Catégorie : Transports routiers

Retrouvez toute l’actualité des transports routiers et urbains : Bus, voitures électriques, politiques d’aménagements urbains

  • Keolis revient à Besançon

    La communauté d’agglomération du Grand Besançon vient de décider de confier l’exploitation de son réseau de transport, Ginko, à Keolis à partir de janvier et pendant sept ans. Ce contrat marque le grand retour de la filiale de la SNCF qui avait été évincée de la cité comtoise en 2011 par Transdev.

    Le chiffre d’affaires est estimé à 248,5 millions d’euros en cumulé. « Keolis Besançon Mobilités, la filiale du groupe qui exploitera cette délégation de service public, va déployer une offre de mobilité globale et connectée combinant le tramway, le bus à haute qualité de service (BHNS), le vélo, le transport à la demande (TAD), le covoiturage et le transport de personnes à mobilité réduite (TPMR) », indique l’opérateur de transport public. L’un des objectifs est de faire progresser la fréquentation du réseau de plus de 9 % à l’horizon 2024.

  • Keolis continuera à exploiter le réseau Star à Rennes

    Keolis continuera à exploiter le réseau Star à Rennes

    Le conseil de Rennes Métropole a approuvé le 19 octobre le choix de Keolis pour la gestion de son réseau de transport. La nouvelle DSP qui commencera à partir du 1er  janvier couvre une période de sept ans et représente un chiffre d’affaires de 960 millions d’euros. Comparé à l’ancienne délégation qui avait déjà été confiée à Keolis, le contrat intègre de nouveaux services : l’exploitation de la ligne B du métro, le développement de la location longue durée de vélos à assistance électrique (VAE), la création d’un service de location courte durée de différents types de vélos, la gestion de la maison du vélo ainsi que le développement d’un service de covoiturage dynamique. Rennes Métropole, qui souhaite une offre globale de services de mobilités en proposant « de réelles alternatives à la voiture solo, au travers du développement des transports collectifs, des services vélos et des solutions de covoiturage », explique la collectivité.
    Au cours du contrat, l’offre de transport progressera pour les communes extra-urbaines (hors Rennes, Cesson-Sévigné, Chantepie, Saint-Grégoire, Saint-Jacques-de-la-Lande) grâce à la mise en service de la ligne b, rappelle la métropole en précisant que le réseau de bus sera restructuré lors de la mise en service de la ligne B prévue en 2020.

    Des efforts porteront aussi sur l’innovation : Keolis va tester huit bus électriques Bolloré entre 2018 et 2020, avant que la collectivité ne fasse ses choix en matière de motorisation, électrique ou biogaz.

  • RATP Dev va gérer les transports de Lorient

    RATP Dev va gérer les transports de Lorient

    Lorient Agglomération a choisi, le 17 octobre, RATP Dev pour la gestion de son réseau de bus et bateaux à partir de janvier prochain. Ce contrat devrait générer plus de 167 millions d’euros sur la durée du contrat qui est de cinq ans.

    RATP Dev va donc remplacer Keolis qui gère actuellement le réseau CTRL desservant plus de 200 000 habitants dans les 25 communes de Lorient Agglomération. Avec l’ambition de développer la fréquentation. « L’offre présentée par RATP Dev, appuyée sur les particularités du territoire, répond de manière appropriée aux exigences de Lorient Agglomération pour l’accompagnement dans la future restructuration du réseau, apporte les garanties de qualité de service et de relations à l’usager et décrit clairement l’approche méthodique du dialogue social », explique RATP Dev dans un communiqué. « Jacqueline Jury, précédemment directrice de la Compagnie des Transports du Boulonnais (CTB), filiale de RATP Dev qui exploite le réseau urbain de Boulogne-sur-Mer, prendra la tête du réseau » est-il également précisé.

  • Cars Macron : la nouvelle stratégie d’isilines

    Cars Macron : la nouvelle stratégie d’isilines

    Si le nombre de voyageurs transportés par les cars Macron continue de croître, (1,65 million de voyageurs durant le deuxième trimestre 2017, en hausse de 22 % comparé au trimestre précédent et de +10 % par rapport au second trimestre 2016 selon l’observatoire mis en place par l’Arafer), des inflexions apparaissent. Ainsi, les liaisons transversales transportent désormais 47 % des passagers, contre seulement un tiers début 2016. Ou encore la recette kilométrique moyenne par passager augmente (+13 % par rapport au trimestre précédent), mais cela n’empêche pas les trois opérateurs qui rivalisent sur ce marché d’afficher de lourdes pertes.

    Mais si l’on en croit Hugo Roncal, le directeur général d’Eurolines/isilines, arrivé aux commandes il y a un peu plus d’un an, le plus petit opérateur, isilines, tirerait mieux son épingle du jeu.

    La filiale de Transdev fait certes figure de Petit Poucet : isilines assure en moyenne 15 % des départs quotidiens alors que Ouibus en réalise la majorité, avec 55 %, et que Flixbus en propose 30 %, selon les chiffres de l’Arafer. Mais c’est aussi, à en croire Hugo Roncal, celle qui remplit le mieux ses autocars : le taux de remplissage serait supérieur de presque un quart à celui de Flixbus et de Ouibus. « L’occupation de nos véhicules oscille entre 55 et 60 % alors que celui des deux autres transporteurs est de 40 % en moyenne », affirme Hugo Roncal. Ce résultat s’explique selon lui par une stratégie différente : « Nous ne faisons pas une course au volume pour rentabiliser nos investissements. Nos principaux investissements (comme des bureaux, des gares routières…) ont été réalisés depuis longtemps du fait de la longue existence d’Eurolines. Aujourd’hui, nous investissons principalement dans le digital et la sécurité », souligne-t-il.

    La stratégie d’isilines a connu un tournant avec l’arrivée de Hugo Roncal : constatant la très forte saisonnalité de l’activité, le directeur général a décidé d’adapter l’offre en fonction de la demande, ce qui impose une forte modularité et d’organiser la logistique et la sous-traitance en conséquence. Pour cela, la filiale de Transdev s’appuie sur des sociétés d’autocars qui réalisent une activité touristique importante, leur permettant de ne pas dépendre que d’une seule activité et d’avoir les reins plus solides pour s’adapter en fonction des flux.

    Autre décision, annoncée fin septembre lors du salon top Résa à Paris, la marque isilines va être déployée sur toutes les activités touristiques de Transdev. « Il s’agit de rationaliser et de passer d’une cinquantaine de marques à une seule, pour être plus visible. L’idée est de donner une unité commerciale dans les différentes régions et permettre de faire le lien entre activité touristique et cars Macron. Cela concerne près de 600 cars », explique Hugo Roncal.

    « Aujourd’hui, nous disposons d’un réseau assez équilibré. Nous ne sommes pas dans une phase de création de lignes mais plutôt d’optimisation, résume-t-il. Nos lignes sont bien connectées au réseau européen d’Eurolines. On propose beaucoup de lignes transversales, des liaisons de nuit… Tout l’enjeu est de savoir augmenter les fréquences, ou certains points d’arrêts au bon moment de l’année. » Selon lui, les prix de vente ont augmenté de 20 % ces derniers mois grâce au yield management.

    Conséquence, les pertes sont en train de fondre, assure Hugo Roncal. En 2016, elles se sont élevées à 20 millions d’euros (pour un chiffre d’affaires non dévoilé, son directeur général indique seulement qu’Eurolines réalise la grande majorité des 45 millions d’activités incluant isilines). Elles devraient se limiter cette année à quelques millions, « pas plus que les doigts d’une main », affirme Hugo Roncal. L’équilibre est attendu à l’été 2018. Alors que des pronostiqueurs affirment que le marché va continuer à se restructurer (deux acteurs ont déjà disparu depuis la libéralisation du secteur) et qu’il devrait se resserrer autour de deux opérateurs, Hugo Roncal croit au contraire à la force de ces trois transporteurs qui devraient rester encore longtemps sur le marché.

    M.-H. P

  • Paris veut interdire les véhicules à essence à partir de 2030

    Paris veut interdire les véhicules à essence à partir de 2030

    Après avoir annoncé qu’elle interdirait les véhicules diesel en 2024, la mairie de Paris a indiqué le 12 octobre qu’elle bannirait également les véhicules roulant à l’essence à partir de 2030. La Ville, qui prépare son nouveau plan climat air énergie territorial, le justifie par la décision de Nicolas Hulot, le ministre de l’Ecologie, de ne plus autoriser le diesel et l’essence à compter de 2040. Si on veut atteindre cet objectif, « cela implique que la sortie du diesel et de l’essence intervienne plusieurs années avant en zone urbaine, et en particulier dans les grandes villes », explique Paris, qui veut accompagner « le développement des alternatives et le renforcement des aides financières incitant les particuliers et les professionnels à acheter des véhicules propres ». Dans un communiqué du 12 octobre, l’Hôtel de Ville indique que « des échanges avec les constructeurs automobiles vont se poursuivre dans les prochains mois, notamment dans le cadre du C40, pour les associer pleinement à cet objectif ».

  • Une étude évalue le coût public du covoiturage à 260  millions d’euros

    Une étude évalue le coût public du covoiturage à 260  millions d’euros

    En plein développement, le covoiturage permet de se déplacer à moindres frais. Mais qui en supporte finalement le coût ? Et pour quel montant ? Réponse : 260 millions d’euros, selon une étude réalisée par l’Adetec et présentée le 6 octobre par son auteur, Bruno Cordier, à la Fnaut.

    Selon cette étude, menée entre septembre 2016 et août 2017, le coût lié aux infrastructures représenterait 129 millions d’euros annuels, soit la moitié du total, tandis que les fraudes fiscales et sociales se monteraient à 87 millions, soit 33 % du montant (dues à l’absence de déclaration de bénéfices, à des majorations des frais réels lors de trajets domicile – travail ou encore au transport de passagers lors de déplacements professionnels). Les collectivités publiques financent 51 % de ce coût (principalement les infrastructures), l’Etat 47 % (principalement la fraude fiscale) et la Sécurité sociale 2 %.

    Le développement du covoiturage entraîne aussi un manque à gagner pour les transports publics évalué globalement à 26 millions d’euros (10 % du total). Le TGV est le principal perdant avec un manque à gagner estimé à 67 millions d’euros annuels, les Intercités perdraient 20 millions, là encore à la charge de la SNCF, tandis que les TER verraient leurs recettes amputées de 24 millions d’euros (à la charge des régions).

    « Le covoiturage de longue distance se développe pour moitié au détriment du train. » En revanche, souligne Bruno Cordier, « le covoiturage de courte distance se développe pour l’essentiel aux dépens de l’autosolisme ».

    L’étude s’est aussi penchée sur la location de véhicules entre particuliers. « Le montant total des aides et avantages d’origine publique est d’environ six millions d’euros, imputables aux fraudes fiscales et sociales », affirme son auteur. Mais inversement certaines règles fiscales conduisent à taxer des sommes perçues alors qu’aucun bénéfice n’a été réalisé.

    D’où une série de recommandations portées par Bruno Cordier et la Fnaut qui préconisent de revoir les règles fiscales et sociales s’appliquant à l’économie collaborative, principalement en exonérant d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux les sommes constituant un simple partage des frais, de lutter contre la fraude ou encore de mieux orienter les financements publics directs en faveur du covoiturage en ciblant les déplacements pour lesquels il n’y a pas de concurrence avec les transports publics.

    M.-H. P.

  • Les lauréats des Grands prix de la région capitale 2017

    Les lauréats des Grands prix de la région capitale 2017

    La remise des prix de la cinquième édition de nos Grands prix de la région capitale se tient ce soir à Paris.

    Neufs lauréats sont récompensés pour les huit Grands prix cette année :
    Autolib’ métropole pour le prix Intermodalité
    Clem’ et la Ville de Paris pour le prix Logistique urbaine
    Navya et Easymile pour le prix Innovation
    SNCF Immobilier pour le prix Aménagement urbain
    RATP pour le prix Smart city
    Transkeo pour le prix Meilleur projet urbain
    Cityway pour le prix Périurbain
    RATP pour le prix Modernisation

    Retrouvez le dossier complet avec les projets récompensés ainsi que ceux de leurs challengers sur notre site et dans le numéro d’octobre de Ville, Rail & Transports.

  • Keolis garde les transports de Caen

    Keolis garde les transports de Caen

    Comme nous l’annoncions fin juillet, la Communauté urbaine Caen la mer a choisi de renouveler le Groupe Keolis pour l’exploitation et la maintenance de son réseau de transport urbain. Dénommé Twisto, ce réseau qui dessert les 50 communes de la communauté urbaine est géré par Keolis depuis 2002. Pour ce nouveau contrat, annoncé le 28 septembre, deux concurrents étaient en lice face au sortant : RATP Dev et Transdev.

    D’une durée de six ans à compter du 1er janvier prochain, le nouveau contrat devrait générer un chiffre d’affaires cumulé de 345 millions d’euros. Dans le cadre de la nouvelle DSP, Keolis aura en charge l’exploitation et la maintenance du réseau de bus, le service de transport dédié aux personnes à mobilité réduite, la gestion de 650 vélos (150 en libre service et 500 en location longue durée) ainsi que l’exploitation des trois lignes du nouveau réseau de tramway dont le lancement est prévu en 2019. Ce lancement sera précédé d’une opération de substitution inédite en France, pour laquelle Keolis accompagnera Caen la mer, de l’arrêt du tramway sur pneu type TVR (31 décembre prochain) à la mise en service de 23 tramways « fer ». Durant les 18 mois de travaux, 42 bus de substitution seront mis en service et les autres lignes seront renforcées. De plus, dès janvier 2018, Keolis exploitera un nouveau service de navette en centre-ville par minibus électrique (22 personnes).

    Dans le cadre cette nouvelle DSP, Keolis a pour objectif de « mieux mailler le territoire de la communauté urbaine Caen la mer, grâce notamment à la mise en service d’une grande ligne circulaire d’agglomération qui sera lancée en même temps que le nouveau réseau de tramway ». En parallèle, « l’intégralité du réseau sera modernisée afin de répondre efficacement à la hausse de fréquentation de 19,5 % prévue à horizon 2023 ». Keolis précise que de nouveaux services pour optimiser le parcours client seront également mis en place : « e-boutique, nouvelle billettique avec des titres de transport sans contact, nouveau site internet durant les travaux, calculateur d’itinéraire, etc. ».

  • La Haute-Garonne développe le covoiturage

    La Haute-Garonne développe le covoiturage

    Pour accompagner et encourager le développement du covoiturage, le conseil départemental de Haute-Garonne va consacrer 1,6 million d’euros en cinq ans pour améliorer l’accès routier et l’éclairage de 25 aires relevant de sa compétence (sur 37 identifiées) et porter le nombre de places de stationnement réservées de 130 à 480. Une quinzaine de sites n’ayant pour l’instant aucune place seront fortement développés : 30 places seront ainsi créées à Capens, Labarthe-sur-Lèze, Muret ou Pins-Justaret et 40 à Garidech.

    En parallèle, la collectivité mène une enquête sur son site Internet pour recueillir les attentes des Haut-Garonnais et est allée à la rencontre des usagers sur les aires de covoiturage existantes du 28 septembre et le 12 octobre. Le département travaille également à la création d’une plateforme de covoiturage en ligne, en partenariat avec la start-up Coovia, qui sera expérimentée par ses agents avant son déploiement au deuxième semestre 2018.
    Catherine Sanson-Stern

  • Nantes crée « le couloir de bus temporel sur stationnement »

    Nantes crée « le couloir de bus temporel sur stationnement »

    Dans le cadre des travaux d’aménagement de la future ligne Chronobus C9, qui reliera Basse Goulaine à Nantes, Nantes Métropole lance le 28 septembre « un couloir de bus temporel sur stationnement », une « innovation inédite en France », selon elle. Celle-ci permet le passage des bus actuels et de garantir la ponctualité tout en facilitant l’accès aux commerces. Le tout sans aménagement lourd ou coûteux. « Dans un contexte urbain contraint, il n’est pas toujours possible d’ajouter une voie de bus dédiée sans impacter la voie de circulation ou de stationnement », souligne la métropole dans un communiqué. D’où la décision de réserver un couloir de stationnement en un couloir de bus pour une durée déterminée. La nouvelle ligne chronobus C9 est prévue à la rentrée 2018.