Catégorie : Transports routiers

Retrouvez toute l’actualité des transports routiers et urbains : Bus, voitures électriques, politiques d’aménagements urbains

  • Electriques et hybrides : le gouvernement lance la filière française

    Les constructeurs français annoncent leurs premiers modèles en 2010 ou 2012 Jusqu’alors réduite à un marché de niche, la filière des véhicules décarbonés change d’échelle. Les constructeurs français annoncent leurs premiers modèles pour 2010 ou 2012. Et le gouvernement vient d’annoncer le lancement au 1er octobre du Plan national pour le développement des véhicules électriques et hybrides rechargeables. Jean-Louis Borloo, Christian Estrosi et Chantal Jouanno ont dévoilé 14 actions visant à créer « l’équipe de France de la voiture écologique ». Parmi lesquelles : la création d’une filière batterie – Renault et le CEA créeront une usine à Flins d’une capacité de production de 100 000 batteries par an –, l’achat de 100 000 véhicules, d’ici à 2015 sachant que 50 000 sont déjà identifiés (commandes des entreprises publiques comme La Poste, des collectivités locales…), et déploiement de plusieurs centaines de milliers de bornes de recharge, dans les bureaux, les habitations et sur la voie publique. Le ministère de l’Ecologie souhaite s’assurer de disposer d’une production d’énergie non fossile suffisante. Une réponse aux critiques de FNE qui précise que la filière n’est pas « propre », et s’inquiète d’une « diffusion de masse de ces véhicules en l’état actuel du mix énergétique français ». Selon les estimations, la filière devrait représenter 27 % du marché à l’horizon 2025.
     

    Cécile NANGERONI

  • Emissions de CO2 : PSA et Renault sur le podium

    T&E note que les compagnies qui font le plus de progrès sont celles qui rendent les équipements « verts » disponibles en série Fiat et Peugeot sont les constructeurs automobiles les moins polluants en Europe, c’est ce qui ressort de l’étude annuelle réalisée par Transports et Environnement, le lobby du transport propre en Europe. Objectif : évaluer les efforts réalisés par les marques pour se conformer à la limite légale de 130 g de CO2 par kilomètre qui doit être atteinte au plus tard en 2015. Premier constat, l’association européenne des constructeurs s’était engagée sur une base volontaire à atteindre 140 g en 2008, c’est manqué puisque la moyenne des véhicules vendus en Europe s’est établie à 153,5 g l’an dernier. C’est néanmoins 5,2 g de moins qu’en 2007. Un fait souligné par ceux qui estiment qu’une législation était bel et bien devenue obligatoire. « C’est une leçon à retenir, la menace de sanctions financières est un outil efficace », souligne Jos Dings, le président de T&E. Justement, à l’intérieur du règlement européen mis en place l’an dernier, chaque constructeur a reçu une feuille de route en fonction du poids de ses véhicules. Pour la deuxième année consécutive, l’allemand BMW réalise les plus gros progrès. « Les technologies permettant de réduire les émissions ont été introduites dans toute la gamme, note avec satisfaction Jos Dings. En un an le poids des voitures BMW a diminué de 5 kilogrammes. » Désormais, BMW figure parmi ceux qui sont en bonne voie d’atteindre dans les temps la limite qui leur a été fixée pour 2015. T&E note d’ailleurs que les compagnies qui font le plus de progrès sont celles qui rendent les équipements « verts » disponibles en série et non pas en options : Toyota et Honda, les deux fabricants qui vendent le plus de voitures hybrides, réalisent des progrès inférieurs à la moyenne parce qu’ils ont privilégié les options. « Cela prouve que la technologie existe déjà, qu’on pourrait d’ores et déjà atteindre des objectifs plus ambitieux sans attendre 2015 », regrette Jos Dings. La tendance devrait ceci dit s’améliorer encore nettement en 2009 et 2010 en raison des primes à la casse et des bonus écologiques mis en place par plusieurs pays.
     

    Isabelle ORY

  • Les bus franciliens attendront les trains

    Keolis et la SNCF vont désormais assurer la correspondance dans cinq gares en fin de journée Pour éviter que les voyageurs descendus d’un train en retard ne voient leur bus partir sans les attendre, Transilien SNCF et les transporteurs routiers franciliens ont entrepris de signer, sous l’égide du Stif, des chartes de correspondances garanties. Ces accords prévoient que le dernier bus de la journée attend le train avec lequel il est en correspondance, dans la limite de 20 minutes de retard. Le 17 septembre 2009, cinq nouvelles chartes ont été signées par Serge Mery, vice-président du Stif, Christian Cochet, directeur délégué de Transilien SNCF, et Hervé Lefèvre, directeur Ile-de-France de Keolis. Ces signatures valident un dispositif expérimental testé depuis janvier 2009 sur cinq gares du RER D (Garges-Sarcelles, Goussainville, Les Noues, Louvres et Survilliers-Fosses). Désormais, les correspondances entre les trains et les derniers bus de la journée de 19 lignes des Courriers de l’Ile-de-France (CIF, Keolis) sont assurées. Par ailleurs, l’offre bus a été étendue jusqu’au dernier train sur trois lignes. A ce jour, 31 des 380 gares franciliennes sont couvertes par le dispositif grâce aux conventions signées avec dix opérateurs de bus et cars, sur 7 lignes Transilien SNCF (A, D, E, J, K, L, T4). D’autres sont en projet : sur les lignes N et U avec l’entreprise Skybus dans les gares de Saint-Quentin-en-Yvelines, La Verrière et Trappes ; avec Phébus en gare de Versailles-Chantiers ; avec la compagnie Hourtoule pour la gare de Plaisir-Grignon. La direction de la ligne R étudie aussi la faisabilité de correspondances garanties sur 3 gares (Montereau, Nemours et Fontainebleau) avec 5 autocaristes (Procars, Interval, Cars Moreau, Veolia Samoreau et Veolia Nemours). En plus de garantir la correspondance avec le dernier train, les conventions prévoient aussi qu’en cas de modification des horaires, les transporteurs s’engagent à coordonner leur offre de façon à ce que plus de 90 % des correspondances soient assurées dans un délai de 5 à 10 minutes.
     

  • Carhaix, bus gratis en rase campagne

    Le service « Hep le bus ! » a été conçu pour que les habitants du Poher puissent accéder facilement aux activités de loisir, sportives et culturelles Carhaix, dans le Finistère (7 600 habitants), a mis en place un transport en commun gratuit et flexible nommé Hep le bus ! Expérimenté tout d’abord par la commune, le dispositif a été imaginé pour les personnes qui habitent à la campagne et n’ont pas de véhicule, et en particulier pour les jeunes qui exercent une activité de loisir à Carhaix. Ce service est géré par la communauté de communes du Poher (CCP) depuis juin dernier. Quatre lignes comportant des véhicules d’environ 20 places sont désormais en fonctionnement trois après-midi par semaine et desservent les huit communes de la communauté. Une trentaine de stations sont desservies et le chauffeur peut également se dérouter suite à un appel sur un n° Vert. La phase expérimentale se poursuit jusqu’à janvier 2010. Le coût du projet, estimé à près de 145 000 euros, est entièrement pris en charge par la CCP. « Nous avons choisi la gratuité car, outre le coût de la mise en place d’un service payant, le centre-Bretagne compte une population à bas revenus », explique Christian Troadec, président de la communauté de communes et maire de Carhaix. « Les premiers résultats sont concluants : près de 4 000 voyageurs ont été transportés pendant l’été. » Parallèlement, un service de taxis (TaxiCom’) a été mis en place par la communauté en 1999. Il fonctionne le samedi et deux demi-journées dans la semaine. L’utilisateur réserve son trajet la veille avant 17h, le taxi vient le chercher à son domicile et le dépose à l’endroit désiré, pour un coût de 2 euros par personne. Un prestataire organise le service (réservations, itinéraires, facturation…) et sous-traite le transport auprès des artisans-taxis du territoire. Le coût est d’environ 42 600 euros, avec une participation du conseil général du Finistère de 30 %. En 2008, près de 1 000 personnes ont utilisé ce service dont la fréquentation a augmenté de 33 % depuis le début de 2009.
     

    Sylvie LUNEAU

  • Lancement du syndicat mixte Autolib?

    Avec quelques mois de retard sur le calendrier, le syndicat mixte Autolib’, chargé de définir le système de location de véhicules électriques en libre-service à Paris et sa région, a tenu sa première réunion le 24 septembre. Présidé par Annick Lepetit, adjointe PS du maire de Paris, chargée des transports, il rassemble 26 communes de l’agglomération. Une douzaine de communes supplémentaires devraient y adhérer, ainsi que la région, qui pourrait faire son entrée « avant la fin de l’année ». Prochaine étape décisive, l’appel d’offres pour la délégation de service public devrait être lancé en décembre. Il concernera dans un premier temps 3 000 véhicules avec, in fine, un objectif de 4 000, accessibles 24 heures sur 24, sept jours sur sept dans plus de 1 000 stations réparties entre Paris et son agglomération. Autolib’ devrait être lancé courant 2011.

  • Baltimore accueille le premier service d?autopartage avec des voitures électriques

    La Maya 300 est le véhicule électrique choisi par Baltimore pour son service d’autopartage AltCar Surprenant ! Serait-ce pour se racheter une conduite ? Toujours est-il que c’est la plus grosse des « supermajors » du pétrole qui sponsorise la première opération de car-sharing de voitures électriques aux Etats-Unis. La société ExxonMobil a en effet annoncé fin juin le lancement d’un projet d’autopartage et de location de véhicules électriques à Baltimore, au nord-est des Etats-Unis. Elle y a investi un demi-million de dollars. Destiné aux touristes et aux résidents, ce service baptisé AltCar permet de disposer 7 jours sur 7 d’un véhicule cinq places, moyennant un droit d’entrée de 75 dollars, puis un abonnement mensuel de 25 dollars et un paiement à l’heure d’utilisation (7,50 dollars). Autre possibilité pour les petits rouleurs, un tarif annuel de 35 dollars, puis 9 dollars l’heure de location. Conçus pour la conduite urbaine conjointement avec Electrovaya, spécialiste canadien de la batterie, les véhicules, des Maya 300, plafonnent à 60 km/h. Leurs batteries lithium-ion SuperPolymer procurent une autonomie de 190 km après une recharge de 6 à 8 heures sur une prise de 110 V classique. Après une période de test avec cinq voitures, le service est entré en exploitation avec dix Maya depuis début août, via le site de réservation altcar.org. Selon les études, le trajet moyen domicile – travail des habitants de Baltimore est d’environ 50 km. Et d’après les estimations d’Electrovaya, on peut rouler durant 80 km pour 1 dollar d’électricité. L’an prochain, la Maya 300 devrait aussi être disponible à la vente pour un prix de 25 000 dollars (avec une autonomie réduite à 95 km) ou de 35 000 dollars pour le même véhicule que celui utilisé par AltCar.
     

    Cécile NANGÉRONI

  • Lyon met en service 12 nouveaux bus articulés pour desservir ses hôpitaux

    Les Citelis d’Irisbus commandés par le Sytral ont été aménagés pour accueillir les PMR Pour cette rentrée, le Sytral (Syndicat mixte des transports pour le Rhône et l’agglomération lyonnaise) a doté le réseau TCL de 16 nouveaux bus articulés Citelis d’Irisbus, dont douze sont mis en circulation sur la ligne 28 reliant la Part-Dieu à la station Laurent-Bonnevay. La ligne a la particularité de desservir un important pôle hospitalier composé de l’hôpital Edouard-Herriot – le plus important de la région Rhône-Alpes – et du groupement hospitalier Est comprenant l’hôpital cardiologique, l’hôpital neurologique et le nouvel hôpital « femme-mère-enfant ».
    Ce dernier, ouvert en février 2008, a notamment entraîné une hausse sensible de la fréquentation (+ 7 % par rapport à 2007), soit 17 000 passagers par jour. En remplaçant quatre bus articulés et huit bus standard, les 12 bus flambant neufs permettent d’augmenter de 30 % la capacité de transport sur la ligne 28. C’est sans doute l’élément de confort le plus appréciable pour l’ensemble des voyageurs. A noter aussi l’affichage des destinations beaucoup plus visible grâce aux girouettes extérieures plus lumineuses. D’autres améliorations concernent les personnes à mobilité réduite : les places réservées sont plus larges, et l’avant du véhicule a été aménagé pour faciliter l’accès des poussettes et des fauteuils roulants. Enfin, selon Bernard Rivalta, président du Sytral, les bus comportent « une première application en France » : grâce à une télécommande, les malvoyants attendant à l’arrêt du bus peuvent activer une annonce sonore du numéro de ligne et de la destination du bus.
    Ces 16 bus articulés (dont 4 sont affectés sur les lignes 30 et 74) sont complétés par la livraison de 42 nouveaux bus standard, pour lesquels le Sytral a investi près de 13 millions d’euros.
     

    Claude FERRERO

  • L?usage de la voiture recule dans les grandes agglomérations

    Une étude publiée par l’Insee révèle que les Français utilisent moins leurs voitures qu’auparavant. Ce constat a été établi sur la période 1994-2008 et concerne plus particulièrement les villes-centres des grandes agglomérations, où l’on observe un recul de 5 % de l’usage de la voiture. Les reports modaux profitent aux modes doux ou légers avec +3 % pour la marche et +1,5 % environ pour les deux-roues, contrairement aux transports en commun qui voient leur part reculer de 2 %.

  • Cabines téléphoniques pour voitures électriques

    546 cabines téléphoniques de Madrid, Barcelone et Séville vont être transformées en bornes de recharge pour véhicules électriques. C’est ce que prévoit un plan de 2,2 millions d’euros du gouvernement espagnol. Leurs emplacements proches de la chaussée et leur alimentation électrique préexistante sont des atouts évidents.

  • Des bus carburent à base d?huile alimentaire sur la Côte d?Azur

    C’est une première en France : quatre bus de la Côte d’Azur ont commencé à circuler, entre Nice et Menton, avec un nouveau carburant à base d’huile alimentaire recyclée mis au point par Veolia et Gecam. Ce carburant qui comprend 20 % d’huile alimentaire usagée, 13 % d’eau et 67 % de gazole permet de réduire les rejets de CO2 de 22 % et les fumées noires de 78 %. Eric Ciotti, président (UMP) du conseil général des Alpes-Maritimes, souligne que ce carburant est doublement profitable sur le plan environnemental, puisqu’il réduit les émissions de gaz et favorise le recyclage des huiles ménagères. Il a indiqué vouloir se « battre pour généraliser ce type de carburant » dans son département. Le conseil général et la communauté urbaine Nice-Côte d’Azur projettent d’étendre la nouvelle technologie à 19 autobus début novembre.