Catégorie : Transports routiers

Retrouvez toute l’actualité des transports routiers et urbains : Bus, voitures électriques, politiques d’aménagements urbains

  • Angoulême veut que les téléphones se fassent « discrets » dans ses bus

    Angoulême veut que les téléphones se fassent « discrets » dans ses bus

    La Société de transport du Grand Angoulême (STGA) essaie de restreindre l’utilisation intempestive des téléphones portables dans les bus urbains. Non pas que la STGA veuille l’interdire totalement, mais elle souhaiterait que les conversations soient plus discrètes ou remplacées par des SMS. La Société de transport du Grand Angoulême (STGA) essaie de restreindre l’utilisation intempestive des téléphones portables dans les bus urbains. Non pas que la STGA veuille l’interdire totalement, mais elle souhaiterait que les conversations soient plus discrètes ou remplacées par des SMS.

    Profitant des Journées mondiales sans portables, fixées les 6, 7 et 8 février dernier, la STGA a organisé, le 7 février, une journée de sensibilisation auprès des jeunes voyageurs (entre 13 et 20 ans), qui représentent la moitié de ses usagers et les plus gros utilisateurs de portable. Les équipes de la STGA, composées de conducteurs, d’employés du service clientèle ou de contrôleurs, ont ainsi rencontré aux horaires de sortie des cours plus de 500 jeunes, à qui ils ont distribué flyers et bracelets de caoutchouc marqué du slogan : « 1 SMS C+ discret ».

    Afin de toucher ce jeune public, l’entreprise de transport avait opté pour un mode communication originale : un clip « maison » réalisé en interne – et dans lequel ont joué des employés de la STGA – intitulé Lola dans le bus. Le premier épisode des histoires de Lola dans le bus mettait en évidence les conséquences « possibles » de l’utilisation du téléphone dans les bus.

    Ce film était téléchargeable sur les portables grâce à une étiquette 2D imprimée sur les flyers. Le film a été téléchargé près de 750 fois.

    Les journées sans téléphones portables ont été lancées en 2001 à l’initiative de Phil Marso, un écrivain français, auteur notamment de Tueur de portable sans mobile apparent.

  • Les travaux du BHNS suspendus à Nîmes

    Le sénateur-maire UMP de Nîmes, Jean-Paul Fournier vient d’annoncer la suspension immédiate des travaux engagés depuis janvier dans le centre-ville pour le futur BHNS, baptisé Tango+, le tram’Bus de l’agglomération. Sa décision fait suite à la suspension, par le tribunal administratif de Nîmes, de l’exécution du permis d’aménager après le recours déposé par l’association pour la sécurité des périphériques et l’intercommunicabilité des quartiers (Aspiq). Cette association de quartier avait relevé divers manquements dans l’étude d’impact de la ville et le juge des référés lui a donné raison, estimant que cette étude n’avait pas analysé « les effets de ces travaux, et notamment la saturation supplémentaire du trafic urbain, sur la pollution atmosphérique, la commodité du voisinage et sa santé ». Le maire a donc été obligé de stopper le chantier du BHNS qui devrait traverser la ville du nord au sud (6 km et 13 stations) fin 2012, mais aussi de demander aux ouvriers de remettre la chaussée et les trottoirs en état. L’élu, qui envisage de se pouvoir en cassation auprès du Conseil d’Etat, a chiffré entre « 800 000 à un million d’euros le coût de cette réfection ».

  • Bientôt un bus de quartier électrique à Paris dans les 17e et 18e

    La RATP a remporté le premier appel d’offres lancé par la Ville de Paris (AOT de proximité par délégation du Stif pour les bus de quartier), le premier depuis la mise en concurrence pour l’exploitation des nouvelles lignes, début 2010. Cette cinquième « traverse » de la capitale (8 km et 27 arrêts) desservira l’ouest du 18e et l’est du 17e arrondissement. Originalité : elle sera exploitée par six minibus électriques, des Oréos de 20 places, comme le Montmartrobus, jusqu’à présent seule ligne 100 % électrique à Paris. Le contrat avec la RATP court sur six ans, l’exploitation débutant fin 2011. 110 000 riverains seront directement concernés par ce bus de quartier complémentaire aux 6 lignes de bus desservant le secteur.

  • Le SMS remplace le ticket dans les bus de Florence

    Plus besoin d’acheter des tickets de bus : à Florence, la société de gestion des transports, Ataf, vient de lancer un système d’acquisition de billet via SMS. Les usagers, qui doivent disposer d’une carte de crédit et s’inscrire au préalable sur un site web de paiement mobile pour bénéficier de ce nouveau service, doivent simplement envoyer par SMS le mot « Ataf » à un numéro donné. Ils reçoivent alors immédiatement un code sur leur portable qui a la valeur d’un ticket et qu’il faut montrer au contrôleur. Le prix (1,20 euro) est le même que lors d’un achat classique même si un surcoût est possible en fonction des opérateurs. Seul l’achat de tickets pour un trajet simple est pour l’instant possible par sms mais l’Ataf pourrait rapidement développer ce service.

    Eléonore KERN

  • Un PDE pour les 5 300 salariés de Renault Trucks à Lyon

    Un PDE pour les 5 300 salariés de Renault Trucks à Lyon

    A Lyon, le constructeur français de véhicules industriels Renault Trucks a mis sur pied un plan de déplacements entreprise (PDE) visant à faciliter les trajets domicile – travail comme ceux internes au site. Parce qu’il est le premier employeur privé du département du Rhône, avec 5 300 salariés sur 180 ha, le constructeur français de véhicules industriels Renault Trucks a mis sur pied un plan de déplacements entreprise (PDE) visant à faciliter les trajets domicile – travail comme ceux internes au site. Initiée par la direction de son établissement de Lyon, la démarche a débuté par une vaste enquête auprès des salariés, en mai 2010, à laquelle près de 64 % des salariés ont répondu. Grâce à ce questionnaire, l’employeur a pu établir une carte détaillée des zones d’habitation des employés : pas moins de 600 communes réparties sur 9 départements et deux régions (Rhône-Alpes et Bourgogne).

    Selon l’enquête, ils sont 72 % à utiliser leur véhicule personnel pour se rendre au travail. Ils sont toutefois 48 % à souhaiter changer de mode de transport et seulement 25 % estiment que la voiture est le moyen de transport le mieux adapté. 12 % utilisent déjà les transports en commun, enfin 3 % sont adeptes du covoiturage, 4 % du vélo, de la trottinette et de la marche. Parmi les solutions envisagées : le covoiturage (15 % émettent le vœu de covoiturer), des transports en commun plus fiables et plus réguliers ou l’utilisation du vélo. A court terme, pour répondre à la demande de covoiturage, la direction de Renault Trucks envisage un partenariat avec le Grand Lyon et son site Internet (www.covoiturage-grandlyon.com) opérationnel depuis cinq ans et dans lequel un espace sera dédié aux salariés de Renault.

    A moyen terme, l’entreprise souhaite apporter des réponses aux cyclistes qui jugent les pistes cyclables insuffisamment développées et sécurisées. Une mesure a par ailleurs déjà été prise, l’extension du service interne de minibus par l’achat d’un 3e véhicule et des horaires étendus. La navette autorise deux types de trajet : soit d’un point à un autre de l’établissement pour les besoins de réunion, soit en complément des transports publics. Afin de répondre au problème du dernier kilomètre, les salariés sont transportés jusqu’au pôle multimodal d’où partent métros, tramways, bus et trains régionaux. Ils disposent désormais de deux lignes avec des trajets fixes et réguliers. Et les résultats sont là : « Depuis la mise en place de ce nouveau système au 1er décembre 2010, l’utilisation des navettes enregistre une progression constante », assure l’entreprise. De 280 personnes quotidiennement transportées fin novembre, les navettes internes en convoient 410 par jour depuis début janvier. » Une belle progression.

  • Le premier centre Better Place en Europe ouvre à Copenhague

    Le premier centre Better Place en Europe ouvre à Copenhague

    Ouverture le 3 mars du premier centre où commander une Renault Fluence ZE électrique associée à un contrat de mobilité pour les batteries (après celui de Tel Aviv en janvier). C’est une étape décisive pour le développement en Europe du concept novateur de Better Place : l’ouverture le 3 mars du premier centre où commander une Renault Fluence ZE électrique associée à un contrat de mobilité pour les batteries (après celui de Tel Aviv en janvier).

    Commentaires des deux partenaires : « un grand pas en avant », pour Shai Agassi, le fondateur et DG de Better Place, « un grand jour pour Renault », selon son directeur général adjoint Philippe Klein. Pour l’heure le centre sert de vitrine au concept et les commandes seront prises à compter du quatrième trimestre. Le véhicule sera commercialisé à près de 27 500 euros avec cinq forfaits au choix, allant du kilométrage illimité à 399 euros par mois à l’offre petit rouleur (moins de 20 000 km par an) à 199 euros.

    Ces abonnements prévoient un accès illimité au réseau de stations de recharge et d’échange minute des batteries du véhicule, la consommation d’électricité, des services personnalisés de gestion de l’énergie et de navigation (grâce aux logiciels de bord), une assistance technique 24h/24 et l’installation d’une borne de recharge privative au domicile du client. L’autonomie théorique de la voiture sera de 185 km, mais le concept marketing est plus alléchant : l’autonomie pourra être considérée comme illimitée puisque les conducteurs pourront faire le plein de leur batterie en moins de cinq minutes dans le réseau de stations d’échange des batteries de Better Place. Cette nouvelle approche de la vente de véhicules électriques et de services associés trouvera-t-elle son public ? Aucun doute selon ses promoteurs, puisqu’elle offre « une solution de mobilité plus abordable qu’un véhicule thermique » et qu’elle supprime le souci de voir les prix du pétrole s’envoler. Du fait de sa forte sensibilité environnementale, le marché danois est très important pour Renault. Il aura aussi sans doute valeur de test du concept en Europe.

  • Bombardier livre 50 voitures deux niveaux de plus à GO Transit

    Le 14 mars, Bombardier Transport a annoncé avoir reçu une commande de Metrolinx (la régie des transports du Grand Toronto) portant sur 50 voitures deux niveaux BiLevel destinées aux trains de banlieue du réseau GO Transit. La valeur de ce contrat s’élève à environ 125 millions de dollars canadiens (93 millions d’euros). La production de ces 50 voitures doit commencer en juin prochain à l’usine Bombardier de Thunder Bay (Ontario), et les premières livraisons sont prévues en novembre.

  • Les taxis du Vaucluse demandent la cessation de l’activité d’Easy Take

    Mardi 15 mars, le Syndicat des artisans taxis du Vaucluse a demandé à la cour d’appel de Nîmes de prononcer soit « la cessation d’activité » de la société de transport à bas coûts Easy Take, lancée en 2010, pour concurrence déloyale, soit l’interdiction d’exercice de son activité. Mardi 15 mars, le Syndicat des artisans taxis du Vaucluse a demandé à la cour d’appel de Nîmes de prononcer soit « la cessation d’activité » de la société de transport à bas coûts Easy Take, lancée en 2010, pour concurrence déloyale, soit l’interdiction d’exercice de son activité.

    L’audience est intervenue deux semaines après une manifestation à Avignon, où plusieurs centaines de taxis du sud de la France avaient dénoncé les pratiques de cette société qui propose des prix forfaitaires « défiant toute concurrence ». Easy Take aurait entraîné une chute de l’activité de 30 % des taxis à Avignon. L’avocat du syndicat, Me Patrick Gontard, affirme notamment que les chauffeurs pratiquent la maraude. Or, les courses ne doivent être effectuées que dans le cadre d’une réservation. Easy Take se défend par la voix de Me Scapel, qui précise qu’« il n’existe aucun élément permettant d’établir qu’Easy Take exerce une activité de taxi clandestin ».

    Le TGI d’Avignon avait condamné en première instance Easy Take à verser 5 000 euros de dommages et intérêts au syndicat des taxis pour s’être livré à une concurrence déloyale au cours du premier trimestre 2010. Le tribunal reconnaissait toutefois que l’obtention le 30 mars 2010 par Easy Take de son immatriculation au registre des exploitants de tourisme avec chauffeur mettait fin aux actes de concurrence déloyale.

    La cour d’appel de Nîmes a quant à elle mis sa décision en délibéré au 19 avril.

  • Jusqu’à 6 mois d’emprisonnement pour abus du signal d’alarme

    Sur les 9 000 signaux d’alarme tirés sans raison valable en 2010, 80 % l’ont été en Ile de France. Et sur certaines lignes, comme celle reliant Paris Saint-Lazare à Mantes-la-Jolie, cela a représenté 10 % des retards annuels. En heure de pointe, un seul signal peut mettre en retard jusqu’à plusieurs dizaines de trains et plusieurs dizaines de milliers de voyageurs. De quoi inciter la SNCF, pour endiguer ce phénomène en croissance de 25 % en quatre ans, à lancer une campagne de communication sur le thème : « l’abus du signal d’alarme nuit à la régularité des trains. » Elle se situe dans un contexte marqué par un renforcement de l’arsenal législatif. A la demande de la SNCF, l’usage abusif du signal d’alarme est devenu un délit passible de 6 mois d’emprisonnement et de 3 750 euros d’amende. A la SNCF, on affirme la volonté de porte plainte systématiquement… dès que possible. Pas si simple, dans ces situations où le flagrant délit fait figure d’exception.

  • Des travaux pour améliorer la fluidité du trafic des bus à Vannes

    Des travaux pour améliorer la fluidité du trafic des bus à Vannes

    L’agglomération de Vannes, qui vient de lancer son PDU, va créer cette année un hub de bus urbains, rue Joseph-Le-Brix. L’agglomération de Vannes, qui vient de lancer son PDU, va créer cette année un hub de bus urbains, rue Joseph-Le-Brix. C’est la première étape d’un vaste projet pour rendre l’usage des transports en commun plus facile pour les habitants. Car l’agglomération souhaite accroître de plus 80 % la fréquentation de ses transports d’ici à 2020. Dans le même temps, il faudra que la part de l’automobile dans les déplacements diminue de 10 %.

    Par ailleurs, des couloirs de circulation spécialement réservés aux bus seront créés dans une partie de l’avenue Franklin-Roosevelt et de la rue de la Marne, des voies qui se succèdent pour relier la N165 au cœur historique de la ville. Il s’agit de supprimer quelques obstacles à la fluidité du trafic, sans créer de réels sites propres. « Le site propre n’a d’intérêt que si les bus ne peuvent circuler à vitesse commerciale normale. Mais à Vannes, aucune ligne n’est perturbée dans sa totalité », souligne François Goulard, le député-maire de Vannes. « Toutefois, nous avons des endroits où les bus n’avancent pas. On va traiter cela pour avoir une meilleure régularité. »