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Catégorie : Transports routiers
Retrouvez toute l’actualité des transports routiers et urbains : Bus, voitures électriques, politiques d’aménagements urbains
La ligne Albi ? Castres double sa fréquentation
Un bus circule sur le réseau Tarn Bus pour faire connaître lignes, horaires et tarifs C’est en ouverture des 23e journées Agir sur le transport public indépendant qui se sont tenues à Albi les 25 et 26 septembre dernier que Thierry Carcenac, président du conseil général du Tarn, a lancé une grande campagne de communication destinée à faire mieux connaître Tarn Bus. Spots radio, jeu concours avec le quotidien local… et un bus de démonstration qui sillonnera le département pour faire connaître lignes, horaires et tarifs. Pourtant, le réseau vit déjà une réussite exceptionnelle. Les 17 lignes régulières du réseau interurbain ont connu un accroissement de 48 % de leur fréquentation en un an, et la seule ligne Albi-Castres une hausse de 111 % ! « En juillet 2007, quand on disait espérer une hausse de 40 % de la clientèle commerciale avec notre nouveau schéma départemental des transports, on nous prenait pour des fous, se souvient Jean-Franck Cornac, directeur des transports au conseil général du Tarn. Aujourd’hui, on est à +48 %, même si le gasoil nous a un peu aidés ! ». Les objectifs du volet transport du schéma départemental des déplacements de 2006 étaient simples : promouvoir les transports en commun et assurer l’accès à toutes les communes de ce département rural pour offrir une alternative réelle à la voiture, en ciblant notamment les trajets domicile-travail. Le réseau est devenu plus lisible et dynamique grâce à nouvelle identité visuelle. Plusieurs lignes se sont renforcées, une nouvelle ligne a été ouverte à l’ouest du département, et les horaires ont été harmonisés avec les bus urbains d’Albi. La mesure la plus innovante a été le cadencement au quart d’heure le matin et le soir de la ligne Albi-Castres, avec 21 allers-retours quotidiens. En moins de deux ans, le succès a été fulgurant. Pendant un peu plus d’un an, le cadencement a permis d’augmenter la fréquentation à moyens constants. Mais à partir de décembre 2007, il a fallu rajouter un bus et passer le cadencement à 10 minutes entre 6h30 et 7h. Début septembre 2008, JLC Tourisme, le prestataire de la ligne, a dû acheter un autre bus et passer le cadencement à 6 minutes. « Nous laissions trop de monde aux arrêts », explique Jean-Franck Cornac, qui chiffre le surcoût annuel à 100 000 euros. Parallèlement au renforcement du réseau, un tarif unique extrêmement attractif a été mis en place : 2 euros le trajet, 15 euros les dix voyages et 40 euros l’abonnement mensuel illimité. Aucune chance donc de récupérer les frais de fonctionnement supplémentaires en recette commerciale. « Le transport urbain ne s’équilibre pas plus que l’urbain, c’est un service public que nous assurons, explique le directeur des transports qui reconnaît tout de même un gros souci de financement. Nous ne touchons aucun versement transport ni aucune aide ! En 2009, la hausse du carburant pourrait nous coûter un million d’euros en comptant le transport scolaire. » Cette politique volontariste a marqué une nouvelle étape en septembre 2008. Trois nouvelles lignes sont cadencées entre Albi et Carmaux, Gaillac, Graulhet). La première ligne express empruntant l’autoroute est lancée entre St-Sulpice-sur-Tarn et Albi, faisant gagner 15 minutes aux voyageurs. D’ici la fin de l’année, un titre combiné interurbain-urbain avec le réseau Albi Bus sera inauguré, dans un département équipé de titres magnétiques sans contact depuis déjà 10 ans. La hausse de la fréquentation n’est pas prête de s’arrêter dans le Tarn !
Catherine STERN
Le Tarn favorise le covoiturage
Prenant acte d’une pratique existante, le conseil général du Tarn a aménagé début 2008 une aire de co-voiturage de 70 places à la bretelle de sortie vers Gaillac de l’A68, très employée par les tarnais travaillant à Toulouse. Une ligne régulière desservant cette aire vient de démarrer, permettant aussi aux habitants des côteaux du Gaillacois de se rendre à Albi en transports en commun. Le département mène actuellement une étude pour l’implantation de nouvelles aires de covoiturage, en se basant là encore sur l’observation in situ des habitudes de Tarnais.
Les phares de jour obligatoires sur les voitures neuves après 2011
L’objectif du nouveau dispositif est de diminuer le nombre de tués de 3 à 5 % Les industriels et les pays de l’Union européenne réunis au sein du groupe Cars 21 ont accepté la mesure : à partir de février 2011, toutes les nouvelles voitures seront équipées de phares de jour dédiés, des diodes qui s’allumeront automatiquement une fois le contact initié. Les camions et les bus seront également concernés dix-huit mois plus tard, à partir d’août 2012. Objectif : réduire de 3 à 5 % le nombre de tués sur les routes, baisser de 10 à 15 % les collisions frontales. Les Scandinaves ou encore les Hongrois appliquent déjà ce système avec succès. La consommation d’essence ne devrait augmenter que de 1 à 2 %, mais le nouvel équipement coûtera quand même 150 euros, qui seront très vraisemblablement répercutés sur les acheteurs. Les motards qui s’étaient dressés contre l’expérience sur base volontaire menée en France en 2005 avec les feux de croisement ont dit oui au texte, en raison de la luminosité différente des nouveaux feux, qui devrait permettre de toujours distinguer les deux-roues. « En Grande-Bretagne, on constate qu’il y a beaucoup de véhicules rouges et jaunes, sans doute pour être mieux vu, mais en France, les véhicules gris, moins visibles, sont de plus en plus fréquents. Cette mesure permettra de remédier à leur manque de visibilité », se réjouit Bernard Potier, le président de l’association de la Prévention routière. Pour lui, les feux dédiés présentent des avantages, ils sont moins forts que les codes, ils éblouieront donc moins, et ils consomment peu d’énergie, d’autant qu’ils ne seront installés qu’à l’avant. Cette mesure s’inscrit dans le cadre de la politique volontariste menée au niveau européen par la Commission de Bruxelles, objectif : diviser par deux le nombre de morts sur les routes d’ici 2010 par rapport à 2001. Parmi les autres améliorations techniques réclamées par les associations : l’obligation d’équiper les voitures d’un limitateur de vitesse (Intelligence speed adaptor) : basé sur la technologie du GPS, cet engin indique au véhicule quelle vitesse il doit respecter sur un segment particulier. « ça c’est l’avenir », plaide Bernard Potier. On n’y est pas encore.
Isabelle ORY
Une nouvelle étude conteste l?efficacité des péages
Dans tous les pays, la taxation a surtout fait baisser le trafic à vide des poids lourds Le projet de révision de la directive Eurovignette, qui prévoit d’internaliser les externalités, n’a pas fini de faire couler de l’encre. Dernier exemple en date, une étude commandée par le Parlement européen à un institut italien spécialisé, Trasporti e Territoria, afin de faire le point sur les différents systèmes de tarification routière en vigueur en Europe et d’évaluer leur impact sur la répartition entre les différents modes. Mauvaise surprise pour les avocats du transfert modal : les péages, qu’ils soient basés sur le temps ou la distance parcourue, ne sont pas un outil très efficace ! « Les expériences montrent qu’aucune modification importante de la répartition modale n’a été observée », notent tout simplement les experts après examen de la situation dans les pays qui font déjà payer l’utilisation de la route. Selon eux, la taxation ne peut être qu’une facette d’une politique plus globale et plus volontariste qui permette aux utilisateurs de faire des choix alternatifs à la route. Pas la panacée donc. Si impact réel il y a, il s’observe surtout au niveau du renouvellement du parc, à condition de coordonner la mise en place des grilles de tarification avec le calendrier d’application des normes Euro, afin de permettre aux entreprises de transport routier de mieux planifier leurs investissements. Globalement, la taxation incite aussi les entreprises à rouler le moins possible à vide et à s’organiser différemment pour limiter les coûts. Pour que la tarification fasse sentir des effets, relèvent les experts de TRT, il faut qu’elle soit extrêmement différenciée en fonction du poids, de la norme Euro, du moment de la journée, du lieu et potentiellement du bruit. Ils estiment également qu’il faut l’appliquer aux véhicules de plus de 3,5 tonnes, pour qu’ensuite il soit envisageable de l’étendre aux voitures. Les péages doivent concerner l’ensemble du réseau et la technologie doit être interopérable d’un pays à l’autre. Du grain à moudre donc à la fois pour les partisans de la proposition de la Commission européenne qui reprend déjà la plupart de ces éléments, mais aussi pour ses adversaires qui pourront toujours pointer que l’efficacité de la nouvelle directive reste à prouver et que son utilité est donc contestable. Les débats sur le sujet devraient animer les sessions de la Commission Transport du Parlement une grande partie de l’automne.
Isabelle ORY
La région Poitou-Charentes lance un site de covoiturage
Le conseil régional Poitou-Charentes a décidé de favoriser le covoiturage en lançant une plate-forme mutualisée sur Internet Sur un trajet aller-retour de 30 km par jour, effectué 200 fois par an, trois personnes qui se regrouperaient dans un même véhicule économiseraient chacune 1 800 euros. Partant de ce constat, le conseil régional Poitou-Charentes a décidé de favoriser le covoiturage en lançant une plate-forme mutualisée sur Internet. Un outil qui s’inscrit dans le cadre de la politique d’excellence environnementale mise en place par Ségolène Royal, présidente du conseil régional. Le site regroupera les annonces de particuliers. Il offrira également une représentation cartographique des trajets ainsi que des informations sur le covoiturage (assurance, économie réalisées, tarifs indicatifs pour le partage des frais d’essence)… Pour les acteurs régionaux, ce moyen de transport doit permettre la réduction des émissions de gaz à effet de serre, de favoriser la complémentarité avec les transports collectifs, notamment dans les zones rurales non desservies par ces transports, et d’agir sur le pouvoir d’achat en diminuant la facture énergétique des ménages. Le site sera opérationnel à partir de janvier prochain. Outre, la région, les communautés d’agglomération de Poitiers et de Niort, ainsi que les conseils généraux de la Vienne et des Deux-Sèvres sont associés à ce projet. La Région s’engage à financer l’outil de base avec l’aide de l’Ademe et de Fonds Européens (FEDER). Les collectivités devront de leur côté mettre en place des actions d’accompagnement et d’information nécessaires au développement du covoiturage sur leurs territoires, et notamment des interventions au sein des entreprises.
Jean-Sébastien THOMAS
Autopartage : Marguerite s?enracine à Nantes
Après quatre mois d’existence, la formule d’autopartage Marguerite a trouvé un public, étend maintenant son territoire et abaisse ses « droits d’entrée » Epanouie, la Marguerite nantaise ! Après quatre mois d’existence, cette formule d’autopartage a trouvé un public. Elle étend maintenant son territoire et abaisse ses « droits d’entrée » pour diminuer encore la crainte que ses clients potentiels ont de l’essayer. La commercialisation a commencé mi-avril avec onze stations et 30 voitures, dans le centre de Nantes. Après des débuts timides, le rythme des abonnements est de 7 à 8 par jour pour un total de 75 abonnements au 15 septembre. « Un démarrage satisfaisant. Nulle part, le marché de l’autopartage ne s’est allumé d’un coup de flamme », raisonne Thierry Lesaffre, créateur du service et à l’origine loueur de voitures. Son objectif est de 300 abonnés au bout d’un an, 1 000 pour commencer à gagner de l’argent. Il a investi 900 000 euros et ne prévoit un bénéfice qu’au mieux dans trois ans, au pire dans sept. Pour lui, même si en ville, la page du tout-automobile est bien tournée, même si le transport public est en vogue et que l’heure est à l’éparpillement des modes de transports, l’autopartage reste un concept neuf. Il prend du temps à s’installer dans la vie des gens. La société i-marguerite (les réservations se font surtout par Internet) s’est un peu ajustée pendant l’été. Sa priorité est de « sécuriser le citoyen », de l’inciter à essayer l’autopartage. Par la communication d’abord. « Nous disons qu’aucune durée minimale d’engagement n’est demandée. Nous n’en exigions aucune, mais le dire change tout. » Le loueur a enfoncé le clou en lançant son offre « satisfait ou remboursé ». Pendant trois mois, s’il se désabonne, le client peut récupérer les 100 euros de droit d’entrée. En plus de la restitution normale de son dépôt de garantie de 150 euros. Les souscriptions se sont alors envolées. En septembre, une offre « découverte », supprime même les 100 euros de droit d’entrée. Le client voyage avec son abonnement mensuel de 9,90 euros par mois, carburant compris (+ le prix de l’heure et au km). Les dirigeants d’i-marguerite accentuent aussi les « avantages » dont bénéficient les abonnés dans les autres services liés à la mobilité à Nantes : accès dans les aires piétonnes, heures gratuites dans les parkings payants, tickets dans le tram et le bus, des tarifs préférentiels chez les loueurs pour le week-end et les vacances. Les premières analyses de clientèle révèlent de bonnes surprises. L’autopartage évite la possession de beaucoup de voitures personnelles. Les retraités sont partants. Les entreprises aussi. Trois nouvelles stations d’autopartage vont entrer en service d’ici la fin de l’année.
Hubert HEULOT
Cafouillage au Parlement européen sur le CO2 des voitures
Les divergences au sein du Parlement européen sur l’épineux dossier de la baisse des émissions de CO2 des voitures ont éclaté au grand jour le 25 septembre dernier. Après un vote très favorable aux constructeurs à la Commission Industrie, les partis politiques avaient élaboré un compromis entre les intérêts des industriels et la protection de l’environnement. Mais les députés de la Commission Environnement n’ont pas suivi les consignes de vote et s’en sont tenu à peu de chose près à la proposition initiale de la Commission européenne (130 grammes à l’horizon 2012) qu’ils ont assorti d’un objectif à plus long terme (95 grammes en 2020). Une demi-victoire seulement pour les écologistes, car elle s’explique surtout par le lobbying contradictoire des constructeurs automobiles européens dont les intérêts divergent. Le sujet reviendra en séance pleinière mais certains estiment désormais qu’il faudra attendre des mois avant de trouver un accord définitif.
Des bus maritimes électro?solaires à La Rochelle
Dans le cadre du développement durable et de la filière électrique, la communauté d’agglomération de La Rochelle a lancé un appel d’offres pour l’acquisition de deux bateaux électriques solaires (catamarans) d’une capacité de 75 places environ et entièrement accessibles aux personnes à mobilité réduite et aux vélos. Le premier sera livré en décembre 2008, et le second en mars 2009 par la société Alternative Energie. Ils fonctionneront d’abord à l’énergie solaire, et l’électrique prendra le relais si nécessaire. Ouverte en 1983, la ligne régulière entre le Vieux Port de La Rochelle et le Port des Minimes (port de plaisance) est assurée par deux « bus de mer », actuellement à propulsion diesel. Le trajet de 6 à 7 km est d’une durée de 15 à 20 minutes : 18 000 km sont effectués par an environ. Plus de 163 000 tickets ont été vendus à bord en 2007. Ce chiffre ne prend pas en compte les voyages effectués par les abonnés du transport public (vélos en libre service, train, bus, etc.) qui ne sont pas comptabilisés. Les prochains bus de mer seront équipés de valideurs, ce qui permettra un comptage plus fin. La Rochelle vient par ailleurs d’acquérir un second bateau passeur électro-solaire, qui relie le centre-ville et le quartier sud en 2 min.
Aubagne fait le pari de la gratuité
La gratuité dans les transports urbains était au cœur du programme électoral de la liste Gauche unie conduite, lors des dernières municipales, par le maire sortant d’Aubagne, Daniel Fontaine Elle sera effective « dans le courant du premier semestre 2009 » et « pour tous les voyageurs » des « bus de l’agglo », annonce le maire d’Aubagne, président de la commission des Transports de cette communauté de 11 communes et 96 000 habitants aux portes de Marseille. L’agglomération compte couvrir les pertes de recettes de billetterie – soit 749 000 euros en 2007 qui représentent moins de 10 % des dépenses (9,4 millions d’euros) – par le versement transports, la taxe versée aux AOT par les entreprises de plus de 9 salariés. A Aubagne, le produit de cette taxe au taux de 0,6 % est de 2,8 millions d’euros par an. Or ce taux passe à 1 % lorsque la collectivité dépasse les 100 000 habitants, chiffre que l’agglomération serait sur le point d’atteindre. Ce complément fiscal sera le bienvenu à l’heure d’adapter le réseau. « Les villes qui ont fait le choix de la gratuité ont vu la fréquentation exploser, comme à Châteauroux, une agglomération comparable à la nôtre, ce qui ne va pas sans poser des difficultés. Le matériel s’use davantage, il faut revoir le cadencement du réseau et on peut penser que, sur les lignes structurantes, un renforcement de l’offre sera nécessaire », reconnaît Daniel Fontaine. Mais le choix est fait et, pour Alain Belviso, président de l’agglomération, il est audacieux : « L’audace aujourd’hui, c’est le transport urbain gratuit ; c’est autre chose qu’un chèque transports que le patronat ne veut pas payer. » Pour lui, c’est une « rupture » et « une démarche globale en faveur des transports publics, du développement durable et de l’efficacité sociale » qui va au-delà des appartenances politiques. Et de citer la majorité UMP de Châteauroux, qui a instauré en 2002 la gratuité dans les transports. « Nous sommes allés voir et nous sommes revenus confortés dans nos choix », s’enthousiasme Alain Belviso. Dans les cartons du Pays d’Aubagne et de l’Etoile il y a aussi la réalisation d’une ligne de tramway est-ouest de 7 km entre la zone d’activité des Paluds, à Aubagne, et la commune de La Penne-sur-Huveaune. Elle devrait être en partie sur l’emprise d’une ancienne ligne de tramway abandonnée à la fin des années 50. L’agglomération veut aussi lancer la réalisation d’un TCSP nord-sud de 17 km, dont le mode reste à définir, sur l’emprise de l’ancienne voie ferrée de Valdonne reliant le pôle d’échanges d’Aubagne (dont l’extension devra être envisagée) aux communes de Roquevaire, Auriol et La Bouilladisse. Cette ligne suit l’axe le plus emprunté aujourd’hui par les automobilistes de l’agglomération. « En octobre nous allons lancer les premières études et réunir des groupes de travail avec la population, annonce Alain Belviso. Nous souhaitons qu’à la fin du mandat les premières sorties de terre soient réalisées. » L’agglomération compte mener ces deux projets de front. Un « schéma vélo » est par ailleurs en cours de finalisation et un dispositif de prêt de vélos va être expérimenté. Il est lancé lors des journées des transports à Aubagne, du 17 au 19 septembre. Chaque vélo est prêté pendant trois mois à une même personne. Le prêt est renouvelable trois fois. L’agglomération compte établir un bilan dans neuf mois. Un Plan de déplacements entreprises va également être proposé aux sociétés de la ZA des Paluds. Et, pour montrer l’exemple, la communauté d’agglomération, dont le siège y est implanté, en propose un à ses 200 salariés. Enfin, il faut ajouter à ces projets la construction d’une troisième voie ferroviaire entre Marseille et Aubagne qui, vers 2013, devrait permettre la circulation d’un TER toutes les 10 minutes entre les deux villes. A Aubagne, le choix de la voiture risque d’être bientôt obsolète…
José SOTO
Fréquentation en baisse dans les parkings du centre-ville de Lyon
Si Lyon Parc Auto (LPA) a enregistré pour la première fois en 2007 un baisse de fréquentation des parkings, celle-ci a des conséquences limitées Nouveau président de Lyon Parc Auto (LPA) et premier adjoint à Lyon, chargé des Déplacements, Jean-Louis Touraine assume le grand écart entre ses deux fonctions, a priori opposées, grâce au statut de la SEM Lyon Parc Auto, entreprise citoyenne : « LPA n’est pas seulement une société commerciale, mais aussi la société du Grand Lyon et de Lyon, qui privilégient le report des déplacements en voiture vers les modes doux. » Dans ces conditions, la baisse de fréquentation des parkings enregistrée par LPA pour la première fois en 2007 a des conséquences limitées. D’autant plus que la baisse reste contrastée : elle est globalement de -1 % à périmètre constant pour les usagers horaires, mais le nombre des abonnés reste stable. La baisse est surtout sensible dans les grands parkings Centre Commercial Part Dieu (-2 %), Antonin-Poncet à Bellecour (-6 %) et Bonnel-Part-Dieu (-16 %). Alors que des parkings moins importants comme Croix-Rousse et Saint-Georges (Vieux-Lyon) affichent une forte progression, à +26 % et 46 %. Et avec deux nouveaux parcs ouverts et trois parcs exploités sur une année entière en 2007, LPA confirme son attractivité (+3 %) auprès des automobilistes. La baisse de fréquentation des parcs s’inscrit dans la tendance à la diminution de la part de la voiture dans les déplacements, qui est passée de 52 % à 47 % depuis 2002. Malgré une année en demi-teinte, le chiffre d’affaires (41 millions d’euros) augmente grâce à l’ouverture de nouveaux parcs. Il s’annonce déjà à la hausse pour 2008 avec deux réalisations importantes, le parc Morand (735 places) dans le 6e arrondissement, inauguré cette semaine, et l’ouverture du Parc Tony Garnier (850 places) à Gerland, prévue en novembre. Cerise sur le gâteau, la SEM réalise aussi un bénéfice meilleur que prévu, à 2,31 millions d’euros. 500 000 euros seront versés aux actionnaires, dont 62 % aux collectivités locales.
Claude FERRERO