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Catégorie : Transports routiers
Retrouvez toute l’actualité des transports routiers et urbains : Bus, voitures électriques, politiques d’aménagements urbains

Pourquoi Blablacar rachète Ouibus
Surprise, le 12 novembre, avec l’annonce du rachat de Ouibus par BlaBlaCar. La SNCF a expliqué être entrée en négociations exclusives pour la vente de sa filiale de transport par autocar. Celle-ci devrait être effective dans six mois.
Le montant envisagé n’est pas communiqué mais BlaBlaCar indique avoir réalisé une levée de 101 millions d’euros « impliquant la SNCF et des investisseurs existants de BlaBlaCar ». L’opération permet aussi à la SNCF d’entrer de façon minoritaire dans le capital de la plateforme de covoiturage.
Pour BlaBlaCar, lancé en 2006 par Frédéric Mazzela sous le nom de covoiturage.fr (rebaptisé sous son nom actuel en 2011), c’est un tournant. Après s’être lancée dans l’internationalisation à marche forcée, la société a dû revoir ses prétentions à la baisse (elle a fermé plusieurs bureaux en Inde, Turquie, au Mexique et au Royaume-Uni) mais elle affiche tout de même au compteur 65 millions d’utilisateurs dans 22 pays.
Nouveaux marchés pour BlaBlaCar
Confrontée à une concurrence de plus en plus rude, entre les nouveaux venus à l’étranger et le développement des cars Macron et du TGV à bas coût Ouigo, la plateforme de covoiturage a décidé de s’ouvrir à de nouveaux marchés en complétant son offre de covoiturage avec des bus « pour devenir la place de marché de référence pour le transport interurbain par la route », précise-t-elle dans un communiqué. Un segment de marché qu’elle a déjà testé pendant les grèves puisqu’elle avait lancé, en guise d’expérimentation, des trajets en car sur certaines destinations prisées.
En acquérant Ouibus (12 millions de voyageurs annuels, 300 villes françaises et transfrontalières européennes desservies), elle va pouvoir combiner deux solutions (bus ou covoiturage), mais aussi optimiser le taux d’occupation des véhicules et éviter de faire circuler un bus s’il est quasiment vide, tout en offrant une solution de porte à porte. La marque commerciale Ouibus (propre à la SNCF) s’effacera probablement.
Pour la SNCF, l’intérêt est multiple. L’entreprise publique se débarrasse d’une filiale déficitaire (45 millions d’euros en 2016, 36 millions en 2017, et un nouveau déficit cette année qui devrait tourner entre 20 et 30 millions d’euros) et met fin aux critiques récurrentes sur son soutien financier inconditionnel. Cette porte de sortie lui permet aussi de gérer de façon présentable une situation sociale délicate : sur les 200 salariés de Ouibus, seulement une partie ira chez BlaBlaCar tandis que les autres (une centaine, essentiellement des conducteurs puisque Ouibus a fini par sous-traiter 90 % de son activité à des transporteurs régionaux), se verront proposer au moins cinq offres de postes correspondant à leur métier au sein du groupe ferroviaire. Les conducteurs de bus étant très recherchés, notamment par Keolis, les possibilités d’embauche seront nombreuses, promet la compagnie ferroviaire qui pourrait aussi proposer des postes de conducteurs de trains ou de trams.
L’offre multimodale de la SNCF
Mais l’enjeu majeur de ce partenariat réside surtout dans l’alliance commerciale mise en place entre Blablacar et oui.sncf permettant à la SNCF d’être présent sur le plus large segment possible de la mobilité. Une stratégie qui lui permet de décourager un peu plus les transporteurs ferroviaires qui voudraient venir s’installer sur les lignes grandes distances. Le site de la SNCF pourra ainsi proposer l’offre de covoiturage de BlaBlaCar avant la fin de l’année. Et en 2019, oui.sncf proposera une offre combinant tous les modes, trains, bus et covoiturage, allant dans le sens du développement de sa plateforme de mobilité et de son assistant personnel de mobilité.
Cette alliance lui permet aussi de garder la maîtrise des données. Selon un porte-parole, « la SNCF garde le lien avec le client, c’est ce qui rapporte de la valeur. Cette stratégie permet d’éviter la désintermédiation ». En ligne de mire : le danger représenté par les GAFA et la nécessité de s’organiser pour commercialiser les données avant que la future loi d’orientation des mobilités ne vienne imposer de nouvelles règles en matière d’open data.
Le risque TER
Mais ce choix n’est pas totalement dénué de risques. « La SNCF prend une participation dans une société dont le modèle économique n’est pas stabilisé. Il est probable que BlaBlaCar devra encore procéder à des augmentations de capital à l’avenir et que la SNCF devra remettre au pot, avec peut-être des sommes encore plus importantes que le déficit de Ouibus », estime un bon observateur.
Autre risque : celui pesant sur le TER. Selon un représentant du syndicat l’UNSA, cette alliance du car et de la voiture pourrait faire concurrence au TER dont l’essentiel des recettes proviennent du voyageur occasionnel. Or, celui-ci est également le principal client des cars Macron et du covoiturage.
Marie-Hélène Poingt

1000 bus électriques à Paris, 3000 bus en Allemagne ?
Alors que la presse allemande venait de faire état d’une prochaine commande massive de bus outre Rhin, Valérie Pécresse a réagi à chaud… en avançant une comparaison discutable. 3 000 bus pour 80 millions d’Allemands, dit-elle contre 1 000 bus pour deux millions de Parisiens. Pas juste car les 3 000 bus, selon Wirtschaftwoche, seront commandés pour cinq villes allemandes : Berlin, Francfort, Cologne, Hambourg et Munich. Comme, grosso modo, elles totalisent 8,5 millions d’habitants, le ratio bus/habitants ne sera guère inférieur à celui de Paris.
Reste qu’avec sa commande qui, elle est déjà passée, de 1 000 bus, Paris, la première, a donné un signal très fort. De plus, les autorités organisatrices européennes, dit Valérie Pécresse sont restées « baba » devant les efforts entrepris par la RATP et IDFM qui se sont lancées avec détermination dans la conversion de dépôts de bus, préalable évident à l’accueil des nouveaux véhicules. Valérie Pécresse et Catherine Guillouard se félicitent à ce propos d’avoir été entendues par les pouvoirs publics. On pourra se passer d’enquête publique pour la transformation des dépôts, l’autorisation de les exploiter sera donnée sur la foi d’une déclaration. Le gain de temps pourrait être d’un, deux ans, voire plus.

Une plateforme publique pour le covoiturage dans le Grand Ouest
Partant du constat que 9 automobilistes sur 10 sont seuls quand ils prennent leur voiture, sept collectivités du Grand Ouest (Bretagne, Finistère, Nantes Métropole, la Carene Saint-Nazaire Agglomération, Brest Métropole, Rennes Métropole et la Dreal Bretagne, soutenues par l’Ademe) ont annoncé le 6 novembre le lancement d’une plateforme publique Ouestgo.fr pour favoriser le covoiturage de proximité.
Cette plateforme met gratuitement en relation les covoitureurs. Elle dispose d’une base de données uniques qui bénéficie des informations de sites anciens qui appartenaient aux collectivités parties prenantes du nouveau système et qui ont été fermés.
Ouestgo.fr peut aussi informer les usagers d’itinéraires possibles en transport en commun grâce à une connexion aux calculateurs d’itinéraires de BreizhGo pour la Bretagne et de Destinéo pour les Pays de la Loire.

« Nous sommes vigoureusement opposés à une vignette sur les autocars »
Interview de Jean-Sébastien Barrault, président de la FNTV
Le congrès de la Fédération nationale des transports de voyageurs se tient le 14 novembre à Paris. Jean-Sébastien Barrault, président de la FNTV, fait le point pour VR&T sur les grands sujets qui inquiètent les transporteurs. Parmi eux, la crainte d’une application de la vignette poids lourd aux autocars, la grande difficulté de recruter des conducteurs ou l’équilibre économique des cars Macron.
Ville, Rail & Transports. Trois ans après la libéralisation du transport par autocars, quel bilan tirez-vous des cars Macron ?
Jean-Sébastien Barrault. Les autocars Macron ont pris leur place parmi les différentes offres de transport en France, à côté du train, de l’avion ou des modes de mobilité partagée. C’est un véritable succès populaire. Depuis la loi Macron de 2015, ils ont transporté en tout 18 millions de personnes. Et une part très significative de ces personnes, de l’ordre de 17 %, n’aurait jamais voyagé sans eux.
Ils représentent, de plus, près de 2 500 emplois, non délocalisables par définition.
Enfin, ils ont fortement contribué à revaloriser le mode autocar. Il était souvent vu comme un mode low cost à faible qualité de service. Ils ont montré que c’est un mode compétitif financièrement, et attractif en termes de qualité de service, de confort pour le voyageur.
VR&T. Donc un bilan extrêmement positif ?
J.-S. B. Avec néanmoins une très forte inquiétude. Tous les opérateurs et les sous-traitants perdent de l’argent. Un mode n’est viable que s’il atteint son équilibre économique. Ces déficits importants sont dus aux prix de vente insuffisants, à la concurrence très forte entre opérateurs et avec d’autres modes. L’offre ferroviaire Ouigo, notamment, leur fait une forte concurrence.
Je dois avouer que je suis assez préoccupé par toutes les mesures fiscales qu’entend prendre le gouvernement sur notre secteur et qui vont encore alourdir la balance économique des autocars Macron, à une époque où, au contraire, il faudrait réfléchir aux mesures pour les sauver.
VR&T. A quelles mesures pensez-vous?
J.-S. B. Nous avons des frais de péage colossaux. Nous avions appelé de nos vœux avant la loi une réflexion avec les sociétés concessionnaires des réseaux autoroutiers, qui ont vu dans les autocars Macron un effet d‘aubaine pour augmenter leurs recettes. Nous avions espéré des mesures d’accompagnement. C’est le moment de se remettre autour de la table. Il faut une vraie réflexion sur la fiscalité du mode autocar.
VR&T. Les régions sont devenues vos autorités organisatrices, les appels d’offres changent de taille. Cela ne fragilise-t-il pas les PME face aux grands groupes ?
J.-S. B. Il faut tout faire pour que les PME puissent exister demain. Elles représentent une formidable richesse. Or, elles vont avoir de grands challenges à relever dans les années qui viennent.
Parmi ceux-ci, il y a effectivement des contrats avec les grandes régions et des appels d’offres qui, on l’imagine, peuvent être plus grands. Il y a aussi des investissements très lourds pour la transition écologique, alors même qu’on manque de visibilité sur les choix technologiques. De plus des connaissances de plus en plus fortes sont requises pour faire face à la transition numérique. C’est le rôle d’une fédération comme la FNTV d’accompagner les PME.
VR&T. Comment remplissez-vous ce rôle ?
J.-S. B. Nous poursuivons des travaux avec Régions de France sur la contractualisation. L’année dernière, nous avions présenté des travaux sur la transition énergétique dans le monde de l’autocar qui méritent d’être actualisés. En matière numérique, nous avons créé une nouvelle structure, FNTV Nouvelles mobilités, qui a vocation à accueillir tous les nouveaux acteurs de la mobilité. Ces acteurs font peur, mais je pense qu’on est plus fort en travaillant avec eux au sein de notre fédération plutôt qu’en les regardant de l’extérieur sans les connaître.
VR&T. On a parfois l’impression que les grands groupes rachètent les PME. Est-ce le cas ?
J.-S. B. Au sein de notre fédération, la part des PME et des grands groupes n’a pas évolué de manière significative depuis des années. Les PME représentent toujours 55 % des entreprises de Transport routier de voyageurs, et les grands groupes 45 %. Des PME se vendent à des groupes, des PME se vendent à d’autres PME, de nouveaux acteurs apparaissent. Et l’on voit apparaître de « grosses PME ». Les entreprises sont obligées d’atteindre une taille critique et de se diversifier pour ne pas être dépendantes d’une seule région.
VR&T. Autres grands sujets pour lecongrès
de la FNTV ?J.-S. B. Pour nous, c’est le congrès des transitions, du fait de tous les changements que l’on observe dans notre secteur. La Loi d’orientation des mobilités va avoir une part importante. Et l’on essaiera de parler de ce qui n’est pas dans la LOM et qu’on aurait aimé y trouver. Un accompagnement de la transition technologique, environnementale. On avait eu des garanties qu’on bénéficierait d’un suramortissement pour les véhicules à zéro émission, étendu à tous les types de véhicules, gaz, électrique hydrogène et allongé dans la durée. Aujourd’hui, cela ne figure pas dans la LOM.
On parlera des plateformes numériques. On souhaiterait qu’il y ait dans la LOM un dispositif d’encadrement des plateformes qu’on voit apparaître, afin que les clients aient la garantie que ces entreprises travaillent avec des transporteurs qui respectent la réglementation, et que ces plateformes aient les mêmes contraintes que ces entreprises. On parlera de contractualisation. Le président de Régions de France, Hervé Morin, sera présent pour présenter les travaux que j’évoquais sur les modes de contractualisation. Et on parlera de deux sujets qui sont nos préoccupations majeures.
VR&T. Lesquels ?
J.-S. B. Le premier, ce sont les mesures fiscales et les charges supplémentaires. Nous sommes vigoureusement opposés à la mise en place d’une taxe poids lourd qui s’appliquerait aussi aux autocars. Ce serait méconnaître les vertus écologiques de l’autocar. Et méconnaître l’équilibre économique de nos entreprises. Une vignette poids lourd pesant sur l’autocar fragiliserait considérablement des entreprises dont les marges sont déjà très faibles.
On parlera également du CICE qui va être fiscalisé à partir de 2019. C’est important dans les comptes des entreprises. On parlera aussi du financement des formations obligatoires. Il y a des enjeux de sécurité et il est normal qu’il y ait des formations obligatoires. Mais ces formations vont être directement financées par les entreprises de plus de 50 salariés qui ne pourront plus se faire rembourser. Ceci va alourdir considérablement le coût du transport.
VR&T. Quel est le deuxième sujet de préoccupation ?
J.-S. B. L’emploi et le recrutement. Nos entreprises ne trouvent plus de conducteurs. Il faut un véritable plan pour résoudre ce problème, dans lequel chacun des acteurs prendrait ses responsabilités : le gouvernement, les organisations patronales, les organisations salariales. On y prendrait des engagements, pour lever des barrières à l’entrée, pour rendre le secteur plus attractif, pour faire des campagnes de communication sur les besoins du secteur. Nous tirons la sonnette d’alarme. Le secteur est menacé à moyen terme si on ne traite pas ce problème. Nous souhaitons une vraie réflexion sur l’âge du permis de conduire. On ne peut pas aujourd’hui devenir conducteur avant 21 ans : c’est trop tard. On souhaiterait aussi une réflexion sur les indices de nos contrats. L’indice sur le coût de la masse salariale est extrêmement large et ne tient pas compte spécifiquement de notre secteur. Ce qui ne nous permet pas de travailler sur ce problème de l’attractivité de notre secteur.
Propos recueillis par François Dumont

Keolis remporte le réseau de bus de Greensboro aux Etats-Unis
Keolis a annoncé le 17 octobre qu’il exploitera le réseau de bus de Greensboro (Caroline du Nord), aux Etats-Unis, à partir du 1er janvier prochain. L’autorité de transport de Greensboro (GTA) a en effet confié à Keolis Transit America l’exploitation de ses 16 lignes de bus régulières et de ses cinq lignes desservant les principaux campus universitaires et écoles de la région ainsi que son service de transport adapté aux personnes à mobilité réduite. Un contrat qui représente un chiffre d’affaires annuel de 17,3 millions d’euros. Particularité de ce réseau : il va progressivement électrifier son parc de 43 bus avec notamment 14 nouveaux véhicules d’ici mars prochain.
Keolis renforce donc sa présence aux Etats-Unis où il gère actuellement – via ses filiales Keolis Transit America, Keolis Rail Services Virginia et Keolis Commuter Services – des services de transport dans cinq Etats (Virginie, Floride, Massachusetts, Nevada et Californie).

Le Sytral commande des trolleybus articulés à batteries
Que Lyon reste fidèle au trolleybus n’est pas une nouvelle en soi, mais le temps est maintenant venu de renouveler son parc. Après les autorités responsables des transports de Limoges et Saint-Etienne, le Sytral a lancé à son tour, le 28 octobre dans le Bulletin officiel des annonces des marchés publics (BOAMP), un appel d’offres pour rééquiper la ligne majeure C13 (Grange Blanche – Montessuy Gutenberg) avec des trolleybus autonomes sur batteries, pouvant également fonctionner en l’absence de lignes aériennes de contact.
Le marché portera sur la « fourniture complète du système de transport bi-modes de la ligne C13 », c’est-à-dire les trolleybus (sans systèmes de charge au dépôt), tous les systèmes de gestion embarqués ou au sol, les systèmes de décharge de données et tous les logiciels associés. Il s’agit d’un accord-cadre, conclu pour une durée de huit ans, portant sur un minimum de 18 trolleybus. « L’estimation en quantité des commandes sur toute la durée de l’accord-cadre est de 20 trolleybus, y compris tous les systèmes de transport associés, ce qui représente une estimation financière de 19 millions d’euros hors TVA », précise le Sytral.
P. L.

Frontière franco-suisse : une première pour le covoiturage
La société Autoroutes et Tunnel du Mont-Blanc (ATMB) et le Canton de Genève ont ouvert la première voie de covoiturage sur une autoroute transfrontalière. L’opération expérimentale prévue pendant un an crée une voie réservée aux heures de pointe pour les véhicules ayant au moins 2 personnes à bord à la douane de Thônex-Vallard, sur un kilomètre de part et d’autre de la frontière. Le dispositif devrait permettre un gain de temps de 33 % sur un trafic de 20 000 véhicules/jour et une meilleure fluidité de circulation dans Genève.
C. F.

18 cars à haut niveau de service en location pour le Tarn
Le Tarn, dont le réseau de transports interurbain est désormais intégré au service régional de transports d’Occitanie LiO, vient de réceptionner 18 nouveaux cars à haut niveau de service Mercedes Tourismo RH équipés de système anticollision, caméras de recul, enregistrement de conduite, prises USB et défibrillateur. Nouveauté pour le réseau de 24 lignes régulières opéré par la société publique locale baptisée « D’un point à l’autre », propriétaire d’un parc de 84 cars de grande capacité : la location de ces véhicules, afin de bénéficier d’un renouvellement au bout de six ans et 500 000 km.
C. S.-S.

Des zones à faibles émissions dans 15 collectivités d’ici fin 2020
François de Rugy, ministre de la Transition écologique et solidaire, et Elisabeth Borne, ministre chargée des Transports, ont présenté lundi 8 octobre avec les élus de 15 villes et métropoles particulièrement touchées par la pollution atmosphérique, leurs engagements communs concernant les zones à faibles émissions (ZFE).
Ces 15 collectivités s’engagent à déployer ou renforcer des ZFE d’ici 2020. Et l’Etat de son côté s’engage notamment à « apporter son soutien, aux territoires dans le cadre de leurs travaux préparatoires et à mettre en place les mesures réglementaires nécessaires pour permettre un développement et un fonctionnement efficaces des zones », est-il précisé dans un communiqué.
« Aujourd’hui, avec 15 premiers territoires qui se mobilisent pour le déploiement des zones à faibles émissions, nous lançons une dynamique que nous voulons irréversible tant au niveau local que national », a déclaré Elisabeth Borne, le 8 octobre. « C’est pourquoi nous avons travaillé ensemble dans le cadre des Assises nationales de la mobilité et pour la préparation de la future loi d’orientation des mobilités », a-t-elle ajouté.
Pour rappel, les ZFE sont des zones dont l’accès est réservé aux véhicules les moins polluants, sur la base du système de vignettes Crit’air. Leur mise en place est décidée par les collectivités locales, qui en définissent les critères de leur choix : délimitation géographique, catégories et classes de véhicules concernés, modalités horaires, progressivité des règles dans le temps ou encore dérogations octroyées.

Provence-Alpes-Côte d’Azur veut lancer deux lignes d’autocars 100 % électriques
Dix autocars 100 % électriques devraient traverser les Bouches-du-Rhône, le Var et le Vaucluse à partir juillet 2019. La région Provence-Alpes-Côte d’Azur souhaite en effet déployer avec Transdev deux lignes express régionales 100 % électriques – Toulon – Aix-en-Provence et Avignon – Aix-en-Provence – avec des autocars Ice12 du constructeur chinois Yutong qui effectueront ces trajets de près de 200 km.
« Nous éviterons ainsi chaque année le rejet 600 tonnes de CO2 dans l’atmosphère », souligne Renaud Muselier, président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur dans un communiqué. Thierry Mallet, PDG du groupe Transdev, précise que Transdev « est aujourd’hui leader européen en matière de véhicules électriques avec bientôt 1 000 bus opérés sur ses réseaux ».Une expérimentation avait déjà été menée l’année dernière par la région et Transdev entre Arles et Avignon.