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Catégorie : Transports routiers
Retrouvez toute l’actualité des transports routiers et urbains : Bus, voitures électriques, politiques d’aménagements urbains
RATP – Padam. Une offre sur-mesure en minibus
RATP Dev et Padam ont signé un partenariat afin de proposer de nouveaux services de mobilité aux voyageurs et collectivités locales : la filiale de la RATP et la start-up ont développé une offre de transport sur-mesure en minibus pour les trajets domicile – travail. « Grâce à une application mobile développée par Padam, les utilisateurs peuvent réserver un trajet en quelques clics, à l’heure qui leur convient. L’application suggère alors un point de rencontre et calcule, en temps réel, l’itinéraire optimal du véhicule pour se rendre à l’adresse voulue, en tenant compte des demandes d’autres passagers qui souhaitent se rendre dans la même direction. Les tarifs, fixés à l’avance, dépendent de la distance directe parcourue entre les points d’arrivée et de départ», explique RATP Dev dans un communiqué.
Ce service sera dans un premier temps développé pour la ville de Bristol, en Angleterre, sous la marque Slide, où il sera lancé durant l’été 2016.Premiers tests du BHNS à Vitrolles
Zenibus, le nouveau BHNS Crealis d’Iveco, a démarré sa marche à blanc à Vitrolles le 5 juillet. Le test se déroulera tout au long de l’été avant la mise en service le 29 août de la ligne qui reliera Marignane, Saint-Victoret, Vitrolles et les Pennes-Mirabeau. Un parcours de 17 km dont 3,3 km en site propre.
Les BHNS exploités par Transdev, l’opérateur du réseau, passeront toutes les 7 à 8 minutes en période de pointe et la vitesse commerciale atteindra 22 km/h. Cette mise en service s’accompagnera d’une restructuration du réseau Les Bus de l’Etang. 15 véhicules ont été achetés au prix de 250 000 euros l’unité. Par ailleurs, 12,7 millions d’euros ont été investis dans ce projet, hors matériel roulant.Flixbus achète Megabus.com en Europe continentale
La concentration sur le marché du transport par car longue distance se poursuit. Après Ouibus qui a mis la main sur Starshipper début juin, c'est au tour de Flixbus d'annoncer qu'il vient d'acquérir les activités de Megabus.com en Europe continentale. « L’acquisition porte sur les réseaux en Allemagne, Belgique, Espagne, France, Italie, Pays-Bas ainsi que les liaisons internationales vers/depuis le Royaume-Uni », explique la compagnie allemande de cars longue distance dans un communiqué.
Megabus.com fait partie de Stagecoach Group, un des principaux opérateurs de transport au Royaume-Uni, Etats-Unis et Canada. La transaction, signée le 28 juin, sera effective en juillet.Lyon aussi teste des bus électriques
Depuis le 27 juin, le Sytral teste sept modèles de bus électriques des constructeurs Dietrich Carebus/Yutong, Bluebus Bolloré, Ebus K9 BYD, Urbino Electric Solaris, 2.1 Ebusco, i2E Irizar et GX elec Heuliez Bus, soit un franco-chinois, deux français, un chinois, un polonais, un néerlandais et un espagnol. Les tests sans passager seront réalisés successivement à raison d’une semaine par véhicule pour évaluer leur autonomie (200 kilomètres environ) sur deux lignes caractéristiques du réseau (la 45 pour le relief, la C7 pour la longueur et la vitesse commerciale). Le modèle sélectionné sera intégré dans la commande de 200 bus prévue en 2019 et destinée à renouveler la flotte de 800 bus thermiques du réseau TCL. Cette mesure répond à la loi sur la transition énergétique et au « plan Oxygène » de la métropole de Lyon.
C. F.

Libellule change de dimension à Villefranche-sur-Saône
Changement d’envergure pour le réseau Libellule à Villefranche-sur-Saône : à partir du 29 août 2016, au lieu des cinq communes desservies actuellement, le réseau urbain s’étendra à l’ensemble de la communauté d’agglomération Villefranche-Beaujolais-Saône (CAVBS), soit 20 communes et 75 000 habitants. Ce changement souhaité par le Sytral, autorité organisatrice des transports depuis début 2015, sera mis en œuvre par l’exploitant CarPostal, dont la DSP a été reconduite début 2016 pour six ans avec un chiffre d’affaires prévisionnel de près de 29 millions d’euros. Depuis son arrivée en 2010, CarPostal se félicite d’une hausse de 50 % de son offre et de 120 % de la fréquentation.
Pour l’extension de sa nouvelle offre, l’exploitant mise sur une rationalisation des lignes et de l’offre kilométrique. Trois axes sont créés avec neuf lignes « historiques » cityLib comprenant cinq lignes régulières et quatre lignes à vocation scolaire ouvertes à tous en fonction des besoins ; huit lignes carLib, opérées par Cars du Rhône, desservant les établissements scolaires et certains arrêts des communes historiques ; six lignes résaLib fonctionnant comme transport à la demande.
Le Sytral met aussi en place un ticket unique Libellule+Cars du Rhône (1,25 euro) et des abonnements annuels uniques tout public (206 euros) et scolaire (154 euros pour les moins de 26 ans, incluant un deuxième abonnement SNCF, TCL). Enfin, Libellule vise l’accessibilité totale de son réseau (parc et stations) d’ici 2018 contre 68 % actuellement et 90 % à la rentrée. RésaLib sera dotée de cinq nouveaux minibus totalement accessibles aux PMR.
Claude Ferrero

Transports publics 2016. Les bus électriques et les véhicules autonomes à l’honneur
L’édition 2016 du Salon Transports Publics, qui se tient jusqu’au 16 juin porte de Versailles à Paris, a ouvert ses portes le 14 juin, avec la ville de Medellín comme invitée d'honneur… Alain Vidalies, le secrétaire d'Etat aux Transports, qui était attendu pour l'inauguration, a finalement décliné l'invitation, officiellement pour des raisons d'agenda. A la place, s'est invité un cortège de manifestants contre la loi El Khomri, créant durant de longues minutes une forte animation entre les stands du salon (250 exposants présents).
Ce qui n'a pas empêché les nombreux événements prévus de se tenir après une courte inauguration officielle, permettant à chacun des protagonistes de rappeler les enjeux de la profession, que ce soit en matière d'innovation, de rentrées financières ou d'évolution législative. Et de rappeler la tenue d'états généraux de la mobilité (Gart, UTP, Fnaut, FNTV, ARF, TDIE) dont le colloque final est prévu pour le 15 février 2017, en prévision notamment de la future Lomi (loi d'orientation de la mobilité intérieure) annoncée par Manuel Valls en clôture de la conférence environnementale fin avril. Sur la question du financement, François Poupart, le directeur de la DGITM qui représentait le secrétaire d'Etat, a coupé court aux velléités de hausses tarifaires. « Il ne faut pas trop s'imaginer qu'on pourra augmenter les tarifs, a-t-il dit. Car les gens trouveront moins cher via les plates-formes de transport collaboratif. La vraie innovation, c'est de faire beaucoup mieux et moins cher. »
Parmi les premières annonces, le constructeur de bus chinois BYD a signé le premier jour une convention de partenariat avec la RATP et livré son premier véhicule en France à B. E. green ; et PVI de son côté a présenté son nouveau Watt System.
Si les bus électriques tiennent la vedette du salon, on commence aussi à voir des véhicules autonomes avec des gabarits réduits qui vont pouvoir être expérimentés en « grandeur réelle ». La RATP a ainsi annoncé qu'elle achetait deux véhicules autonomes à deux sociétés françaises, l'un à la société EasyMile (née de l'association de Ligier et de Robosoft), l'autre à la société Navya. L'idée, a expliqué Elisabeth Borne, sa présidente, est de disposer d'une gamme complète, allant de bus très capacitaires à de petits véhicules permettant de desservir des zones peu denses. C'est aussi le fameux transport du dernier kilomètre qui intéresse l'opérateur francilien. Les deux véhicules autonomes, d'un coût de 200 000 euros environ l'unité, seront testés d'ici à la fin de l'année. Le but dans un premier temps : interfacer les systèmes de supervision RATP avec les véhicules. Mais l'opérateur pense également à utiliser la technologie des capteurs pour permettre à ses bus de plus grand gabarit d'aller se stationner aux dépôts en toute autonomie.
La RATP n'est pas la seule à exposer ces minibus bus de 15 places qui se meuvent sans conducteur. CarPostal et Transdev ont fait de même, proposant même aux visiteurs un petit tour en EZ10 d'EasyMile à l'extérieur du pavillon d'exposition. Transdev qui travaille déjà depuis 2005 avec le fabricant hollandais 2getThere sur une navette autonome à Rotterdam (entre le métro et un parc d'activités), expérimente également les deux produits français dans le cadre de sa « Digital factory ». Le groupe fait rouler le modèle Navya depuis avril sur le site de la centrale nucléaire de Civaux et le véhicule EasyMile a longuement roulé à La Rochelle (avec le projet CityMobil 2) ainsi que sur le site de recherche Michelin près de Clermont-Ferrand. « Les deux modèles s'opèrent soit en mode métro avec des arrêts programmés, soit avec des arrêts à la demande, explique Patricia Villoslada Prado, directrice Véhicule autonome chez Transdev. Nous développons actuellement un système de supervision avec une appli client et un logiciel de dispatching des navettes. »
CarPostal de son côté a été le premier client de Navya puisqu'il fait rouler sa navette Arma à Sion depuis novembre 2015. La filiale de la poste suisse doit prochainement passer à la phase 2 du test. Quant au groupe Keolis, bien qu'aucun véhicule autonome ne trône sur son stand, il a noué en mars dernier un partenariat commercial avec Navya… Pour chaque opérateur, le même défi : couvrir enfin en transport public toutes les zones de territoire quelle que soit leur densité.
M.-H. P. et C. N.
Salon Transports Publics 2016 : des (vrais) bus électriques et des véhicules autonomes
250 exposants, 10 000 participants, 58 nations représentées et une invitée d’honneur : la ville de Medellín. Ce sont quelques-unes des caractéristiques chiffrées du Salon Transports Publics 2016, le Salon européen de la mobilité, qui s’est tenu du 14 au 16 juin à Paris. Un salon qui, malgré son nom, semble avoir du mal à sortir de ses frontières, avec une présence franco-française plus que dominante. Et dont l’actualité tourne en boucle : que ce soit du point de vue des préoccupations des acteurs (finances publiques en berne, difficultés à augmenter les tarifs et à lutter contre la fraude, ce qui plombe les comptes, ou encore nécessité de gagner en productivité) et de son mode de fonctionnement (avec notamment des procédures d’appel d’offres complexes qui freinent l’arrivée de solutions légères et innovantes dans les réseaux à en croire des patrons de start-up, et qui les obligent souvent à s’allier à de grands groupes).
Pourtant, les collectivités ne sont pas si frileuses et semblent convaincues de la nécessité de rouler plus propres. Elles n’ont pas vraiment le choix puisque la loi sur la transition énergétique va les obliger à acheter 50 % de véhicules à faibles émissions lors du renouvellement de leurs flottes à partir de 2020, puis 100 % en 2025. Mais on reste encore dans le flou sur cette notion de « faibles émissions ». Et le décret qui doit le préciser se fait toujours attendre, au grand dam des collectivités qui s’inquiètent de ces surcoûts pour l’avenir. Et des industriels qui réclament de la visibilité pour leurs programmes d’investissements. Cela alors qu’ils ont déjà fortement investi sur le diesel Euro VI.
Ce flou n’empêche pas une tendance forte, très visible sur le salon : une présentation massive par les constructeurs de bus standard électriques. Un choix technologique porté par la décision de la RATP de se doter d’une flotte électrique à 80 % et biogaz à 20 %. « Il y a quelques années, on voyait surtout des midibus. Désormais, les bus sont quasiment tous à 12 mètres. Ils peuvent transporter 90 personnes sur 200 à 250 km, mais avec des autonomies variables », souligne Philippe Grand, le directeur des Affaires institutionnelles chez Iveco Bus. « On voit apparaître de nouvelles marques, de nouveaux acteurs. Il y a de la place pour tout le monde », ajoute-t-il.
Cela s’accompagne de la multiplication des annonces de partenariats, d’expérimentations et de livraisons à travers la France. Ainsi, le premier jour du salon, le constructeur de bus chinois BYD a livré à B. E. green le premier exemplaire vendu en France de son « ebus » de 12 mètres. Un peu plus tard, il signait une convention de partenariat avec la RATP. Cela devrait permettre à cette dernière de tester le véhicule dès l'automne. En plus de la mise en circulation du Bluebus de Bolloré à Paris le 30 mai, les expérimentations vont toujours bon train à la RATP et cette convention est la cinquième du genre, après Solaris, Irizar, Yutong Dietrich – dont les véhicules ont déjà roulé sur le réseau francilien – et Heuliez dont le bus doit être testé cet été. Des véhicules tous exposés au salon.
C’est au cours de ce dernier que la RATP a également signé un contrat pour tester le bus de 12 m Volvo 7900 avec le constructeur suédois. Même si ce dernier a fait le choix de la recharge en ligne plutôt qu’au dépôt, la nuit, solution privilégiée par la RATP.
Autre innovation remarquée, l’émergence des véhicules autonomes avec des gabarits réduits qui vont eux aussi pouvoir être expérimentés en « grandeur réelle ». La RATP a ainsi annoncé qu'elle achetait deux véhicules autonomes à deux sociétés françaises, l'un à EasyMile, l'autre à Navya. Les autres opérateurs les testent également.
Autant de signes qui montrent un emballement vers des systèmes de transport allant dans deux directions : d’une part, un transport de masse adapté aux grandes agglomérations ; d’autre part un système mixant transport public et individuel pour les zones moins denses, où la voiture retrouve sa place mais dans le cadre d’un usage renouvelé. Le tout permis par un outil digital qui révolutionne les métiers et les offres.
Marie-Hélène Poingt
avec Cécile Nangeroni

Isilines-Eurolines s’affirme comme le numéro un en France
Désormais référencée sur voyages-sncf.com et destinée à devenir paneuropéenne, l’offre d’isilines est pour l’instant numéro un sur le marché domestique du voyage en car. Dans un marché qui décolle, avec 69 % de trafic voyageurs en plus au premier trimestre selon les derniers chiffres de l’Arafer, la filiale Transdev de transport par autocars détient 41 % des liaisons commercialisées, ce qui la place en première position. « Nous avons misé sur le maillage point à point et les transversales, c’est un marché plus lent à décoller mais qui affiche +80 % au premier trimestre de 2016 dans des villes comme Toulouse, Rouen, Nantes ou Marseille, ce qui à terme devrait nous donner raison de proposer des liaisons transversales », explique Laurence Broseta, directrice générale France de Transdev. Le groupe présentait le 14 juin son premier bilan à un an du lancement d’isilines.
Entre mai 2015 et mai 2016, isilines-Eurolines assure avoir transporté 2,1 millions de passagers, « soit le double de Flixbus qui en annonce un million depuis le 21 mai 2015 », poursuit-elle. Mais pour être tout à fait honnête, si l’on s’en tient aux nouveaux clients du marché domestique, qui ont profité de la libéralisation de la loi Macron, cela représente 500 000 passagers. Une clientèle recrutée dans toutes les tranches d’âge et les CSP, motivée avant tout par les tarifs. A corréler à une offre passée en un an de 17 à 29 lignes dont 15 transversales et 14 radiales, assurées grâce à 130 autocars et 220 conducteurs. Isilines affiche tout de même 850 liaisons de ville à ville – des « origine – destination » dans le jargon professionnel – dont 390 directes et 460 avec interconnexion. Le taux de remplissage des véhicules, autour de 30 %, reste encore très bas et la rentabilité n’est pas attendue avant 2019 au mieux… Le résultat s’annonce en perte de 25 millions d’euros à fin 2016, mais il est « en ligne avec ce qu’on attendait », selon la directrice générale France.
Sur un secteur compétitif où il faut grossir plus vite que ses concurrents, le groupe a fait le choix de la multiplication de l’offre et, copiant en cela le modèle du numéro 2, l’Allemand Flixbus, qui ambitionne de créer un réseau paneuropéen offrant plus de 2000 destinations. « La plupart de nos partenaires en Europe possèdent également un réseau national, il nous suffit donc d’intégrer cette offre à notre catalogue de vente en ligne », précise Richard Dujardin, directeur général International de Transdev, également chargé du développement d’isilines. L’heure est aussi aux partenariats. Ainsi, un accord avec Total permettra de proposer des arrêts confortables aux clients dans des stations-service du groupe pétrolier et « à terme de créer des hub en périphérie des villes où les passagers se connecteraient aux réseaux locaux ».
Autre sujet majeur : la distribution. Après de longues et âpres discussions les lignes opérées par isilines sont disponibles à la vente sur voyages-sncf.com. « Cela devrait booster nos ventes et notre visibilité », poursuit-il. Un des sujets d’achoppement : l’offre s’afficherait-elle, comme celle de Ouibus jusqu’au 15 juin, dans l’onglet de recherche des trajets en train ? « La SNCF a considéré que cela diluerait l’offre ferroviaire quand bien même sur Paris – Lille par exemple Ouibus affiche 22 fréquences et nous cinq », explique Laurence Broseta. Donc l’offre isilines, comme celle de Ouibus désormais, se trouve uniquement dans l’onglet « bus ». Les prix bas – en moyenne 3,3 centimes du km, en deçà du covoiturage à huit centimes – ne devraient pas augmenter de sitôt.
Quant à la consolidation amorcée du secteur – Ouibus et Starshipper venant d’annoncer leur alliance – elle est perçue comme normale. L’analyse de la filiale de la caisse des dépôts étant qu’il n’y aurait pas de place pour plus de trois opérateurs… Et autant elle juge la concurrence « saine », autant elle s’agace de voir la SNCF accumuler les pertes avec Ouibus. « Sans parler des augmentations de capital de plus de 99 millions, les pertes cumulées de Ouibus à fin 2016 seront de plus de 120 millions d’euros, et voilà comment un monopole public peut venir perturber un secteur purement concurrentiel, s’étrangle ainsi Richard Dujardin. J’aimerais bien qu’on m’explique d’où vient cet argent. »
Cécile NANGERONI
Transdev rachète Urbis Park Services
Transdev Stationnement est en phase d’acquisition de la société Urbis Park Services, l’un des principaux gestionnaires de parcs de stationnement en France, filiale de la Foncière des régions et de Crédit Agricole Assurances, avec 250 collaborateurs et 70 000 places gérées dans 40 villes. « Ceci afin de répondre au mieux aux demandes des clients collectivités et privés et aux nouvelles opportunités de marché », précise Transdev dans un communiqué. Le groupe assure déjà en France, directement ou à travers ses SEM partenaires, la gestion de 60 000 places de stationnement public en parcs et voirie, parcs privés, parcs d’aéroports, et parcs-relais. Ce rachat lui permettra aussi d’accompagner les collectivités locales dans les évolutions de leurs politiques de mobilité et de stationnement, en particulier après la décentralisation du stationnement payant en voirie.
Strasbourg va tester un système de transport bimodal
L’expérimentation ne sera lancée que l’année prochaine à Strasbourg, mais le Salon Transports Publics a été l’occasion de présenter le tout nouveau système de transport bimodal de Lohr baptisé Cristal Ce petit véhicule 100 % électrique proposant cinq places assises peut être exploité soit sous forme de transport en libre service (comme le sont les Autolib’ à Paris), soit sous forme de navettes c’est-à-dire en assemblant quatre véhicules qui peuvent alors transporter jusqu’à 76 personnes (de 16 à 20 personnes par véhicule en comptant celles qui restent debout). La navette est évidemment conduite par un conducteur professionnel.
« L’avantage de ce système, c’est qu’il permet par exemple d’assurer le transport scolaire de 7h à 9h le matin, puis d’être exploité différemment à d’autres moments de la journée en redéployant les véhicules », explique Jean-François Argence, le directeur des nouvelles mobilités chez Lohr.
Strasbourg qui va tester quatre véhicules pendant un an, de septembre 2017 à septembre 2018 les fera circuler sur une boucle de trois kilomètres comportant neuf stations desservant le campus et l’hypercentre. Sept stations (dont trois équipées de bornes de recharge) vont aussi être installées en mode libre service.
Le véhicule d’un coût de 100 000 euros l’unité a une vitesse commerciale de 40 km/h en mode navette et pourra rouler jusqu’à 70 km/h lorsqu’il sera utilisé en libre service.
Lohr qui indique avoir engagé le processus d’industrialisation a investi dix millions d’euros pour développer ce concept.