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Catégorie : Transports routiers
Retrouvez toute l’actualité des transports routiers et urbains : Bus, voitures électriques, politiques d’aménagements urbains

Cantin, « village-rue » bientôt libéré d’une circulation oppressante
Initiés en février 2010 pour dix-huit mois, les travaux du contournement du bourg de Cantin (Nord) prévoient la création d’une route de 3,4 km à deux fois deux voies, comprenant trois ronds-points et deux ponts. Un projet conduit et financé par le département du Nord à hauteur de 26 millions d’euros. Initiés en février 2010 pour dix-huit mois, les travaux du contournement du bourg de Cantin (Nord) prévoient la création d’une route de 3,4 km à deux fois deux voies, comprenant trois ronds-points et deux ponts. Un projet conduit et financé par le département du Nord à hauteur de 26 millions d’euros. L’aménagement permettra de réduire considérablement la circulation dans le centre de la commune, de 20 000 à 3 000 véhicules par jour, ainsi que les nuisances sonores et la pollution afférentes. La route traversant Cantin redevenant une simple desserte locale. Une réflexion en matière de circulation douce a été menée, elle est encore peu suivie d’effet. Le contournement de Cantin sera interdit à la circulation des piétons et des deux-roues ; la traversée de la ville sera quant à elle fluidifiée et facilitée, notamment par le réaménagement d’une piste cyclable.
Le projet s’est vu accorder par l’organisme indépendant Certivéa le premier certificat « route durable » en France. Une démarche en voie de généralisation, d’autres projets de contournements existent à Cambrai, à Borre-Pradelles, au Catteau-Cambrésis ou encore à Valenciennes.
« L’objectif est d’effacer la route et de l’inscrire dans une perspective plus globale du territoire. Elle doit se fondre dans le paysage, prendre moins de place et coûter moins cher. » indique José Cohen, directeur général adjoint au département du Nord, chargé des infrastructures.

La Charente-Maritime crée un service par taxi
Le réseau de transport départemental des Mouettes, confié à Keolis Charente-Maritime, a lancé début janvier, un service de transport à la demande par taxis. Le réseau de transport départemental des Mouettes, confié à Keolis Charente-Maritime, a lancé début janvier, un service de transport à la demande par taxis. Logiquement dénommé Taxi Mouettes, il a été mis en place en deux temps : le 2 janvier, dans les cantons de Saint-Agnant, Aulnay, Loulay, Matha, Saint-Hilaire de Villefranche, Saint-Jean d’Angély, Saint-Savinien, Tonnay Boutonne, et le 31 janvier, dans ceux d’Archiac, Burie, Gémozac, Jonzac, Mirambeau, Montendre, Montguyon, Montlieu-la-Garde, Pons, Saint-Genis-de-Saintonge, Saintes-Est, Saintes-Nord, Saintes-Ouest, Saujon, et Saint-Porchaire.
Complémentaire du réseau de bus existant, Taxi Mouettes propose des courses de taxis à jours et horaires fixes vers une ou plusieurs villes de référence pour des usagers qui habitent en milieu rural et ne peuvent se déplacer. Le service est donc limité à certaines destinations comme les marchés principaux des cantons, les permanences des services publics, les services de santé et de loisirs, les arrêts de lignes principales de bus ou les gares. L’arrivée dans le chef-lieu de canton se fait vers 9 heures et les retours à domicile prévu vers 11 heures ou 12h30. « Nous avons travaillé pendant cinq mois avec les élus locaux qui connaissent bien leur population pour couvrir les bassins de vie », explique Jean-Paul Peyry, vice-président du département en charge de la Mobilité et des Transports.
Le coût du trajet s’élève à 2,20 euros. L’aller et retour à 3,80 euros, mais 3 euros seulement pour les moins de 26 ans.
www.lesmouettes-transports.com

Matériel BHNS : ce que proposent les constructeurs
A nouveau système de transport, matériel roulant nouveau. Avec le BHNS, le véhicule lui-même entend se positionner comme un intermédiaire entre l’autobus et le tramway. Dans cette démarche éminemment française, c’est le constructeur national Irisbus qui, sans surprise, se taille la part du lion Deux constructeurs possèdent aujourd’hui dans leur catalogue un « vrai » BHNS (bus à haut niveau de service) : Irisbus, avec le Crealis, et Evobus, avec le Citeo. Le premier a jusqu’ici fait le plein des commandes, mais le second s’était déjà illustré en fournissant les Citaro G « restylés » du Busway nantais. Deux autres grands acteurs industriels présents sur le marché français, MAN et Scania, proposent plutôt des alternatives intéressantes. Choix stratégique en faveur d’un système global de valorisation du réseau de transport urbain, le concept du BHNS conjugue, en effet, l’acquisition d’un nouveau matériel roulant « très haut de gamme » à une amélioration des infrastructures routières à parcourir (qui peut aller de la simple priorité des autobus aux feux de signalisation des carrefours jusqu’à leur circulation en site propre intégral, voire à la réalisation d’équipements plus lourds, à l’image des BRT, les « Bus Rapid Transit »).
Elément généralement le plus visible du système, ce matériel roulant entend d’emblée se positionner, en termes de confort, et parfois aussi de capacité, à mi-chemin entre l’autobus et le tramway. Problématique éminemment française et qui n’a jusqu’ici trouvé de réel écho qu’en Grande-Bretagne (avec le FTR du constructeur Wright), le BHNS répond également au souci des élus de doter leur ville de véhicules de transport public « personnalisés », selon une démarche similaire à celle qui existait dans le domaine des tramways, pour lesquels ils se voient déjà octroyer, par designers interposés, une considérable marge de créativité dans le dessin du « bout avant », ou encore dans la définition de la nature et de la qualité des aménagements. Certains exploitants considéreront (peut-être non sans raison !) que le matériel BHNS reste essentiellement une affaire « cosmétique », la base de réalisation du véhicule demeurant toujours un autobus existant, et l’économie du projet, tant en coût d’acquisition qu’en « life cycle cost », se mesurant d’abord à l’aune de l’écart défavorable que l’on va introduire ainsi entre le produit standard et celui au nouveau standing désiré.
L’usager ne serait-il pas finalement plus sensible à la redistribution de cet investissement en direction d’une diminution des temps d’attente aux arrêts grâce à des fréquences plus attractives, concourant du même coup à réduire la charge unitaire élevée des véhicules, facteur majeur d’inconfort ? Il n’en reste pas moins vrai que le matériel BHNS, par l’amélioration substantielle du confort qu’il apporte aux voyageurs, peut aussi constituer une solution idéale pour parvenir à davantage infléchir en faveur des transports en commun l’actuel partage modal. La plupart des automobilistes roulent aujourd’hui dans des voitures climatisées et ne sauraient aisément se résigner, en période d’été, à voyager dans des autobus qui majoritairement, en France, ne le sont hélas toujours pas. Fort heureusement, le BHNS offre enfin, quant à lui, le confort « climatique » de série…
Irisbus réussit le grand chelem (photo)
Développé sur la base de son autobus de dernière génération Citelis, le Crealis a été conçu pour circuler préférentiellement en site propre. La personnalisation du véhicule se concrétise au niveau de la face avant par le choix possible d’une déclinaison spécifique avec pare-brise très incliné, auquel cas le produit prend le nom de Crealis Neo. Une série d’équipements optionnels peut être également choisie, parmi lesquels les cache-roues, les sous-baies vitrées procurant une impression de grande transparence par la mise en œuvre de vitrages complémentaires sous la ceinture de caisse, ou encore le guidage optique développé par l’industriel Siemens en vue d’offrir une précision optimale d’accostage aux stations et réduire ainsi au strict minimum la lacune entre le bord du quai et les seuils de porte du véhicule. Les autobus de la famille Crealis se distinguent également par la qualité de leurs aménagements intérieurs, voulus spacieux, confortables et lumineux. Le constructeur Irisbus, qui fabrique ses Crealis dans son usine ardéchoise d’Annonay, est actuellement le seul et unique à avoir vendu de manière significative des autobus labellisés BHNS, avec un total de 83 véhicules en tranches fermes ou conditionnelles. Ainsi, Nîmes a reçu un premier articulé Crealis Neo de 18 m en 2009, et doit en réceptionner 9 autres cette année. Depuis deux ans, le réseau de Maubeuge exploite 18 Crealis standards de 12 m et deux articulés de 18 m. Une nouvelle commande de 2 standards et 2 articulés a été honorée l’an passé, et deux premières tranches conditionnelles ont ensuite été levées, correspondant à 10 Crealis Neo (6 standards et 4 articulés) livrables en 2011. A Paris, au mois de décembre 2009, la RATP a mis en service probatoire 2 Crealis articulés de 18 m. La ville de Dunkerque a reçu, l’an dernier, 5 Crealis Neo de 12 m et 6 articulés de 18 m, dont trois au GNV (gaz naturel pour véhicule), avec une option pour 14 véhicules supplémentaires. Enfin, le Stif (Syndicat des transports d’Ile-de-France) reçoit très bientôt 12 Crealis Neo de 12 m pour assurer la desserte Sénart – Corbeil.
Scania s’inspire de ses BRT
Le constructeur suédois, bénéficiant de son expérience des BRT avec quelque 2 000 véhicules livrés dans le monde entier (Adélaïde et Brisbane en Australie, Bogota en Colombie, Guayaquil et Quito en Equateur, Mexico au Mexique, São Paulo au Brésil ou encore Johannesburg en Afrique du Sud), propose pour des applications françaises un aménagement « haut de gamme » sur la base de son autobus Omnicity. Parmi les équipements proposés, figurent un système d’éclairage intérieur à LED ainsi que toute une palette de solutions pour l’information sonore ou visuelle des voyageurs (avec écrans TFT qui augmentent l’angle de vision par rapport à l’affichage). La plateforme informatique souple dont sont dotés les autobus Scania leur permet d’héberger aisément les solutions les plus innovantes. A Johannesburg, les véhicules articulés, d’une capacité de 112 voyageurs, ont des seuils de porte à la même altitude que les quais des stations pour un accès direct de plain-pied.
MAN place beaucoup dans sa casquette
Avec son nouvel autobus hybride à supercondensateurs, dont le design a fait sensation, MAN pense « tenir le bon bout » pour s’inscrire bientôt dans la mouvance BHNS. En France, le constructeur détient 10 % du marché, et ambitionne les 20 % à l’horizon 2015. Une quinzaine de véhicules de présérie doivent être testés dans plusieurs grandes villes européennes dont Vienne, Munich et Madrid. Pouvant démarrer en mode électrique, ils sont néanmoins d’abord du type « stop & start ». L’objectif n’est pas l’autonomie, mais bien une réduction de la consommation de carburant de 25 à 30 %. La chaîne de traction fait appel à deux moteurs électriques de 75 kW, considérés plus fiables et moins coûteux que les moteurs-roues, et qui se trouvent reliés mécaniquement entre eux pour attaquer le pont arrière. L’ensemble qu’ils constituent avec le moteur thermique se loge en partie basse du porte-à-faux arrière, exactement dans le même encombrement que la motorisation diesel habituelle. Quant au design très original de la casquette de pavillon, il devrait être proposé par MAN sur de futures versions diesel de type « BHNS », tant il semble unanimement plébiscité. Ce design vient ici tirer le meilleur parti des contraintes techniques résultant du positionnement en toiture (à l’avant, pour des raisons de répartition des masses) des supercapacités du système de stockage de l’énergie. Les supercapacités se trouvent parfaitement dissimulées sous un carénage aérodynamique qui se fond totalement dans la silhouette du véhicule, supprimant tout effet de « pièces rapportées ». Les formes adoptées assurent l’optimisation des écoulements d’air et du refroidissement des composants. De toute évidence, le constructeur a réussi là un bel exercice d’intégration technique, tout en ménageant une parfaite solution de continuité avec l’esthétique « Lion’s City » apparue en 2004.
Mercedes s’offre la griffe d’Eric Rhinn
Le tout nouvel autobus articulé Citeo est la réponse d’Evobus à la problématique du BHNS. Pour conférer à ce véhicule un design d’exception, Mercedes s’est assuré les services d’Eric Rhinn, qui dirige l’agence Avant Première spécialisée depuis une vingtaine d’années dans l’univers des transports en commun. Le Citeo a été développé sur la base du Citaro G, dont il reprend 95 % des éléments. Toutes versions confondues, le Citaro a été produit a plus de 30 000 exemplaires. Le constructeur assure, en conséquence, que ses pièces détachées seront encore instantanément disponibles dans quinze ans. Eric Rhinn avait déjà dessiné le « Busway » de Nantes, toujours à partir du Citaro. Mais cette fois le nouveau Citeo innove sur toute la ligne. Si la nouvelle face avant avec pare-brise panoramique, les carénages de toiture, les cache-roues et la livrée chromée lui confèrent déjà une silhouette singulière, c’est à l’évidence à l’intérieur que se joue toute la différence : plafond panoramique aux images de nuages en vision 3D dissimulant un éclairage LED de 400 lux (au lieu des 100 à 150 habituels), sans aucune ombre au sol, d’une longévité égale à celle du véhicule et avec variation automatique « matin, midi, soir » ; identification visuelle des espaces (marquages au sol, code couleurs pour les sièges, avec un ton « prune » pour les sièges prioritaires et PMR (personnes à mobilité réduite) ; confort à la place, avec appuie-têtes ; et surtout… « design acoustique ». Un quartz alimenté par une source de courant électrique, sorte de transducteur, transmet le son à la vitesse de 2 000 m/s au travers du métal des barres de maintien, qui le restituent ensuite sur toute leur longueur. Plus besoin de haut-parleurs, tandis que mélodies cristallines ou annonces sonores semblent littéralement envelopper tout en douceur le voyageur, où qu’il se situe à l’intérieur du véhicule…
Keolis commande 158 bus Scania à biocarburant
Le 21 janvier, Scania a annoncé que Keolis Sverige avait commandé 158 bus à biocarburant, dont 123 destinés aux transports publics du Grand Stockholm (SL). Ces bus pourront aussi bien utiliser comme carburant l’éthanol que le méthylester de colza, permettant respectivement de réduire les émissions en dioxyde de carbone de 70 % et de 64 % par rapport au diesel. Ces bus seront livrés entre avril et juillet, pour une mise en service entre juin et août. Ainsi, au second semestre 2011, plus de 60 % du parc d’environ 2 000 bus exploités par Keolis en Suède fonctionneront aux biocarburants.

Hénin/Lens/Liévin : le réseau de bus se transforme pour accueillir le tramway
Le syndicat mixte des transports Artois-Gohelle a présenté, mi-décembre, devant le conseil d’agglomération un projet de refonte des lignes de son réseau de bus Tadao, qui doit entrer en service en septembre prochain. Il s’agit de la première des trois étapes de transformation qui précède l’arrivée du TCSP. « Nous sommes actuellement en phase d’échanges avec les communes de son territoire sur la refonte du réseau », explique-t-on au syndicat.
De son nom de code Réseau N, ce projet correspond à la restructuration du réseau Tadao actuel, en particulier sur les territoires de la communauté d’agglomération de Béthune-Bruay (Artois Comm.) et de la communauté de communes de Nœux-et-Environs (CCNE). Mis en service à la rentrée scolaire de septembre 2011, il perdurera jusqu’à la mise en service du tramway. Il aura pour objectif d’harmoniser les tarifs, au sein du PTU (115 communes), entre le réseau TER et le réseau Tadao. Ainsi, les titres Tadao seront valables sur les lignes TER internes au PTU et ce à partir des 27 gares du territoire. Le réseau sera hiérarchisé, à coût constant, selon trois niveaux de lignes de bus préconisés dans le PDU. Les lignes de niveau 1 et 2 devront être cadencées au moins aux 30 minutes et ne pas posséder d’antennes.
L’offre de transport devra être proposée du lundi au samedi et de septembre à juin, mais sera allégée le dimanche et en juillet-août. Elle intégrera les services Allobus et Proxibus. Pendant la période des travaux du tramway qui devait débuter en janvier, mais dont le calendrier a été repoussé, une nouvelle version du réseau, appelée Réseau N’ sera présentée. Elle intégrera les déviations d’itinéraires dues aux réfections de chaussée et autres travaux liés à l’arrivée du tramway. Enfin, la dernière modification du réseau s’adaptera au lancement du tramway, initialement prévu pour 2014.

La Rochelle opte pour la Mia et la C-Zero
La Rochelle commande 20 C-Zero du groupe PSA, livrables en avril ainsi que sur 20 Mia de Mia Electrique qui seront opérationnelles en juillet. Afin de renouveler son service de voitures électriques en libre-service existant depuis dix ans, La Rochelle vient de sélectionner les deux modèles de véhicules qui intégreront la flotte de Yélomobile au printemps 2011. Sa commande porte sur 20 C-Zero du groupe PSA + 10 véhicules en tranche optionnelle, livrables en avril ainsi que sur 20 Mia (+10 optionnelles) de Mia Electrique qui seront opérationnelles en juillet. C’est le résultat de l’appel d’offres lancé le 1er mars par Proxiway Veolia Transport dans le cadre de sa DSP auprès d’une vingtaine de constructeurs pour une cinquantaine de véhicules. Pour départager les 4 voitures présélectionnées (il y avait aussi la iOn de PSA et la Think City de Think Global) en juillet dernier, un ensemble de tests techniques et qualitatifs a été réalisé. Principaux critères : les performances techniques de la voiture bien sûr, mais aussi la compatibilité avec le système de gestion Proxiway de la flotte et les tests auprès de groupes d’utilisateurs. Afin de mieux déployer le service Yélomobile, La Rochelle projette d’ouvrir six nouvelles stations (3 en janvier et 3 en avril) portant ainsi leur nombre total à 13 pour une flotte de 50 voitures.

L’UMP s’inquiète de l’arrivée d’Autolib’
Pour le groupe UMP du Conseil de Paris, il faut « lever le voile sur certains aspects du projet » de voitures électriques en libre-service, Autolib’, remporté le 16 décembre par le groupe Bolloré.
S’ils « se félicitent que le véhicule proposé par le groupe Bolloré soit un modèle électrique, mode de transport d’avenir », Jean-François Lamour, son président, et Laurence Douvin, première vice-présidente, « s’inquiètent de l’arrivée de 3 000 véhicules supplémentaires sur la voirie parisienne ». Car « le maire de Paris a supprimé 45 000 places de stationnement de surface depuis 2001 et refuse catégoriquement de construire de nouveaux parcs de stationnement ». Oublieraient-ils que les véhicules Autolib’ disposeront de leurs propres emplacements en stations ?
A Ulm, Car2go cherche toujours son modèle économique
Daimler enclenche la vitesse supérieure : après Ulm et Austin (Texas), le constructeur va lancer son système d’auto partage à Hambourg. Une étape décisive : c’est la première fois que Car2go s’exporte dans une ville de plus d’un million d’habitants. Daimler enclenche la vitesse supérieure : après Ulm et Austin (Texas), le constructeur va lancer son système d’auto partage à Hambourg. Une étape décisive : c’est la première fois que Car2go s’exporte dans une ville de plus d’un million d’habitants. Un changement d’échelle, mais pas question pour autant de changer une formule qui a fait ses preuves. La « flexibilité » reste le seul mot d’ordre.
Comme dans la ville souabe ou aux Etats-Unis, les usagers ne seront soumis à aucune obligation de réservation préalable. Pas besoin non plus de se rendre à une adresse précise pour enlever ou restituer le véhicule. Les 300 Smart mises en service sur les bords de l’Elbe seront garées aux quatre coins de la ville, au gré des déplacements des clients. Pour trouver un véhicule, il suffit d’appeler le central téléphonique, de consulter la page Internet dédiée ou de lancer l’application pour smartphone qui a récemment vu le jour.
Ce concept a déjà séduit plus de 20 000 usagers à Ulm : quatre fois plus que prévu. Au total, les Smart bleu et blanc ont parcouru quatre millions de kilomètres en 350 000 voyages.
Mais si le système est plébiscité par les habitants, Daimler court toujours après la rentabilité. « Nous en sommes encore très loin », reconnaît la compagnie. En cause : la répartition pas toujours très harmonieuse des voitures dans la ville. « A Ulm, le service est disponible dans toute l’agglomération, y compris les quartiers résidentiels situés en périphérie », précise Andreas Leo, le porte-parole de Car2go. « Les véhicules y sont loués jusqu’à cinq fois par jour seulement, contre quinze ou seize rotations quotidiennes dans le centre-ville. »
Pour autant, l’opérateur n’envisage pas d’embaucher des chauffeurs pour redistribuer les Smart : trop cher, affirme-t-il. Du coup, à Hambourg, le service sera disponible sur un périmètre plus restreint : une zone de 65 km2 autour de l’hypercentre. L’objectif est d’encourager le turnover des véhicules, qui seront concentrés à l’endroit où la demande est forte. Car une voiture à l’arrêt peut coûter très cher à la compagnie : faute d’un accord avec la mairie hambourgeoise, Car2go ne bénéficie pas d’un tarif préférentiel pour le stationnement en zone payante.
Autre ajustement : le prix de location, revu à la hausse. Dans la ville hanséatique, il en coûtera 29 centimes par minute, 10 de plus qu’à Ulm. Le barème journalier subit, lui, une hausse de 50 % : 14,90 euros contre 9,90 sur les bords du Danube. Un tarif qui demeure néanmoins « tout compris » : assurance, carburant et stationnement.
Daimler va par ailleurs faire évoluer son modèle économique. A Hambourg, Car2go s’est associé à Europcar, qui détient 75 % d’une joint-venture créée pour l’occasion. Une façon de partager les risques. Et à l’avenir de bénéficier du réseau du loueur de véhicules, déjà présent dans 160 pays à travers le monde.Car l’opérateur, qui s’était joint au consortium emmené par la RATP pour l’appel d’offres parisien, reste convaincu de la viabilité de son offre : selon ses estimations, le marché mondial de l’auto en libre-service pourrait à moyen terme peser un milliard d’euros par an. Le constructeur allemand espère pour sa part générer 100 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel sur ce créneau.

Appel à projets européen pour développer l’électromobilité
Treize pays et régions européens se sont engagés, avec les financements de 21 programmes de recherche, à contribuer au lancement de l’appel à projets transnational « Electromobility+ » pour l’avenir de la filière du véhicule électrique. Treize pays et régions européens – France, Allemagne, Autriche, Pays-Bas, Norvège, Suède, Danemark, Pologne, Finlande, Turquie, Belgique (région Flandres), Italie (région Piémont) et Espagne (région Andalousie) – se sont engagés, avec les financements de 21 programmes de recherche, à contribuer au lancement de l’appel à projets transnational « Electromobility+ » pour l’avenir de la filière du véhicule électrique. « La prise de conscience croissante des enjeux du changement climatique, de l’ampleur du défi correspondant et de la nécessité de préparer l’après-pétrole conduit la plupart des pays développés à intensifier la recherche, l’expérimentation et le déploiement de systèmes de transport utilisant des véhicules plus économes en énergie et moins dépendants des carburants d’origine fossile », justifie-t-on au Programme de recherche et d’innovation dans les transports (Predit), qui est partie prenante.
Dans cette perspective, l’énergie électrique constitue une « solution potentielle de rupture », mais cela suppose des conditions réglementaires, économiques et techniques. D’où la nécessité d’une coopération entre programmes incitatifs nationaux. Dans le cadre européen d’ERA.Net Plus (appels à projets transnationaux cofinancés par le budget de recherche européen), ce programme abordera toutes les dimensions du système technico-économique de l’électromobilité : approche énergétique et environnementale ; usage, modèles économiques, acteurs ; aspects techniques des systèmes de recharge des batteries ; essais, standards et normes (sécurité routière et sécurité des usagers) ; recherche technologique appliquée (gestion de l’énergie, chaîne de traction, etc.). Budget prévisionnel du programme : 30 millions d’euros. Le processus de sélection est prévu en deux étapes : le choix des programmes nationaux sera suivi d’une seconde sélection par un jury international. Le démarrage des projets est prévu début 2012.
Autolib’: les critiques des Verts
Le groupe Europe Ecologie – Les Verts et apparentés du Conseil de Paris a jugé le 21 décembre que l’arrivée des voitures en self-service électriques Autolib’ dans la capitale « va réorienter vers l’automobile ceux qui avaient choisi les transports en commun ». « Avec le lancement d’Autolib’, 3 000 véhicules supplémentaires vont se déverser dans les rues de Paris. Les élus EELVA sont réservés quant à l’intérêt – notamment écologique – de cette nouvelle offre de déplacement automobile », écrivent les élus écologistes dans un communiqué. Ils estiment aussi que les « Parisiennes et Parisiens vont devoir payer sur leurs impôts, un minimum de 50 000 euros par stations », la mairie prévoyant d’installer 1 000 stations Autolib’ dont 700 à Paris intra-muros. Enfin, ils rappellent que la voiture, « même électrique, est polluante (recyclage des batteries). Le temps de rechargement des batteries (4 heures) s’effectuera notamment en fin de journée durant les pics de consommation, encourageant le recours à l’énergie nucléaire ».