Catégorie : Transports routiers

Retrouvez toute l’actualité des transports routiers et urbains : Bus, voitures électriques, politiques d’aménagements urbains

  • Les bus transformés en station de mesure de la pollution

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    Présenté dans le cadre de la COP21 au bassin de la Villette, GreenZenBus, fruit d'un partenariat entre Transdev et deux Start-up – EcoLogicSense (produits communicants de suivi de la qualité de l'air) et Joul (ZenBus, suivi numérique en temps réel des bus sur une carte – permet de mesurer la pollution en temps réel dans les rues, grâce à un système embarqué sur le toit des bus. A la fois outil d'aide à la décision pour les collectivités qui auront une meilleure compréhension de la pollution de l'air, et moyen d'information pour les usagers, l'outil qui a été testé avec succès à Marne-la-Vallée au printemps est maintenant prêt à être diffusé en Ile-de-France sur les véhicules Transdev.

  • Une nouvelle application concurrente d’Uber

    Des chauffeurs de VTC français en rupture avec Uber après une baisse de tarifs ont annoncé mi-novembre avoir lancé une application mobile concurrente. L’initiative cherche à « mettre en relation les VTC de France et les clients sans l’intervention d’une entreprise privée (…) qui a pour seul but son enrichissement personnel et cela au détriment des exploitants de voitures de tourisme avec chauffeurs », selon l’Association des VTC de France.

  • Naissance du premier syndicat de VTC

    L’Unsa SCP-VTC, premier syndicat de chauffeurs de véhicule de tourisme avec chauffeur (VTC) officiellement créé, a demandé le 2 novembre au leader des services de réservation par smartphone de voitures, Uber, de clarifier sa position vis-à-vis des chauffeurs, dénonçant un « salariat déguisé » et une « indépendance fictive ».
    « Uber doit choisir » entre « reprendre sa place d’intermédiaire » ou « devenir transporteur » et dans ce cas « nous salarier », a exposé lors d’un premier point presse Sayah Baaroun, secrétaire général du tout nouveau syndicat.
    Le syndicat revendique également une « tarification minimale, […] au-dessus des taxis » pour les petits services apportés « en plus ». Il promet également d’engager dans les mois à venir des actions communes de chauffeurs aux Prud’hommes « pour faire reconnaître un lien de subordination », a précisé Mohamed Djijelli, son secrétaire adjoint.
    Avant ce « syndicat de travailleurs », deux associations se sont précédemment créées : VTC de France qui a lancé sa propre application VTC Cab, et Capa-VTC, qui revendique de « rester des indépendants ».

  • Des bus électriques Bolloré sur les Champs-Elysées

    Dans une quinzaine de jours, des Bluetram, les minibus électriques de 20 places développés par le groupe Bolloré, devraient faire leur apparition sur les Champs-Elysées pour deux mois de démonstration. C’est, en tout cas ce qu’annonce le quotidien Le Parisien dans son édition du 28 octobre.
    Une dizaine de ces véhicules électriques, qui se rechargent à chaque arrêt, à l’aide d’une perche en quarante secondes, devraient circuler de la place de la Concorde à celle de Charles-de-Gaulle-Etoile, sept jours sur sept de 10h à 23h, du 15 novembre 2015 au 15 janvier 2016. C’est pendant cette période que se déroulera la conférence sur le climat, COP21 (du 30 novembre au 11 décembre). Ni le constructeur, ni la Ville de Paris n’ont précisé si l’accès à ces minibus serait gratuit ou payant.
    En octobre 2014, la Fondation Louis-Vuitton, avait choisi Bolloré et son Bluebus électrique fabriqué à Laval (Mayenne), comme moyen de transport propre pour faciliter l’accès à la Fondation dans le Bois de Boulogne, depuis Paris, place Charles-de-Gaulle-Etoile.

  • Covoiturage : iDVroom invente la garantie retour

    La solution de covoiturage au quotidien proposée par la SNCF, iDVroom s’est associée à Europ Assistance pour proposer aux covoitureurs réguliers une offre d’assistance et d’assurance sur l’usage quotidien de ses services : la garantie retour. « Un enfant malade à aller chercher en urgence à l’école, une panne de voiture, un dégât des eaux à éponger… autant d’imprévus qui peuvent venir chambouler le retour », explique la société dans son communiqué. Dans le cas donc où le client ne peut rentrer avec le covoitureur prévu, à condition d’être un covoitureur régulier (c’est-à-dire d’avoir validé son planning au moins une fois dans les 30 jours précédents l’imprévu), il lui suffit d’appeler Europ Assistance pour bénéficier d’un taxi pour le retour. Le client devra toutefois s’acquitter du prix de la course, envoyer la facture à Europ Assistance ainsi que les justificatifs prouvant son impossibilité à covoiturer pour se faire rembourser le prix taxi (plafonné à 70 euros) minoré d’une franchise de 10 euros.

     

  • Oslo veut fermer son centre aux voitures

    Oslo veut fermer son centre aux voitures

    Comme d'autres villes avant elles, telles Athènes, Amsterdam ou Bruxelles, Oslo, la capitale de la Norvège, veut bannir de son centre les voitures particulières d'ici à 2019… La nouvelle coalition qui s'apprête à diriger la ville va prendre des mesures visant à diviser de moitié ses émissions de gaz à effet de serre.  La plateforme présentée le 19 octobre par le parti travailliste et ses alliés, la Gauche socialiste et les écologistes, vainqueurs des élections municipales du 14 septembre après près de deux décennies de règne de la droite, contient aussi une autre mesure-phare :  elle compte retirer ses investissements du secteur des énergies fossiles, ce qui en fait la première capitale au monde –a fortiori d'un pays producteur d'hydrocarbures– à annoncer un tel désengagement, selon les défenseurs de l'environnement.

      

  • Zipcar investit les principales gares françaises grâce à l’appli iDPass

    Pour sa première bougie en France, Zipcar, leader de l’autopartage, a noué un partenariat avec la SNCF, lui assurant une présence dans les dix plus grandes villes françaises et dans 27 gares (dix en Ile-de-France et 17 en province dont Marseille, Lyon, Toulouse, Nice, Nantes et Bordeaux). L'idée est d'offrir aux abonnés de Zipcar et du programme Voyageur SNCF un service d’autopartage performant. Le service comprend carburant et assurance et Zipcar met à disposition deux à huit voitures par emplacement. Plus de perte de temps à faire la queue au comptoir pour récupérer une voiture. C'est en utilisant l'appli iDPass, lancée par la SNCF en juin dernier dans le cadre de son offre porte à porte, que l'on accédera directement à la réservation d’une Zipcar – de même qu'on trouve des VTC, taxi, véhicules électriques, la localisation des parkings et des bornes de VLS. Les membres du programme de fidélisation de la SNCF bénéficient de plus d'une réduction pour la location d'une Zipcar.

  • La FNTV à l’ère de l’autocar durable

    Deux ministres sinon rien ! Ce pourrait être le slogan du 23e congrès de la FNTV, qui restera sans doute dans les annales comme un cru exceptionnel Bouillonnants de projets, les professionnels du transport de voyageurs par autocar sont venus en masse, à Paris le 14 octobre. Ecouter religieusement en ouverture un Emmanuel Macron parlant de « choc d’activité pour le secteur et de choc de mobilité bénéfique pour l’économie ». Le ministre de l’Economie a été ovationné. Et en clôture de la matinée, c’est Alain Vidalies qui a annoncé qu’une ordonnance viendra début 2016 moderniser le cadre juridique des gares routières – actuellement régi par une ordonnance de 1945 –, précisant qu’« un projet de texte sera présenté à la concertation dans les semaines qui viennent ».
    Emmanuel Macron avait pour sa part mis les bouchées doubles pour faire paraître le matin même le décret fixant les règles des nouveaux services longue distance et instituant l’Arafer en arbitre pour les liaisons de moins de 100 km en province et de 40 à 100 km en Ile-de-France. Parce que « l’ouverture n’est pas une déréglementation à tous crins ni la loi de la jungle », a-t-il insisté. Concrètement, l’ouverture d’une ligne pourra être contestée dans les deux mois par une autorité organisatrice de la mobilité (AOM) qui saisira l’Arafer pour avis conforme. Sur la base de cet avis, l’AOM pourra dire si cette liaison déstabilise le transport de proximité, notamment par rail. Ce n’est qu’à l’issue de cette procédure, de cinq mois maximum, que les transporteurs pourront faire circuler leurs cars sur la ligne concernée. « Si au bout de deux mois une nouvelle ligne n’a fait l’objet d’aucune contestation, elle sera considérée comme ouverte », a précisé le ministre. Avant de conclure : « Maintenant cette réforme, c’est votre responsabilité. »
    Les cinq opérateurs déjà présents sur le marché (Ouibus, Isilines, Starshipper, Flixbus et Megabus) ont ensuite débattu de trois enjeux majeurs : l’impact sur les autres modes de transport – ils ont défendu complémentarité et intermodalité et réfuté la concurrence frontale avec le train – l’apport du numérique ; enfin, l’enjeu des gares routières et pôles d’échanges. Face aux opérateurs, Jacques Auxiette, président de la commission transport de l’ARF, a répété ses craintes sur l’évolution de la fréquentation des TER, sous l’effet de la concurrence des nouvelles lignes d’autocar libéralisées, en particulier de l’offre Ouibus jugée calquée sur les lignes ferroviaires et donc entrant en concurrence directe avec elles.
    D’ailleurs, le président de l’Arafer, Pierre Cardo, a déjà fait ses comptes. « Nous allons devoir élaborer une doctrine pour mesurer le déséquilibre, a-t-il dit. Et la loi a ajouté “substantiel“, il n’y a pas de jurisprudence là-dessus. » Mais suite à la consultation qui s’est achevée le 10 octobre, il dénombre « 68 lignes ouvertes à la vente aujourd’hui et 42 liaisons de moins de 100 km qui existent déjà, dont 36 qui pourraient être en concurrence avec un train conventionné ». Ce à quoi les opérateurs ont immédiatement répliqué, Jean-Marc Janaillac en tête, président de Transdev et donc de la filiale Isilines : « On ne commercialise pas ces liaisons. » « On n’a pas vocation à faire concurrence aux véhicules conventionnés », a rebondi Pierre Gourdain, DG France de l’allemand Flixbus. Certes, mais vu les prix d’appel au lancement des lignes, qui empêchera le client d’acheter un trajet plus long et de descendre de l’autocar après 70 km parcourus ?
    Les gares et pôles d’échanges que les autocaristes appellent de leurs vœux sont encore en devenir. Et si Yo Kaminagai, responsable du Design a la RATP a pu expliquer qu’« il faut de nouvelles méthodes de coconception, impliquer les AO en amont pour réussir », Patrick Ropert, DG de Gares & Connexions, affirme pour sa part qu’« il y a un existant assez important de quais routiers pas assez utilisé ». Un avis que ne partage pas Laurence Brosetta, DG France de Transdev, qui rappelle que selon la FNTV et cinq critères jugés indispensables pour ces gares, « seules 50 % des préfectures en France disposent d’une gare routière ».
    Enfin, le débat houleux sur la question – complexe – de l’autocar « durable » montre, s’il en était encore besoin, à quel point le sujet est sensible. Impossible de réunir les points de vue très tranchés entre des écologistes taxés de rêveurs et de riches et des élus de droite, comme Robert Assante vice-président de Marseille Provence Métropole ou Louis Nègre, président du Gart, sénateur et maire de Cagnes-sur-Mer, prônant le pragmatisme et le réalisme au regard des finances locales et des investissements réalisés par les industriels dans la norme Euro VI. On a pu assister à une joute verbale avec des points de vue impossibles à réconcilier.
    L’élu parisien Christophe Najdovski (EELV), défendant l’interdiction d’accès à la capitale aux cars les plus polluants a ainsi rappelé que si ces véhicules représentaient 0,5 % de la circulation, c’était « 2 à 5 % de la pollution locale. Impossible de ne pas réagir d’autant qu’elle est fortement ressentie localement ». « Quand on a les moyens de sa politique, c’est facile, Paris est riche. Que la transition énergétique se fasse doucement », a vertement rétorqué Louis Nègre. Succès assuré devant une salle tout acquise à la cause du diesel Euro VI « reconnu comme propre », comme l’a encore précisé le vice-président de la FNTV, Jean-Baptiste Maisonneuve, en allusion au décret d’application de la loi de Transition énergétique sur les véhicules « basses émissions ».
    Finalement, seul le vice-président Transports EELV au conseil régional d’Ile-de-France et VP du Stif aura eu le courage politique d’affirmer haut et fort la fin du diesel pour les bus et les autocars franciliens (2 000 de grande couronne affiliés à Optile). Pierre Serne a lancé « un appel extrêmement fort aux constructeurs qui ont beaucoup de retard puisqu’en catalogue, il n’y a que du diesel ». L’élu rappelant par ailleurs que « la question du degré de pollution des cars est aujourd’hui d’autant plus pertinente que le doute s’est instillé avec l’affaire Volkswagen sur toutes ses gammes de véhicules ». Le géant chinois Yutong représenté par son vice-président Kent Chang a pour sa part répondu présent. La marque, qui dispose de 15 usines hors de Chine, a déjà commercialisé 8 000 bus et cars full électriques. « Notre priorité c’est l’Europe », a dit Kent Chang. Pour les 9 000 véhicules franciliens qui, c’est promis seront tous à motorisation alternative au diesel en 2025, « la seule question, c’est qui ira le plus vite, a encore assuré Pierre Serne. Ça fait trois ans que c’est voté, qu’on a prévenu qu’on n’achèterait plus de diesel. La filière doit s’organiser en conséquence. » Cela n’a pas empêché Michel Seyt, président de la FNTV de conclure d’un « il va falloir accepter l’Euro VI encore un peu car il n’y a pas d’alternative crédible en France »… Il n’y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre, est-on tenté de constater.

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