Catégorie : Transports routiers

Retrouvez toute l’actualité des transports routiers et urbains : Bus, voitures électriques, politiques d’aménagements urbains

  • Les cars Macron toujours sur le chemin de la croissance

    Les cars Macron toujours sur le chemin de la croissance

    Près de 1,7 million de passagers ont voyagé sur un car Macron au cours du deuxième trimestre 2017, ce qui correspond à une hausse de 22 % comparé au premier trimestre, et à 10 % par rapport à la même période de l’année précédente. Selon l’état des lieux trimestriels réalisé par l’Arafer, le taux d’occupation moyen s’élève à 45 %. « L’activité trimestrielle est marquée par un fort dynamisme des liaisons villes – aéroports avec 170 000 passagers contre 50 000 au 1er trimestre. La navette entre Grenoble et l’aéroport de Lyon Saint-Exupéry fait directement son entrée à la deuxième place des liaisons les plus fréquentées, derrière Lille – Paris et devant Lyon – Paris », souligne l’Observatoire des transports et de la mobilité mis en place par l’Arafer.

  • La Fnaut demande qu’on pense au trolley en Ile-de-France

    La Fnaut demande qu’on pense au trolley en Ile-de-France

    Dans un courrier qui vient d’être adressé à Valérie Pécresse, l’Association des usagers des transports / Fnaut Ile-de-France exprime le souhait que soit mise à l’étude la pertinence de convertir au trolleybus des lignes de bus les plus fréquentées. Ceci dans la perspective du remplacement des bus diesel, pour lequel « aucune solution technique n’apparaît idéale » selon l’association. Pour cette dernière, les bus électriques, qui devraient représenter 80 % du parc en 2025, présentent encore des coûts « très élevés », une autonomie « limitée » et une fiabilité « qui reste à démontrer », alors que ces véhicules « semblent peu aptes à recevoir un équipement de réfrigération ». Le GNV, qui devrait représenter le reste du parc, pose quant à lui « d’importantes difficultés pour les dépôts en zone urbaine » pour la Fnaut Ile-de-France, à qui il semblerait « pertinent d’étudier aussi la possibilité de convertir en trolleybus certaines lignes de bus très fréquentées, en particulier celles équipées en véhicules articulés, voire bi-articulés à l’avenir ».

    Toujours dans sa lettre, l’association rappelle que le trolleybus est une solution éprouvée et que les réseaux français qui les ont conservés en sont « très satisfaits ». Au premier rang de ces réseaux (qui ne sont d’ailleurs pas nommés dans la lettre) figure Lyon, où le trolleybus assure tant des lignes de grande capacité que la petite ligne S6, sur les pentes de la Croix-Rousse. Reste que le trolley est devenu rare en France et que l’insertion des lignes aériennes de contact (LAC) dans le paysage urbain peut représenter un obstacle mental d’ordre esthétique pour les décideurs. Contrecarrant par avance ce point, la FNAUT Ile-de-France assure que cette insertion « peut être discrète », « avec si besoin la possibilité de parcourir certaines sections sur batterie dans des secteurs délicats ». Précisions que sur ce dernier point, l’équipementier allemand Kiepe Electric a récemment développé la solution In Motion Charging (IMC) et que question LAC discrètes, le champion du monde est français : SM-CI, implanté dans la région de Grenoble, avec sa gamme Malico.

    Bref, le trolleybus reste une idée neuve en Ile-de-France (où il a toutefois fait un rapide passage de 1943 à 1966) et la Fnaut Ile-de-France appelle de ses vœux une étude qui « pourrait porter notamment sur les coûts en investissement et en fonctionnement » du trolleybus, ainsi que sur « la détermination des lignes prioritaires » et « une estimation des délais de mise en œuvre ».

    Ni très esthétique ni « glamour » question innovation, le trolleybus n’a jamais été sérieusement pris en compte pour le remplacement des bus diesel en Ile-de-France. Et pourtant, cette variante bien maîtrisée du bus électrique présente un risque technologique bien moins élevé que les divers modèles de bus à batteries testés ou restant à tester. Même si elle a peu de chances d’être suivie d’effet dans l’immédiat, l’étude demandée par la Fnaut Ile-de-France aurait au moins le mérite de fournir un « plan B » au cas où le Plan Bus 2025 se révèle plus difficile à mettre en œuvre que prévu…

  • Bilan estival satisfaisant pour la SNCF

    Bilan estival satisfaisant pour la SNCF

    Malgré la grande panne de Montparnasse et l’incendie d’Aubagne qui ont perturbé l’été de la SNCF, les signaux sont au vert selon la société nationale. Durant le premier semestre, le chiffre d’affaires a augmenté de 3,7 % comparé à la même période de l’année précédente. L’été s’est poursuivi sur cette même tendance positive. Tout confondu, le nombre de billets vendus par SNCF Voyages a augmenté de 21 % cet été.

    Le TGV Ouigo affiche une hausse de trafic de 20 %, tandis que le nombre de passagers transportés par Ouibus a fait un bond de 50 % (un million de passagers en plus), mais au prix d’un déficit conséquent (l’année dernière, les pertes de Ouibus atteignaient 45 millions d’euros).

    Le trafic enregistré par les deux nouvelles LGV mises en service le 1er juillet est même plus élevé que prévu : le nombre de voyageurs a crû de 25 % sur la liaison Paris – Bordeaux et de 20 % entre Paris et Rennes. Ce qui correspond à un million de voyageurs en plus par rapport à l’été dernier. La régularité toutefois laisse à désirer : elle tourne autour de 87,6 % sur la LGV Atlantique. La SNCF l’explique par le fait que la mise en service des TGV s’est accompagnée par le basculement de 40 % des horaires, chamboulant l’exploitation.

    M.-H. P.

  • La RATP affiche un résultat semestriel en forte hausse

    La RATP affiche un résultat semestriel en forte hausse

    Sur les six premiers mois de l’année, la RATP a vu son résultat net bondir de plus de 50 % à 132 millions d’euros. Sa capacité d’autofinancement s’élève à 488 millions d’euros (en hausse de 57 millions d’euros par rapport à juin 2016).

    En revanche, son chiffre d’affaires ne s’accroît que légèrement : +1,1 % (plus de 2,8 milliards de chiffres d’affaires sur les six premiers mois 2017). Mais il s’inscrit en positif après une année de recul : en 2016, le chiffre d’affaires avait régressé de 2 % comparé à l’année précédente.

    La croissance de l’activité est homogène entre la RATP et ses filiales, note le groupe. En Ile-de-France, le trafic augmente légèrement de 0,7 %, essentiellement grâce au RER et au tramway. « Le retour des touristes et occasionnels est également notable par rapport à 2016 », indique encore la RATP dans un communiqué.

    Le groupe, qui s’est fixé l’objectif d’un chiffre d’affaires de sept milliards d’euros en 2020, attend d’ici à la fin de l’année le résultat d’appels d’offres importants, notamment ceux relatifs aux métros de Doha et de Riyad.

  • CarPostal se lance dans le covoiturage du quotidien

    CarPostal se lance dans le covoiturage du quotidien

    Après avoir signé une convention de partenariat en mai 2017, CarPostal France et Ecov s’apprêtent à lancer Covoit’ici, un service de covoiturage de proximité. Celui-ci sera proposé entre les villes de Salon-de-Provence et Sénas dès octobre prochain.

    Ce partenariat est conçu pour une durée de deux ans entre l’opérateur de transport et la start-up qui conçoit des stations de covoiturages connectées. Il pourra être déployé dans deux cas de figure : soit lors de réponses de CarPostal à des appels d’offres. Soit pour des expérimentations qui pourront être proposées aux collectivités déjà partenaires de CarPostal dans le cadre de contrats de délégations de service public.

    Les stations seront couplées aux arrêts de bus et le fonctionnement sera « simple et spontané en complément du bus dans les territoires peu denses », explique CarPostal.
  • L’aéroport de Lyon teste le premier robot-voiturier outdoor

    L’aéroport de Lyon teste le premier robot-voiturier outdoor

    L’aéroport Saint-Exupéry de Lyon va lancer en septembre un robot-voiturier pour le stationnement des véhicules sur les parkings éloignés longue durée. Une « première mondiale » en extérieur selon l’aéroport et son prestataire Stanley Robotics, une start-up qui a déjà testé ce service à Roissy en début d’année, mais c’était en parking intérieur.

    Avantages de cette expérimentation qui débutera à une date qui n’est pas encore précisée : les automobilistes n’ont pas à stresser pour trouver une place pour se garer, ni à traîner leurs valises ou attendre la navette des parkings éloignés, un gain de temps appréciable qui pourra être consacré à l’embarquement. Et pour l’aéroport, le système permettrait, grâce à sa technologie des voitures autonomes, de garer « de façon dense et sans dommage » jusqu’à 50 % de véhicules supplémentaires, et d’optimiser ainsi les extensions foncières au vu de la forte croissance du trafic passagers. Saint Exupéry a vu le sien augmenter de 9,8 % en 2016 (9,5 millions de passagers) et anticipe +50 % dans les dix prochaines années, une prévision qui s’inscrit dans les tendances internationales en hausse. Ce potentiel explique l’intérêt prioritaire pour les aéroports de Stanley Robotics qui a réalisé récemment une levée de fonds de 3,6 millions d’euros et compte 25 personnes après deux ans d’existence.

    Selon ses créateurs, Stan le robot-voiturier fait tout pour simplifier la vie des automobilistes : il prend en charge le véhicule dans les boxes sécurisés à l’entrée de l’aéroport où l’automobiliste, qui garde ses clés, enregistre son arrivée connectée à son billet d’avion. Puis, Stan – qui s’adapte au véhicule (jusqu’à six mètres de long et trois tonnes)- le transporte jusqu’au parking longue durée P5 (sept jours en moyenne). Le retour du véhicule est programmé grâce au billet d’avion et permet au passager de retrouver sa voiture dans le box, prête à démarrer.

    Dans un premier temps, Stan sera testé par le personnel de l’aéroport et par des clients volontaires, puis il devrait être déployé auprès du grand public d’ici fin 2018. Le système va fonctionner d’abord en réservation sur le site Internet de l’aéroport, l’appli de Stanley Robotics permettra ensuite de gérer en temps réel les flux de stationnement du parking P5. A noter que l’aéroport dispose d’un service voiturier « humain » géré par Ector depuis mars 2016.

    Claude Ferrero

  • Pau choisit le bus à hydrogène pour sa ligne BHNS

    Pau choisit le bus à hydrogène pour sa ligne BHNS

    La communauté d’agglomération de Pau Béarn Pyrénées a fixé son choix le 31 août sur les véhicules de sa ligne BHNS en cours de construction : pour un investissement global de 18 millions d’euros, elle commande huit bus électriques (coût 13,5 millions) alimentés à l’hydrogène au constructeur belge Van Hool. L’hydrogène sera fourni sur place par Engie via une installation au sein même du dépôt. Dans cette ville de 80 000 habitants, la ligne reliant la gare à l’hôpital devrait être prête en 2019. Sa voisine Bayonne a, pour sa part, retenu des bus électriques fabriqués par la société Irizar d’Ormaiztegi (Pays basque espagnol). Pour ce « tram-bus », deux lignes BHNS sont prévues dont la première sera prête dans deux ans.

  • Le retour de l’écotaxe régionale

    Le retour de l’écotaxe régionale

    Régions de France n’a pas chômé durant l’été. L’association a tout particulièrement fait avancer une question qui lui tient à cœur : le transfert du réseau routier national aux régions. La possibilité pour l’Etat de transférer certaines de ses compétences aux collectivités locales a ainsi été évoquée par le président de la République au cours de la première conférence nationale des territoires qui s’est tenue le 17 juillet au Sénat.

    Le réseau routier national représente 10 000 km de routes non concédées, dont les deux tiers nécessitent d’être rénovées, rappelle-t-on à Régions de France. Leur état se dégrade d’année en année. Les régions qui souhaitent prendre la main sur ce réseau et son entretien pourraient avoir les moyens de le faire en instaurant une écotaxe sur leur territoire, explique-t-on encore. Le Grand Est fait partie de ces régions très en pointe sur le sujet. Son président, Philippe Richert, qui est aussi le président de Régions de France, souhaite aller vite.

    Cela tombe bien : dans une interview accordée début juillet aux Echos, la ministre des Transports a jugé nécessaire de « réfléchir à une façon de faire payer les poids lourds » sans pour autant « relancer en l’état » le projet d’écotaxe abandonné par le précédent gouvernement. Et elle a évoqué la possibilité de mettre en place une écotaxe à l’échelle régionale. « Certaines régions sont volontaires pour lancer des expérimentations. D’autres demandent à pouvoir créer, comme l’a fait le Grand Paris, une taxe spécifique dédiée aux besoins en équipement », a précisé Elisabeth Borne. Cela peut également passer par la mise en place « de péages sur certaines sections de routes nationales, sans pénaliser les déplacements de proximité, à l’image de ce qui a déjà été fait dans les Landes. Nous devons donc débattre des ressources, comme d’autres pays l’ont fait », a-t-elle ajouté. Ce débat devrait être au menu des Assises de la mobilité prévues en septembre. Il pourrait aussi faire l’objet d’un engagement Etat-régions qui pourrait être signé lors du congrès des Régions de France qui doit se tenir les 27 et 28 septembre à Orléans et où est attendu le Premier ministre.

    M.-H. P.

  • Un premier dispositif pour taxer les poids lourds en Espagne

    L’exécutif de la province basque de Gipuzkoa a fait installer le 26 août un portique de 30 mètres sur l’A8 à Irún. Caméras et des capteurs identifieront les 14 000 camions qui utilisent chaque jour cette autoroute européenne depuis la France vers Saint-Sébastien, Bilbao, Madrid ou le Portugal : 60 % d’entre eux sont étrangers. Ceux de plus de 3,5 tonnes devront s’acquitter de dix euros via l’Eurovignette. Cette barrière sera en service le 1er janvier 2018 ainsi que deux autres à Andoain et au col d’Etxegarate. Avec ce dispositif (premier de ce genre en Espagne), le Gipuzkoa pense recueillir 9 millions d’euros par an, dont les deux tiers iront à l’entretien du réseau routier, et les habitants de ce territoire ne seront plus les seuls à payer les infrastructures.

  • L’aéroport de Lyon teste le premier robot-voiturier outdoor

    L’aéroport de Lyon teste le premier robot-voiturier outdoor

    L’aéroport Saint-Exupéry de Lyon va lancer en septembre un robot-voiturier pour le stationnement des véhicules sur les parkings éloignés longue durée. Une « première mondiale » en extérieur selon l’aéroport et son prestataire Stanley Robotics, une start-up qui a déjà testé ce service à Roissy en début d’année, mais c’était en parking intérieur.

    Avantages de cette expérimentation qui débutera à une date qui n’est pas encore précisée : les automobilistes n’ont pas à stresser pour trouver une place pour se garer, ni à traîner leurs valises ou attendre la navette des parkings éloignés, un gain de temps appréciable qui pourra être consacré à l’embarquement. Et pour l’aéroport, le système permettrait, grâce à sa technologie des voitures autonomes, de garer « de façon dense et sans dommage » jusqu’à 50 % de véhicules supplémentaires, et d’optimiser ainsi les extensions foncières au vu de la forte croissance du trafic passagers. Saint Exupéry a vu le sien augmenter de 9,8 % en 2016 (9,5 millions de passagers) et anticipe +50 % dans les dix prochaines années, une prévision qui s’inscrit dans les tendances internationales en hausse. Ce potentiel explique l’intérêt prioritaire pour les aéroports de Stanley Robotics qui a réalisé récemment une levée de fonds de 3,6 millions d’euros et compte 25 personnes après deux ans d’existence.

    Selon ses créateurs, Stan le robot-voiturier fait tout pour simplifier la vie des automobilistes : il prend en charge le véhicule dans les boxes sécurisés à l’entrée de l’aéroport où l’automobiliste, qui garde ses clés, enregistre son arrivée connectée à son billet d’avion. Puis, Stan – qui s’adapte au véhicule (jusqu’à six mètres de long et trois tonnes)- le transporte jusqu’au parking longue durée P5 (sept jours en moyenne). Le retour du véhicule est programmé grâce au billet d’avion et permet au passager de retrouver sa voiture dans le box, prête à démarrer.

    Dans un premier temps, Stan sera testé par le personnel de l’aéroport et par des clients volontaires, puis il devrait être déployé auprès du grand public d’ici fin 2018. Le système va fonctionner d’abord en réservation sur le site internet de l’aéroport, l’appli de Stanley Robotics permettra ensuite de gérer en temps réel les flux de stationnement du parking P5. A noter que l’aéroport dispose d’un service voiturier « humain » géré par Ector depuis mars 2016.

    Claude Ferrero