Catégorie : Transports routiers

Retrouvez toute l’actualité des transports routiers et urbains : Bus, voitures électriques, politiques d’aménagements urbains

  • En Allemagne, l’autopartage a trouvé sa voie

    L’autopartage continue de faire son trou outre-Rhin. Au 1er janvier 2015, on comptait 1,04 million d'utilisateurs 490 communes disposent d’un service d’autopartage, un chiffre élevé qui explique aussi le succès de cette forme de mobilité en Allemagne.
    Championne en la matière, la ville de Karlsruhe au sud-ouest du pays, dans le Bade-Wurtemberg, compte par exemple 2,15 voitures dédiées à l’autopartage pour 1 000 habitants.
    L’occasion pour Willi Loose, président de l’association fédérale de l’autopartage (BDS), qui représente les intérêts des quelque 150 prestataires du secteur, de remarquer qu’il ne s’agit pas là d’un phénomène nouveau : « Dans de nombreuses agglomérations, il y a depuis quinze à vingt ans des prestataires solides économiquement et qui proposent des offres attractives pour les clients. »
    Plusieurs modèles se disputent les faveurs des utilisateurs. Particulièrement prisé, le système dit de « free-floating » (« flottaison libre », le stationnement se fait sur la voie publique) représente plus de 9 000 voitures réparties dans 4 600 stations implantées sur 490 villes allemandes. L’utilisateur localise par GPS sur son ordinateur ou son smartphone le véhicule disponible le plus proche. La formule séduit notamment dans des grandes villes comme Berlin, Stuttgart ou Cologne, où elle représente les trois quarts de l’offre.
    Désireux de ne pas se laisser distancer par cette évolution, les fabricants automobiles surveillent de près le développement du marché. Deux grands constructeurs se sont d’ailleurs installés sur ce segment : Daimler, allié au loueur de voiture Europcar, est à l’origine de car2go, qui propose des minicitadines Smart, tandis que BMW, en collaboration avec Sixt, a développé DriveNow (et ses modèles de Mini). Citroën ou Volkswagen, respectivement avec Multicity et Quicar, cherchent également à ne pas rester sur le bord du chemin.

    « Des PME pionnières du carsharing ont développé des offres fortes, et avaient déjà établi une qualité de service très solide, rappelle Willi Loose. L’entrée des groupes automobiles dans le secteur ces dernières années, très remarquée par les médias, a tendance à [le] faire oublier ». Le pionnier Stadtmobil par exemple, a été créé dès 1992.
    Le secteur prend soin de souligner la complémentarité de son offre avec les modes de transport public et insiste sur l’argument écologique, une dimension qui pèse sur les comportements des clients en Allemagne.
    Quant à la compagnie Deutsche Bahn, elle a aussi pris le train en marche : avec 800 stations réparties sur 140 villes, son réseau d’autopartage Flinkster est celui qui dispose du réseau le plus étendu.
    Gilles BOUVAIST, à Berlin

  • Strasbourg . Des bus habillés par le dessinateur Vincent Godeau

    Strasbourg . Des bus habillés par le dessinateur Vincent Godeau

    La CTS, compagnie des transports strasbourgeois a inauguré le 8 septembre un premier bus habillé par le dessinateur Vincent Godeau. Le bus qui revêt les dessins imaginés par l'artiste circule sur … … la ligne 15 Lingolsheim Alouettes-Robertsau Boecklin.

    La démarche artistique de la compagnie s'inscrit dans la continuité depuis plusieurs années. Ainsi, depuis 2011, la CTS utilise  une partie de son parc de bus et trams comme espaces d'expression mobiles : Tomi Ungerer, dessinateur et illustrateur en 2011, François Génot en 2012 et Théo van Doesburg en 2013 et l'exposition Doré, en 2014.

  • Moscou lance son premier service d’autopartage

    Moscou a lancé le 10 septembre son premier service d'autopartage doté de 100 voitures. D'ici à la fin de l'année, 500 véhicules seront proposés en libre service, avec l'objectif de désengorger ses rues connues pour leurs embouteillages monstres. Le coût d'utilisation est de 11 centimes d'euros la minute, soit un coût jusqu'à deux fois moins élevé que le taxi.
    A terme, ce réseau pourrait compter 10 000 véhicules, chacun pouvant remplacer dix voitures privées, selon les estimations de la ville.

  • Le réseau de Lille confirme son engagement dans le gaz naturel

    Le réseau de Lille confirme son engagement dans le gaz naturel

    Début septembre, Transpole va mettre en service les premiers autobus Urbanway GNV sur son réseau de Lille. Les 5 premiers bus au gaz naturel sont produits par Iveco Bus, dans son usine d'Annonay, en Ardèche et sont style= »margin-top: 15px; margin-bottom: 15px; padding: 0px; font-family: arial; font-size: 15px; line-height: 20px; background-color: rgb(255, 255, 255); »>
    labellisés Origine France Garantie.
    Dévoilé à l’occasion du Congrès de l’UITP qui s’est tenu à Milan au mois de juin dernier ; le bus Urbanway d'Iveco est 100 % compatible avec le biométhane, un carburant issu de la valorisation des déchets.
    Dès 1990, le réseau de Lille s'est engagé dans une démarche visant à exploiter un parc d’autobus au gaz naturel et produire du biométhane pour alimenter la flotte de ses véhicules. 25 ans plus tard, les 428 autobus du réseau fonctionnent au GNV. C'est d'ailleurs le plus grand parc de bus au GNV de France.
    Hugues Houze de l’Aulnoit, chargé Développement transports à la MEL (Métropole Européenne de Lille), confirme le succès de la politique initiée il y a 25 ans vers un parc d’autobus 100 % gaz naturel/biométhane : « Le bilan général confirme que le GNV apparaît comme une réelle alternative au diesel, fiable, sans surcoûts et moins polluante. »

  • La SNCF mise sur le low cost

    La SNCF mise sur le low cost

    La SNCF a présenté le 3 septembre sa nouvelle offre de voyages longue distance…  

    Elle consiste à inonder le marché en proposant des volumes d’offres massifs, à la fois en développant l'offre ferroviaire low cost avec Ouigo et les Intercités à bas prix baptisés Intercités 100 % Eco, et en multipliant les lignes de bus avec son service rebaptisé Ouibus (ex IdBus).

    « Les clients nous disent qu’ils veulent pouvoir voyager plus, en trouvant des moyens de transports adaptés à leurs moyens et avec l’assurance de trouver le meilleur prix du marché. Bref, ils veulent plus pour moins cher », explique Barbara Dalibard, la directrice générale de SNCF Voyageurs. «Nous proposons une nouvelle gamme que nous souhaitons plus étendue, mais aussi plus simple et plus claire ».

    Ainsi, aux TGV classiques qui desservent aujourd’hui 230 gares (et dont fait partie IdTGV), va s’ajouter une offre élargie de Ouigo, ces TGV dont les modes de production ont été revus pour abaisser les couts (leur espace a été notamment revu pour transporter plus de voyageurs et ils ne partent pas forcément de gares en centre ville pour éviter de payer des redevances trop élevés). « Notre objectif est de les déployer sur toute la France », indique Rachel Picard, directrice de Voyages SNCF. D’abord, en 2016, au nord et à l’ouest, puis vers le sud ouest, plus tard enfin à l’est. Plus de 6 millions de voyages seront proposés à partir de 10 euros l’année prochaine. Puis dix millions en 2018.

    Les Intercités 100 % Eco vont également être développés. Dès 2016, ils relieront Nantes et Strasbourg.

    Enfin, des lignes de bus « avec des standards SNCF » vont aussi être proposées sur tout le territoire. Les premières commenceront à fonctionner dès le 4 septembre. 130 liaisons sont prévues en 2016 (7 de nuit) vers 46 destinations dont 35 en France.  « Nous avons travaillé sur des bassins excentrés, mais aussi des trajets où le covoiturage est important, et nous proposerons aussi des horaires adaptés de jour et de nuit ». De son côté, Guillaume Pepy, le PDG de SNCF Mobilités assure que la SNCF "n'a pas cherché à affaiblir le train".

    Quatre gares seront utilisées en Ile-de-France, à Bercy, la Défense et aux aéroports d’Orly et de Rossy. 8 millions de voyages sont attendus en 2018 (4 millions en 2016).

    Aujourd’hui, le marché de la longue distance représente 400 millions de voyageurs annuels pour la SNCF. La SNCF détient 10 % de parts de marché, la voiture individuelle au moins 82 %.  « Nous allons doubler en un an l’offre de petits prix garantis. Et nous la triplerons en trois ans », assure Barbara Dalibard. En 2018, on comptera 18 millions de voyages à petits prix, à partir de 5 ou 10 euros, indique de son côté Rachel Picard. « L’offre existante ne sera pas canibalisée car nous parions sur la hausse du trafic », poursuit la directrice générale de SNCF Voyages. « Faire du bus, ce n’est en rien renier le train », assure encore Guillaume Pepy.

    L’ensemble de l’offre sera accessible sur www.voyages-sncf.com. Qui se gardera d’influencer le client. Quant à savoir comment se répartira à terme l’activité de la SNCF entre TGV, Intercités et bus, c’est une autre histoire. Que la SNCF se garde bien d’imaginer.

  • Berlin met en service la première ligne de bus électriques à recharge sans fil

    Berlin met en service la première ligne de bus électriques à recharge sans fil

    Le 1er septembre, la régie des transports de Berlin, BVG, a mis en service sa première ligne d'autobus électriques à recharge sans fil. La BVG expoite quatre autobus électriques de type Solaris Urbino 12 electric équipés du système de charge Primove de Bombardier sur la ligne 204 de son réseau. La ligne s'étend sur 6,1 km et dessert le centre-ville. L'opération de recharge des bus s'effectue en quelques minutes aux terminus de la ligne qui relie Südkreuz et Zoologischer Garten.
    Le projet appelé « E-Bus Berlin » est financé à hauteur de 4,1 millions d'euros par le ministère fédéral du Transport et de l'Infrastructure numérique.
    Dès lors, Berlin devient la première capitale à disposer d'une ligne d'autobus électriques à recharge sans fil.

  • Indianapolis adopte le système d’autopartage de Bolloré

    Un réseau d'autopartage électrique inspiré du système parisien Autolib’ a été lancé le 2 septembre dans la ville d'Indianapolis (Indiana), le premier du genre aux Etats-Unis, a indiqué dans un communiqué le groupe Bolloré. Un parc de 50 voitures électriques a été mis en service et la flotte devrait à terme accueillir quelque 500 véhicules. Dans un premier temps, 125 places de parking équipées de bornes de charge sont disponibles pour les véhicules électriques partagés. Ce nombre sera ensuite porté à un millier. L'abonnement mensuel sera de 9,99 dollars (8,90 euros) avec un coût d'utilisation de 4 dollars pour les 20 premières minutes et de 20 cents pour chaque minute suivante. Il est également possible de souscrire un abonnement quotidien, hebdomadaire et annuel.

  • Paris libère de la place pour l’autopartage

    Pour aider les sociétés d'autopartage à se développer en leur donnant plus de visibilité, Paris met en place un nouveau service de véhicules partagés (SVP). 230 places en voirie vont être dédiées dès le mois de septembre aux voitures en autopartage. Après un appel à projets au printemps, la Ville a en effet conclu une convention d’occupation temporaire (3 ans) du domaine public, moyennant redevance, avec six sociétés d’autopartage, dont Zipcar – qui disposera d’une cinquantaine de places–Communauto, Bluecarsharing, Ier, Keylib, ou encore Ubeeqo. Ces places de stationnement en surface correspondent à une demande récurrente des société d'autopartage, qui disposaient jusqu'alors d'emplacements dans les parkings souterrains. Elles estimaient être moins facilement repérables, notamment par rapport à Autolib.

    C. N. et M.-H. P.

  • Un recours collectif de chauffeurs d’Uber validé en Californie

    Un juge de Californie a autorisé le 1er septembre un recours en nom collectif de conducteurs pour le service de réservation de voitures avec chauffeur Uber. Ils demandent à être reconnus comme des salariés de la startup américaine et non des travailleurs indépendants.
    Si les plaignants obtiennent gain de cause lors du procès, cela pourrait mettre en péril un des fondements du modèle économique de Uber, aujourd'hui une startup dont la valorisation est estimée autour de 50 milliards de dollars. Les plaignants n'ont toutefois pas obtenu une victoire sur toute la ligne: le recours collectif est validé pour la question de leur statut et pour celle de leur droit à toucher des pourboires, mais pas pour obtenir le remboursement auquel ils estimaient avoir le droit en tant que salariés pour certaines dépenses (essence, entretien du véhicule).
        

  • L’épineuse question des bus propres

    Comment seront définis les bus et autocars pouvant prétendre à la qualification de « propre » dans le cadre de la loi de transition énergétique pour la croissance verte promulguée le 18 août ? C’est bien sûr un décret qui viendra préciser comment devront s’équiper les collectivités locales à hauteur de 50 % de leurs achats de véhicules de transport collectif en 2020 et 100 % en 2025. Et ce décret, promis comme tous ceux relatifs à cette loi, pour la fin de l’année au plus tard, ne semble pas simple à rédiger. Et pour cause, les industriels ne sont pas encore tout à fait prêts et l’achat des véhicules représente un important surcoût par rapport au diesel Euro 6.

    Résultat : si les décrets définissant les caractéristiques des véhicules légers propres ainsi que les poids lourds sont prêts, le ministère bute encore sur la rédaction de celui concernant les véhicules de transport collectif. Aux dernières nouvelles, les réunions au ministère de l’Ecologie, avec notamment des interlocuteurs du Gart, de l’UTP et de la FNTV, ont quand même permis de se mettre d’accord sur un principe fondamental : il faudra distinguer selon les types de zones géographiques. Les normes seront ainsi de plus en plus restrictives à mesure que l’on s’approchera des centres urbains denses.

    Cela paraît logique puisque c’est là que la pollution est généralement la plus forte. Ainsi les bus urbains des grandes agglomérations devront très probablement être tout électriques ou rouler au gaz naturel – potentiellement même au biogaz ! – mais les contraintes seront moindres pour les autocars. Il faut dire qu’il y aurait pour certaines collectivités locales, départements et municipalités notamment un énorme fossé par rapport à certains véhicules de transport scolaire ou périscolaire qui sont parfois d’un autre âge.

    Pour ces autocars-là, il y a fort à parier que la norme en vigueur depuis le 1er janvier 2015 – Euro 6 donc – soit considérée comme la bonne. Le lobbying des professionnels aura donc payé, mais le gouvernement est aussi gêné aux entournures : comment contraindre le public davantage que le privé ? En effet, la loi Macron qui vient de libéraliser le transport longue distance par autocars ne prévoit pas de norme antipollution pour les véhicules…

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