Catégorie : Transports routiers

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  • « La fréquentation de nos cars a progressé de 55 % »

    « La fréquentation de nos cars a progressé de 55 % »

    Hugo Roncal, directeur général isilines/Eurolines (groupe Transdev)

     

    Ville, Rail & Transports. Quel bilan dressez-vous de l’année déjà écoulée ?

    Hugo Roncal. Nous dressons un bilan très positif. D’après les derniers chiffres publiés par l’Arafer, la fréquentation des autocars en France a progressé de 43 % au cours du deuxième trimestre comparé à la même période 2017. Sur cette période, de notre côté, nous enregistrons une croissance de 55 %. Nous avons donc progressé de plus de dix points par rapport à la moyenne du marché.

    Alors que nous sommes le plus petit des trois acteurs (avec 20 % de parts de marché), nous avons bénéficié d’une bonne couverture presse pendant cette période de grèves à la SNCF, ce qui nous a donné de la visibilité. Beaucoup de voyageurs ont testé notre service qui a été jugé de façon positive. La grève leur a permis de découvrir un service qu’ils ne connaissaient pas ou auquel ils ne pensaient pas.

    La croissance s’est poursuivie même après les grèves. Quand on regarde les chiffres de juillet, août et septembre, nous sommes sur la même hausse annuelle de 50 % par rapport à l’été dernier. Ce sont les mêmes ratios que pendant la grève. Une bonne partie des passagers qui ont voyagé sur nos lignes pendant les grèves sont donc revenus pendant l’été.

     

    VR&T. Comment faites-vous évoluer votre offre ?

    H. R. Nous avons lancé beaucoup de lignes à partir du printemps, en complément ou en renfort des autres. Comme ces lancements sont arrivés au moment des grèves, nous avons pu en profiter. Nous avons maintenu la plupart de ces lignes. Celles que nous arrêtons sont souvent des prolongements de lignes mises en place pour la saison estivale. Globalement sur un an, nous avons augmenté notre offre kilométrique de 10 %.

    Notre stratégie de « saisonnaliser » l’offre permet de faire croître plus vite le nombre de passagers que les kilomètres. Notre stratégie, ciblée, va être poursuivie : on va continuer à développer une offre moyenne distance et sur les axes les moins bien desservis par le train. Notre but n’est pas de doubler Ouigo là où il est déjà deux fois moins cher que l’autocar.

    Nous cherchons à mieux relier les villes moyennes entre elles et à les rapprocher des aéroports. Nous nous positionnons à la fois sur les moyennes distances et sur les routes internationales avec Eurolines. Nous ne sommes pas dans une stratégie de volume. Mais nous allons continuer à lancer encore des lignes pour tester le marché, pour apprendre, tout en gardant un stock de lignes qui ne bougera pas. Ce qui est sûr, c’est qu’on est en train d’agrandir notre réseau.

     

    VR&T. Qu’est-ce qui vous distingue des autres et comment voyez-vous évoluer le marché ?

    H. R. Il faut voir isilines comme un complément d’activité et qui représente 15 % de l’activité d’Eurolines. Grâce à Eurolines, nous n’avons pas eu besoin de lancer une nouvelle entreprise pour attaquer le marché français. Nous n’avons donc pas les mêmes contraintes de rentabilité des coûts de structure comme notre concurrent Ouibus. Notre modèle économique est très différent du sien, même si nous investissons beaucoup dans le digital et la sécurité.

    A court terme, je ne vois pas de nouveaux entrants. BlaBlaCar a fait quelques tests pendant les grèves mais je ne sais pas s’ils sont concluants. On ne peut pas se lancer qu’avec des liaisons saisonnières. Je pense que nous allons continuer à être trois opérateurs sur le marché.

     

    VR&T. L’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire de voyageurs pourrait-elle avoir un impact sur votre activité ?

    H. R. Je ne pense pas que nous serons impactés par l’ouverture à la concurrence dans les TER. Les études de l’Arafer montrent que les TER ont perdu moins de 2 % de ses voyageurs au profit du car. Nous sommes plutôt en train de prendre des parts à la voiture individuelle, au covoiturage et nous suscitons aussi des déplacements qui n’auraient pu se faire sans le car.

     

    VR&T. Quel sera le montant de vos pertes cette année ?

    H. R. Nous sommes totalement en ligne avec notre budget pour 2018, voire un peu en avance grâce aux grèves. Ce que je peux vous dire, c’est que 2018 sera bien meilleure que 2017. Nous ne sommes pas loin de l’équilibre. En 2019, je pense qu’isilines devrait y être, ou alors en sera très proche.

    Ce qui est important, c’est aussi de regarder les taux de remplissage. Le nôtre est supérieur de 15 à 20 % à celui des autres. Pendant la période de grèves, nous étions entre 75 et 80 % de taux de remplissage. Sur une année complète, on peut l’évaluer à 60 %.

    Propos recueillis par Marie-Hélène Poingt

  • Un rapport pointe la responsabilité de la conductrice du car à Millas

    Un rapport pointe la responsabilité de la conductrice du car à Millas

    Selon Le Parisien qui s’est procuré le rapport, les conclusions des expertises techniques qui viennent d’être remises à la juge d’instruction mettent en cause la responsabilité de la conductrice qui était au volant du car scolaire percuté à un passage à niveau par un TER le 14 décembre 2017 à Millas (Pyrénées Orientales). L’accident avait fait six morts et plusieurs blessés parmi les collégiens. « L’origine de cet accident provient d’un freinage tardif de la conductrice de l’autocar, affirment les deux experts qui ont analysé le véhicule », relate Le Parisien du 4 octobre.

    Cette mère de famille de 46 ans avait été mise en mise en examen pour « homicides et blessures involontaires par imprudence » et placée sous contrôle judiciaire, avec interdiction de conduire. Elle a toujours affirmé que les barrières étaient levées quand elle a traversé les voies.

    De leur côté, les deux experts indiquent qu’ils n’ont « pas identifié de cas de dysfonctionnement de ce PN qui aurait pu conduire à une non-fermeture de barrière au moment du passage du train ».

    Pour aller plus loin, la juge d’instruction vient de désigner deux experts médicaux – une ophtalmologue et un ORL – pour savoir notamment si les somnifères que prenait la conductrice depuis sept ans ont eu une influence sur son acuité visuelle ou auditive, ajoute Le Parisien.

  • Pepy annonce que 10 à 15 % des postes actuels vont disparaître à la SNCF

    Interrogé dans Les Echos du 4 octobre sur la future SNCF issue de la réforme ferroviaire, Guillaume Pepy a indiqué que « le nouveau pacte social » de l’entreprise qui concernera tous les cheminots – ceux sous statut et les futurs embauchés qui ne le seront plus –, conduira à faire « bouger » des dispositions du statut.

    « L’automaticité de la progression professionnelle ne disparaîtra pas, mais elle devra être renégociée avec les partenaires sociaux, afin que les salariés d’aujourd’hui comme ceux de demain soient traités avec équité », a expliqué le PDG de SNCF Mobilités en précisant que l’entreprise paierait plus cher les jeunes qui débutent leur carrière. « Les garanties fondamentales du statut, sur l’emploi, le droit syndical ou encore le régime de retraite, seront préservées, même si la véritable garantie de l’emploi des cheminots repose sur les compétences » a-t-il ajouté.

    Selon Guillaume Pepy, qui s’adressait également aujourd’hui aux cadres de l’entreprise, au cours du traditionnel séminaire de rentrée, l’entreprise devrait réaliser 3 % de gains de productivité annuels en moyenne contre 2,2 % actuellement, pour pouvoir faire face à la concurrence qui va s’ouvrir décembre 2020 sur les grandes lignes, décembre 2019 dans les TER.

    Conséquence pour l’emploi, « d’ici à 2026, de 10 à 15 % des 140 000 postes actuels vont disparaître du fait de la digitalisation. D’autres vont naître de la croissance du trafic et des innovations industrielles. Et 35 % des postes vont voir leur contenu changer radicalement », a-il affirmé aux Echos. L’organisation du travail sera « remise à plat » au niveau local, impliquant une plus grande polyvalence. En contrepartie, un milliard d’euros sera dépensé dans le « développement des compétences ».

    Enfin, rappelant que le groupe public unifié sera composé de sociétés qui auront chacune leur conseil d’administration, Guillaume Pepy annonce que SNCF Mobilités deviendra Mobilité voyageurs avec Keolis comme filiale.

    M.-H. P.

  • Un calculateur d’itinéraire pour la Nouvelle-Aquitaine

    Un calculateur d’itinéraire pour la Nouvelle-Aquitaine

    La région Nouvelle-Aquitaine et son tout récent Syndicat mixte intermodal de Nouvelle-Aquitaine (Smina) ont lancé le 1er octobre un nouveau calculateur d’itinéraire pour tous les déplacements en Nouvelle-Aquitaine. Le site modalis.fr prend en compte vélo, bus, tramway, car, TER ou voiture (y compris covoiturage) pour se rendre d’un point à un autre sur l’ensemble du territoire de la région.
    Cette première version devrait évoluer pour pouvoir à terme proposer les horaires en temps réels, une estimation du coût du trajet ou encore être disponible sur appli mobile.

    Il s’agit de la première action du Smina, créé en juillet dernier, qui réunit 22 autorités organisatrices de la mobilité de Nouvelle-Aquitaine. Le nouveau syndicat mixte a aussi pour objectif de déployer une tarification coordonnée entre les réseaux permettant la délivrance de titres de transport uniques ou unifiés.

  • « Il est évident que Keolis souhaiterait racheter la Saemes »

    « Il est évident que Keolis souhaiterait racheter la Saemes »

    Interview d’Alain Devès, directeur général de la Saemes.

    Alain Devès, directeur général de la Saemes (Société anonyme d’économie mixte d’exploitation du stationnement de la Ville de Paris) dresse le bilan de sa société et dévoile sa stratégie sur le marché convoité du stationnement en Ile-de-France.

    Ville, Rail & Transports. Quels sont les résultats affichés par la Saemes ?

    Alain Devès. Nous avons réalisé en 2017 un chiffre d’affaires de 43,7 millions d’euros. Notre activité est assez stable depuis deux ou trois ans, mais sur le long terme, nos résultats s’affichent en baisse car les collectivités locales nous demandent de plus en plus de serrer les prix, au fur et à mesure qu’elles renouvellent les contrats.

     

    VR&T. Quelles sont vos spécificités par rapport aux autres gestionnaires de parkings ?

    A. D. La Saemes, qui a été créée en 1979, est une société d’économie mixte, dont le capital est détenu à 50 % par la Ville de Paris. Depuis 2016, le tour de table de la Saemes a en effet évolué, avec l’arrivée d’un partenaire important : Effia a pris 33 % des parts après la revente par la Ville de Paris d’une partie de ses actions et après la sortie du capital du CNPA (Conseil national des professions de l’automobile).

    La Saemes emploie aujourd’hui 250 personnes et gère un grand nombre de parcs résidentiels à Paris. C’est un peu notre spécificité.

    Pour augmenter l’offre de stationnement pour les Parisiens, tout particulièrement dans les zones où il n’y a pas de parkings sous les immeubles, nous avons développé notre activité pour proposer des places dans les parcs publics. Nous gérons 90 parkings principalement dans Paris intra-muros mais aussi en Ile-de-France. Ce qui représente 25 000 places de parkings. Nous voulons être un acteur parisien mais aussi francilien.

     

    VR&T. Quelle est votre stratégie ? Et celle de la Ville ?

    A. D. Notre stratégie consiste à être présent sur tous les créneaux, de la construction et la réhabilitation de parkings, à l’exploitation et au stationnement en voirie. Depuis quelques mois, Chatou (où nous gérons aussi des parkings) nous a confié le contrôle du stationnement payant. C’est aussi le cas à Gentilly.

    Nous avions aussi participé à l’appel d’offres sur le contrôle du stationnement à Paris avec Effia et Parkeon. Mais c’est Indigo qui a remporté le marché, essentiellement pour des raisons financières. 70 % à 75 % de la note était liée au prix et Indigo était beaucoup moins cher que nous. Leur proposition financière nous avait d’ailleurs surpris. Nous assumons cet échec. Mais si on veut répondre aux conditions du contrat et au nombre de contrôles demandé, il faut respecter les règles et avoir du personnel en conséquence.

     

    VR&T. Comment éviter à l’avenir, selon vous, les dysfonctionnements enregistrés dans le contrôle du stationnement payant ?

    A. D. Les budgets des collectivités locales sont de plus en plus tendus, tandis que les opérateurs se battent pour avoir des références dans le contrôle du stationnement payant. Certains ont avant tout des stratégies de gains de marchés. Sans que la rentabilité soit forcément au rendez-vous. Arrive un moment où on ne peut lutter contre des groupes qui vous promettent monts et merveilles.

    Certains captent leur rentabilité à l’étranger où les marges sont plus importantes. En Ile-de-France, le stationnement n’est pas aussi rentable qu’ailleurs dans le monde, même si à Paris les prix sont plus élevés qu’en proche et moyenne banlieue et bien sûr qu’en grande couronne.

    Quelle sera la stratégie de la ville ? C’est une question qu’on peut légitimement se poser. Christophe Najdovski répond que pour le moment, l’Hôtel de Ville n’entend pas se désengager. Pour la mairie, la Saemes représente un outil intéressant. Elle est représentée au conseil d’administration, elle connaît exactement la situation et a de la visibilité. Nous sommes transparents. Mais la question qui peut se poser à terme, c’est : quelle est l’utilité pour Paris de rester au capital de la Saemes ?

     

    VR&T. Qui sont vos principaux concurrents sur le marché parisien ?

    A. D. Si la Saemes n’était pas là, je ne suis pas sûr qu’il y aurait des concurrents face à Indigo. Keolis a essayé de pénétrer le marché parisien quand il n’était pas encore entré dans le capital de la Saemes et s’est rendu compte que ce n’était pas facile. D’où leur arrivée dans notre capital.

    Sur le marché du stationnement, nous sommes une PME face à des gros opérateurs eux-mêmes adossés à des groupes puissants comme Keolis, Transdev ou Indigo. Il est évident que Keolis souhaiterait nous acheter. Ses dirigeants attendent le jour où Paris se désengagera.

    Le stationnement est aussi une activité extrêmement bouleversée par les évolutions réglementaires et les nouvelles technologies. Aujourd’hui, la concurrence, c’est le pure player du Net qui offre des places de stationnement un peu partout. C’est aussi la concurrence d’Uber même si elle est indirecte. Les usages de la voiture ont beaucoup changé et les acteurs traditionnels ont été bousculés.

     

    VR&T. Quels sont les prochains appels d’offres sur lesquels vous travaillez ?

    A. D. Une bonne trentaine de DSP sont attendues, comme le parking de la porte Maillot. Ces appels d’offres concernent des parkings importants sur lesquels nous sommes en offensifs. Si nous gagnons, ils nous permettront d’augmenter notre périmètre d’activité.

     

    VR&T. Comment évolue le marché ?

    A. D. Aujourd’hui, à Paris, un ménage sur trois possède un véhicule alors qu’ils sont sept sur dix à en avoir un en Province et en grande couronne. Depuis quelques années, on observe une baisse régulière de la fréquentation mais après 2015 (et les attentats), on a constaté une baisse encore plus marquée de la fréquentation des parkings souterrains. De septembre 2017 à avril 2018, on a enregistré une reprise réelle. Est-ce aussi lié à la dépénalisation ? On peut s’interroger car dès lors qu’il y a plus de rotations en surface, on peut aussi penser qu’il est moins nécessaire d’aller en souterrain… De multiples effets sont possibles On peut toutefois affirmer que la dépénalisation n’a pas eu d’effets dramatiques sur la fréquentation des parcs parisiens. Au contraire.

     

    VR&T. Comment continuer à vous développer à l’avenir ?

    A. D. Nous cherchons à proposer des solutions innovantes pour les parkings. Notre site d’open data par exemple recueille des informations statiques sur la fréquentation mais aussi des informations dynamiques comme le nombre de places disponibles en temps réel qui sont ensuite reprises sur différents types d’applis. Notre objectif, c’est que nous puissions donner ces informations sur l’ensemble de nos parkings.

    Nous proposons aussi toute une gamme de services, comme la révision de la voiture ou le contrôle technique assurés par notre partenaire Click Click Car. Nous avons aussi noué un partenariat de conciergerie pour les voitures de luxe qui sont gardées dans un milieu très sécurisé. Nous permettons également aux loueurs ou aux sociétés d’autopartage de s’implanter dans nos parkings

    Depuis septembre, nous proposons à nos clients professionnels (artisans, commerçants…) un passe multiparc permettant de stationner dans neuf parcs. En association avec la Ville, nous allons aussi créer un passe multiparc motos permettant de stationner dans différents parkings quel que soit l’opérateur. Aujourd’hui, les motos peuvent stationner gratuitement sur la voirie. Mais on voit bien que lors de la prochaine mandature, il pourrait y avoir des changements de ce point de vue là. Je pense qu’à terme, les motos vont revenir dans les parkings. Nous travaillons aussi pour que les porteurs de passe Navigo puissent stationner dans nos parkings aux portes de Paris (à Bercy, porte de Charenton et Charlety) pour utiliser ensuite les transports en commun. Ce projet est porté par la Ville et la région.

    Toujours avec Paris, nous nous engageons à développer des bornes de recharge électrique. Cela demande des efforts d’investissements très importants. A l’horizon 2024, il est prévu le déploiement d’environ 10 000 bornes dans les parkings souterrains. Dans les appels d’offres, il est en général demandé entre 30 et 50 % de bornes de recharge par rapport au nombre de places.

    Enfin, nous nous posons beaucoup de questions sur l’utilisation des parcs souterrains et leur conversion à d’autres utilisations. Comme l’implantation de fermes urbaines et de nouveaux business models, d’autant plus que le loyer en souterrain est très modeste.

    Propos recueillis par Marie-Hélène Poingt

  • Les lauréats 2018 des Grands Prix de la Région Capitale

    Les lauréats 2018 des Grands Prix de la Région Capitale

    Le 2 octobre avait lieu, à Paris, la cérémonie de remise des Grands Prix de la Région Capitale, organisée par Ville, Rail & Transports, qui récompense chaque année les associations, collectivités territoriales, entreprises ou administrations qui auront fait avancer les transports de l’Ile-de-France.

    Cette année, ont été récompensés :

    Prix Intermodalité   Le service Flexigo dans les Yvelines  

    Prix Logistique urbaine   L’Hôtel logistique de la porte de la Chapelle 

    Prix Innovation  Les passages piétons en 3D  

    Prix Aménagement urbain  Les ateliers Jourdan – Corentin – Issoire

    Prix Smart city  La mise en place de Cmabulle à Rueil-Malmaison 

    Prix Périurbain   Accélération sur l’A10 des relations Briis-sous-Forges – Massy 

    Prix Modernisation  Le déploiement sur la ligne R du Regio 2N de Bombardier 

    Prix Gestion de projet  Le ripage des Ardoines en mai 2018 

    Retrouvez dans Ville, Rail & Transports (n° 616 d’octobre) ou ici, le détail de chaque prix.

     

  • Paris : le centre-bus de Lagny accueille ses premiers bus électriques

    Paris : le centre-bus de Lagny accueille ses premiers bus électriques

    Le centre-bus de Lagny de la RATP (Paris XXe arrondissement), qui se transforme pour passer à l’électromobilité, a reçu ses trois premiers bus électriques. Ces Bluebus de Bolloré roulent sur la ligne 69 (Champ-de-Mars – Gambetta). Le nouveau centre bus de Lagny a été inauguré en 2016.

  • Une Fédération pour les opérateurs de mobilité partagée

    Une Fédération pour les opérateurs de mobilité partagée

    A l’occasion de l’édition 2018 d’un Salon de l’Auto en pleine mutation (dont une partie est désormais dédiée à la mobilité), la Fédération des opérateurs de la mobilité partagée vient d’annoncer sa naissance.

    Regroupant pour le moment une petite dizaine d’opérateurs (dont Karos, Clem’ ou encore Cmabulle), elle a ambition de réunir à terme la quarantaine d’acteurs qui développent déjà des services de mobilité partagée en France, qu’il s’agisse de covoiturage, d’autopartage, de véhicules en libre service/free floating, et quel que soit le type de véhicules.

    L’objectif de cette fédération est notamment de promouvoir les nouveaux modèles de mobilité partagée ou encore de représenter le secteur auprès des pouvoirs publics.

  • « Il est évident que Keolis souhaiterait racheter la Saemes »

    « Il est évident que Keolis souhaiterait racheter la Saemes »

    Entretien avec Alain Devès, directeur général de la Saemes.

    Alain Devès, directeur général de la Saemes (Société anonyme d’économie mixte d’exploitation du stationnement de la Ville de Paris) dresse le bilan de sa société et dévoile sa stratégie sur le marché convoité du stationnement en Ile-de-France.

     

    Ville, Rail & Transports. Quels sont les résultats affichés par la Saemes ?

    Alain Devès. Nous avons réalisé en 2017 un chiffre d’affaires de 43,7 millions d’euros. Notre activité est assez stable depuis deux ou trois ans, mais sur le long terme, nos résultats s’affichent en baisse car les collectivités locales nous demandent de plus en plus de serrer les prix, au fur et à mesure qu’elles renouvellent les contrats.

    VR&T. Quelles sont vos spécificités par rapport aux autres gestionnaires de parkings ?

    A. D. La Saemes, qui a été créée en 1979, est une société d’économie mixte, dont le capital est détenu à 50 % par la Ville de Paris. Depuis 2016, le tour de table de la Saemes a en effet évolué, avec l’arrivée d’un partenaire important : Effia a pris 33 % des parts après la revente par la Ville de Paris d’une partie de ses actions et après la sortie du capital du CNPA (Conseil national des professions de l’automobile).

    La Saemes emploie aujourd’hui 250 personnes et gère un grand nombre de parcs résidentiels à Paris. C’est un peu notre spécificité.

    Pour augmenter l’offre de stationnement pour les Parisiens, tout particulièrement dans les zones où il n’y a pas de parkings sous les immeubles, nous avons développé notre activité pour proposer des places dans les parcs publics. Nous gérons 90 parkings principalement dans Paris intra-muros mais aussi en Ile-de-France. Ce qui représente 25 000 places de parkings. Nous voulons être un acteur parisien mais aussi francilien.

    VR&T. Quelle est votre stratégie ? Et celle de la Ville ?

    A. D. Notre stratégie consiste à être présent sur tous les créneaux, de la construction et la réhabilitation de parkings, à l’exploitation et au stationnement en voirie. Depuis quelques mois, Chatou (où nous gérons aussi des parkings) nous a confié le contrôle du stationnement payant. C’est aussi le cas à Gentilly.

    Nous avions aussi participé à l’appel d’offres sur le contrôle du stationnement à Paris avec Effia et Parkeon. Mais c’est Indigo qui a remporté le marché, essentiellement pour des raisons financières. 70 % à 75 % de la note était liée au prix et Indigo était beaucoup moins cher que nous. Leur proposition financière nous avait d’ailleurs surpris. Nous assumons cet échec. Mais si on veut répondre aux conditions du contrat et au nombre de contrôles demandé, il faut respecter les règles et avoir du personnel en conséquence.

    VR&T. Comment éviter à l’avenir, selon vous, les dysfonctionnements enregistrés dans le contrôle du stationnement payant ?

    A. D. Les budgets des collectivités locales sont de plus en plus tendus, tandis que les opérateurs se battent pour avoir des références dans le contrôle du stationnement payant. Certains ont avant tout des stratégies de gains de marchés. Sans que la rentabilité soit forcément au rendez-vous. Arrive un moment où on ne peut lutter contre des groupes qui vous promettent monts et merveilles.

    Certains captent leur rentabilité à l’étranger où les marges sont plus importantes. En Ile-de-France, le stationnement n’est pas aussi rentable qu’ailleurs dans le monde, même si à Paris les prix sont plus élevés qu’en proche et moyenne banlieue et bien sûr qu’en grande couronne.

    Quelle sera la stratégie de la ville ? C’est une question qu’on peut légitimement se poser. Christophe Najdovski répond que pour le moment, l’Hôtel de Ville n’entend pas se désengager. Pour la mairie, la Saemes représente un outil intéressant. Elle est représentée au conseil d’administration, elle connaît exactement la situation et a de la visibilité. Nous sommes transparents. Mais la question qui peut se poser à terme, c’est : quelle est l’utilité pour Paris de rester au capital de la Saemes ?

    VR&T. Qui sont vos principaux concurrents sur le marché parisien ?

    A. D. Si la Saemes n’était pas là, je ne suis pas sûr qu’il y aurait des concurrents face à Indigo. Keolis a essayé de pénétrer le marché parisien quand il n’était pas encore entré dans le capital de la Saemes et s’est rendu compte que ce n’était pas facile. D’où leur arrivée dans notre capital.

    Sur le marché du stationnement, nous sommes une PME face à des gros opérateurs eux-mêmes adossés à des groupes puissants comme Keolis, Transdev ou Indigo. Il est évident que Keolis souhaiterait nous acheter. Ses dirigeants attendent le jour où Paris se désengagera.

    Le stationnement est aussi une activité extrêmement bouleversée par les évolutions réglementaires et les nouvelles technologies. Aujourd’hui, la concurrence, c’est le pure player du Net qui offre des places de stationnement un peu partout. C’est aussi la concurrence d’Uber même si elle est indirecte. Les usages de la voiture ont beaucoup changé et les acteurs traditionnels ont été bousculés.

     

    La suite de l’entretien est à lire dans le numéro de Ville, Rail & Transports d’octobre.

  • Une zone à faibles émissions à Toulouse d’ici fin 2020

    Une zone à faibles émissions à Toulouse d’ici fin 2020

    Toulouse Métropole va voter le 4 octobre l’engagement du déploiement d’une zone à faibles émissions (ZFE) d’ici fin 2020, son évaluation périodique et son adaptation, mais aussi la mobilisation des acteurs du territoire et la montée en puissance des transports collectifs ainsi que des mobilités partagées et actives (PDU).

    Dans le cadre de l’appel à projets « Ville Respirable en 5 ans », Toulouse Métropole a lancé en mai 2018, en partenariat avec Atmo-Occitanie et l’Agence d’urbanisme et d’aménagement Toulouse (AUAT), une étude pour créer une ZFE sur son territoire, interdisant son accès aux véhicules les plus polluants, sur la base des vignettes Crit’air. Cette étude doit permettre de déterminer les périmètres géographiques, les périodes d’application et le parc de véhicules concernés par la ZFE.

    C. S.-S.