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Catégorie : Transports routiers
Retrouvez toute l’actualité des transports routiers et urbains : Bus, voitures électriques, politiques d’aménagements urbains
Projet de rocade de Strasbourg : la concession à Vinci approuvée par décret
Le gouvernement a publié le 31 janvier un décret approuvant la concession à une filiale de Vinci de la construction de la rocade autoroutière de contournement de Strasbourg, entérinant ainsi un projet débattu depuis plusieurs décennies.
Le groupe d’entreprises Arcos, dont le mandataire est Vinci Concessions avait été désigné au mois d’octobre 2015 pour réaliser le Grand contournement ouest (GCO), une nouvelle portion d’autoroute d’une longueur de 24 km.
Le projet de GCO, né dans les années 1970 mais régulièrement abandonné avant d’être relancé à la fin des années 1990, a pour but de délester l’actuelle autoroute A35, régulièrement engorgée, qui dessert la capitale alsacienne.
Un collectif d’opposants au projet a manifesté le 30 janvier, construisant une cabane sur le tracé du futur GCO.Le gouvernement revoit le fonctionnement des gares routières
Le fonctionnement des gares routières va être revu, selon une ordonnance présentée le 25 janvier au Conseil des ministres. Cette ordonnance initiée par le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, et par le secrétaire d’Etat chargé des Transports, Alain Vidalies, doit permettre de répondre au « développement important du marché » des autocars suscité par le texte promulgué à l’été 2015, a souligné le Conseil des ministres dans un communiqué.
Or, le cadre de fonctionnement des gares routières était dépassé, « régi par des textes de 1926 et 1945 ». Le texte présenté mercredi aux ministres « a pour objectif d’assurer une égalité d’accès des opérateurs économiques aux gares routières, d’augmenter les retombées positives au plan local de ces nouvelles dessertes, et de répondre aux exigences de qualité de service des usagers ».
Il prévoit en particulier « la tenue d’un registre public qui permettra aux transporteurs de connaître les offres d’accueil des autocars » et « un principe de non-discrimination entre transporteurs ». La nouvelle Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (Arafer) s’est vu confier, selon la même source, « une mission de régulation de l’accès aux gares ». Elle pourra ainsi « édicter des règles afin de prévenir d’éventuelles distorsions de concurrence » et arbitrer des différends, « avec un pouvoir de mise en demeure d’office et de sanctions ».
« Nous sommes entrés dans la troisième révolution urbaine »
Entretien avec Eric Piolle, maire EELV de Grenoble
Près d’un an après son élection à la mairie de Grenoble, en mars 2014, Eric Piolle dresse un premier bilan de ses actions pour améliorer la mobilité. Cet ingénieur écologiste de 44 ans, qui se déplace en vélo, souhaite réinventer sa ville en redonnant plus de place aux piétons et aux cyclistes. Ville Rail & Transports. Depuis le 1er janvier, Grenoble a mis en place une immense zone 30. Comment cela s’est-il passé ?
Eric Piolle. C’est une démarche très large puisqu’elle concerne 43 communes sur les 49 que compte la métropole. Elle répond à l’attente de nombreux maires qui eux-mêmes étaient sollicités par les habitants. Elle dépasse les étiquettes partisanes puisque des communes de toutes tendances y participent.
Nous avons voulu reconfigurer l’espace urbain, pensé à l’origine comme un espace de circulation automobile, pour en refaire un espace de vie pour le centre-ville mais aussi pour les centres des bourgs.
Cela ne change rien pour la vitesse de déplacement en voiture puisque la vitesse moyenne dans une zone 30 est de 17 km/h alors qu’elle est de 18 km/h dans une zone 50.
Mais cela change notre rapport à la ville et les rapports avec les piétons et les cyclistes.
Enfin cette mesure permet de diviser par deux la vitesse de freinage (qui passe de 27 à 13 mètres) et par 9 le risque de décès en cas d’accident. Elle se traduit donc par une diminution du risque routier ainsi que par un abaissement des nuisances sonores.VR&T. Quels sont vos objectifs ?
E. P. L’idée, c’est de faciliter les changements de comportement. Il faut que chacun adopte le moyen de transport le plus adapté à ses besoins mais aussi à ceux de la collectivité. Surtout quand on sait que les deux tiers des déplacements se font sur moins de cinq kilomètres. Il est donc souvent plus judicieux de se déplacer en vélo, à pied ou en transports en commun.
C’est pour cela que nous sommes entrés dans la troisième révolution urbaine. Grenoble a été construit dans les années 50-60 au moment de la voiture reine. D’où la réalisation d’autoroutes pénétrantes en centre-ville. La première révolution urbaine a eu lieu avec l’apparition des premières zones piétonnes. La seconde avec le retour du tramway. La troisième, qui se produit maintenant, agrandit le centre-ville et redonne de la place aux piétons. Elle apporte plus de qualité de vie et permet de développer le commerce en ville.VR&T. Quelle est la place du vélo ?
E. P. Le vélo doit se développer. Depuis notre élection, le nombre de locations de vélos a augmenté de 30 %. Nous proposons 6 000 Métrovélos, qui est le service de location de vélos de l’agglomération. On peut comprendre l’importance de ce chiffre si on le rapproche des 18 000 Velib’ mis à disposition à Paris.
Quand le vélo a commencé à se développer à Grenoble, on a installé des pistes cyclables et des arceaux de stationnement sur les trottoirs. Désormais, il faut changer de logique et les mettre sur la voirie, notamment aux carrefours. La bicyclette n’a pas sa place sur les trottoirs mais sur la voie. C’est un mode de déplacement à part entière. Il faut qu’elle se mélange à la circulation (et non plus avec les piétons), ce qui lui donnera plus de visibilité. Le passage aux 30 km/h permet aussi cette cohabitation.
Nous travaillons pour faire changer les comportements. Nous avons la chance d’être la troisième ville la plus dense de France, après Paris et Lyon. Le vélo y est adapté et permet de compléter l’offre en transport public. Nous visons le triplement de la part des déplacements en vélo à la fin de la mandature. Quant à la part de la voiture, elle a tendance à se réduire. Elle tourne autour de 50 % actuellement.VR&T. Quels sont vos projets de transports publics ?
E. P. Notre cinquième ligne de tramway a été inaugurée quelques mois après notre élection. En septembre 2014, nous avons refondu le réseau de bus. C’est un beau succès car cela s’est traduit par une hausse de la fréquentation de 10 % en un an. A l’avenir – mais les échéances ne sont pas encore fixées –, nous engagerons l’extension des lignes E et A.
Nous avons également revu notre politique tarifaire en sortant d’une logique basée sur des critères liés au statut pour aller vers une logique fondée sur le niveau de revenus pour fixer nos prix. Nous avons aussi augmenté le tarif du ticket à l’unité acheté dans le bus, en le faisant passer de 1,60 à 2 euros car cela contribue à baisser la vitesse commerciale et nous avons abaissé de 30 % l’abonnement pour les 18-25 ans. Notre objectif est d’arriver à la gratuité pour cette catégorie d’usagers car les déplacements représentent la plus forte part de leurs dépenses dans leurs revenus.VR&T. Dans un contexte budgétaire déjà serré, n’avez-vous pas accentué les difficultés en renonçant à commercialiser des panneaux publicitaires en ville ?
E. P. Cela concerne les recettes de la ville, alors que les transports relèvent de la politique métropolitaine. Notre contrat sur les panneaux publicitaires était précédemment de 600 000 euros. En le renouvelant, nous avons perdu 150 000 euros de recettes, ce qui est relativement mineur. Dans le même temps, nous avons réalisé des économies à hauteur d’un million d’euros. Nous ne sommes pas sur la même échelle quand on compare ces chiffres aux baisses des dotations de l’Etat qui vont atteindre 20 millions d’euros.
Pour financer la mobilité, nous avons trouvé un accord avec le conseil départemental, malgré nos différences politiques, qui permet de retrouver des capacités. Le conseil et la Métropole ont aussi accepté d’assumer une partie de la dette du Syndicat mixte des transports en commun.VR&T. Comptez-vous éradiquer le diesel en centre-ville dans un proche horizon à l’instar de ce que veut faire à Paris Anne Hidalgo ?
E. P. Nous allons éliminer les bus fonctionnant au diesel à l’horizon 2019 lorsque nous renouvellerons notre parc. Les véhicules électriques et à l’hydrogène vont se développer. Dans ces domaines, nous avons la chance d’accueillir un bassin d’entreprises vraiment innovantes, notamment sur l’hydrogène. Ces sujets avancent.
Nous avons aussi négocié avec La Poste pour que sa flotte passe au tout-électrique à partir du prochain semestre.
Nous avons d’autres projets pour améliorer les conditions de circulation, notamment en organisant mieux la logistique urbaine. Et nous avons lancé cet automne un appel à manifestation d’intérêt pour mettre sur pied des centres de distribution à partir desquels seront mutualisées les livraisons.VR&T. Quels sont les freins que vous souhaiteriez voir levés ?
E. P. Nous voulons pouvoir agir plus efficacement contre la pollution. Nous sommes l’un des 18 sites français sous la menace d’une amende européenne pour non-respect de la qualité de l’air, notamment en ce qui concerne les émissions de particules fines. Ce qui a un vrai impact sur la santé publique.
Nous souhaiterions pouvoir mettre en place des mesures préventives dès que le seuil de pollution déclenchant la procédure d’information est atteint. Pour nous c’est un sujet majeur, d’autant que nous sortons tout juste de la COP21. Mais nous attendons toujours d’être soutenus sur cette question par le ministère de l’Environnement.
Propos recueillis
par Marie-Hélène Poingt
Voiture électrique : création d’une coentreprise franco-québécoise
Le groupe PSA Peugeot Citroën, Exagon Motors et deux groupes québécois vont créer une coentreprise afin de développer et produire, à terme, des composants pour véhicules électriques, a annoncé le 20 janvier le gouvernement du Québec.
Pour le Québec, c'est Investissement Québec, bras financier du gouvernement provincial, et IndusTech, filiale du groupe public d'électricité Hydro-Québec, qui vont entrer au capital de la coentreprise. Le Québec va allouer 10 millions d'euros dans cette société commune.
PSA Peugeot Citroën va apporter « son expertise pour l'intégration automobile de ces composants », le constructeur français devenant ensuite le principal client pour la commercialisation au niveau mondial, a-t-on indiqué du côté du gouvernement québecois.Lyon : le bout des tunnels dans 28 mois
Après les travaux du tunnel de la Croix-Rousse et la rénovation du tunnel de Fourvière achevée en décembre, la métropole de Lyon lance fin janvier 2016 les travaux des tunnels du boulevard périphérique nord (ouvert en 1997) pour leur mise en sécurité aux normes Mont-Blanc : au total, quatre tunnels sur huit kilomètres fréquentés chaque jour par 53 000 véhicules (91 500 véhicules avec la partie gratuite). Le chantier prévu jusqu’en avril 2018 portera principalement sur le creusement de 13 intertubes, l’accessibilité aux PMR et les systèmes de désenfumage et de sécurité. Les travaux d’un montant de 132 millions d’euros seront réalisés dans le cadre d’un PPP conclu avec le groupement Leonord (Sanef/Fayat/Fideppp 2) à la fois constructeur et exploitant de l’ouvrage. Auparavant, le periph’ nord était en régie intéressée, « un système moins rentable » selon les élus de la métropole qui continuera à percevoir directement les revenus du péage (35 millions d’euros/an environ).
Bolloré inaugure une unité de production de bus électriques
Le groupe Bolloré a inauguré le 15 janvier près de Quimper, en présence du ministre de l'Economie Emmanuel Macron, une nouvelle unité de production dédiée à son bus électrique « grand format », prochainement déployé en Ile-de-France.
Ce nouveau bus de 12 mètres de long, 100 % électrique et pouvant accueillir jusqu'à une centaine de passagers, sera déployé en avril en Ile-de-France, sur la ligne 341. La RATP a commandé 23 Bluebus de 12 mètres, avec une option pouvant aller jusqu'à 70 ou 80. Il s'agit pour la RATP d'une première étape avant de lancer en 2017 un nouvel appel d'offres afin de renouveler la totalité de la flotte en Ile-de-France, soit 4 500 véhicules.
La nouvelle usine, située à Ergué-Gaberic, non loin de Quimper, aura une capacité de production annuelle de 200 de ces véhicules à l'aspect tout à fait ordinaire. Le groupe prévoit à terme la création de 150 emplois dédiés à la fabrication de ces Bluebus, dont l'autonomie est comprise entre 180 et 240 km.
La construction de cette nouvelle unité de production, d'une superficie de 5 000 m2, ainsi que les travaux de recherche et développement pour la conception de ce véhicule, représentent un investissement de 40 millions d'euros sur 2015 et 2016.Un chauffeur de taxi peut aussi conduire un VTC
Le Conseil constitutionnel a estimé qu’au nom de la « liberté d’entreprendre » un chauffeur de taxi pouvait aussi être conducteur de voiture de transport avec chauffeur (VTC), selon un communiqué diffusé le 15 janvier. Les Sages avaient été saisis en octobre par le Conseil d’Etat d’une « question prioritaire de constitutionnalité » sur un article du code des transports rendant « incompatibles » ces deux activités.
Les USA veulent investir 4 milliards de dollars pour développer les voitures sans chauffeur
L'administration Obama veut investir près de 4 milliards de dollars (3,7 milliards d'euros) sur dix ans pour accélérer l'introduction et l'usage de voitures autonomes sur les routes américaines, a annoncé mi-janvier le secrétaire aux Transports, Anthony Foxx.
Les fonds, qui feront l'objet d'une proposition pour le budget 2017, serviront notamment à financer des programmes pilotes pour tester des systèmes de véhicules connectés dans des corridors dédiés à travers le pays, précise un communiqué du département des Transports (DOT).
Le DOT veut aussi proposer des changements des régulations dans les six prochains mois afin de rendre plus facile pour les constructeurs d'installer des fonctionnalités de conduite autonomes sur leurs véhicules.
Déjà 13 liaisons d’autocars contestées
669 liaisons d’autocars de plus de 100 kilomètres commercialisées à ce jour, qui permettent de desservir 130 villes en France (surtout les plus grandes). Eurolines/Isilines en proposent plus grande partie (40 % des liaisons) suivi par FlixBus (22 %), Starshipper (18 %), Ouibus (13 %) et Megabus (7 %).
Quant aux liaisons de moins de 100 kilomètres, soumises à déclaration préalable, 79 ont déjà été déclarées à l’Arafer et une seule est commercialisée à ce jour entre Dijon et Lons-le-Saunier par FlixBus. Notons aussi qu’aucune n’a été créée par OuiBus, la filiale de la SNCF, qui avait déclaré ne pas vouloir concurrencer ses TER.
Et 13 font pour le moment l’objet de recours, quasiment toutes étant proposées par FlixBus. Les premières saisines date du 23 décembre, les premières décisions sont attendues avant le 23 févier, l’Arafer ayant deux mois pour se prononcer et dire si les liaisons sont ou non, susceptibles de porter atteinte à l’équilibre économique des services publics conventionnés (TER, trains d’équilibre du territoire, lignes d’autocars interurbaines) comme le pensent les autorités organisatrices des transports à l’origine de la saisine.
« C’est aux AOT de démontrer le déséquilibre. Ce n’est pas simple, mais elles sont censées avoir les éléments assez rapidement puisque ce sont elles qui signent les conventions », souligne Anne Yvrande-Billon, vice-présidente de l’Arafer, en rappelant que les régions devront pour cela disposer de comptes de ligne. Des comptes que les régions ont toujours déclaré avoir du mal à obtenir de la part de la SNCF.
Keolis se renforce en Ile-de-France
Keolis a annoncé avoir racheté les Transports Daniel Meyer, « un acteur majeur » selon lui sur le marché francilien des bus et des cars. « Avec cette opération stratégique de croissance externe, Keolis se renforce en Ile-de-France et conforte son positionnement sur les futurs projets liés au Grand Paris Express », indique la filiale de la SNCF dans un communiqué.
Selon Keolis, le groupe Transports Daniel Meyer, fort de 440 salariés et d’une flotte de 260 véhicules, a réalisé un chiffre d’affaires de 40,4 millions d’euros en 2014.
« Son activité principale réside dans l’exploitation d’une cinquantaine de lignes régulières. » Keolis Ile-de-France de son côté affiche en 2014 un chiffre d’affaires de 400 millions d’euros avec 1 900 véhicules répartis dans 25 dépôts.