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Catégorie : Transports routiers
Retrouvez toute l’actualité des transports routiers et urbains : Bus, voitures électriques, politiques d’aménagements urbains
Veolia décroche le contrat des bus de Phoenix
Déjà titulaire d’un contrat de gestion pour la ville de Phoenix, ainsi que d’exploitation et de maintenance de bus pour les villes voisines de Mesa et Tempe, Veolia Transportation, filiale du groupe outre-atlantique, vient de remporter l’exploitation des bus – sous la marque Valley Metro – de la capitale de l’Arizona. « Il s’apparente à notre délégation de service public et représente un chiffre d’affaires cumulé sur cinq ans d’environ 350 millions d’euros », précise Cyrille du Peloux, directeur général de Veolia Transport. Dès le 1er juillet, le groupe gérera donc les 350 bus urbains avec un contrat « motivant », même en l’absence de prise de risque sur les recettes commerciales : « il existe un système de bonus-malus fondé sur des critères de satisfaction du client et de qualité des services », poursuit-il. Veolia exploite aussi les navettes aéroport de Phoenix qui veut rendre les transports publics plus efficaces pour ses 4 millions d’habitants (62 millions de voyages annuels). Il ne lui manque plus que l’exploitation des 48 km de la récente ligne de tramway…
Nice veut son Autolib? avant Paris
Christian Estrosi, président de la communauté urbaine Nice-Côte d’Azur, veut devancer Paris dans le projet de véhicules électriques en libre service. Une expérimentation avec 50 véhicules et 17 stations débutera au 1er trimestre 2011, avec un objectif d’ici fin 2011 de 200 voitures et 70 stations dans l’agglomération. La location se fera par téléphone ou Internet, et les voiturettes devront être restituées dans la station où elles auront été empruntées. Quant à l’exploitation, elle se fera via une délégation de service public.
Du tramway et du BHNS pour Annemasse
Les transports collectifs annemassiens lancent deux programmes majeurs : un BHNS reliant les principaux pôles d?habitations et d?activités de l?agglomération, et le prolongement du tramway genevois depuis la frontière jusqu?au centre d?Annemasse Pour augmenter leur vitesse commerciale et améliorer leurs prestations, les transports collectifs annemassiens (TAC) lancent deux programmes majeurs. Le premier est un BHNS qui va relier les principaux pôles d’habitations et d’activités de l’agglomération. Cette ligne, en forme de V, partira du Technosite Altéa à Juvigny. Elle desservira Ville-la-Grand, la gare et le centre-ville d’Annemasse pour aboutir à Vétraz-Monthoux. La ligne BHNS sera aménagée en site propre sur 89 % de son parcours. Sur son tracé se trouvent deux lycées, plusieurs collèges, un hôpital et le quartier très dense du Perrier (7 000 habitants). Trois parkings-relais seront construits à proximité. L’aménagement de la chaussée devrait s’achever en 2013. Le système d’information voyageurs sera disponible dans les bus et les stations. Le BHNS bénéficie d’une subvention de 3,5 millions d’euros du Grenelle de l’environnement. Déjà, un bus MAN de 170 passagers circule en test sur le réseau.
Le second projet est transfrontalier : Il s’agit de prolonger le tramway genevois depuis la frontière jusqu’au centre d’Annemasse. Le tracé final est encore à l’étude, mais il sera en connexion avec celui du BHNS. Pour les travailleurs frontaliers, cette connexion directe avec le réseau des trams genevois signifiera un gain de temps appréciable. Un financement franco-suisse est envisagé et sa mise en service prévue pour 2017. Enfin, en 2018, le CEVA reliera Annemasse à l’ensemble de la région transfrontalière.
Thierry-Pierre GRAINDORGE
Trois villes recyclent leurs parkings
Le parking mute : il devient le plus grand garage à vélos de France à Strasbourg, accueille des autos en libre service à Lyon, se fait prestataire multiservice à Besançon? Strasbourg : la petite reine en son parking
Au parking de la gare de Strasbourg, les voitures n’ont plus la priorité. « L’ensemble du pôle a été complètement revu à l’occasion de l’arrivée du TGV en juin 2007 », explique Régis Auriol, chef du service stratégie et gestion du stationnement de la communauté urbaine de Strasbourg. Le parc quatre-roues de 340 places a ainsi été réduit à 188 pour libérer 850 places aux cycles. Ce qui en fait le plus grand parking de vélos de France. Au total, l’agglomération compte désormais sept parcs à vélos qui offrent aux cyclistes 1 620 places sécurisées. Le tout en plus des 10 000 arceaux que compte la communauté urbaine. Et l’opération est un succès : « En six mois, notre parc de 430 places était rempli à 70 % », se réjouit Régis Auriol. La transition avec le train se fait très facilement, puisque 80 % des utilisateurs du TER sont également des utilisateurs de vélos. « Avant, dans les parkings, la voiture dominait sur le piéton et le cycliste. Nous cherchons à renverser la situation. Désormais, au moment de tous les renouvellements de contrats d’exploitation des parkings, nous mettons au cahier des charges l’agrandissement des espaces dédiés à la marche et au vélo. »Lyon : l’Autolib’ avant Paris
Alors qu’à Paris les candidats peaufinent leur dossier pour juin, à Lyon, l’Autolib’ a déjà pris la route depuis 2008. Certes, pas sous la forme d’une délégation de service par la mairie, mais à l’initiative de la société d’économie mixte Lyon Parc Auto (LPA). L’exploitant a repris le concept déployé en 2003 par l’association « La voiture autrement ». Laquelle avait déposé le nom d’Autolib’, que la mairie de Paris souhaitait elle aussi adopter. Paris et LPA se sont finalement entendus pour partager le même nom. Le service lyonnais dispose aujourd’hui d’une flotte de 72 véhicules dont 4 hybrides, répartis sur 22 parkings et une station en voirie. Le principe ? « L’usager s’abonne pour une durée minimale de trois mois. Il peut ensuite réserver son véhicule. Il sera facturé au kilomètre et en temps, ce qui permet de ne payer que ce que l’on a utilisé », indique Corinne Cottier, responsable du service à LPA. Disponible à toute heure, toute la semaine, le service inclut l’assurance, l’entretien, le parking attribué et le carburant. Après deux ans, le dispositif a fait ses preuves. Il compte aujourd’hui 1 200 abonnés et progresse de 50 % chaque année.Besançon : faire ses courses au parc-relais
Imaginez : vous laissez, le matin, votre voiture dans un parc-relais aux portes de Besançon et empruntez les transports en commun pour vous rendre en centre-ville. Le soir, quand vous descendez du bus, toutes les corvées sont effectuées. Votre voiture, sale à votre arrivée, brille de nouveau. Les courses sont déjà dans le coffre, ainsi que votre linge, lavé et repassé. Ce service « Gain de temps » proposé par le réseau de transports en commun Ginko lui a valu la médaille d’or 2010 de l’Intermodalité. Un prix attribué à l’occasion des 2es Rencontres « Inter’acteurs » et organisé par le groupement d’intérêt économique Inter’actions, composé de la SNCF, de Keolis et d’Effia. Il récompense les meilleures initiatives intermodales françaises de l’année. La palette de services offerts – poste, boulangerie, pressing, réparation automobile, achats dans une grande surface, fleuriste – incite un peu plus les automobilistes à abandonner leur voiture à l’extérieur de l’agglomération et à emprunter les transports en commun.
Louise ALLAVOINE
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Pas de modification en vue du statut de la SNCF, affirme Busserau
« Il est hors de question de modifier le statut d’EPIC de la SNCF, qui ne confère pas à son titulaire un avantage concurrentiel », a déclaré le 31 mai Dominique Busserau, secrétaire d’Etat chargé des Transports. Cette déclaration fait suite à la publication par le quotidien Les Echos d’une lettre de la Commission du 11 février, dans laquelle la Commission Européenne s’interroge sur l’éventuel avantage concurrentiel qu’apporterait à la SNCF le statut d’Etablissement Public Industriel et Commercial (EPIC). L’analyse de la Commission européenne avait été révélée par Ville, Rail & Transports dans notre édition du 24 février. La Commission juge que ce statut induirait une garantie financière illimitée de ses dettes, ce qu’elle estime contraire aux règles européennes de la concurrence. Les autorités françaises ont indiqué en réponse à la Commission, le 12 avril 2010, qu’elles « ne partageaient nullement ce point de vue » et ont saisi le Tribunal de l’Union Européenne, afin de faire confirmer le fondement juridique de leurs arguments.
Développer le véhicule du futur en partant des attentes? des utilisateurs
Le pôle Véhicule du futur (PVF) de Mulhouse a mis sur pied en 2009 un observatoire appelé Les Mobilistes. Objectif : trouver de nouveaux savoir-faire et de nouvelles solutions de mobilité en cohérence avec les attentes des utilisateurs Les « Mobilistes »… quésako ? Un néologisme utilisé par le pôle Véhicule du futur (PVF) de Mulhouse pour définir les gens qui se déplacent. Ce pôle de compétitivité, créé en 2005 pour travailler sur les solutions pour véhicules et la mobilité du futur, a en effet mis sur pied en 2009 un observatoire appelé Les Mobilistes. Il a comme objectif de trouver de nouveaux savoir-faire et de nouvelles solutions de mobilité en cohérence avec les attentes des utilisateurs. « L’idée ici n’est pas de réaliser l’étude à partir d’une offre technologique comme c’est souvent le cas, mais de savoir de quoi les gens ont besoin, quelles sont leurs attentes… Nous nous focalisons sur les utilisateurs », explique Bruno Grandjean, directeur de programme systèmes et services de mobilité au pôle Véhicule du futur. Les études de consommateurs n’étant pas la raison d’être du PVF, cet observatoire a été développé en partenariat avec INX, une société spécialisée dans ce secteur.
Les Mobilistes proposent un programme annuel en trois temps. Un premier pour faire le point avec les adhérents pour savoir quels sont leurs besoins et vers quels thèmes s’orienter. Une deuxième étape procède à différentes études auprès de panels de consommateurs permettant d’établir des carnets de route, ainsi qu’à des études sur sites en conditions réelles afin d’avoir le ressenti de l’utilisateur. Enfin, la troisième étape propose une synthèse des travaux effectués : « le cahier mobiliste » retraçant les faits marquants, les tendances, prospectives et pistes de réflexion.
L’avantage pour les adhérents (l’Observatoire en comptait une trentaine la première année, le PVF en ayant en tout 200) est de mutualiser des recherches qui leur coûteraient individuellement beaucoup plus cher. Sachant que certains thèmes sont récurrents dans les interrogations des entreprises du secteur automobile aujourd’hui. La mobilité électrique fait par exemple partie de ces sujets et est abordée par Les Mobilistes. « On sait ce qu’était le véhicule du passé : une voiture à moteur thermique. Mais pour le moment, le véhicule du futur n’existe pas, ajoute le directeur de programme. A l’avenir, différents véhicules seront proposés, et surtout différentes solutions. On achètera un service de mobilité, on fera appel de façon ponctuelle à des types de véhicules et de services variés. Ce sont des choses qui se mettent déjà en place dans les grandes villes et dont on était encore très loin lors de la création de ce pôle, il y a cinq ans. » Mais pour le moment, même si le sujet est à la mode, « on voit bien que les gens restent confus face à l’offre électrique », ajoute-t-il.
Marion BONNET
Transilien étend son réseau de covoiturage
Après l’avoir testé sur 23 puis 58 gares, SNCF Transilien propose depuis le 5 mai son service de covoiturage sur 347 gares, soit la majeure partie de son « parc », qui en compte 381. Les abonnés du Transilien peuvent donc se rendre sur le site www.transilien.com pour accéder au site de covoiturage dédié aux déplacements à destination des gares franciliennes. Développé en partenariat avec GreenCove Ingénierie, le site pourrait potentiellement faire covoiturer 100 000 Franciliens, soit 8 % des clients Transilien SNCF.
L’Europe lance l?offensive « voiture verte »
Bruxelles en est convaincue, il y a urgence à définir des normes communes pour les recharges au risque de se voir imposer une norme américaine ou asiatique Branle-bas de combat pour la voiture électrique. Bruxelles en est convaincue, il y a urgence à définir des normes communes pour les recharges, sinon l’Europe risque de se voir imposer une norme américaine ou asiatique. Le Commissaire européen chargé de l’Industrie, l’Italien Antonio Tajani, souhaite y parvenir dès l’année prochaine ou au plus tard en 2012. « Nous voulons envoyer un signal clair à l’industrie, a-t-il expliqué en présentant fin avril la stratégie européenne pour des véhicules propres. Il faut accélérer la machine, ce ne sera pas sans mal mais nous pouvons y arriver. » La définition de standards s’impose aussi pour susciter l’intérêt des consommateurs, car pour le moment impossible de recharger sa voiture lorsque l’on passe une frontière… La Commission européenne estime que les constructeurs européens sont maintenant sortis de la phase la plus difficile de la crise et peuvent se tourner vers une mobilité moins polluante. Sa stratégie annonce donc une batterie de mesures, qui concernent aussi bien les véhicules électriques que les autres modes de propulsion, comme le gaz liquide, les biocarburants ou encore l’hydrogène. Bruxelles veut rester « technologiquement neutre ». « C’est à l’industrie de faire ses choix mais l’objectif est de produire des voitures moins polluantes et plus sûres. Les consommateurs sont impatients : ils ont clairement indiqué leur préférence pour des véhicules plus petits et écologiques », affirme Antonio Tajani, qui promet pour bientôt des lignes directrices sur les primes à l’achat de voitures vertes jugées encore trop chères. L’industrie automobile se réjouit de la présentation de cette stratégie, mais les écologistes sont plus réservés. « Les grandes déclarations, cela suffit, assène Jos Dings de Transport & Environnement. Par le passé, la Commission a montré qu’elle se dégonflait quand il fallait traduire les paroles en actes. » « Et sans une législation ambitieuse, les Américains et les Asiatiques finiront la course en tête », renchérit Greenpeace. Les ONG réclament des objectifs chiffrés ambitieux sur la réduction de CO2, aussi bien pour les voitures que pour les utilitaires, seul moyen à leurs yeux de pousser l’industrie à faire sa mue.
Isabelle ORY
Autopartage : le rennais City Roul? vise 70 véhicules en 2012
City Roul? se présente comme la seule entreprise d?autopartage à développer également une solution de logiciel embarqué City Roul’, entreprise rennaise de véhicules en autopartage et en libre-service, vient de lever 500 000 euros de fonds auprès de Nestadio Capital et Bretagne Jeunes Entreprises, un investisseur régional en capital-risque rassemblant des institutionnels bretons. Nestadio Capital gère des fonds d’investissement de proximité de 50 millions d’euros qu’elle réinjecte dans les PME « vertes » du Grand Ouest. « Nous sommes intéressés par l’autopartage car nous considérons que la relation à la voiture a évolué : le regard est plus fonctionnel, c’est moins un élément de prestige révélateur d’un niveau social », commente Bertrand Begin, directeur de Nestadio. Les dirigeants-fondateurs (Didier Houal, Pascal Roux et Perrine Herjean) conservent 60 % du capital (900 000 euros). L’entreprise va se scinder en deux entités (City Roul’ et Mobility Tech Green) rassemblées au sein de R2H.
Créée en 2006, City Roul’ compte à ce jour 17 véhicules et 400 abonnés, dont 30 entreprises. « Nous souhaitons renforcer notre flotte rennaise pour atteindre 50 véhicules en 2011 et 70 en 2012. Sans compter les futures voitures électriques. Avant de se développer sur les villes voisines », explique Didier Houal, qui pense faire évoluer le chiffre d’affaires de 150 000 euros en 2009 à 700 000 d’ici un an. City Roul’ se présente comme la seule entreprise d’autopartage à développer également une solution de logiciel embarqué (nommé E-colibri) pour rendre la gestion des véhicules entièrement automatisée et en temps réel : réservation, géolocalisation, facturation, fermeture automatique des portières, reconnaissance du conducteur, etc. Les dirigeants souhaitent vendre cette technologie, portée par Mobility Tech Green, à d’autres fournisseurs : ceux de Caen et de Nantes ont déjà été approchés.
Sylvie LUNEAU
Une ligne de bus sur mesure pour Airbus
Avec ses 16 500 employés, Airbus pèse lourd dans le paysage économique toulousain. Tisséo-SMTC s’est donc logiquement, mais tardivement, adapté à ses besoins. Grâce à une enquête origine/destination menée auprès de 9 000 employés, 6 000 sous-traitants et fournisseurs, le PDE (plan de déplacements d’entreprise) de l’avionneur a identifié les itinéraires prioritaires à desservir pour offrir des alternatives à la voiture. La création de la ligne de bus 63, inaugurée le 26 avril, est une illustration concrète de cette démarche. Reliant la station de métro de centre-ville Compans-Caffarelli à Tournefeuille, via le nouveau quartier des Ramassiers à Colomiers, elle propose quatre arrêts à l’usine Airbus de Saint-Martin-du-Touch. De quoi faire gagner 15 minutes à ses salariés pour aller travailler !