Catégorie : Transports routiers

Retrouvez toute l’actualité des transports routiers et urbains : Bus, voitures électriques, politiques d’aménagements urbains

  • Le nouveau réseau de bus booste la fréquentation à Laval

    Le nouveau réseau de bus booste la fréquentation à Laval

    Les Transport urbains de Laval (TUL) ont battu un nouveau record de fréquentation en 2010. Près de 8 millions de voyageurs ont utilisé, l’année dernière, le réseau lavallois de transport en commun, selon les chiffres publiés par la Dreal. Les Transport urbains de Laval (TUL) ont battu un nouveau record de fréquentation en 2010. Près de 8 millions de voyageurs ont utilisé, l’année dernière, le réseau lavallois de transport en commun, selon les chiffres publiés par la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal). « Avec 82 voyages par an et par habitant, Laval se situe dans le peloton de tête des réseaux français de taille équivalente », indique le rapport de la Dreal. Dans ce type d’agglomération, le nombre moyen de voyage ne s’élève, en effet, qu’à 35 voyages par an et par habitant.
    Globalement, sur l’année 2010, la fréquentation a augmenté de 2,2 % par rapport à 2009. Elle est même de + 2,6 % sur le second semestre 2010.
    Pour le président de Laval Agglomération, Guillaume Garot, c’est le résultat de la refonte des transports en commun lancée en 2010. Dès janvier 2010, l’agglo avait créé Lano, une ligne circulaire, desservant des communes périphériques sans passer par le centre-ville et, Flexo, un service de soirée, fonctionnant du lundi au samedi jusqu’à 22 h 30, dont le trajet est adapté à la demande des voyageurs lorsqu’ils entrent dans le bus.

  • Bus : DB renonce à investir

    Deutsche Bahn a annoncé le 3 juin qu’elle renonçait à ses projets d’investissements dans des lignes de bus longue distance. En Allemagne, ces liaisons sont très encadrées et peu nombreuses : elles ne peuvent être établies que si elles présentent une réelle amélioration par rapport au train. Le gouvernement voudrait ouvrir ce marché, qui pourrait séduire les voyageurs à la recherche de petits prix.
     

  • L’Afpa lance son site de covoiturage

    Le 7 juin, l’Association nationale pour la formation professionnelle des adultes (Afpa) a lancé son propre service de covoiturage (ww.covoiturage.afpa.fr), en partenariat avec Comuto, le leader du secteur en France. Un service gratuit qui s’adresse autant aux stagiaires qu’aux salariés de l’association (92 % d’entre eux viennent actuellement en voiture) pour leurs trajets domicile-campus. « Le covoiturage peut faire économiser jusqu’à 2000 euros par an et par personne pour un trajet quotidien de 20 km », a calculé Florent Longuepée, directeur du Développement durable de l’Afpa. Il permet en outre à l’association de diminuer son empreinte carbone (la consommation annuelle globale de CO2 devrait diminuer de 2 tonnes) et enfin d’améliorer le service aux stagiaires en répondant aux problèmes de mobilité géographique et de manque de ressources, principales causes d’abandon de leur formation.
     

  • Sorgues créé son réseau

    Sorgues créé son réseau

    Début juin, le tout jeune réseau de bus de Sorgues (Vaucluse) va recevoir ses bus définitifs. Deux Heuliez GX 127, destinés aux deux lignes du réseau de Sorg’en bus lancé le 7 mars. Début juin, le tout jeune réseau de bus de Sorgues (Vaucluse) va recevoir ses bus définitifs. Deux Heuliez GX 127, destinés aux deux lignes du réseau de Sorg’en bus lancé le 7 mars. Voyages Arnaud, l’opérateur choisi par la mairie de Sorgues, avait en effet débuté l’exploitation de ce réseau ex nihilo, avec des véhicules Heuliez loués au constructeur, en attendant la livraison des modèles qu’il avait achetés. La création du réseau est une initiative de la municipalité de Sorgues, un projet plutôt rare dans une commune de 20 000 habitants environ. Promesse de campagne de l’ancien maire, Alain Milon, elle a été reprise par son successeur, Thierry Lagneau, élu en décembre. La population réclamait en effet depuis de nombreuses années un transport collectif pour desservir certains quartiers excentrés, surtout pour les usagers n’ayant pas de voitures ou inciter ceux qui en ont une à ne pas l’utiliser.
    Le réseau est bien sûr modeste, avec seulement deux lignes de 5,5 à 6,5 km chacune, en forme de « y » renversé, mais bien pensé par la municipalité avec l’aide du cabinet d’étude Jonction, installé à Aix-en-Provence. Trajets et arrêts ont été établis pour permettre aux scolaires de se rendre en classe, et aux habitants des quartiers périphériques de se rendre en centre-ville, au pôle culturel, au centre commercial de la commune voisine du Pontet au sud de Sorgues. A ces deux lignes fonctionnant du lundi au samedi de 7h30 à 18h30, s’ajoute une troisième, le dimanche, jour de marché à Sorgues, de 8 à 14h, dont le trajet reprend globalement en les additionnant ceux des lignes 1 et 2. La fréquentation est au rendez-vous : 314 voyageurs le 7 mars, jour de lancement, puis 501 le lendemain, et 645 le troisième jour, Sorg’en bus a fait le plein, tournant en moyenne à 2 500 voyageurs les premières semaines. Certes, la gratuité du transport souhaitée par la mairie jusqu’au 31 mars a eu un effet. Mais la fréquentation s’est maintenue à un bon niveau, autour de 1 800 voyageurs, lorsque le service est devenu payant.   

     

     Y. G.
     

  • Berlin double ses subventions à la voiture électrique

    Avec deux milliards d’euros de subventions promises à la recherche et au développement des voitures électriques, le gouvernement allemand va doubler son effort, selon communiqué commun à quatre ministères (Economie, Environnement, Education et Transports). La presse allemande croit savoir que Berlin va également consentir des ristournes fiscales aux acheteurs de voitures électriques ainsi qu’aux sociétés qui en font leurs véhicules de fonction, ou encore créer des couloirs de circulation réservés à ces engins. Pourtant, les ministres de l’Economie et des Transports rejettent officiellement l’idée d’une prime à l’achat pour les voitures électriques, encore très chères. Berlin espère voir un million de véhicules électriques sur les routes allemandes en 2020 contre quelque 2 300 aujourd’hui.

  • L’Automobile Club en guerre contre la ville 30 à Strasbourg

    Alors que la consultation n’avait pas encore débuté à Strasbourg pour la généralisation des 30 km/h en ville, l’Automobile Club publiait un communiqué opposé à l’opération. Raisons invoquées : le budget et la sécurité. « Une zone devient un simple alibi lorsqu’elle se réduit à une signalisation à l’entrée sans comporter les éléments d’aménagements nécessaires. » Or, les aménagements sont jugés trop chers. Sur la sécurité routière, il affirme que l’impact serait limité car « les accidents corporels dans la CUS ont déjà connu une baisse significative de 48 % depuis 2000 ». Et que « les zones 30 sont normalement destinées à des rues d’importance secondaire où le taux d’accidents est généralement déjà très faible ». Selon l’Automobile Club, qui a fait un sondage sur son site, 77 % des habitants rejetteraient le projet.
     

  • General Motors joue la carte électrique  à Strasbourg

    General Motors joue la carte électrique à Strasbourg

    L’Opel Ampera, vue en première française le 3 mai à Strasbourg, sera exclue du bonus de 5 000 euros offert par la région Alsace aux acheteurs de véhicules électriques : sur les parcours au-delà de 60 km, son moteur à essence prend le relais et alimente le générateur électrique principal pendant 500 km. L’Opel Ampera, vue en première française le 3 mai à Strasbourg, sera exclue du bonus de 5 000 euros offert par la région Alsace aux acheteurs de véhicules électriques : sur les parcours au-delà de 60 km, son moteur à essence prend le relais et alimente le générateur électrique principal pendant 500 km. Ce nouveau véhicule hybride rechargeable sera en vente en France fin 2011, à 42 900 euros. Pour les élus alsaciens conviés à un essai en avant-première autour de l’usine strasbourgeoise de General Motors, l’intérêt est ailleurs : les transmissions automatiques-électriques qui équipent cette berline familiale fabriquée aux Etats-Unis pourraient à l’avenir fournir du travail aux 1 050 salariés strasbourgeois. La Motors Liquidation Company, en charge de valoriser les actifs de General Motors dans la phase de redressement du numéro 1 américain, était sur le point de céder Strasbourg à des industriels étrangers, avec de graves conséquences attendues sur l’emploi. En 2010, ce site industriel a fabriqué 280 000 transmissions automatiques, toutes exportées. GM Strasbourg a définitivement réintégré les plans stratégiques de la maison mère américaine, avec une visibilité industrielle jusqu’en 2015. « Au-delà de cette échéance, les ateliers pourraient être chargés de produire une prochaine génération de transmissions qui intégreraient des moteurs électriques », estime Marc Schiff, directeur général chez Opel, en charge des activités industrielles.

    Olivier Mirguet
     

  • Le « Facebook de l’autocar »  fait échec à la DB

    Le « Facebook de l’autocar » fait échec à la DB

    DeinBus, une start-up fondée par trois étudiants, vient d’infliger une cuisante défaite à l’opérateur historique allemand. Après une longue bataille devant les tribunaux, la justice valide finalement ce système innovant d’« autocar-partage », qui permet aux internautes de voyager à prix cassés. Des cris de joie et de grandes tapes dans le dos : à l’énoncé du jugement, les jeunes fondateurs de DeinBus exultent. Au terme d’une longue bataille judiciaire, ils viennent de remporter le 20 avril une victoire digne de celle de David contre Goliath.
    Car depuis plusieurs mois leur petite compagnie était dans le viseur de la Deutsche Bahn, bien décidée à stopper cette start-up qui permet aux internautes de se regrouper pour affréter un autocar et voyager ainsi à prix cassés. Un concept qui enfreindrait la loi sur le transport des passagers, selon la DB. Ce texte adopté en 1934 garantit au rail un monopole de fait sur les trajets longues distances et n’autorise les autocars que de façon exceptionnelle et très encadrée. Or, si DeinBus a bien reçu une licence de la part des autorités compétentes, celle-ci ne lui permet de circuler que « ponctuellement et irrégulièrement ». Mais face au succès grandissant de ce système de covoiturage collectif, certaines liaisons sont assurées sur un rythme hebdomadaire. D’où l’inquiétude de la Bahn, qui voit d’un mauvais œil la progression de ce nouveau venu. Une plainte est déposée pour concurrence illégale : à ses yeux, DeinBus est une compagnie de ligne non déclarée. Mais ces arguments n’ont pas convaincu la justice. De fait, le tribunal de grande instance de Francfort estime qu’il n’a pas à se prononcer sur la validité de la licence délivrée à DeinBus par la sous- préfecture. « C’est à cette dernière de vérifier que l’opérateur de bus respecte bien le cadre fixé », explique le porte-parole du tribunal. « A partir du moment où DeinBus possède une autorisation de circuler, il n’y a pas de concurrence illégale. » Les juges ne se prononcent donc pas vraiment sur le fond de l’affaire. Pourtant, les trois étudiants qui ont fondé ce système d’« autocar-partage » en sont convaincus : cette victoire « valide [leur] modèle économique ». « Nous pouvons désormais nous développer et allons proposer de nouvelles destinations », affirme Christian Janisch, l’un des cofondateurs. « Le marché s’ouvre, c’est le moment de se jeter dans le grand bain. »
    Car ce procès intervient alors que le gouvernement Merkel doit libéraliser le transport par autocar longue distance d’ici la fin de l’année. Autant dire que la querelle entre le géant du rail et DeinBus était très suivie par l’ensemble du secteur. « Nous nous félicitons que DeinBus soit autorisé à poursuivre sa route », commente Bastian Boet, le porte-parole de la fédération des entreprises d’autocars. Reste que l’affaire pourrait bien ne pas en rester là : la Deutsche Bahn a jusqu’à fin mai pour faire appel du jugement. Elle peut aussi lancer une nouvelle procédure en attaquant directement la sous-préfecture au motif qu’elle a délivré une licence de circulation non conforme. Pour l’instant, la compagnie laisse planer le mystère sur ses intentions. Mais l’arrivée de cette nouvelle forme de compétition lui donne des sueurs froides. Le directeur des activités voyageurs Ulrich Homburg avertit ainsi qu’il « pourrait être contraint de réduire l’offre ICE », si la concurrence des bus se fait trop forte.
        

    Antoine Heulard
     

  • Une première expérience de « localburant »  sur un bus de Saint-Quentin

    Une première expérience de « localburant » sur un bus de Saint-Quentin

    Depuis le 28 avril, Veolia Transport teste dans l’agglomération de Saint-Quentin, avec Scania et le groupe sucrier Tereos, un bus fonctionnant au bioéthanol. Mais la véritable nouveauté n’est pas là. C’est dans le carburant utilisé qu’elle se situe. Depuis le 28 avril, Veolia Transport teste dans l’agglomération de Saint-Quentin, avec Scania et le groupe sucrier Tereos, un bus fonctionnant au bioéthanol. Mais la véritable nouveauté n’est pas là. C’est dans le carburant utilisé qu’elle se situe. Issu de la fermentation de déchets végétaux, il sera produit à Origny-Sainte-Benoîte, à une petite vingtaine de kilomètres de son lieu d’utilisation, réduisant ainsi la distance entre la production et la consommation de ce carburant. Un peu à l’image des locavores, ce mouvement de consommateurs qui tente de manger des produits, notamment des légumes, produits dans un rayon de 150 km maxi autour de chez eux. Avec ce principe, les partenaires de l’expérience, comme les locavores, souhaitent obtenir le meilleur bilan carbone. Autrement dit, l’énergie consommée pour transporter le carburant jusqu’au véhicule qui va l’utiliser. De plus, le bioéthanol réduit de près de 70 % l’émission de gaz à effet de serre par rapport à l’essence.
    Dans cette expérience, chaque partenaire apporte son concours. Le bus, fourni par le constructeur Scania, consomme le bioéthanol produit par Tereos à partir de déchets de végétaux. Il circulera sur le réseau Pastel, géré par Saint-Quentin Mobilité, une filiale de Veolia-Transdev. Le test, qui s’effectuera en conditions réelles sur la ligne 4 de l’agglo de Saint-Quentin – une ligne ouest – est de la ZAC La Vallée à Rouvroy, à la fois périurbaine et urbaine, desservant un centre aquatique –, durera trois mois.   
     

  • Le Gart crée un club des villes de l’autopartage

    Roland Ries, maire (PS) de Strasbourg et président du Groupement des autorités responsables des transports (Gart), a annoncé vendredi 13 mai, à l’occasion des premières rencontres nationales de l’autopartage, la création d’un « club des villes autopartagées ». Ce groupe d’échange de bonnes pratiques et de lobbying sera formalisé au sein du Gart après sa prochaine assemblée générale, le 21 juin. « Nous allons faire de la pédagogie envers les élus, sur le même modèle que le club des villes et territoires cyclables », a précisé Clément Rossignol, vice-président de la communauté urbaine de Bordeaux, en charge des mobilités. Sur le thème « Changer l’usage de la voiture pour changer la ville », les premières assises nationales de l’autopartage ont rassemblé 170 élus, responsables de collectivités locales ou de bureaux d’études, pour une journée de débats au palais des congrès de Strasbourg. « Le club des villes autopartagées rendra ces échanges permanents », espère Roland Ries.