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Catégorie : Transports routiers
Retrouvez toute l’actualité des transports routiers et urbains : Bus, voitures électriques, politiques d’aménagements urbains
Nouvelle levée de fonds pour Vulog
Vulog vient d’annoncer avoir réalisé une nouvelle levée de capitaux (la troisième) à hauteur de 17,5 millions d’euros auprès de plusieurs fonds et de ses investisseurs historiques (ETF Partners et le Fonds Ecotechnologies géré par BPI France). Elle doit permettre à l’entreprise française, spécialiste du logiciel d’autopartage, d’accélérer son développement à l’international mais aussi de conforter ses positions en France sur un marché, précise-t-elle, « en pleine croissance ».

Niort : gratuité sur toute la ligne
Niort et son agglomération représenteront bientôt le plus grand réseau de transport public gratuit de France. C’était une promesse de campagne de Jérôme Baloge, aujourd’hui président de la communauté d’agglomération du Niortais. Elle sera effective le 1er septembre. La billetterie ne rapportait que 10 % des sommes nécessaires au fonctionnement du réseau sur un budget de 15 millions d’euros. Le projet de TCSP, qui devait se traduire par une hausse du VT pour les entreprises, a été abandonné. Et une réflexion a été lancée pour optimiser le réseau.
La renégociation de la DSP remportée par Transdev a été l’occasion de cette remise à plat. Partant du constat que certaines lignes de bus étaient peu fréquentées, l’offre de transport a été repensée. Des liaisons ont été arrêtées au profit du cadencement mis en place sur des lignes structurantes.
Transdev qui a pris la main sur le réseau en avril dernier et pour six ans, devra chercher à favoriser l’intermodalité. Ainsi, il est prévu à partir d’octobre d’expérimenter la location longue durée de vélos (principalement électriques). Un service de covoiturage va aussi être testé. Toujours sous le principe de la gratuité. Un bilan devrait être dressé dans un an.
M.-H. P.

BlaBlaCar s’affiche sur Google Maps
BlaBlaCar a annoncé le 22 août avoir conclu une alliance avec Google Maps qui lui permet d’afficher ses trajets en covoiturage dans les modes de transports proposés par le service de cartographie de Google Maps.
« Les utilisateurs intéressés par un trajet en covoiturage et ayant déjà l’application mobile de BlaBlaCar sur leur smartphone seront redirigés directement vers la page des résultats sur BlaBlaCar correspondant au trajet recherché. Les autres seront redirigés automatiquement vers l’AppStore ou Google Play », explique Blablacar dans un communiqué. Cette coopération sera progressivement étendue aux 22 pays dans lesquels la société française de covoiturage est présente. Elle va lui donner une visibilité mondiale pour passer à la vitesse supérieure.

Jacques Gounon : « On peut gagner de l’argent avec le fret ferroviaire »
Les résultats du premier semestre 2017 sont bons pour Eurotunnel, avec 497 millions d’euros de chiffre d’affaires, en hausse de 3 %. « C’est le 15e semestre consécutif de hausse du CA », se félicite Jacques Gounon, le PDG du groupe transmanche, ajourant que « l’Ebitda [bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement] augmente encore plus vite », soit 8 %, à 242 millions d’euros. Le résultat net est en hausse de 20 %, à 30 millions d’euros, alors que la trésorerie atteint 550 millions d’euros disponibles au 30 juin. Jacques Gounon souligne que, grâce au refinancement d’une partie de la dette, cette dernière « nous coûte maintenant moins de 4 %, soit moins que leurs dettes coûtent aux grands groupes étrangers de référence ». Enfin, pour les actionnaires, l’objectif est celui d’un « dividende croissant en 2018 ».
Depuis les précédents résultats, le Groupe Eurotunnel a réduit son périmètre, avec la vente de l’entreprise britannique de fret ferroviaire GBRf fin 2016, suivie de celle des deux navires de feu MyFerryLink, le 23 juin dernier. Les résultats du premier semestre 2017 sont les premiers à ne pas prendre en compte ceux de GBRf. Plus largement, « la croissance des deux côtés de la Manche nous convient » commente Jacques Gounon. Côté continental, « la zone euro reprend des couleurs » et, côté insulaire, « le Brexit n’est pas la catastrophe que tout le monde veut annoncer ». Entre les deux, Eurotunnel assure un quart des flux et « nous sommes positionnés sur de très bons créneaux », assure son PDG, ajoutant que « la seule chose qui préoccupe nos clients est de ne pas trop perdre de temps aux frontières ». Ce qu’il adviendra des contrôles douaniers entre la France et le Royaume-Uni ne semble pas poser de problème au dirigeant : « notre chance est que la Grande-Bretagne n’ait jamais été dans l’espace Schengen », ce qui ne devrait pas entraîner trop de modifications. Ces dernières « prendront du temps, cinq ans, et c’est une opportunité à saisir pour la digitalisation, afin de passer à la frontière virtuelle, ou smart border ». Et Jacques Gounon de citer comme exemple de digitalisation réussie le dédouanement d’un conteneur chinois à Dunkerque, qui « grâce à l’informatique se fait en quelques minutes, alors que la Chine n’est pas dans l’UE ».
Principale activité d’Eurotunnel, l’exploitation du lien fixe présente un chiffre d’affaires en hausse de 3 %, à 438 millions d’euros, une progression de l’Ebitda de 6 % à 240 millions d’euros, mais surtout une hausse du yield (rendement) moyen de 3,7 %. Pour Jacques Gounon, c’est un cercle vertueux : « nous gardons une part de marché historique de très bon niveau, avec augmentation du yield supérieure à l’inflation, mais sans abuser, par respect du client ! » Et visiblement, la poule aux œufs d’or se porte mieux sur le rail. Eurostar repart à la hausse (+1 %, 5 millions de voyageurs en six mois) malgré les attentats de Manchester et de Londres et grâce aux nouvelles rames e320, qui vont désormais à Bruxelles. Côté fret, le nombre de trains par semestre repasse au-dessus de 1 000 depuis la sécurisation du site de Calais-Frethun par Eurotunnel (1 043 trains, en hausse de 20 %, le tonnage progressant de 17 % par rapport au deuxième semestre 2016). Sur la route, légère baisse en absolu (mais hausse en parts de marché) : les camions sont en recul de 0,8 %, ce qu’Eurotunnel considère comme « temporaire » et explique par « les conditions météorologiques exceptionnelles dans le sud de l’Europe ». Quant aux voitures particulières, leur trafic (-2 %) n’a pas bénéficié de grands événements cette année.
En tout cas, les investissements se poursuivent autour du lien fixe pour plus de sûreté (scanner), de capacité de transport des camions (nouvelles navettes pour gérer les pointes et augmenter le yield) ou de confort des voyageurs en voiture (service haut de gamme Flexiplus). Enfin, le Plan Digital 2020 devrait faire entrer les capteurs dans tous les aspects de l’exploitation du lien fixe, en particulier le matériel roulant ferroviaire. Ce dernier « n’avait pas bénéficié des progrès de l’électronique et des capteurs », selon Jacques Gounon, qui avoue que dans ce domaine, Eurotunnel « vient de se réveiller » et juge que « ça sera positif en gestion opérationnelle », tout en s’attendant à « des problèmes de fiabilité des capteurs embarqués ».
S’il est un domaine où Eurotunnel n’est techniquement pas en retard, c’est le fret ferroviaire, assuré par Europorte : « la SNCF vient de faire beaucoup de pub sur son train de fret digital, alors que ça fait longtemps que nous avons le GPS dans nos locomotives, suivies par notre centre de contrôle à Lille », ironise Jacques Gounon. Ce dernier, selon qui « nous avons augmenté la ponctualité de nos trains, alors que celle de la SNCF est désastreuse », considère que la qualité de service est à la base de l’augmentation « correcte » (+2 %) du CA d’Europorte, dont l’Ebitda est positif et en hausse. « C’est la preuve que l’on peut gagner de l’argent avec le fret ferroviaire » pour Jacques Gounon, qui égratigne au passage ECR et ses plans sociaux : « nous avons des équipes de terrain motivées pour que ça marche ; il n’y a pas de secret ! »
Et l’avenir ? Dans deux ans et demi, le câble transmanche Eleclink à courant continu devrait être mis en service « on time, on budget » selon le PDG d’Eurotunnel et induire un « changement d’échelle du Groupe ». Enfin, ce dernier ne cache pas son intérêt pour une « vraie autoroute ferroviaire par le tunnel », par opposition à VIIA « qui va dans un cul-de-sac », pour reprendre les termes de Jacques Gounon. Ce dernier indique que côté britannique, Eurotunnel « voudrait installer un terminal à Folkestone, mais nous manquons de place », même si « l’idéal serait d’avoir un terminal à Barking, dans la banlieue de Londres ». Mais pour arriver à Barking, il faut pouvoir emprunter la LGV britannique HS1, dont « les anciens propriétaires craignaient que les trains de fret usent la voie », selon Jacques Gounon. Faisant allusion à la vente de la HS1, à la mi-juillet, par des fonds de pension canadiens à de nouveaux investisseurs britanniques (HICL Infrastructure et Equitix) et coréens (fonds de retraire), le PDG d’Eurotunnel pense que « les nouveaux propriétaires vont devoir augmenter le trafic » pour que leur placement soit rentable. Enfin un vrai départ pour le fret sur la ligne nouvelle anglaise, qui a effectivement été étudiée pour.
Patrick Laval

Le trafic des cars Macron augmente de 25 % chaque trimestre
Le rythme de croissance des cars Macron reste très dynamique : chaque trimestre, le nombre de voyageurs transportés par autocar fait un bond de 25 %, selon le deuxième rapport annuel présenté par l’Arafer le 11 juillet. En 2016, six millions de déplacements ont été effectués sur le territoire grâce à ce mode de transport.
En décembre dernier, on recensait près de 1 000 liaisons contre un peu plus de 600 un an auparavant. « Des liaisons sont ouvertes, d’autres fermées. On constate que le plus grand nombre de créations ne sont pas sur des radiales mais sur des transversales qui ne sont pas elles-mêmes desservies par d’autres modes de transport », souligne Bernard Roman. Selon le président de l’Arafer, les trois opérateurs du marché (Flixbus, Ouibus et isilines/Eurolines), tous déficitaires, ont « de grandes ambitions, qui se basent sur l’exemple allemand, et devraient rapidement les mener, selon eux, à dix millions de passagers annuels ».
Les trois transporteurs se font essentiellement concurrence sur les liaisons les plus fréquentées (près de 90 % des passagers), généralement desservies par le TGV. C’est le cas tout particulièrement entre Paris et Lille et entre Paris et Lyon.
L’Arafer dresse un bilan très positif de l’ouverture du marché : les enquêtes menées auprès des clients des cars montrent, selon l’autorité de régulation du secteur, que sur les six millions de personnes transportées, près d’un million ne se seraient pas déplacés si cette nouvelle offre n’avait pas existé. Pour les cinq autres millions de déplacements recensés, plus de la moitié (53 % exactement) auraient été effectués en voiture individuelle ou en covoiturage et 45 % en train.
Les liaisons de moins de 100 km, qui sont soumises à un régime particulier, ont donné lieu à 171 déclarations d’ouverture de ligne déposées auprès de l’Arafer. L’autorité a aussi reçu 93 saisines de la part d’autorités organisatrices des transports demandant soit leur interdiction, soit leur limitation en raison du risque d’une atteinte « substantielle » à l’équilibre économique de leurs lignes TER. Selon Bernard Roman, « la concurrence est en réalité très limitée. Il suffit de comparer les caractéristiques respectives des types de service : les cars Macron se distinguent par une fréquence hebdomadaire et un nombre de sièges réduit. Leurs temps de trajet sont beaucoup plus longs et souvent ne permettent pas de respecter les horaires car ils s’inscrivent dans des lignes grandes distances ».
Enfin, le gendarme du secteur va lancer une consultation publique à la rentrée sur les règles d’accès aux gares routières. Ce qui lui permettra dès cet automne de prendre « une décision s’appliquant à tous les exploitants de gares routières régulées ».
M.-H. P.

Christine Revault d’Allonnes-Bonnefoy nommée rapporteure Eurovignette
Christine Revault d’Allonnes-Bonnefoy a été nommée le 5 juillet rapporteure pour le Parlement européen sur la révision de la directive Eurovignette. Dans un communiqué, les eurodéputés socialisttes estiment que les travaux du Parlement européen contribueront à la réflexion engagée par la ministre française des Transports sur une « façon de faire payer les camions », sans pour autant « relancer en l’état » l’écotaxe.
Les véhicules autonomes permettraient d’éliminer la moitié des voitures sur les routes du Grand Paris
Quel sera l’impact de la diffusion des véhicules autonomes dans les métropoles ? Une étude réalisée par les cabinets Arcadis, HR&A et Sam Schwartz et baptisée « Driverless future : a roadmap for city leaders » s’est intéressée à trois grandes villes américaines : New York, Los Angeles et Dallas. Elle estime que l’introduction des véhicules autonomes devrait rendre économiquement viables les systèmes de partage de véhicules et conduira une proportion importante d’automobilistes à se passer de leur voiture personnelle. Selon cette prospective, la diminution du parc d’automobiles pourrait aller de 46 à 60 % à New York, de 36 à 44% à Los Angeles et de 21 à 31% à Dallas.
Bien que la configuration parisienne soit très différente, les auteurs de l’étude calculent, après extrapolation, que le nombre de voitures individuelles pourrait être réduit de moitié environ, ce qui représenterait près de 2,5 millions de voitures particulières de moins sur les routes du Grand Paris. Cette évolution s’accompagnerait d’une augmentation massive du recours à des véhicules partagés, de type Autolib, Uber ou autres, et d’une poursuite de la diversification générale de la mobilité, ajoutent-ils.

Le Stif adhère à la Centrale d’achat du transport public pour commander des bus en grande couronne
A l’occasion de la présentation le 26 juin à Versailles du bus électrique Aptis d’Alstom, qui doit circuler à partir de septembre entre Versailles Europe et Vélizy 2 sur la ligne 23, Valérie Pécresse, a annoncé que le Stif allait adhérer à la centrale d’achat du transport public (la CATP) pour acheter les bus destinés à la grande couronne. Cela permettra d’accélérer les acquisitions et de réduire les prix, a expliqué la présidente du Stif et de la région Ile-de-France.
Le conseil d’administration du Stif devrait entériner son adhésion fin juin, afin de réaliser des appels d’offres massifs, a-t-elle précisé. Toutefois, pour la petite couronne, les appels d’offres se feront via le contrat Stif-RATP. L’ensemble des appels d’offres devrait intégrer l’option climatisation, écartée par la précédente majorité. Valérie Pécresse a aussi précisé qu’elle souhaitait tester « toutes les solutions de bus propres », tout particulièrement ceux fonctionnant à l’hydrogène et au gaz, au détriment des bus hybrides dont le coût est jugé trop élevé.
Le Stif, qui est devenu avec la loi Maptam autorité organisatrice des mobilités durables, va également adopter fin juin une nouvelle gouvernance et une nouvelle organisation. Comme nous l’annoncions dans notre Lettre du 16 juin, cela va se traduire par une nouvelle identité couleur bleu ciel avec la marque « Mobilités Ile-de-France » qui sera déployée progressivement.
M.-H. P.
Pécresse veut des gares hubs pour l’Ile-de-France
Intermodalité, aménagement des espaces : la Société du Grand Paris et le Stif ont réuni le 21 juin un séminaire destiné à exposer les pistes les plus intéressantes pour faire des 68 gares du Grand Paris Express une réussite. C’est le grand défi des parvis des gares, dont Philippe Yvin, le président du directoire de la SGP, veut faire des « places du Grand Paris ». La question ne peut être résolue par la seule SGP qui, contrairement au projet initial du Grand Paris, n’a pas été chargée de l’aménagement des quartiers de gare. Et tout se fait en concertation étroite avec les communes concernées et sous le regard du Stif. Des études sont en cours, pour le compte des comités de pôle mis en place pour chaque gare, visant à définir le programme d’intervention sur les espaces publics. De plus, pour assurer la cohérence entre les pôles, une mission a été confiée à l’agence d’architecture TVK.
Sur l’ensemble du sujet, le Stif entend être très présent. Elargissant le propos à l’ensemble des gares régionales, au-delà du Grand Paris Express, Valérie Pécresse, venue conclure le séminaire, a décidé que « désormais, le Stif apporterait le maximum de subventions autorisé par la loi ». En effet, a-t-elle précisé, « le Stif financera désormais les stations de bus, les parcs-relais, les Véligo et tous les équipements intermodaux liés au Grand Paris ». L’ensemble des contributions du Stif pourrait représenter jusqu’à 70 % des investissements requis pour la métamorphose des gares.
La décision s’inscrit dans le grand programme de rénovation des gares que le Stif vient d’adopter. 150 gares sont concernées pour commencer par ce plan d’investissement de trois milliards jusqu’en 2025. Il s’agit avant tout des gares de grande couronne, qui ont été jusqu’à présent « délaissées », dit la présidente du Stif. Le plan concerne aussi, pour 250 millions sur dix ans, les gares routières. Le renouveau des gares va conduire au recrutement de 700 agents supplémentaires pour la sûreté.
L’ensemble de ces dispositions illustrent la « philosophie des gares » de la présidente du Stif. La gare devient « porte d’entrée sur un territoire, lieu d’échange, de passage, lieu de vie pour les Franciliens », en même temps que hub pour les voyageurs, ouvert sur les mobilités de demain : jusqu’aux trottinettes et aux véhicules autonomes. Et où prendront place des parkings-relais à tarif attractif, à l’exemple du parc-relais gratuit de Montereau mis en place à la demande du maire Yves jégo.
Enfin les investissements ne suffisant pas à assurer les services, Valérie Pécresse, à propos des gares du nouveau métro, « fait le pari d’une nouvelle gouvernance ». Les nouvelles gares du Grand Paris seront « l’occasion de faire travailler collectivement le Stif, la SGP, les collectivités locales et les opérateurs ». Il semble selon des témoignages concordants, que les comités de pôles, où se retrouvent les partenaires des nouvelles gares, marchent plutôt bien.
F. D.

Les cars Macron proposent plus de destinations mais avec moins de fréquences
25 %. C’est, en pourcentage, la hausse de fréquentation des cars Macron au premier trimestre 2017, comparé à la même période de l’année précédente. Ce qui représente 1,35 million de voyageurs, apprend-on dans l’état des lieux trimestriel établi par l’Observatoire des transports et de la mobilité de l’Arafer. « Cependant, ce chiffre marque un recul de 13 % par rapport aux trois derniers moins de 2016. Cette baisse confirme l’effet saisonnier constaté pendant les premiers mois d’hiver », souligne l’autorité de régulation des activités ferroviaires et routières.
Peu à peu, les transporteurs réajustent leurs offres : les autocaristes ont à la fois ouvert plus de destinations (204 villes sont desservies, contre 180 fin 2016), en lançant notamment des destinations littorales avant la période estivale, et rationalisé les fréquences proposées en proposant moins de départs quotidiens (560 contre 724 au trimestre précédent).
Ces réajustements modifient le positionnement des opérateurs : si Flixbus continue d’afficher le réseau le plus diversifié en reliant plus des deux tiers des villes françaises desservies par des cars, c’est Ouibus qui propose désormais le plus de départs quotidiens parmi les trois principaux opérateurs (44 %), note l’Arafer.
Autre tendance : les transporteurs ont marqué une pause dans la remontée des tarifs enclenchée au deuxième trimestre. « Cette réactivité sur les prix traduit leur faculté à s’adapter à la demande en fonction l’intensité concurrentielle », note l’Arafer. L’annonce mi-juin de BlaBlaCar du lancement pendant les vacances d’été du « covoiturage solidaire à cinq euros » montre que la guerre des prix sur ces nouveaux créneaux est loin d’être terminée.