Catégorie : Transports routiers

Retrouvez toute l’actualité des transports routiers et urbains : Bus, voitures électriques, politiques d’aménagements urbains

  • Pour la FFT, le covoiturage, c’est de la balle

    La Fédération française de tennis (FFT) s’est associée au site leader du marché, covoiturage.fr, pour lancer son propre service de covoiturage. Réservée au seul événement de Roland-Garros en 2010, puis étendue au BNP Paribas Master de Paris-Bercy en 2011, cette plateforme permet désormais à tous les organisateurs d’un événement en lien avec les activités de la FFT de bénéficier du service. L’objectif est de « faciliter l’organisation en covoiturage des transports vers les événements qu’elle et ses associations affiliées organisent ».  Les grands événements sportifs posent d’importants problèmes en termes de mobilité en raison du nombre élevé de personnes se dirigeant au même moment au même endroit. L’accessibilité à ces sites a longtemps été pensée pour la voiture individuelle par le biais des voies d’accès et des zones de stationnement. Désormais, avec la montée des préoccupations environnementales, ces événements font de plus en plus l’objet d’une réflexion sur leur accessibilité en transports en commun et par les modes alternatifs. On se rappelle notamment que lors du choix pour le nouveau site de Roland-Garros, il y a un an, la Ville de Paris avait largement insisté sur ses atouts en termes d’accessibilité par les transports en commun par rapport à ses concurrents situés en banlieue. La Fédération française de tennis, qui a fait réaliser un bilan carbone des Internationaux de France en 2008, a montré que « plus de 93 % des émissions de CO2 liées à l’événement étaient générées par des déplacements de personnes ».    
     

  • Bus : l’usage des biocarburants butte toujours sur la réglementation

    Bus : l’usage des biocarburants butte toujours sur la réglementation

    Saint-Quentin et Reims ont testé un bus roulant au bioéthanol. Les biocarburants pourraient devenir dans quelques années une alternative aux produits fossiles. Leur déploiement est malheureusement entravé par l’absence de mesures incitatives des pouvoirs publics. Les villes de Saint-Quentin (Aisne) et de Reims (Marne) ont été, il y a un an, le théâtre du lancement de la première expérimentation, en France, d’un bus fonctionnant intégralement au bioéthanol. L’un après l’autre et pendant trois mois chacun, ces réseaux opérés par Veolia Transdev ont accueilli un bus test de l’entreprise suédoise Scania. Dans les deux cas, le bioéthanol était issu d’une production locale, limitant sensiblement les émissions de gaz à effet de serre (GES). Mais comme le précise Thierry Dubost, directeur de Saint-Quentin Mobilité, « à Saint-Quentin, l’éthanol était issu d’une production de première génération, à partir de la culture de la betterave, alors que sur le réseau rémois il s’agissait de la seconde génération, produite à partir des restes de marcs de raisin ». On appelle biocarburants de première génération, ce qui est issu de cultures alimentaires, contrairement à ceux de deuxième génération, en cours de développement, produits à partir de sources non alimentaires comme les déchets agricoles, le bois ou encore les algues.
    Le 4 avril dernier, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) a publié un rapport sur les biocarburants de première génération dans lequel elle rappelle ses avantages et met en garde contre d’importantes incertitudes. Elle souligne que, si on ne prend pas en compte l’impact lié au changement d’affectation des sols (CAS), les biocarburants présentent des gains nets en émission de gaz à effet de serre, allant dans le meilleur des cas jusqu’à 90 % par rapport à des carburants fossiles. A cela, s’ajoutent d’autres avantages, comme la diversification des débouchés pour le secteur agricole ou la réduction de la dépendance aux carburants fossiles. L’Ademe nuance ces bons résultats en précisant « que dans plus de deux tiers des évaluations, la prise en compte […] des émissions générées par le changement d’affectation des sols aboutit à un bilan total d’émissions de GES qui ne permet pas de respecter les valeurs de référence actuellement retenues par l’Union européenne ». Plus ou moins directs, les CAS posent le problème de la déforestation, de l’usage massif d’engrais chimiques, ou encore de la concurrence faite aux cultures vivrières et donc de l’impact sur les prix alimentaires. Il apparaît alors nécessaire de développer les biocarburants de seconde génération, qui ne posent pas ces problèmes.
    Dans ce contexte, alors que les premiers bus roulant intégralement au bioéthanol n’ont été lancés en France qu’en 2011, le cas de Stockholm interpelle. L’intégralité de sa flotte de bus roule à l’éthanol depuis de nombreuses années. Si les impacts positifs sur la pollution locale sont incontestables, les conséquences sur la pollution atmosphérique sont problématiques. En effet, la grande majorité de son éthanol est importée du Brésil, pays où les CAS entraînent des désastres environnementaux et un fort déséquilibre du secteur agricole. Thierry Dubost précise que pour éviter cet écueil il faut « s’adapter aux conditions locales », comme ce qui a été fait dans sa ville et à Reims. Il ajoute néanmoins que le principal enjeu sera aussi celui de la fiscalité des biocarburants car en France, contrairement à la Suède, il n’existe pas encore de mesures incitatives. « La consommation est 50 % plus importante qu’avec un gazole classique, ce qui donne un bilan financier 25 ou 30 % supérieur à la normale, puisque nous avons fonctionné avec une fiscalité équivalente à celle des carburants fossiles. » Si les élus veulent voir se développer ce genre d’initiatives dans leurs villes, cette question devra être posée au prochain Président.
        

    Tom DUBOIS

     

    Des carburants déjà très présents

    La directive européenne du 23 avril 2009 fixait un objectif de 10 % d’énergie renouvelable dans le secteur des transports d’ici 2020. En 2010, on atteignait déjà 6,7 % dans le secteur routier français. Et pour cause, les normes actuelles permettent l’incorporation de 30 % de biodiesel (issu de la culture de colza ou de soja) dans le carburant dédié aux flottes des collectivités ou des entreprises, et jusqu’à 7 % à la pompe. Quant à l’éthanol, issu de betteraves, cannes à sucre ou céréales, il est incorporé à l’essence à hauteur de 10 % pour le carburant banalisé et jusqu’à 85 % pour les véhicules à carburant modulable.

  • Une ligne 24h/24 pour le marché de Rungis et Orly

    Une ligne 24h/24 pour le marché de Rungis et Orly

    Afin d’adapter au mieux la demande de transport des salariés du marché de Rungis et de l’aéroport d’Orly venant de l’est, le Stif a amélioré, le 1er avril, la desserte de la ligne express 191.100. Afin d’adapter au mieux la demande de transport des salariés du marché de Rungis et de l’aéroport d’Orly venant de l’est, le Stif a amélioré, le 1er avril, la desserte de la ligne express 191.100. Mise en service en mai 2009, cette ligne de 26 km environ, parcourue en près de 1 heure 15, traverse les départements de l’Essonne et du Val-de-Marne, passant par la gare de Juvisy-sur-Orge (RER C et D) et les pôles d’emplois de l’aéroport d’Orly, du marché de Rungis et de la zone d’activité de la Silic.
    Depuis le début du mois, la ligne est prolongée à l’est jusqu’à la gare de Yerres (RER D), tous les arrêts sont désormais desservis dans les deux sens et, enfin, le service est maintenant assuré 24h/24, sept jours sur sept, grâce à l’ajout de quatre courses supplémentaires. Ces améliorations de dessertes sur cette ligne exploitée par les entreprises Garrel & Navarre, Athis Cars et Strav, ont été entièrement financées par le Stif.

  • Le site covoiturage.fr enregistre un pic de fréquentation

    Le site covoiturage.fr enregistre un pic de fréquentation avec + 23 % d’inscriptions entre mars et avril. Un succès qu’il attribue au record des prix de l’essence. « Avec plus de 80 000 nouveaux membres sur les 30 derniers jours », c’est la plus grosse vague d’inscriptions jamais connue sur le site depuis sa création, en 2004. 1,8 million de Français sont inscrits sur covoiturage.fr, le site le plus utilisé en la matière, qui rassemble plus de 90 % des annonces de covoiturage.
     

  • La RATP recrute 1 000 chauffeurs de bus

    Cette année, la RATP va recruter mille conducteurs et conductrices de bus. Elle recherche plus particulièrement 300 professionnels de la conduite expérimentés dans le transport en commun de personnes et détenteurs du permis D. Dans les trois ans à venir, ce sont 3 000 conducteurs qui vont être embauchés. Il s’agit, avec ces nouveaux arrivés, d’assurer non seulement le développement du service des bus en Ile-de-France, mais aussi d’accompagner le fort développement du tramway, tout particulièrement à partir de la fin 2012. Les conducteurs de trams sont tous issus de la filière bus.

     

  • Suède : Arriva commande 77 bus et rénove 85 bus articulés

    Le 11 avril, le groupe Arriva, filiale de la DB, a annoncé avoir commandé au constructeur néerlandais VDL 77 bus Citea (56 de 14,5 m à 3 essieux et 21 de 13,7 m). De plus, 85 bus articulés de la filiale néerlandaise d’Arriva seront transférés et rénovés par VDL en deux tranches (août 2012 et janvier 2013), correspondant aux deux temps de l’entrée en vigueur du contrat E20 (d’une durée de 12 ans). Dans le cadre de ce contrat multimodal, deux réseaux de trains, deux lignes de tramways et quatre groupes de lignes de bus dans la banlieue de Stockholm seront transférés à Arriva.
     

  • Espagne : Veolia vend à Alsa le service urbain Bilbobus

    Avec le feu vert de la municipalité de Bilbao intervenu le 29 mars, Veolia peut se désengager des transports urbains de la ville basque. Le groupe a pu vendre sa concession à Alsa (un montant de 28 millions d’euros a été évoqué), une filiale de la compagnie britannique National Express. Au terme d’un concours, Veolia l’avait emporté en août 2008 sur l’exploitant historique TCSA (appartenant à Alsa), mais les résultats économiques décevants de ce service ont poussé l’opérateur français à le revendre. Ainsi, Veolia n’est plus présent en Espagne que dans l’exploitation des tramways de Barcelone.   

  • Communication : comment Vannes Agglo prépare le lancement de son futur réseau

    Communication : comment Vannes Agglo prépare le lancement de son futur réseau

    La communauté d’agglomération de Vannes a annoncé, le 1er mars, le nouveau nom choisi pour le réseau. En septembre prochain, l’actuel réseau TPV, pour Transports publics vannetais, s’appellera Kicéo. La communauté d’agglomération de Vannes a annoncé, le 1er mars, le nouveau nom choisi pour le réseau. En septembre prochain, l’actuel réseau TPV, pour Transports publics vannetais, s’appellera Kicéo. De l’avis de l’agglomération, le nom TPV avait vieilli, après plus de vingt ans d’existence. Vannes Agglo a donc fait appel à une agence de communication pour trouver une nouvelle signature pour ses transports (voir encadré ci-dessous).
    Il y a un peu plus d’un an, à l’automne 2010, la communauté d’agglomération de Vannes avait adopté un nouveau PDU. Son objectif était de passer « à 15 000 voyageurs supplémentaires par jour dans les transports publics d’ici 2020 », souligne Denis Bertholom, vice-président de la communauté d’agglomération, en charge des déplacements. Depuis l’adoption du PDU, les services de l’agglo et le délégataire, Veolia Transdev, travaillent à sa mise en application. « Nous avions un réseau très emprunté par les scolaires, mais il fallait pouvoir toucher les salariés », poursuit Denis Bertholom. Cela va se traduire par de profondes modifications dans les transports en commun. Si l’élu promet une annonce plus détaillée dans un mois, il dévoile déjà aujourd’hui les grands principes. Le futur réseau, prévu pour septembre 2012, devrait reposer sur deux lignes importantes, la 1 (axe nord – sud) et la 2 (est – ouest), les plus fréquentées, qui seraient « nourries » par des lignes capillaires conduisant les voyageurs vers les principales. Pour donner toute la pertinence à cette structure, il faut rationaliser le tracé des lignes de force pour le rendre le plus rectiligne possible, tout en empruntant des voies à large gabarit, voire des voies dédiées, permettant une bonne fluidité du trafic. Autre apport de taille : le cadencement à 10 minutes, qui doit rendre le réseau attractif pour les usagers.
    L’un plus l’autre, il ne manque plus que du matériel adapté pour réunir les ingrédients d’un BHNS. Vannes Agglo a justement annoncé, début février, l’achat de 10 Créalis Néo d’Iveco, des véhicules de 12 m de long, 2, 55 m de large et 3 m de haut, avec des grandes fenêtres panoramiques et de larges portes coulissantes, notamment pour l’accessibilité des PMR. L’agglomération attend les cinq premiers à la rentrée scolaire prochaine, les cinq autres l’année suivante. Evidemment, ils porteront les nouvelles couleurs du réseau, vert pâle souligné d’orange, et le nom de Kicéo. Les autres bus adopteront la nouvelle livrée progressivement.     

    Y. G.

     

    Un nom soumis au choix des usagers
    « Nous souhaitions donner aux transports de l’agglomération une identité propre afin que les habitants se l’approprient », souligne Denis Bertholom. Aidé d’une agence de communication, quatre noms avaient été retenus : Réflex, Eckô, La Vag, Kicéo. Des noms sans signification particulière, mais courts, faciles à prononcer et à retenir. Poussant le raisonnement de l’appropriation jusqu’au bout, Vannes Agglo et l’agence ont même ouvert un site Internet (http://www.monnouveaureseaudebus.com) pour permettre aux usagers, jusqu’à la fin du mois de février, de voter parmi ces quatre possibilités. Résultat, près de 1 000 personnes se sont prononcées : deux noms se sont largement dégagés, avec une courte avance pour Kicéo. Mais l’agglo se réserve la possibilité d’utiliser La Vag pour un autre service, puisqu’il semble plaire.

     

  • Aide à la mobilité : la Haute-Gironde expérimente le covoiturage dynamique

    Le Pays de la Haute-Gironde et le conseil régional d’Aquitaine, en partenariat avec l’entreprise Senda, ont lancé ce lundi 26 mars un service de covoiturage dynamique. Ce dernier, appelé « Hirondo », sera expérimenté pendant trois mois. Ce logiciel d’aide à la mobilité, à installer sur un téléphone mobile, met les covoitureurs en relation en temps réel et automatiquement. La particularité du système est de proposer une solution en transports en commun si l’offre de covoiturage ne correspond pas à la demande. Ce service a pour ambition de décongestionner le territoire de la Haute-Gironde notamment en ciblant les flux pendulaires.
     

  • La télévision en test dans un bus Toulousain

    Le groupe Actia Sodielec, expert en systèmes embarqués sur véhicules commerciaux, teste actuellement la télévision en direct dans un bus du réseau Tisséo à Toulouse. La navette desservant l’aéroport de Toulouse-Blagnac a été équipée d’un récepteur composé de trois antennes différentes permettant de « suivre un programme TNT en direct sans interruption de service ». Selon le groupe Actia, cette nouvelle technologie permet d’envisager des innovations dans les secteurs de l’information passagers et de l’information véhicules. L’entreprise envisage déjà de proposer ce type de services sur différentes lignes comme les bus interurbains ou les cars de tourisme.