Catégorie : Transports routiers

Retrouvez toute l’actualité des transports routiers et urbains : Bus, voitures électriques, politiques d’aménagements urbains

  • Les Italiens font du covoiturage… en bus

    Et si on partageait un bus ? C’est le concept décalé de la plate-forme italienne GoGoBus, lancée il y a un an par deux trentenaires turinois, Alessandro Zocca et Emanuele Gaspari. Leur site… class= »western » style= »margin-bottom: 0cm »>
    permet d’avoir un bus affrété pour n’importe quel trajet à partir du moment où au moins 19 personnes souhaitent faire le même déplacement. Du bus touristique classique au minibus : GoGoBus travaille avec une centaine d’agences d’autocars pour fournir ce service qui permettrait d’obtenir un tarif au moins 30 % inférieur à celui d’un voyage en bus classique, le prix baissant encore plus si les passagers sont très nombreux. Environ 2 000 Italiens ont ainsi « partagé » un bus ces derniers mois, notamment pour se rendre à de grands événements culturels et sportifs. Depuis le 7 mars, GoGoBus va encore plus loin en proposant également de remplir les bus roulant à vide. Plus de cent compagnies de bus ont joué le jeu en signalant sur le site de la start-up les trajets effectués jusqu’ici par leurs chauffeurs sans passager. Ces places sont mises en vente pour la première fois par GoGoBus à un prix fixe.

    Eléonore KERN-GORSE

  • Bolloré inaugure un service d’auto-partage de voitures électriques à Turin

    Le groupe Bolloré a inauguré le 18 mars à Turin un service d'auto-partage de véhicules électriques, le cinquième de ce genre dans le monde après ceux de Paris, Lyon, Bordeaux en France et Indianapolis aux Etats-Unis. Ce service du nom de Bluetorino est basé sur le modèle d'Autolib à Paris, et le groupe prévoit de déployer près de 150 véhicules et 250 bornes de recharge d'ici un an.
     

  • Le centre bus de Lagny, une cathédrale industrielle

    Le centre bus de Lagny, une cathédrale industrielle

    A l'issue d'un projet de plus de dix ans, dont 4 de travaux, le nouveau centre bus de Lagny-Pyrénées (Paris XXe) a été inauguré le 7 mars.  

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    Conçu sur 80 000 m² par l'architecte Brigitte Métra (lauréate du concours en 2005), comme une « cathédrale industrielle », selon ses propres termes, le nouveau bâtiment aux allures de large vaisseau fuselé abrite aussi des bureaux pour 1400 fonctionnaires du ministère de l'intérieur. Sur son toit sont prévus un collège et une crèche qui devraient être achevés en septembre 2017 ainsi qu'un jardin central. Sa couleur rouge est « un outil d'accroche », a encore dit l'architecte, qui s'est inspirée des bâtiments alentours comme les HBM en briques ou le lycée Hélène Boucher.

    A ce titre, le nouveau centre bus modernisé et agrandi pour accueillir 184 autobus en stationnement « est emblématique de notre politique de valorisation immobilière et de mixité fonctionnelle », a précisé Feredj, directeur de l'immobilier à la RATP. « Nous souhaitons maintenir nos activités industrielles en centre-ville tout en construisant une ville dense, mixte et innovante », a renchéri Elisabeth Borne. La PdG a aussi rappelé l'engagement de l'entreprise à construire 2000 nouveaux logements d'ici 2024, dont au moins 50 % d'habitat social, en vertu du protocole signé fin 2014 avec la ville de Paris.

    Le centre bus à proprement parler occupe trois niveaux et 45 000 m² pour partie enterrés, mais grâce aux failles ménagées dans le bâti, la lumière du jour éclaire ses ateliers de maintenance. Il accueille 700 employés. Il a bien sûr été pensé pour pouvoir abriter et entretenir les bus électriques que la RATP a promis de faire circuler dans la capitale dans les prochaines années. Valérie Pécresse, venue assister à l'inauguration, a salué la prouesse technique consistant à réunir du gas-oil au sous-sol et une crèche au-dessus. Ainsi qu'une réalisation « exemplaire : c'est beau, innovant, utile et ça n'a pas coûté cher », a souligné la présidente de région et du Stif. La RATP a en effet autofinancé 45 des 53 M€ qu'a coûté le centre bus, le Stif apportant le solde de 8 M€.

    C. N.

  • Décentralisation du stationnement. Il reste vingt mois pour convaincre

    Décentralisation du stationnement. Il reste vingt mois pour convaincre

    Le compte à rebours est lancé. La décentralisation et dépénalisation du stationnement payant sur voirie est pour le 1er janvier 2018. Il reste donc vingt mois pour régler les dernières modalités pratiques de la réforme. p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; }

    Un délai qui « ne sera pas de trop », à en croire Stéphane Rouve, le délégué de la mission interministérielle pour la décentralisation du stationnement, venu, le 9 mars, conclure une journée de colloque Gart et FNMS sur cette question et sur la façon dont nos voisins européens la gèrent. Les pièges et chausses-trappes à éviter sont multiples, notamment dans la mise en œuvre du contrôle, et donc les discussions à venir encore très importantes.

    Il rappelle que la problématique du stationnement payant est éminemment polémique, et passionnelle. Pour preuve : pas un jour sans qu'elle fasse la Une des journaux. Les pouvoirs publics pourraient rapidement être mis en difficulté face à des opposants souvent dans la caricature du “c'est seulement plus d'argent à taxer“. Car bien qu'elle soit conçue comme ouverte afin de laisser suffisamment de latitude aux collectivités pour gérer le stationnement payant et son contrôle comme elle le souhaitent (en direct, en régie, confié au privé en délégation de service public) et qu'elle créée une commission nationale de contentieux, la réforme française, doit avant tout satisfaire à un impératif : celui d'être acceptée par les automobilistes.

    L'acceptabilité est un mot qui est revenu en boucle dans la bouche des intervenants. Et pour y parvenir, rien de tel qu'une bonne dose de pédagogie, avant, pendant et après la réforme. Et si possible agrémentée d'un soupçon de simplification de la vie quotidienne, par exemple en autorisant différents modes de paiements et surtout des méthodes pratiques comme le paiement par mobile sans contact. De cette manière, « pourquoi ce qui se met en œuvre dans de nombreux pays européens sans difficulté » ne pourrait pas fonctionner en France ?

    Pour ne pas se rater, pusieurs points devront être particulièrement soignés. D'abord, il faudra bien anticiper et intégrer dès à présent les évolutions techniques et technologiques autour du stationnement, comme celles liées à la mobilité urbaine et au numérique. Avec en ligne de mire « favoriser la rotation des véhicules, tenir compte du covoiturage, des véhicules électriques etc. », a assuré le délégué interministériel. Vient ensuite, la question de la délégation du contrôle, « qui peut se traduire par le transfert de personnels vers le privé ». Ou encore celle des systèmes d'information que l’Etat doit créer, ainsi que l'agence nationale du traitement informatisé des infractions.

    Charge à la mission interministérielle aussi de faire en sorte que les 800 communes concernées par cette réforme disposent du même degré d'information au même moment. Enfin, l'articulation du rôle des acteurs locaux et la répartition des recettes générées seront à l'ordre du jour des prochains mois de discussions. « Un sujet potentiellement sensible, mais qui relève des élus locaux, donc pour lequel l’Etat sera en retrait », a poursuivi Stéphane Rouve.

    Etant donné que des maires disposent d'un pouvoir de police sur la circulation et le stationnement (le transfert de compétence est automatique quand il existe un EPCI doté de la compétence voirie), qu'il subsiste le stationnement gênant sur voirie (qui reste bien sûr du domaine du pénal) et qu'ils perçoivent actuellement une partie des recettes des amendes… Certains édiles risquent d'être réticents à l'idée de ne pas bénéficier du tout du produit du forfait post-stationnement, c'est à dire de la redevance payée a posteriori par l'usager qui n'aurait pas acquitté son dû à l'horodateur. La loi Maptam a en effet prévu un fléchage sans ambiguïté au profit des autorités organisatrices de la mobilité durable. Comme toujours l'argent risque d'être l'ultime le nerf de la guerre, si guerre il devait y avoir…

    C. N.

  • Transdev achète sept bus électriques à Ebusco

    C’est symboliquement, à l’occasion de la visite du couple royal des Pays-Bas en France, que Transdev a signé avec le constructeur néerlandais Ebusco un protocole d’accord pour l’achat de sept à neuf autobus électriques. Ces véhicules standard de 12 m et d’une capacité de 90 passagers ont une autonomie de plus de 250 km. Ils sont destinés à équiper entièrement une ligne structurante reliant la gare d’Argenteuil à celle de Sartrouville. C’est la première réalisation de cette ampleur pour Transdev en Ile-de-France, et elle s’inscrit dans le cadre de l’engagement du Stif dans la transition énergétique. La mise en circulation des bus doit permettre au groupe « un retour d'expérience en termes techniques, économiques, de bénéfices environnementaux et de confort pour les clients », explique Transdev dans un communiqué.

  • Toulouse : un Pass Ecomobilité pour combiner autopartage et TC

    Intégrer l’autopartage dans l’intermodalité, tel est l’objectif du Pass Ecomobilité lancé le 1er mars par Tisséo-SMTC et Citiz. Cet abonnement annuel à 50 euros, accessible sur les cartes Pastel, combine une utilisation illimitée des transports en commun aux parcs à vélos, au service de covoiturage de Tisséo ainsi qu’un accès au service d’autopartage Citiz formule Fréquence. Outre l’économie de 10 % réalisée, le passe donnera une visibilité supplémentaire à l’autopartage. « 75 % de nos abonnés sont aussi abonnés aux transports en commun et nous espérons que le Pass va contribuer à développer notre offre, actuellement de 42 voitures et 22 stations », souligne Céline Soulié, directrice générale de Citiz Toulouse, demandeuse d’une offre combinée depuis 2013. Strasbourg et Bordeaux proposent déjà ce type d’offre.    

    C. S.-S.
     

  • VTC : l’interdiction de la géolocalisation jugée contraire au droit européen

    Le Conseil d'Etat a jugé contraire au droit européen d'interdire aux plateformes de VTC (voitures de transport avec chauffeur) d'informer leurs clients sur leur localisation et disponibilité. Le Conseil d'Etat avait été saisi en particulier par l'entreprise de VTC Uber, qui contestait un décret d'application de la loi Thévenoud du 1er octobre 2014 réglementant le transport de personnes en France.
    Ce décret du 30 décembre 2014 interdisait en particulier « aux VTC d'informer les clients, avant la réservation, de la localisation et de la disponibilité d'un véhicule », a souligné la juridiction dans un communiqué du 9 mars. Le Conseil « a jugé que cette interdiction […] constituait une exigence visant l'accès à un service de la société de l'information », et aurait dû faire l'objet d'une information préalable de la Commission européenne au titre d'une directive de 1998. Or cela n'a pas été le cas.
    La juridiction valide ainsi l'un des arguments développés par les avocats d'Uber dans les multiples dossiers judiciaires auxquels le géant américain est mêlé en France. De son côté, le député (PS) de Côte-d'Or Laurent Grandguillaume, chargé d'une médiation, a rendu fin février ses propositions pour sortir du conflit. La balle est désormais dans le camp du gouvernement.

  • 1 300 emplois créés avec la libéralisation du transport par car

    La libéralisation du transport par autocars rendue possible par la loi Macron sur des trajets supérieurs à 100 km a permis de créer « 1 300 emplois » et de transporter « 1,5 million de passagers », révèle un rapport de France Stratégie présenté le 1er mars.
    Au total, « 734 paires de villes » de métropole bénéficient d’une desserte directe, c’est-à-dire sans changement d’autocar, en dehors des liaisons d’initiative publique. Ce qui fait dire aux auteurs du rapport que le réseau « se développe à un rythme rapide et comparable à ce qui a été observé en Allemagne après la libéralisation » de janvier 2013. Compte tenu des prix et des durées de trajet observés, les autocars paraissent « davantage en concurrence avec le covoiturage ou la voiture personnelle qu’avec les services ferroviaires », relève par ailleurs France Stratégie. « D’après nos relevés […] le prix moyen au kilomètre d’un trajet en bus (4,5 centimes par km) est presque toujours inférieur à celui du covoiturage (de l’ordre de 6 centimes/km) et toujours bien inférieur au prix minimal d’un trajet similaire en train (10 centimes par km pour les billets les moins chers). »
    Mais sur les trajets de moins de 100 km qui seront autorisés par l’Arafer, « TER et autocars interurbains seraient exactement sur les mêmes créneaux », prévient cependant France Stratégie.

  • Parution du décret renforçant le contrôle de l’Arafer sur les sociétés d’autoroute

    Emmanuel Macron a annoncé la publication le 1er mars d’un décret d’application de sa loi pour l’activité, la croissance et l’égalité des chances économiques du 6 août 2015, renforçant significativement le contrôle des sociétés d’autoroute par l’Arafer. Depuis le 1er février, les compétences consultatives, de contrôles et de sanctions de l’Autorité de régulation sont étendues au secteur des autoroutes, tandis que le seuil de mise en concurrence des marchés de travaux des concessionnaires a été abaissé de 2 millions à 500 000 euros. Le nouveau décret prévoit la consultation de l’Arafer pour l’attribution de toute nouvelle concession et la modification des conditions financières de toute concession existante. L’exploitation des aires de services autoroutières sera elle aussi mieux encadrée.
    Un second décret doit définir prochainement les règles pour les marchés de travaux, fournitures et services des concessionnaires ainsi que les procédures de passation des contrats de sous-concession telles que les aires de distribution de carburant et de restauration. Les procédures s’allongeant, le calendrier des travaux du plan de relance autoroutier (3,2 milliards d’euros de travaux) pourrait prendre du retard. L’Arafer a rendu fin janvier un avis défavorable sur le projet de décret rédigé par le gouvernement, notamment parce que les délais d’instruction prévus sont insuffisants pour lui permettre d’exercer correctement son contrôle et parce que la règle du « silence vaut acceptation » est jugée inappropriée.

     

  • Le préfet décide de rouvrir la voie taxis depuis Roissy sur l’A1

    La décision du préfet de Seine-Saint-Denis, le 29 février, de rouvrir un tronçon d’autoroute réservé aux taxis aux heures de pointe entre l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle et Paris n’est pas comprise par les VTC. Ainsi, sur 5 km, la voie de gauche dans le sens Roissy – Paris leur est fermée, restant réservée, entre 6h30 et 10h, aux taxis ainsi qu’aux bus réguliers et autres services de transport de PMR (PAM), avec une limitation à 70 km/h. Cette voie sur l’A1 avait été ouverte en avril 2015, puis suspendue par le tribunal administratif en juin suite à l’action en référé des VTC y voyant une concurrence déloyale. Elle avait été promise aux taxis par le gouvernement en contrepartie d’un tarif forfaitaire pour la desserte des aéroports. Or, le fameux tarif (50 ou 55 euros) est précisément entré en vigueur le 1er mars. Alors qu’un médiateur travaille toujours à résoudre le conflit entre taxis et VTC, cette décision risque d’attiser les rancœurs. Les VTC ont en tout cas déjà annoncé leur intention d’attaquer l’arrêté préfectoral.