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Catégorie : Transports routiers
Retrouvez toute l’actualité des transports routiers et urbains : Bus, voitures électriques, politiques d’aménagements urbains
Afrique du Sud : Le Cap inaugure son bus en site propre
Le Cap a mis en service la première ligne de son bus en site propre le 9 mai. Officiellement baptisé IRT – pour Integrated Rapid Transit – et lancé sous le nom commercial de MyCiti, il s’articule pour l’instant autour d’un axe sud-nord, de 15 km, qui relie le centre administratif au quartier de Table View. A chaque extrémité, des lignes de rabattement assurent la correspondance pour les banlieues du nord de la ville ou dans le centre. D’après les projets de la municipalité, toute l’agglomération du Cap (3,5 millions d’habitants) sera desservie sur le même modèle dans une douzaine d’années, avec des axes majeurs en site propre sur lesquels se connecteront des liaisons secondaires. Il y en a pour plusieurs centaines de millions d’euros, sans doute des milliards. Mais avec une première phase dont le coût a plus que doublé par rapport aux prévisions, beaucoup d’incertitudes entourent la question du financement de ces lignes.
F. E.

Le Sytral demande à NKM de détaxer les carburants pour les bus
Bernard Rivalta, président du Sytral, vient d’écrire à Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’Ecologie, de l’Energie et du Développement durable, pour demander « de manière urgente » une détaxe des carburants pour les transports en commun. Bernard Rivalta, président du Sytral, vient d’écrire à Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’Ecologie, de l’Energie et du Développement
durable, pour demander « de manière urgente » une détaxe des carburants pour les transports en commun. Dans son courrier, le président de l’AOT de l’agglomération lyonnaise explique que l’augmentation du prix des carburants, « charge de plus en plus lourde pour nos concitoyens », conduit les automobilistes à reporter pour partie leurs déplacements sur les transports en commun.
Mais cette charge de voyageurs supplémentaires entraîne aussi une augmentation de la charge en carburant pour le réseau lyonnais. Avec le prix du carburant qui a augmenté de 19 % entre le premier trimestre 2011 et celui de 2010, les TCL évaluent le surcoût à 3 millions d’euros, pour une consommation annuelle de 18,5 millions de litres. « Nous déplorons que cette augmentation de charge soit due en grande partie à l’augmentation proportionnelle des taxes de l’Etat. Pour être cohérent avec les principes du Grenelle de l’environnement, l’Etat doit aider les réseaux de transports en commun et non les pénaliser », écrit Bernard Rivalta. Conclusion : outre la demande de détaxe, il compte « sur la conscience et la responsabilité du gouvernement pour répondre favorablement à cette demande ». Le Gart, qui confie étudier le dossier, pourrait lui aussi engager une démarche dans le même sens.
A force de vanter l’option mode électrique non poflluant pour le métro, les tramways et les trolleybus, qui représente 70 % des déplacements sur le réseau lyonnais, on avait oublié les quelque 900 bus thermiques en fonctionnement, sans compter les 79 nouveaux bus articulés, tous aux normes Euro 5 label EEV, qui seront mis en service en août prochain dans le cadre d’Atoubus. Un projet de réorganisation en profondeur du réseau de bus qui représentera, lui aussi, un coût de fonctionnement supplémentaire de 15 millions d’euros.
DSP : Tarbes se donne six mois de plus pour choisir son futur délégataire
Les élus de la communauté d’agglomération du Grand Tarbes ont décidé de se donner un peu plus de temps pour choisir le futur délégataire du service public des transports urbains. Les élus de la communauté d’agglomération du Grand Tarbes ont décidé de se donner un peu plus de temps pour choisir le futur délégataire du service public des transports urbains. Le contrat passé avec Keolis devait s’arrêter le 31 décembre 2010. Prolongé une première fois jusqu’au 30 avril, le contrat durera, cette fois, jusqu’au 31 octobre. Deux entreprises de transport ont répondu à l’appel d’offres lancé il y a quelques mois : l’actuel exploitant Keolis et Veolia. Or, après le dépouillement, les élus du Grand Tarbes se sont retrouvés devant un dilemme. Keolis était moins cher sans les options, mais c’est Veolia qui était le mieux placé, avec les options.
Dans son cahier des charges, le Grand Tarbes avait inclus des propositions d’options au réseau existant, comme les dessertes des nouvelles zones d’activités ou l’extension de la ligne empruntée par la navette électrique. Par souci d’équité, la communauté d’agglomération a donc demandé aux candidats de faire de nouvelles propositions, mais globales cette fois, sans distinguer le réseau de base et les options. Pour les aider, l’agglo a précisé les dates d’ouverture des lignes optionnelles. En attendant, le président de la communauté d’agglomération, Gérard Trémège, a souligné les économies que le Grand Tarbes devrait faire grâce à cette mise en concurrence. « Keolis a fait une proposition inférieure de 200 000 euros par an pour le réseau de base par rapport à l’actuel contrat. »
Y. G.

Lyon prépare le big bang de ses bus
Atoubus est dans l’air du temps. Pour ses promoteurs, cette réorganisation en profondeur du réseau de surface lyonnais répond à l’évolution de la ville et des modes de vie. Rendez-vous le 29 août. «Il faudra avoir les épaules solides », avait lancé Bernard Rivalta, président du Sytral, lors des vœux en début d’année 2011, à propos du projet Atoubus. Parce que, selon lui, le projet qui sera mise en service le 29 août prochain, le plus important de l’année, est aussi « le plus difficile du mandat » et va « toucher directement le quotidien de tous les habitants de l’agglomération. (…) Il est souvent difficile de faire changer les habitudes ! »
Après deux ans d’études et de concertation entre les services de l’AOT, de l’opérateur Keolis, du Grand Lyon, avec les élus et les habitants des dizaines de communes, les promoteurs d’Atoubus ont annoncé la couleur : il s’agit d’un projet d’envergure qui vise pas moins à refonder le réseau de surface. Mais plus que l’ambition du projet, c’est sans doute la restructuration du réseau, souvent synonyme de changement au rabais, qui est perçue en priorité par les habitants. D’où le discours répété par les élus du Sytral, son président en tête, pour calmer les craintes : « Atoubus n’est pas fait pour supprimer des lignes du réseau, mais pour les renforcer » En attendant de juger sur pièces, deux éléments au moins permettent déjà de mesurer l’ampleur du changement annoncé : les 79 nouveaux bus articulés qui seront mis en service le 29 août et la création de 200 postes de conducteurs, « des recrutements nets et directement liés au lancement d’Atoubus », précise Pascal Jacquesson, directeur de Keolis Lyon.
Le « big bang », selon Michèle Vullien, vice-présidente chargée du projet au Sytral, a pour objectif de répondre à de nouveaux besoins de déplacements liés à l’évolution des modes de vie et aux changements de l’agglomération. Pour remplacer un réseau devenu complexe et difficilement lisible, le Sytral et Keolis veulent mettre en place un réseau simplifié, « plus efficace et plus attractif ». Avec un maître mot : la hiérarchisation, qui correspond à trois grands types de ligne. Tout d’abord, les lignes fortes, armature d’Atoubus, qui seront au nombre de 26, numérotées de C1 à C26. Le service est de haut niveau : 7 jours/7, de 5 heures à minuit, avec des fréquences de 8 à 10 minutes entre 7h et 20h en semaine, y compris pendant les vacances scolaires. Ces lignes ont un itinéraire direct le plus souvent sur les grands axes routiers lyonnais et en périphérie. Exemples : les trolleybus C1 et C2, de Part-Dieu à Caluire et à Rillieux-la-Pape. Ensuite, les lignes complémentaires, numérotées de 2 à 100. Elles seront 71 à se déployer dans les communes et les quartiers pour les relier à un centre-ville ou pour les dessertes de banlieue à banlieue.
Enfin, les « lignes produits », répondant à des déplacements spécifiques : ceux de proximité interquartiers dans une même commune (15 lignes identifiées par S) ; pour les salariés des grandes zones industrielles (6 lignes ZI en semaine reliées aux pôles d’échanges) et pour les salariés résidant en dehors du Grand Lyon et travaillant en périphérie lyonnaise (6 lignes GE – comme Gar’Express – en semaine, connectées aux gares TER). Ces lignes produits sont complétées par le service de nuit (4 lignes Pleines Lunes 2 ou 3 nuits par semaine au départ du centre-ville) et par le service à la demande sur réservation téléphonique la veille à Allo TCL (4 lignes Résago). Au total, Atoubus sera réorganisé en 124 lignes, dont 80 conservent leur ancienne numérotation pour limiter les perturbations chez les clients. Un principe de réorganisation qui, selon le président du Sytral, « redonne ses lettres de noblesse aux bus ».Claude Ferrero
79 nouveaux bus articulés pour Atoubus
Atoubus sera l’occasion d’inaugurer un parc de bus articulés important, avec 79 véhicules qui viendront compléter les 16 déjà acquis en 2009. Ils seront mis en service sur les lignes fortes C. Les modèles Citelis d’Irisbus qui seront livrés progressivement d’ici août s’inspirent du retour d’expérience des conducteurs et des clients sur les bus en service depuis deux ans. Les nouveaux bus donnent la priorité au confort visuel avec plus de luminosité (puits de lumière au plafond, surfaces vitrées supplémentaires sous les baies classiques, éclairage indirect dans l’articulation). Confort à bord également avec des sièges plus ergonomiques et des appuis-dos dans l’articulation, le réaménagement des sièges pour faciliter l’accès plus rapide vers l’arrière, qui dispose de plus de places assises. De même, les portes sont à ouverture coulissante sur l’extérieur pour faciliter la sortie et gagner un peu de temps pour la vitesse commerciale. Les économies d’énergie seront favorisées par l’emploi de LED en nocturne. Les conducteurs bénéficieront d’un siège surélevé pivotant pour une meilleure accessibilité à la cabine. Coût des 79 Citelis : 30 millions d’euros (plus 6 millions pour les 16 acquis en 2009).
Déplacement : la Fnaut réclame des bus le 1er mai
Le 1er mai doit-il rester la journée nationale de la voiture ? C’est par cette question provocatrice que la Fnaut titre son communiqué pour s’insurger contre l’arrêt des services urbains et départementaux de province le jour de la fête du travail. L’association d’usagers n’hésite pas à qualifier cet état de fait d’« atteinte à la liberté de se déplacer », et d’anomalie « incompatible avec la notion de service public ». L’absence de transport pénalise injustement tous les habitants qui n’ont pas accès à la voiture, ceux qui travaillent, les voyageurs devant accéder à une gare SNCF, juge la Fnaut. Elle demande donc aux AOT de proposer ce jour-là des services de transports selon les horaires des autres jours fériés. Selon son étude de 2010, à l’exception notable de la SNCF et de la RATP qui fonctionnent normalement, aucune agglomération de plus de 400 000 habitants (Bordeaux, Grenoble, Lille, Lyon, Marseille, Nantes, Nice, Strasbourg, Toulon, Toulouse) n’offre de service ; parmi les 18 agglos de 200 000 à 400 000, seules Metz et Nancy assurent un service. La situation est analogue dans les villes de moins de 200 000 habitants et dans les départements.
Strasbourg : une 3e station de GNV pour les bus
Afin d’alimenter ses bus au gaz naturel, la Compagnie des transports strasbourgeois (CTS) vient de choisir sur appel d’offres GNVert, filiale de GDF-Suez, pour la construction d’une troisième station GNV dans son dépôt de Cronenbourg, en remplacement du gazole. La CTS confirme ainsi son engagement dans le choix d’un carburant plus respectueux de l’environnement et sa volonté de convertir progressivement son parc. Elle s’est lancée dans le développement de cette filière dès 1997 avec un bus expérimental, puis une première station GNV en 1998. Aujourd’hui, 112 bus de la CTS roulent au GNV et prochainement une trentaine supplémentaire. Selon GNVert, qui alimente chaque jour plus de 2 000 bus, la moitié des villes de plus de 200 000 habitants – comme Lille, Toulouse, Nantes ou Paris – ont choisi de transformer une part significative de leur flotte de bus au GNV.
La DB perd son procès contre une petite compagnie d’autocar
La justice valide le concept de « Dein Bus », qui organise du covoiturage par autocar sur Internet. Comme David face à Goliath, à qui la presse allemande les avait comparés, le petit l’a finalement emporté sur le gros. Après plusieurs mois de bataille judiciaire, la Deutsche Bahn trébuche sur « Dein Bus », une petite compagnie fondée par trois étudiants qui permet aux voyageurs de se regrouper sur Internet afin d’affréter un autocar et ainsi voyager à prix réduit.
Pour le géant du rail, ce modèle économique est contraire à la très stricte loi sur le transport des passagers qui, depuis 1934, institue un monopole du rail sur les trajets grandes distances. Car si Dein Bus a bien reçu une licence de la part des autorités compétentes, celle-ci ne l’autorise à circuler que de façon « ponctuelle et irrégulière ». Or, face au succès grandissant du site, certains trajets sont désormais organisés chaque semaine. La DB y voit une concurrence illégale et accuse Dein Bus d’être une compagnie de ligne déguisée.
Un argument qui n’a pas convaincu le tribunal de grande instance de Francfort. « La licence délivrée par la sous-préfecture dispose d’une marge d’interprétation », estiment les juges qui ont donc débouté la Bahn. « Nous sommes soulagés et très heureux », commente Christian Janisch, l’un des cofondateurs de la petite entreprise. « Notre concept a été validé par la justice. » Fort de ce succès, la start-up entend désormais étendre ses activités.
Alors que le gouvernement s’apprête à libéraliser le transport par autocar longue distance, ce jugement est de mauvais augure pour la Bahn : l’opérateur historique se donne quelques jours de réflexion avant de décider s’il fait appel.
A.?H.
Europcar fait appel dans l’affaire Autolib’
Europcar a annoncé faire appel de la décision du tribunal de grande instance de Paris, qui l’a débouté le 11 mars alors qu’il attaquait la mairie de Paris pour « contrefaçon » et « concurrence déloyale » pour son projet de voiture électrique en libre service Autolib'. Considérant que la marque Autolib' imitait sa propre marque Autoliberté, un abonnement existant depuis 2001 pour disposer d’une voiture à la carte, Europcar avait attaqué la Ville de Paris en décembre 2009, deux jours avant le lancement de l’appel d'offres pour Autolib'. Selon la mairie de Paris, le TGI « a considéré qu’il n’y avait pas d’acte de concurrence déloyale » car « la ville n’a fait que suivre une logique intellectuelle de rattachement au service proposé sous la marque Velib’ […] pour désigner des services similaires à ceux proposés pour les vélos aux utilisateurs d’automobiles ».
Van Hool fournira les 27 BHNS de Metz
Metz Métropole a annoncé le 7 avril avoir choisi le belge Van Hool SA pour la conception, la fabrication, la mise en service et la maintenance des futurs bus à haut niveau de service de son réseau Mettis. La commande porte sur 27 bus hybrides bi-articulés, de 24 m de long, une première en Europe. Ces bus, qui pourront accueillir 140 passagers, ont un coût unitaire de 855 000 euros. Leur mise en service est prévue à l’horizon 2013.
Caen lance un bus Pimms
On connaissait les Pimms (point information et médiation multiservices) installés dans une gare. Voici maintenant le Pimms itinérant, dans un bus. C’est l’agglomération de Caen la mer, l’AO Viacités et l’exploitant du réseau Twisto, Keolis Caen, avec l’association d’insertion Unir la ville qui viennent d’en avoir l’idée. Ce bus renforcera l’action des deux Pimms du territoire qui réalisent 24 000 médiations par an. Il sera mis en service début 2012 et effectuera 10 000 km par an pour visiter les 29 communes de l’agglo, transportant ainsi les services publics et des collectivités (services de la vie quotidienne) dans les quartiers. L’équipement du véhicule coûtera 125 000 euros, financés par Viacités, Keolis se chargeant de l’entretien complet du bus.