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Catégorie : Transports routiers
Retrouvez toute l’actualité des transports routiers et urbains : Bus, voitures électriques, politiques d’aménagements urbains

Le Sytral choisit Hess pour renouveler le parc de trolleybus lyonnais
Le parc de trolleybus lyonnais poursuit son renouvellement, avec l’attribution au constructeur suisse Hess d’un nouveau marché de trolleybus articulés IMC (In Motion Charging), avec stockage d’énergie électrique dans les batteries embarquées lorsque le trolleybus circule sous les lignes aériennes de contact. Actuellement, 34 trolleybus de ce type, le LighTram 19 DC, sont déjà en service sur les lignes C13 et C11 du réseau TCL. Pour Hess, cette nouvelle commande pourrait être une des plus importantes jamais passées, à peine quelques jours après l’annonce d’une commande massive de bus électriques à Genève.
Ces trolleybus articulés sont destinés à remplacer l’ensemble des 55 trolleybus articulés Cristalis de 18 m des lignes C1, C2 et C3, ainsi que les 69 Cristalis de 12 m qui équipent les lignes C4, C14 et C18. Sur ces trois dernières lignes, le passage à des véhicules articulés se traduira par 30 % de capacité supplémentaire. Le Sytral ajoute que la future ligne de BHNS entre la Part-Dieu et Sept-Chemins, ainsi que les lignes C5 et C25 (à électrifier en 2025 et 2026), devraient également bénéficier de trolleybus IMC en remplacement des bus thermiques actuels. En revanche, rien n’est dit sur le devenir des trolleybus courts (voir photo) MAN-Kiepe-Hess qui équipent depuis 23 ans la ligne S6 (Hôtel-de-Ville – Croix-Rouge) du réseau TCL.
P. L.

Hess et Hitachi Energy électrifieront les bus de Genève
A l’horizon 2030, le parc d’autobus de Genève devra être à 100 % alimenté par de l’électricité renouvelable. Dans cette perspective, les Transports publics genevois (tpg) ont choisi le constructeur suisse Hess, associé à Hitachi Energy, pour fournir non seulement les bus, mais aussi les infrastructures nécessaires au déploiement de ces véhicules, dont la mise en service est prévue à partir du premier semestre 2025. Toutefois, la décision d’adjudication prise par les tpg, qui fait suite à l’appel d’offres international lancé le 24 mars dernier, peut encore faire l’objet d’un recours.
En l’attente de la signature du marché, les tpg « s’apprêtent à commander » un total de 119 véhicules à batteries « qui seront assemblés en Suisse » par Hess, dont 65 articulés et 54 autobus « double-articulés » (bi-articulés). Les infrastructures nécessaires à l’exploitation de ce parc sur six lignes du réseau tpg et aux dépôts seront produites par Hitachi Energy sur son site de Genève. « Différentes options permettront la réalisation de commandes additionnelles », ajoutent les tpg. Cette transition sera financée par l’emprunt vert contracté par les tpg le 1er septembre dernier et la subvention d’investissement votée par le Grand Conseil genevois le 14 octobre.
Les tpg ont choisi un système de recharge par opportunité, solution développée dans le cadre du projet TOSA, avec 12 bus articulés. Une recharge rapide des véhicules est effectuée aux terminus, ainsi que par biberonnage, durant un ou deux arrêts le long du parcours. Les tpg justifient ce choix par la maîtrise des coûts d’exploitation qu’elle est censée permettre : la recharge par opportunité « maximise l’utilisation des infrastructures et optimise le nombre de véhicules nécessaires à l’exploitation d’une ligne grâce à un temps de recharge limité, tout en permettant d’allonger la durée de vie des batteries et de réduire leur taille ». Plutôt transporter un minimum de batteries et un maximum de voyageurs !

Bus TOSA des tpg à Genève. Enfin, selon les tpg, l’électrification complète de son parc de bus « représentera seulement une augmentation de 0,9 % de la consommation électrique du canton de Genève ».
P. L.

Recalé en Ile-de-France, l’Espagnol Moventia ne désarme pas
Candidat malheureux aux appels d’offres d’Ile-de-France Mobilités pour les lignes de bus de la grande couronne, Moventia vient de remporter coup sur coup les contrats de bus de la communauté d’agglomération de Grasse et des vélos en libre-service de la métropole de Rouen.
Ne dites pas à Josep Maria Marti qu’en cinq ans, Moventia, le groupe de transport qu’il dirige en famille, n’a fait que deux prises sur l’Hexagone : Montbéliard et tout récemment Grasse. Et réussi à percer dans deux autres villes françaises, Clermont-Ferrand et Marseille, pour prendre le guidon des vélos partagés, avec sa filiale Inurba. Bientôt trois avec Rouen où, selon nos informations, l’Espagnol a remporté le marché.
Il a en revanche échoué en Ile-de-France, sur les appels d’offres des lignes de bus Optile, en grande couronne. « En France, les appels d’offres sont extrêmement fermés », commente le pdg de Moventia.
« Transdev et Keolis nous savonnent la planche »
« En 2017, Montbéliard était un ballon d’essai et surtout, le moyen de montrer comment on travaille, c’est un cycle de développement long, il faut démontrer aux élus nos capacités industrielles, les rassurer sur nos différences. Faire la chispa, comme on dit en espagnol », poursuit Josep Maria Marti. La chispa ? L’étincelle. A Montbéliard, on a même réussi à gagner de l’argent », se défend l’opérateur de transport catalan.
Faire des étincelles sur le marché français n’est visiblement pas chose facile, « Les deux majors du secteur, Transdev et Keolis, défendent leur forteresse, font un lobbying intense auprès des élus, nous savonnent la planche », reprenait Jorge Azevedo, directeur du développement France de Moventia, le 22 novembre lors d’un point presse. Avant de filer au salon des Maires qui se tenait à deux pas, porte de Versailles… Cet ancien de Transdev a aussi dirigé Smovengo, l’opérateur de Vélib’ Métropole, le service de vélos en libre-service de la Ville de Paris et des 60 communes de la métropole.
Deuxième concessionnaire Renault en Espagne
Originaire de Sabadel, dans la région de Barcelone, le groupe familial bientôt centenaire, créé par le grand père des actuels dirigeants (trois frères et sœurs) avait donc remporté en 2017 son premier contrat hexagonal en 2017 à Montbéliard (142 000 hab.) pour exploiter pendant six ans et demi le réseau de bus urbains, jusqu’alors aux mains de Keolis. Un contrat de 112 millions d’euros, remporté selon Jorge Azevedo en gagnant la confiance des syndicats. La même année, l’Espagnol gagnait un contrat de bus urbains à La Mecque.
Cinq ans après, en novembre 2022, le Catalan qui a également une grosse activité de concessionnaire automobile multi-marques (c’est le deuxième concessionnaire Renault en Espagne) vient de déloger Transdev de Grasse dans les Alpes-Maritimes. La communauté d’agglomération (100 000 hab.) lui a confié les clés du réseau de 70 bus, dont 9 électriques, et la construction d’un nouveau dépôt. Un contrat de dix ans qui démarre le 1er janvier 2023 pour un montant de 100 millions d’euros. Moventia dit étudier trois nouveaux appels d’offres sur l’Hexagone, principalement dans des villes moyennes.
Nathalie Arensonas
Moventia en chiffres
Implantations : Espagne (bus, tramways, vélos), France (bus, vélos), Finlande (bus, vélos), La Mecque (bus)
1 850 bus
45 000 vélos (dont 30 000 en France), 4 500 stations
41 tramways (à Barcelone)
150 millions de passagers/an
Un plan covoiturage avant Noël ?
Participant au Forum sur les déplacements durables, en marge du Congrès des maires le 22 novembre, Clément Beaune a confirmé l’annonce imminente d’un plan covoiturage, et qui « ira au-delà de l’incitation financière de 100 euros » mesure déjà révélée en octobre par le ministre délégué chargé des Transports.
Les contours du plan ne sont pas totalement arrêtés, outre cette prime d’environ 100 euros accordée aux covoitureurs du quotidien inscrits sur une plateforme, seraient aussi envisagés des parkings gratuits sur les aires d’autoroutes pour finir un trajet vers les lieux de travail à deux ou trois dans la même voiture, plutôt qu’en solo.
Les personnes déjà inscrites sur une plateforme de covoiturage longue distance, type Blablacar, sont a priori exclues du dispositif d’incitation financière. Sauf si c’est pour se déplacer au quotidien. Bref, les trajets occasionnels sur la route des vacances ne seront pas subventionnés.
Comment vérifier qu’une fois la prime de 100 euros en poche, les covoitureurs inscrits ne partagent plus jamais l’habitacle d’une autre voiture au quotidien ? La prime serait versée au bout d’un certain nombre de trajets minimum, registre de preuves de covoiturage à l’appui.
N.A

Le train à hydrogène n’est pas l’idéal pour le Bade-Wurtemberg
Avec sa livrée blanche, jaune et noire du Bade-Wurtemberg, le train à hydrogène Mireo Plus H de Siemens était une des vedettes d’Innotrans, en septembre dernier, avec son voisin Mireo Plus B à batteries et aux mêmes couleurs. Mais au premier, le Land dans le sud-ouest de l’Allemagne préfère désormais le second pour remplacer les autorails diesel desservant les lignes non électrifiées du réseau. Ceci depuis la publication d’une étude réalisée par le consortium regroupant les cabinets TTK et Komobile.
Dans le cadre de cette étude, une comparaison a été effectuée entre une électrification classique par caténaire et la mise en œuvre de batteries embarquées dans les trains ou encore de piles à combustible (hydrogène). Et ce, tous frais compris, qu’il s’agisse des installations nécessaires ou de la production, de l’usage et de la maintenance des matériels roulants, en tenant compte du fait que certains itinéraires sont partiellement effectués sous caténaire et que des électrifications permettraient de combler certaines lacunes et de mailler le réseau ferré. Les besoins énergétiques et les émissions de CO2 ont également été pris en compte.
Pour le ministère des Transports du Bade-Wurtemberg, la conclusion semble sans appel : en se basant principalement sur l’aspect économique, le train à hydrogène, même alimenté à la caténaire lorsqu’elle est présente, ne bat ni l’électrification, ni le recours aux batteries sur les lignes desservant le Land. En effet, les distances à parcourir sans caténaire sont suffisamment courtes dans le Bade-Wurtemberg pour que la caténaire reste abordable par rapport au trafic assuré sur cinq des lignes étudiées, alors que l’autonomie offerte par les batteries est suffisante pour franchir les lacunes non électrifiées sur sept autres lignes du Land.
P. L.

L’Espagnol Moventia s’implante à Grasse
Le groupe familial catalan Moventia vient de remporter l’appel d’offres et déloge Transdev pour exploiter le réseau de bus de la communauté d’agglomération du Pays de Grasse (100 000 habitants), dans les Alpes-Maritimes. Un contrat de dix ans qui démarre le 1er janvier 2023 et inclut la construction d’un nouveau dépôt bus.
Pour Moventia et sa filiale française Moventis, c’est seulement la deuxième prise en six ans sur l’Hexagone. « En 2017, Montbéliard était un ballon d’essai », précise l’opérateur espagnol. En 2017, i avait remporté le contrat d’exploitation du transport urbain de Montbéliard (142 000 hab.) pour six ans et demi (112 millions d’euros). L’opérateur exploite également les vélos en libre-service à Clermont-Ferrand et Marseille.
Selon nos informations, Moventis est aussi en lisse à Rouen pour exploiter les vélos en libre-service.

Un nouveau dépôt multi-fonctions pour le réseau de bus d’Antibes
Après 18 mois d’études, puis un peu plus de deux ans de travaux, le nouveau dépôt de bus des Trois Moulins a été inauguré le 2 novembre à Antibes dans les Alpes-Maritimes. Avec ses six niveaux, dont quatre dédiés au remisage des véhicules (du sous-sol au R+4), il « présente une configuration totalement inédite pour un bâtiment de ce type« , affirment ses promoteurs. Il permet ainsi de rassembler, sur une surface foncière contrainte, l’ensemble du personnel (sur 1000 m2 de bureaux) et des véhicules (115 bus peuvent être entretenus sur place) tout en libérant les sites actuels du réseau Envibus qui dessert Antibes et son agglomération : Saint-Bernard et Azur Arena.
Le dépôt accueille également une station de compression de gaz naturel, avec deux postes de distribution en charge rapide et 30 postes en charge lente. « La station de compression a une capacité de remplissage d’environ 60 véhicules par jour. Afin d’assurer le ravitaillement des véhicules fonctionnant encore aux énergies fossiles, une cuve de gasoil et ADBlue est également disponible directement sur le site« , précise un communiqué.
Labellisé Bâtiment Durable Méditerranéen, le site a été pensé avec l’objectif de réduire son empreinte environnementale. Entre autres, 75 m2 de panneaux photovoltaïques assurent un fonctionnement électrique autonome, et les eaux de lavage doivent être recyclées à hauteur de 95%.
Keolis, qui assure, depuis le 1er juillet 2019, l’exploitation d’Envibus, le réseau de transport public de la Communauté d’Agglomération de Sophia Antipolis (CASA), articulé autour de 29 lignes, a assumé le rôle d’entreprise principale de construction pour ce projet. L’opérateur est ainsi devenu « la première entreprise de transport urbain à obtenir un marché global de performance (contrat où la réalisation des travaux est associée à l’exploitation/maintenance)« , rappelle le groupe.

Après les incendies de bus électriques, la batterie solide en question
En avril, un autobus électrique Bluebus de la RATP a brûlé alors qu’il circulait en plein Paris. A Stuttgart, quelques mois plus tôt, un incendie avait ravagé tout un dépôt. A son origine,un feu qui s’était déclaré sur un autobus eCitaro. Ces deux véhicules avaient pour point commun d’être équipés de batteries « tout solide ». Il n’en aura pas fallu davantage pour que le trouble s’immisce chez les opérateurs allemands.
Déjà le 4 avril, le feu s’était déclaré sur un autobus électrique de la RATP, près de la place Maubert, dans le 5e arrondissement. Peu de temps après, le 29 avril, un fait analogue survenait sur un second véhicule du même type, non loin de la Bibliothèque François Mitterrand, dans le 13e arrondissement. Cette fois, l’incendie de cet autobus, qui était en circulation commerciale sur la ligne 71 (Bibliothèque François Mitterrand-Porte de la Villette), allait se révéler particulièrement spectaculaire par son ampleur. La RATP décidait alors de mettre temporairement à l’arrêt les 149 véhicules électriques de ce type.
Dans les deux cas, il s’agissait d’autobus Bluebus 12 m IT3 dit « de nouvelle génération », dont les premiers exemplaires ont été mis en service à partir de janvier 2021. Ils se distinguent notamment de la série précédente par l’esthétique extérieure de leur face arrière, qui a été retravaillée, et inclue désormais une casquette de pavillon.
Cette nouvelle génération peut être équipée de sept packs de batteries IT3 d’une capacité totale jusqu’à 441 kWh, qui trouvent place à l’arrière du véhicule ainsi qu’en toiture. Comme sur la première génération, les batteries en cause font appel à la technologie LMP (Lithium Métal Polymère).
Un mois après le second incendie, Bolloré, constructeur des Bluebus, annonçait que l’origine des deux sinistres avait été « vraisemblablement identifiée », l’imputant « à l’assemblage d’un composant électronique sur une série donnée ».
Le gouvernement a émis une fiche de rappel de produit
Le 29 juillet, une fiche de rappel était émise sur le site gouvernemental des alertes de produits dangereux, dans la catégorie « automobiles et moyens de déplacement », pour les autobus Bluebus 12 m IT3 équipés de batteries LMP IT3 de Blue Solutions, filiale du groupe Bolloré. Ceux-là mêmes qui se trouvaient impliqués dans les deux incendies vécus par la RATP.
Rappelons que ces batteries dites « tout solide » sont uniques sur le marché. Elles se distinguent, comme leur appellation générique le laisserait supposer, par une cellule entièrement solide, sans présence de composants liquides ou de gel, et élaborée à partir de deux électrodes réversibles, qui se trouvent physiquement séparées par un polymère solide, tandis que le matériau utilisé pour l’une des électrodes est justement le lithium-métal, d’où le sigle LMP utilisé pour les identifier.
Or, la batterie « tout solide » a toujours été considérée comme un produit d’avenir. De fait, elle se caractérise par sa très haute densité énergétique, sa longévité, sa stabilité, son coût modéré, son aptitude à pouvoir être relativement bien recyclée, et la sécurité qu’elle est censée apporter, dans la mesure où elle peut résister à des températures extérieures fort élevées.
Motif : le positionnement défectueux de la feuille isolante mylar
La fiche A12/01089 du site gouvernemental stipule comme motif de rappel « le positionnement défectueux de la feuille isolante mylar ». Cette feuille isolante doit être placée entre deux cellules adjacentes dans la batterie. La fiche précise qu’un positionnement défectueux « peut conduire à un court-circuit, augmentant le risque d’incendie ». Et elle stipule d’ailleurs clairement l’incendie au titre des « risques encourus par le consommateur ».
Les évènements survenus en avril à Paris ne sont pas passés inaperçus outre-Rhin. Et tout particulièrement dans les villes allemandes où circulent les eCitaro de Mercedes équipés de batteries LMP de Blue Solutions, comme Munich, Lübeck ou encore Wiesbaden. Ainsi cette dernière localité du Centre-Ouest de l’Allemagne, capitale de la Hesse, doit exploiter, à terme, 120 véhicules de ce type. Les opérateurs, mais aussi les assureurs, souhaitent être rassurés. D’autant que le 30 septembre 2021, le feu qui s’était déclaré au dépôt d’autobus SSB (Stuttgarter Strassenbahnen, Tramways de Stuttgart) de Gaisburg, sur un autobus Mercedes eCitaro à batteries « tout solide » pendant son rechargement, s’est soldé par des dégâts de plus de dix millions d’euros. Cet incendie majeur a totalement détruit 25 autobus, dont deux véhicules historiques qui étaient en préservation.
S’étant produit en début de soirée, mais avant un nombre significatif de rentrées, le pire a pu être évité, d’autant que les personnels présents ont réussi à dégarer in extremis une soixantaine d’autobus pour les conduire en lieu sûr. Un brasier de plusieurs milliers de degrés a ravagé en profondeur les dalles en béton armé qui constituaient le sol des aires de remisage ainsi que, bien sûr, toutes les toitures.
Les bus diesel brûlent aussi
En Allemagne deux autres incendies dans des dépôts, sur la Rheinbahn à Düsseldorf (38 véhicules détruits, dont certains quasiment neufs), et sur l’Üstra à Hanovre (neuf véhicules détruits, dont des eCitaro) expliquent cette vague d’inquiétude, même si les autorités organisatrices n’entendent nullement revoir leurs plans en matière d’électromobilité.
A Stuttgart, le nouveau dépôt à construire à Gaisburg devrait prendre en compte l’éventualité d’un incendie d’une façon assez inédite. Partant du principe que le nombre de véhicules dont l’exploitation pourrait temporairement se passer tourne entre dix et quinze unités, l’idée est de concevoir les infrastructures de remisage sous la forme d’une douzaine de compartiments adjacents, séparés par des cloisons pare-feu, et recouvert par une structure de toiture jusqu’à 45 % perméable. Chaque compartiment ainsi constitué accueillerait une quinzaine de véhicules standard.
Comme les véhicules incriminés dans ces incendies sont, en général, assez largement détruits, les causes précises de ces sinistres demeurent toujours extrêmement difficiles à établir avec précision. A ce stade, il importe donc surtout de se garder de jeter l’opprobre sur telle ou telle technologie. Sans compter que chacune d’elles reste toujours perfectible, et que toute innovation a toujours entraîné son lot de déconvenues dans les tout débuts. Sans oublier que, régulièrement, des autobus diesel brûlent aussi.
Philippe Hérissé

La RATP distribue une prime de présence à ses conducteurs
Confrontée à un manque de conducteurs de bus, la RATP cherche non seulement à attirer de nouveaux profils mais aussi à lutter contre la vague d’absentéisme qui la touche. Le renforcement des contrôles menés en interne a permis de relever 500 arrêts frauduleux concernant 230 salariés et a donné lieu à des révocations et des licenciements, a indiqué Alexandre Guyot, le DRH bus et tramways de la Régie, lors de la conférence sur « Le défi social dans les transports publics franciliens », organisée par VRT le 20 octobre à l’Espace Saint Martin dans le 3ème arrondissement de Paris, juste avant la cérémonie de remise des Grands Prix de la Région Capitale.
Pour faciliter le retour à la normale, la RATP a mis en place une prime de présence. « Depuis octobre et au moins jusqu’à la fin de l’année, les conducteurs assidus toucheront entre 100 à 200 € mensuel», a annoncé Alexandre Guyot. Une initiative pas vraiment vue d’un bon oeil par les syndicats car les salariés ne sont pas forcément absents pour de mauvaises causes. La Régie, qui évalue ses besoins à 1500 conducteurs de bus cette année, en avait embauché 820 à fin septembre, a également indiqué le DRH au cours de cette table ronde.
En cette période de tensions sur les métiers, les transporteurs recourent aussi aux primes pour attirer de nouvelles recrues. C’est le cas notamment de Transdev qui verse une prime aux salariés parrainant des candidats. «La situation s’est déjà améliorée. Nous avons connu une vraie difficulté au sortir de l’été, au moment où des salariés avaient prolongé leurs congés. Les efforts menés par l’entreprise ont permis de rétablir la situation. Nous sommes passés de 250 conducteurs manquants en septembre, à moitié moins, en recourant à l’intérim », a indiqué Pierre Talgorn, le directeur régional Transdev Ile-de-France. Et d’ajouter : « Pour assurer le service, chaque matin, nous réorganisons le planning en fonction des absences de dernière minute, en donnant priorité au scolaire et au transport à la demande dans des lieux où l’on est dépendant du service. Et nous effectuons des rotations, pour que ce ne soit pas toujours les mêmes usagers qui soient impactés ».
Valérie Chrzavzez
Retrouvez l’intégralité du compte-rendu de la conférence de nos Grands Prix de la Région Capitale dans le numéro de novembre de Ville, Rail & Transports.
