Catégorie : Transports routiers

Retrouvez toute l’actualité des transports routiers et urbains : Bus, voitures électriques, politiques d’aménagements urbains

  • Les habitants du Grand-Chalon choisiront le nom de leur futur BHNS

    Les habitants du Grand-Chalon choisiront le nom de leur futur BHNS

    Les habitants de la communauté d’agglomération du Grand-Chalon (110 000 habitants répartis dans 39 communes) ont jusqu’au 27 mars pour faire trois propositions de nom pour le futur BHNS qui sera mis en service au 1er septembre 2012. Les habitants de la communauté d’agglomération du Grand-Chalon (110 000 habitants répartis dans 39 communes) ont jusqu’au 27 mars pour faire trois propositions de nom pour le futur BHNS qui sera mis en service au 1er septembre 2012. Du 2 au 13 avril, un jury interne au Grand-Chalon retiendra entre cinq et dix noms qui seront à leur tour soumis au vote des habitants entre le 16 et le 30 avril. Le gagnant, celui dont le nom sera tiré au sort, recevra un an d’abonnement gratuit au réseau. Si la tradition veut que, jusqu’à présent, les différents services de transport portent des noms communs issus de la photographie (le réseau de bus Zoom, le TAD Déclic, le VLS Réflex et le TPMR Pixel), en référence à Nicéphore Niepce, pionnier de la photographie et natif de Chalon, et à l’usine Kodak qui fut un important employeur de la ville, rien n’interdit de créer une rupture dans cette série. D’autant plus que le futur TCSP marque un tournant symbolique dans les transports de l’agglo et que l’usine Kodak a fermé ses portes. Le tracé du BHNS desservira d’ailleurs la zone d’activité Saôneor, située au nord de la ville, à côté de l’ancien site Kodak. La zone rassemble déjà plus de 300 entreprises représentant 6 800 emplois, et l’agglomération devrait justement l’agrandir sur les terrains vacants de l’ancien géant de la photographie.
    Le tracé de la ligne nord – sud empruntera peu ou prou celui de l’actuelle ligne 1, la plus fréquentée du réseau Zoom, avec le tiers des voyageurs transportés, soit environ 4 600 voyageurs par jour. Elle desservira également 66 % des établissements scolaires, soit les trois quarts de l’effectif des scolaires, lycées et étudiants de l’agglomération, représentant 7 800 élèves. Au total, le futur TCSP concerne un potentiel de 18 000 usagers habitant à moins de 500 m de la ligne. En effet, elle desservira aussi bien la zone d’activité que le centre-ville, le centre hospitalier et la gare, deuxième gare de Bourgogne en termes de fréquentation. Pour cela, son amplitude horaire sera plus large que la ligne actuelle de bus. Le service commencera à 5h50 contre 6h15 aujourd’hui. Il s’agit de s’adapter aux usagers dont beaucoup occupent un travail posté. C’est le cas des employés de l’hôpital, par exemple, qui embauchent à 6h. Outre cette amplitude, le matériel du BHNS aura également une plus grande capacité. Le Grand-Chalon a en effet commandé 6 Heuliez GX 327, un bus d’une longueur de 12 m en version 3 portes latérales, une pour la montée, deux pour la descente. Le choix de ce matériel est lié au parc d’Heuliez déjà exploité par le délégataire de service public Veolia-Transdev. Son contrat arrivera à échéance à la fin de l’année, trois mois après la mise en service du BHNS.

    Y. G.

  • Nice : le stationnement intelligent en test

    Nice : le stationnement intelligent en test

    A Nice, lorsqu’un automobiliste libère sa place de stationnement, elle est immédiatement connue d’un autre automobiliste, pour peu qu’il possède un smartphone et l’appli idoine. L’objectif est de réduire le temps consacré à la recherche d’une place libre, donc d’améliorer la circulation, notamment celle des transports collectifs. Sur les trottoirs, un réseau de capteurs communicants associés à des horodateurs de nouvelle génération commence à être installé. Ils vont permettre d’indiquer en temps réel aux automobilistes, par GPS ou sur leur téléphone portable, les places disponibles en voirie. Lorsqu’une place se libère, quinze secondes après, l’information est transmise aux automobilistes. A Nice, le « stationnement intelligent » est avancé. Débutée sur une centaine de places boulevard Raimbaldi, cette expérimentation va s’étendre en juin sur l’ensemble du quartier Notre-Dame, avant de couvrir l’ensemble de la ville et ses 8 500 places de stationnement payant d’ici la fin du premier semestre 2014.
    L’objectif de ce système novateur est simple : en réduisant le temps consacré à la recherche d’une place libre, on améliore la circulation, notamment celle des transports collectifs. Parallèlement, cela favorise une bonne gestion des aires de livraison, des places réservées aux personnes handicapées. Enfin, les émissions de CO2 associées au trafic urbain s’en trouvent réduites. Et c’est loin d’être négligeable si l’on considère, comme l’a souligné Christian Estrosi, député-maire de Nice, qu’un véhicule tourne en moyenne vingt minutes avant de trouver une place. « Cela représente jusqu’à 25 % du trafic en centre-ville, c’est-à-dire une voiture sur quatre. »
    Déjà, le stationnement intelligent apparaît comme « l’une des mesures les plus novatrices et les plus ambitieuses » du schéma global de stationnement 2011-2015 présenté par Christian Estrosi en septembre 2011. L’investissement représente tout de même 13 millions d’euros. Une somme qui pourrait être vite amortie car, revers de la médaille, les véhicules « ventouses » et les automobilistes oubliant de payer leur place peuvent être systématiquement repérés et devenir une cible facile pour les contractuelles. Pas négligeable pour le maire, qui déplore que 80 % des Niçois ne paient pas leur stationnement…
        

    Pascal Grassart

     

    Comment ça marche concrètement

    Muni de son smartphone en fonction GPS, l’automobiliste est orienté vers une place de stationnement libre en centre-ville, pour handicapé ou pour résident, voire dirigé vers un parking. A ce dispositif, peut s’ajouter une application de paiement sans contact, éventuellement à distance si un rendez-vous se prolonge. Le dispositif s’appuie sur un « kiosque » qui permet également un accès aux informations sur la ville, aux services de proximité, d’urgences, à la vie culturelle, etc.

  • Le Grand-Angoulême lance la concertation sur le tracé de son futur BHNS

    Le Grand-Angoulême lance la concertation sur le tracé de son futur BHNS

    Dans quelques semaines, les habitants du Grand-Angoulême pourront se faire une idée plus précise du tracé du futur transport en commun en site propre (TCSP) dont l’agglomération va se doter en 2017. Dans quelques semaines, les habitants du Grand-Angoulême pourront se faire une idée plus précise du tracé du futur transport en commun en site propre (TCSP) dont l’agglomération va se doter en 2017. Son objectif est de relier, en y associant le réseau urbain transformé, le cœur de chaque centre-bourg des communes de l’intercommunalité au centre d’Angoulême en un quart d’heure. Long de 14 km, il desservira des zones d’habitat denses et des pôles générateurs de déplacements, selon deux axes forts dessinant un double Y dans le sens est-ouest, avec un tronc commun en centre-ville d’Angoulême. Les habitants pourront certes découvrir le chemin emprunté par le futur bus à haut niveau de services (BHNS), mais ils pourront aussi proposer des modifications, faire entendre leur voix. Car si les études préliminaires concernant ce tracé ont été achevées à la fin de l’année 2011, rien n’est absolument figé. Dans de nombreux endroits, le trajet n’est pas arrêté. A partir du tracé proposé, des zones déjà identifiées vont faire l’objet d’études complémentaires détaillées. La concertation qui doit durer près de deux années démarre au printemps par le plan de déplacements urbains (PDU).
    Le projet de TCSP fait en effet partie du PDU du Grand-Angoulême. C’est même son projet majeur, évidemment, qui va s’accompagner de la réorganisation du réseau de bus urbain et même, par conséquent, conduire à un réaménagement complet de l’espace public (places, rues) associé au site propre. L’étude de faisabilité effectuée par le cabinet d’études Egis entre 2009 et 2011 a permis de dégager un tracé dans les grandes lignes, ainsi que la restructuration du réseau, qui s’accompagne du coût global de l’opération et de son calendrier. Elle a également permis au Grand-Angoulême de présenter cette opération dans le cadre de l’appel à projets issu des mesures du Grenelle de l’environnement dans la catégorie transports urbains. Retenu parmi d’autres projets en France, le futur TCSP d’Angoulême a reçu une subvention de l’Etat de 9,98 millions d’euros. Concrètement, les concertations sur le PDU commenceront le 12 mars par le secteur centre, et se poursuivront dans les quatre autres secteurs. Puis, d’octobre à décembre 2012, se déroulera la concertation pour la réorganisation du réseau de transport en commun, grâce à cinq réunions publiques de concertation, une exposition itinérante et des actions de communication. Les travaux devraient commencer en 2014.

    Y. G.

  • Les usagers deviennent correspondants qualité à Toulouse

    Les usagers deviennent correspondants qualité à Toulouse

    Tisséo, l’opérateur public des transports en commun de l’agglomération toulousaine, vient de lancer une nouvelle forme de mesure de la qualité, à partir de retours réguliers d’usagers, dans le cadre du projet européen Enerqi. Tisséo, l’opérateur public des transports en commun de l’agglomération toulousaine, vient de lancer une nouvelle forme de mesure de la qualité, à partir de retours réguliers d’usagers, dans le cadre du projet européen Enerqi. C’est pour l’instant le seul français, aux côtés des réseaux européens partenaires de Lisbonne, Athènes, Lancashire, Plovdiv, Graz, Alba Iulia et Breda. Tisséo a commencé à recruter début février 300 correspondants qualité parmi les voyageurs de ses lignes (métro, tram et 20 lignes de bus). Le recrutement s’est fait par la presse, le site et les réseaux sociaux, avant d’aller chercher, si nécessaire, des usagers sur les lignes avec le moins de correspondants. Chaque usager volontaire répondra chaque mois sur Internet à un questionnaire sur une ligne spécifique.
    Tisséo espère recueillir au minimum 10 observations par ligne et par mois pour avoir une première tendance. Certaines questions seront communes à tous les réseaux pour permettre un comparatif. « Ce sont des questions entre la démarche qualité et l’enquête satisfaction, explique Marie Fourcade, chargée des enquêtes à Tisséo.?Des critères objectifs comme la ponctualité, l’information, la propreté ou l’accessibilité, et des impressions plus qualitatives sur le déroulement du trajet et les améliorations à apporter. » La base de données européenne avec des dizaines de milliers d’observations permettra toute sorte d’analyses et surtout d’intervenir en temps réel pour améliorer le service. L’expérimentation durera jusqu’en mars 2013 et sera étendue à d’autres réseaux en cas de succès. Avec une interrogation : les correspondants, non rémunérés mais gratifiés ponctuellement de bons-cadeaux, seront-ils suffisamment assidus sur la durée ?
        

    Catherine Sanson-Stern

  • Des samedis gratuits pour inciter à prendre le bus à Fécamp

    Des samedis gratuits pour inciter à prendre le bus à Fécamp

    La ville de Fécamp (19 300 habitants) veut faire aimer les transports en commun à ses administrés. Avec l’idée en cascade de faire baisser l’usage de la voiture. La municipalité a décidé de prolonger jusqu’à la mi-mars la gratuité des bus du réseau Ficibus, en accord avec le délégataire Keolis.  La ville de Fécamp (19 300 habitants) veut faire aimer les transports en commun à ses administrés. Avec l’idée en cascade de faire baisser l’usage de la voiture. La municipalité a décidé de prolonger jusqu’à la mi-mars la gratuité des bus du réseau Ficibus, en accord avec le délégataire Keolis. L’idée de la gratuité certains jours a été lancée dans le cadre de l’Agenda 21, qui vise à engager des mesures de protection de l’environnement. Cela s’est traduit, en 2010, par une baisse de 50 % du prix du titre unique de transport, qui est passé de 1 à 0,50 euro. Nouvelle étape, le 1er octobre 2011, lorsque la municipalité a décidé de rendre gratuits les bus pendant trois mois, jusqu’au 31 décembre, mais le samedi seulement. Il s’agissait de promouvoir les commerces du centre-ville.
    Résultats : une hausse de 28 % de la fréquentation rien que sur la ligne 1, celle qui transporte déjà le plus de voyageurs. Face à ce succès, l’opération a été prolongée jusqu’en mars. Si les chiffres définitifs ne sont pas encore connus, la tendance est sur la même courbe. En mars, la ville et Keolis feront un bilan et décideront soit d’arrêter l’opération si son intérêt n’était pas prouvé, soit de la pérenniser, soit de la prolonger jusqu’à l’été pour se laisser encore le temps de la réflexion. Dans quelques mois, la ville commencera à préparer le cahier des charges pour le renouvellement de la DSP. Le contrat de Keolis se termine à la fin de l’année 2013.     

    Y. G.

  • Autopartage : Lyon va tester des voitures alimentées au photovoltaïque

    Autopartage : Lyon va tester des voitures alimentées au photovoltaïque

    Le Grand Lyon et le Nedo, l’équivalent de l’Ademe au Japon, ont signé une convention destinée à créer une « smart community », c’est-à-dire un réseau d’énergie intelligent où sont prises en compte les technologies de pointe à partir d’une implication sociétale des habitants. Le Grand Lyon et le Nedo, l’équivalent de l’Ademe au Japon, ont signé une convention destinée à créer une « smart community », c’est-à-dire un réseau d’énergie intelligent où sont prises en compte les technologies de pointe à partir d’une implication sociétale des habitants. L’expérience se concentrera sur le nouveau écoquartier Confluence et comprendra plusieurs axes d’action, dont le déploiement d’une flotte de véhicules électriques en autopartage alimentés par les énergies renouvelables, principalement le photovoltaïque (PV). « Une première en Europe », selon le Nedo, qui a lancé un appel à projets réunissant plusieurs groupes japonais et français. « La grande innovation réside dans la production d’énergie électrique renouvelable connectée sur les besoins de mobilité variables », indique Pierre Houssais, directeur de la prospective au Grand Lyon.
    Pour ce « démonstrateur » d’automobile électrique partagée prévu en 2013, le Nedo a retenu Toshiba pour les équipements technologiques d’alimentation en ENR (logiciels, connexions photovoltaïques, bornes de recharge, etc.), Veolia-Transdev et la filiale Proxiway (exploitation, gestion de flotte) et Mitsubishi, PSA Peugeot (voitures). Le système de gestion pourra prévoir la production d’énergie PV sur la base des prévisions météo et des valeurs historiques de consommation. Il sera optimisé pour des chargements de batterie adaptés aux prévisions de réservation. Réservée d’abord aux entreprises, la flotte sera composée de trente véhicules électriques Peugeot iOn, adaptés des Mitsubishi i-Miev, mises en service à Nice en avril dernier. Le système devrait intéresser 80 % d’un potentiel de 5 150 salariés installés sur le site Confluence d’ici 2015.
        

    Claude Ferrero

  • Un réseau plus lisible et cadencé pour Arras

    Un réseau plus lisible et cadencé pour Arras

    Depuis le 2 janvier, le réseau Artis de la communauté urbaine d’Arras (94 059 habitants et 24 communes) a totalement transformé son architecture. Depuis le 2 janvier, le réseau Artis de la communauté urbaine d’Arras (94 059 habitants et 24 communes) a totalement transformé son architecture. Simplifié, le réseau fonctionne désormais autour de la ligne 1, de la périphérie ouest d’Arras vers Saint-Nicolas-lez-Arras, au nord de la ville, en passant par le centre, cadencée au quart d’heure, et de deux autres lignes : la 2 (de l’ouest d’Arras vers Dainville au sud-ouest, toujours en passant par le centre) et la 4 (de Dainville à Beaurains, au sud-est, en passant par Arras centre), cadencées, elles, à la demi-heure. Pour la desserte des autres communes de l’agglomération, plus rurales ou moins peuplées, sept autres lignes (3, 5, 6, 7, 8, 9 et 10) viennent compléter les trois lignes « fortes ». Comme elles, ces lignes sont pour la plupart cadencées, avec un bus toutes les 30 minutes sur la 5, par exemple, ou toutes les 35 minutes sur la 3.
    L’une de ces lignes, la 6 – qui devient aussi la ligne de centre-ville – fonctionne de manière originale. Elle se termine par une boucle de transport à la demande, dénommée Flexo, qui dessert la zone d’industrielle à l’est d’Arras, en trois arrêts mais uniquement sur demande, et, pour les retours, après 18h. Autre nouveauté mise en place par le délégataire Keolis, dont le contrat a été renouvelé en janvier 2011 jusqu’en 2017, le développement du service du dimanche. La ligne 1 sera cadencée à un bus toutes les 45 minutes, soit 17 allers-retours dans la journée, et la D2 à un bus par heure, soit 12 allers-retours. En complément de ces deux lignes, le service de TAD, qui permet de desservir les communes de la première couronne depuis la gare. En semaine, le TAD est étendu pour desservir l’ensemble des communes de l’agglomération. Contractuellement, Keolis s’est engagé à augmenter le nombre de voyages de 18,2 % d’ici 2017.
        

    Yann GOUBIN

  • Péage urbain : Milan imite Londres en lançant  un nouveau système visant tous les conducteurs

    Péage urbain : Milan imite Londres en lançant un nouveau système visant tous les conducteurs

    Rongée par la pollution, la capitale économique de l’Italie mise sur un nouveau péage urbain, baptisé Area C, qui pénalise désormais toutes les voitures. Ciao l’Ecopass, benvenuto à l’Area C ! Depuis le 16 janvier, les Milanais découvrent ce nouveau système de péage urbain inspiré de Londres. Le principe ? Alors que l’Ecopass, en place depuis 2008, faisait payer les conducteurs dans l’hyper-centre selon le degré d’émissions polluantes du véhicule – sur le principe du « qui pollue plus paie plus » –,  le système Area C (avec un C pour centre ou congestion) consiste en la mise en place d’un péage de 5 euros pour toutes les voitures, quel que soit le degré de pollution. « Ce ticket d’entrée doit nous pousser à changer nos habitudes pour le bien de tous », précise le maire de gauche, Giuliano Pisapia. Active du lundi au vendredi de 7h30 à 19h30 pendant 18 mois de test, la zone Area C, surveillée par des caméras, est en plus interdite aux voitures les plus polluantes et aux véhicules de plus de 7 m. Seules les voitures électriques, les motos et scooters circulent sans payer, de même que les véhicules hybrides ou GPL, exemptés jusqu’à la fin de l’année. Les livreurs ont un tarif préférentiel (5 euros pour une entrée comprenant 2 heures de parking, 3 euros l’accès journalier), tout comme les 78 000 résidents de la zone concernée qui bénéficient de 40 accès gratuits avant de payer 2 euros l’accès.
    Avec ce règlement drastique – une amende de 76 euros est prévue pour les fraudeurs –, Giuliano Pisapia espère réduire le trafic de 20-30 % dans une ville rongée par la pollution, où le seuil maximum européen de particules PM10 a été dépassé 132 jours en 2011. Ses modèles ? « Stockholm, où le péage urbain a réduit de 20 % l’utilisation de la voiture ; Copenhague, où 36 % des habitants se déplacent à vélo ; Londres, où la “Congestion Charge” a aussi profité aux commerçants. » Alors que 700 000 voitures entrent chaque jour dans la ville, dont 110 000 dans l’hyper-centre, l’enthousiasme du maire n’est cependant pas partagé par toute la ville. L’association d’entrepreneurs Assolombardia redoute que ce péage « expulse petit à petit les activités du centre ». Côté politique, le parti populiste de la Ligue du Nord a lancé une pétition pour le retrait de l’Area C, tandis que le président de la région, Roberto Formigoni, membre du parti de Berlusconi, reproche à ce système de « taxer indifféremment celui qui pollue et celui qui ne pollue pas ». Des résidents furieux ont eux réclamé un tarif encore plus préférentiel, ce que la mairie pourrait mettre en place d’ici mars.
    Pour mieux faire avaler la pilule aux 30 000 personnes qui, selon les estimations, devront renoncer à prendre leur voiture, la ville a promis d’investir les quelque 30 millions d’euros annuels générés par ce péage dans les transports en commun et pistes cyclables. 1 million d’euros seront par ailleurs déboursés cette année pour améliorer les transports, dont la fréquence sera augmentée. Avec 3 lignes de métro, 19 de trams, 96 de bus et 5 de trolleybus, Milan est encore sous-équipée. La preuve ? Seuls 19,9 % des parcours des transports en commun ont des voies réservées. Cette situation génère de nombreux bouchons, au point qu’en heure de pointe trams et bus roulent parfois à 6 km/h !
        

    Eléonore Kern
     

  • Blois créé un nouveau dépôt  pour accueillir le futur délégataire

    Blois créé un nouveau dépôt pour accueillir le futur délégataire

    La communauté d’agglomération de Blois disposera de son propre dépôt de bus urbain à la fin de l’année. La communauté d’agglomération de Blois disposera de son propre dépôt de bus urbain à la fin de l’année. Le gros œuvre du chantier a démarré au cours de la deuxième semaine de l’année. Installé non loin de l’actuel dépôt exploité par le délégataire en place Keolis Blois, sur une friche industrielle près du centre hospitalier, le nouveau dépôt abritera un atelier de maintenance disposant des meilleures conditions de travail et de sécurité. Il permettra également de garer plus de bus : 65 véhicules contre 52 aujourd’hui. Si la communauté d’agglomération (Agglopolys) a souhaité se doter d’un tel outil, dont l’investissement s’élève à six millions d'euros, c’est pour disposer de ses propres infrastructures – l’actuel dépôt appartient au délégataire –, avoir une vision à long terme de sa politique de transport et pouvoir garantir l’équité des candidats face au renouvellement de la DSP en cours. Agglopolys a déjà envoyé aux candidats à la DSP, le cahier des charges. Il résume la vision globale que porte l’agglo sur ses transports : un réseau plus attractif, des temps de transports réduit par des lignes plus directes à certaines heures, une desserte de la zone industrielle de Blois adaptée à ceux qui y travaillent, une adaptation des véhicules à la fréquentation et une simplification de la billettique. D’autres idées pourraient voir le jour comme des parkings-relais en périphérie ou des vélos en location aux points de dessertes TAD. Les candidats devront adresser leurs propositions avant la fin du mois de mars.    

    Y. G.

  • Jeux de lumière dans les bus de Valence et Romans

    Jeux de lumière dans les bus de Valence et Romans

    C’est une opération de promotion originale de son réseau qu’a lancé le syndicat mixte des transports Valence Romans Déplacements (VRD) pendant les fêtes de fin d’année. Du 17 décembre au 2 janvier, il a changé l’éclairage intérieur des bus circulant entre ces agglomérations. C’est une opération de promotion originale de son réseau qu’a lancé le syndicat mixte des transports Valence Romans Déplacements (VRD) pendant les fêtes de fin d’année. Du 17 décembre au 2 janvier, VRD, autorité organisatrice des déplacements sur le bassin de vie de Valence, Romans-sur-Isère et Bourg-de-Péage, soit un ensemble de 210 000 habitants environ, a changé l’éclairage intérieur des bus circulant entre ces agglomérations. Durant la nuit du 16 au 17 décembre, une équipe de techniciens a remplacé quelque 800 néons blancs à l’intérieur des bus par des néons de couleurs, créant une ambiance particulière et la surprise parmi les voyageurs. Les passants ont aussi dû être étonnés de voir circuler des bus tantôt rouges, tantôt verts ou encore bleus en ces fins de journées sombres du mois de décembre.
    C’était justement l’objectif de Valence Romans Déplacements, qui souhaitait attirer le regard des habitants afin de promouvoir encore plus fortement les transports publics auprès de la population, tout en participant aux fêtes de la lumière de Valence.
    Ce qui ne veut pas dire que la fréquentation va mal : elle est de 15 400 abonnés aujourd’hui, alors qu’elle était de 12 000 en septembre 2009, date à laquelle le réseau avait été restructuré.