en commun afin d’en faire profiter un autre voyageur.

    La STGA a également pensé à ses voyageurs plus modernes. Ils pourront scanner aux codes 2D, affichés dans les bus spécialement à l’occasion du Printemps des poètes, pour accéder à des poèmes qu’ils pourront lire pendant leur trajet.