Catégorie : Transports routiers

Retrouvez toute l’actualité des transports routiers et urbains : Bus, voitures électriques, politiques d’aménagements urbains

  • Un BHNS plutôt qu’un tram-train entre Sathonay et Trévoux

    Encore un projet qui disparaît de la liste des trams-trains à l’étude en France. Au nord de Lyon, le projet de réutilisation de la voie ferrée entre la gare de Sathonay-Rilleux et Trévoux change de nature : la précédente majorité de la région Rhône-Alpes envisageait un tram-train, mais c’est finalement le financement des études pour un BHNS que la nouvelle majorité de la nouvelle région Auvergne-Rhône-Alpes inscrit dans le CPER.

    Fermé aux voyageurs fin 1938, peu après sa reprise par la SNCF, le tronçon de 19 km de voie unique entre Sathonay et Trévoux a accueilli des trains de fret sur une partie de son tracé jusqu’en 2011. En 2007 Rhône-Alpes envisage la réouverture de cette ligne au trafic voyageurs sous forme de train ou de tram-train… sans exclure le recours au trolleybus, en cas de disparition du fret. Aujourd’hui, rien ne s’opposerait donc à la réalisation d’un BHNS, avec ou sans trolley, qui pourrait s’inscrire sans rupture de charge dans la continuité du réseau de bus structurant de Lyon (lignes C), essentiellement assuré par des trolleybus. Reste à voir si les bus articulés désormais envisagés sont en mesure de tenir les promesses du tram-train en matière de performances (parcours en 20 minutes) et de capacité.

    [email protected]

  • Anne Hidalgo présente la suite de son plan antivoiture

    Anne Hidalgo présente la suite de son plan antivoiture

    Objectif : diviser par deux en moyenne le trafic automobile polluant dans le cœur de la capitale. Lors de ses vœux aux élus, le 6 janvier, la maire (PS) de Paris a donné les lignes directrices de la poursuite de son programme antivoiture, qu’elle a dans la foulée détaillé au JDD. BHNS sur les quais hauts de la Seine rive droite de Parc-de-Saint-Cloud à Gare-de-Lyon prévu pour la fin 2018, piste cyclable bidirectionnelle rue de Rivoli de Concorde à Bastille, portions de rues – notamment la place du carrousel du Louvre – réservées aux piétons, vélos et transports en commun et taxis… Ce sont les grandes lignes d'un cocktail visant à diviser par deux en moyenne le trafic automobile polluant dans le cœur de la capitale.

    Baptisée « tramway olympique » dans le cadre de la candidature aux jeux Olympiques de 2024, la nouvelle ligne de bus à haut niveau de service (BHNS) doit remplacer l'actuelle ligne 72 de la RATP, une ligne que la présidente du Stif, Valérie Pécresse (LR), avait elle aussi citée dans son plan bus en demandant à la RATP de faire en sorte de la rendre électrique.

    Le projet municipal envisage des bus articulés s’inspirant des T Zen franciliens ou encore ou encore des BHNS de Metz ou de Hambourg conçus par Van Hool, mais dans une version 100 % électrique. « Un tel projet nécessite des aménagements de voirie assez légers et relativement peu coûteux par rapport à un tramway : 35 millions d'euros TTC déjà budgétés », a assuré Anne Hidalgo. Son prolongement à l'est, après 2020, nécessitera des travaux plus importants sur les quais de la Rapée et de Bercy, pour un coût estimé de 104 millions d'euros.

    Il ne subsistera alors qu’une ou deux files de circulation sur les quais, la portion d’un kilomètre entre la place de la Concorde et le pont Royal, devrait même être fermée à la circulation, le trafic étant reporté sur la rue de Rivoli, qui serait mise à double sens. Le projet comprend également la création de pistes cyclables bidirectionnelles sur les Champs-Elysées et la rue de Rivoli.

    « L'idée est d'aller, petit à petit, vers une piétonnisation du centre-ville, qui, à terme, restera ouvert aux véhicules des riverains, de police, de secours ou de livraison, mais pas au tout-venant. Nous assumons complètement la diminution significative du trafic automobile, comme le font toutes les grandes villes du monde. Il faut constamment rappeler cette évidence : moins il y a de voitures, moins il y a de pollution », a encore précisé au JDD Anne Hidalgo.

    C. N.

  • 300 autocars ont manifesté à Paris contre le plan antidiesel

    « C’est un formidable succès » , s’est réjouie la FNTV suite à la mobilisation de plus de 300 autocars venus de toute l’Europe le 20 décembre pour manifester contre le plan anti-pollution de la maire de Paris. Une délégation des fédérations FNTV, UNOSTRA, OTRE et IRU a été reçue par Jean-François Martins, maire-adjoint parisien chargé du tourisme. Le président de la FNTV a réexpliqué les inquiétudes des autocaristes et la nécessité selon eux d’obtenir un calendrier réaliste et progressif de sortie du diesel. L’élu l’a assuré de sa lucidité sur l’état de l’offre technologique des constructeurs ainsi que de sa volonté de porter ces préoccupations dans le cadre du sommet international C40 qui réunit 88 métropoles afin de peser sur l’offre technologique alternative. Jean-François Martins par ailleurs proposé de travailler avec las fédérations dans les 6 prochains mois avant de prendre des décisions sur l’avenir des véhicules Euro 5 et 6 dans Paris, la Ville ayant besoin de ce délai pour dresser un 1er bilan de la mise en place des vignettes Crit’air et de la zone à circulation restreinte.

  • Ségolène Royal inaugure un kilomètre de route solaire

    Deux mois après le lancement du chantier de Wattway par la société Colas, la première route solaire au monde a été inaugurée le 22 décembre par Ségolène Royal. A Tourouvre-au-Perche, dans l’Orne, un km de bitume de la RD 5 a été recouvert de panneaux solaire et raccordé au réseau Enedis, grâce au financement du ministère de l’Environnement. La production électrique de ces 2 800 m2 de dalles photovoltaïques est estimée à 280 000 kWh par an, soit l’éclairage public d’une ville de 5 000 habitants, précise le ministère. Afin de mettre en œuvre le plan national de déploiement des routes solaires, la ministre de l’Environnement a annoncé le lancement d’un appel d’offres innovation pour encourager le développement de technologies solaires innovantes. L’Etat conduira aussi en 2017 un plan d’expérimentation de route solaire sur le réseau routier national, notamment sur une section de la RN 164 en Bretagne et dans le Port de Marseille. La technologie est prometteuse, mais encore très coûteuse : ce km a coûté 5 millions d’euros.

  • VTC et Taxis. Adoption de la loi Grandguillaume

    Le Parlement a définitivement adopté le 21 décembre la proposition de loi Grandguillaume (du nom du député PS) visant à « pacifier » les relations dans le transport public de la personne, en plein conflit sur les rémunérations des chauffeurs VTC en particulier ceux de la plateforme Uber. Le Sénat a voté à l’unanimité ce texte, déjà été adopté le 19 par les députés. Dans le sillage de la loi Thévenoud de 2014, cette loi a été conçue comme une réponse aux mouvements sociaux du début de l’année par l’ensemble des conducteurs, taxis, VTC et Loti (transport collectif à la demande), professions différentes qui se disputent des clients identiques.

    Parmi les dispositions nouvelles : l’évolution du statut Loti, l’interdiction des clauses d’exclusivité, l’organisation confiée aux chambres des métiers d’un examen sur des bases communes pour l’accès aux métiers de taxi et de chauffeur VTC, ou encore des obligations pour les plateformes de réservation comme la vérification des permis de conduire, cartes professionnelles et attestations d’assurance. « Le paradoxe est qu’au moment même où nous allons franchir une étape importante sur le chemin de la régulation de ce secteur et de la coexistence entre taxis et VTC survient une autre crise, d’une autre nature, qui concerne les relations entre les conducteurs de VTC et les plateformes », a souligné le secrétaire d’Etat aux Relations avec le Parlement, André Vallini.

  • Transdev exploitera les bus électrique de la région d’Amsterdam

    Le contrat de transport public de la région d’Amsterdam aux Pays-Bas vient d’être remporté par Transdev. D’une durée de 15 ans, c’est l’un des plus importants contrats du pays, avec un chiffre d’affaires cumulé de 1,9 milliard d’euros. C’est ainsi qu’à partir de décembre 2017, le groupe exploitera la plus grande flotte de bus électrique d’Europe. Ce nouveau succès intervient après le gain du contrat d’exploitation de 100 bus électriques dans les villes d’Eindhoven et de Helmond. « Grâce à ces deux gains majeurs, Transdev devient le leader incontesté des transports publics zéro émission », estime Thierry Mallet, PdG du groupe. Ce contrat concerne les communes d’Aalsmeer, d’Amstelveen, de Haarlemmermeer, d’Ouder-Amstel et d’Uithoorn, la desserte de l’aéroport d’Amsterdam Schiphol ainsi qu’un certain nombre de correspondances avec Amsterdam, Haarlem et Ronde Venen.

  • Les cars de Réunir s’engagent dans le GNV

    Le 8 décembre, GRDF et Réunir ont signé un accord de partenariat visant à promouvoir les solutions de mobilité durable dans le transport de voyageurs par autocar auprès des adhérents du réseau de PME indépendantes. Pour GRDF, l’objectif de ce partenariat est d’accompagner les entreprises de dans leur transition énergétique en favorisant les solutions GNV et BioGNV. Un groupe de travail a donc été lancé avec des autocaristes volontaires pour avancer sur des projets concrets et définir les modalités de mise en œuvre de la solution GNV pour la profession. Eric Ritter,le directeur général de Réunir assure qu’« à chaque appel d’offres, ils se mettront en situation de répondre avec des mémoires techniques adaptés. »

  • La société BusInfo se développe

    class= »western »>
    Fin novembre, la société Gorba France a été rachetée par ses principaux animateurs. Les associés de la holding nouvellement créée sous le nom de BusInfo ont injecté plus de 600 000 euros, une partie étant dédiée au renforcement humain, avec déjà le recrutement d’un directeur commercial. Spécialisée dans les solutions de SAEIV, la nouvelle entité entend se consacrer au développement technique et commercial de sa solution BusInfo System, proposée sous forme la forme d’un produit unique et standardisé, mais décliné sous deux plateformes, l’une traditionnelle avec ordinateur de bord et l’autre 2.0 en environnement Android proposée sous forme de droit d’usage. Ce produit qui s’adresse principalement aux agglomérations de taille moyenne, a déjà été déployé dans 13 réseaux.

     

  • Enquête. La voiture a toujours autant la cote

    Malgré un intérêt fort pour les modes actifs, la consolidation des pratiques émergentes que sont le covoiturage, la location entre particuliers ou le vélo partagé, les pratiques au quotidien restent centrées sur la voiture individuelle. C’est l’un des enseignements de la deuxième vague de l’enquête de l’Observatoire société et consommation (ObSoCo) et Chronos sur les comportements de mobilité. Soutenu par l’Ademe et la SNCF, l’Observatoire de 2014 a été réactualisé cette année en tenant compte notamment des nouveautés comme l’autocar longue distance et le véhicule autonome. Ses résultats s’appuient sur une vaste enquête sur Internet auprès d’un échantillon de 4 000 personnes, représentatif des 18-70 ans.

    Le fossé est toujours bien présent entre le cœur des grandes agglos, où l’usage systématique de la voiture en solo recule et tout le reste du territoire, où au contraire son utilisation s’accroît. « Alors que les enquêtes-ménages déplacements expriment des parts de marché, notre étude mesure les taux de pénétration ainsi que le solde entre les pratiques actuelles et les intentions afin d’anticiper les changements de comportement », détaille Léa Marzloff, directrice adjointe du cabinet de prospective Chronos. Et sur ce point, rien n’a bougé par rapport à 2014, où comme l’expliquait Philippe Moati, cofondateur de l’ObSoCo, « rien ne semble remettre en cause la suprématie de la voiture individuelle ». Le solde est négatif entre ceux qui déclarent l’utiliser davantage (25 %) et ceux qui la laissent davantage au garage (14 %). De plus, « la possession d’un véhicule est encore la formule idéale pour trois Français sur quatre, ajoute-t-elle. Elle est un élément incontournable y compris chez les jeunes, avec un pic entre 25 et 34 ans ».

    Des résultats qui prennent un tout autre relief alors qu’une partie de la France – Ile-de-France, vallée du Rhône, Savoie – est en train de vivre un pic pollution exceptionnellement long et intense. Pour autant, il y a des raisons d’espérer ! D’abord parce que les Français marquent « leur envie de proximité et de calmer les rythmes en marchant ou en faisant du vélo, ce dernier étant utilisé par 23 % », poursuit-elle. De plus, 46 % des interrogés déclarent avoir le choix de leur mode au quotidien, contre 35 % il y a deux ans, « ce qui est lié à la croissance de l’offre de véhicules partagés et de l’équipement individuel en vélo notamment ».

    Mais cette moyenne nationale cache des disparités territoriales fortes puisque la proportion tombe à 22 % dans le monde rural et culmine à 90 % dans la capitale (72 % en Ile-de-France), en passant par 64 % dans les villes de plus de 100 000 habitants. On trouve par ailleurs une corrélation avec les pratiques multimodales (utilisation de modes différents selon les circonstances) et intermodales (plusieurs modes au cours d’un seul déplacement), avec nationalement 28 % de mobilité multimodale (+8 points par rapport à 2014) et 13 % de trajets intermodaux (+2 points). Chiffres qui passent respectivement à 47 % et 25 % quand on fait un focus sur le centre urbain des métropoles, « où elles sont devenues la norme ».

    Autres aspects auxquels l’enquête s’est intéressée : l’autocar longue distance, qui montre un taux de pénétration de 15 % ; le véhicule autonome, qui génère pas mal d’inquiétude (40 % s’inquiètent de son développement et seuls 12 % se déclarent prêts à l’utiliser sans réserve) ou encore l’apport du numérique, dont l’usage progresse fortement puisque 64 % disent consulter une appli avant tout déplacement, contre 40 % il y a deux ans, la moitié d’entre eux estimant qu’ils optimisent leur mobilité grâce à ces nouveaux outils.

    « Les principales surprises de cette deuxième vague d’enquête ? Un poids du covoiturage élevé, une fracture territoriale qui s’aggrave et une belle progression de la multimodalité », résume Léa Marzloff. Un peu d’anticipation pour finir : l’ObSoCo a calculé l’appétence des clients en faisant la différence entre ceux qui veulent diminuer telle ou telle pratique et ceux qui désirent l’augmenter. En tête du top 5 des modes à fort potentiel de croissance : les VTC à +33 %, suivis de très près par les VLS (+32 %) et la marche (+25 %). Malheureusement les transports collectifs sont eux à -1 % et l’automobile personnelle à +6 %.

    [email protected]

  • Transdev engage un recours contre Ouibus

    Selon nos informations, Transdev vient de saisir l’Autorité de la concurrence à l’encontre de la SNCF pour abus de position dominante. La plainte vise la filiale de transport par autocar de la SNCF, Ouibus. Elle reproche à la SNCF, société monopolistique, d’avoir recapitalisé Ouibus qui continue à multiplier les créations de lignes tout en multipliant les pertes. Transdev demande à l’Autorité de la concurrence des mesures conservatoires afin que la SNCF ne puisse plus recapitaliser Ouibus.

    Le secteur du transport longue distance par autocar, libéralisé depuis plus d’un an, fait l’objet d’une compétition féroce, qui a déjà fait ses premières victimes. En quelques mois, on est passé de cinq à trois compagnies de bus. La question se pose aujourd’hui de savoir qui aura les reins assez solides pour supporter longtemps la guerre des prix. Et qui sera la prochaine victime.

    En saisissant la justice, Transdev tente d’y apporter une première réponse. La filiale de la Caisse des dépôts réfléchit de son côté à restructurer le réseau de sa filiale de bus Isilines. La compagnie Isilines, qui subit également de grosses pertes (quelques dizaines de millions d’euros) devrait annoncer l’année prochaine quelles lignes elle conserve et quelles lignes elle supprime.
    Marie-Hélène Poingt