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Catégorie : Transports urbains
Retrouvez toute l’actualité des transports urbains: Métro, RER, lignes de bus, constructeurs et opérateurs en France et à l’international
Feu vert au projet de tramway à Aubagne
La faisabilité du projet et les données techniques et financières ont été validées par le bureau d?études Egis Rail. Le lancement des études et la mise en place des démarches administratives vont pouvoir démarrer dès les prochains mois La communauté d’agglomération du Pays d’Aubagne et de l’Etoile (101 000 habitants), à l’est de Marseille, a adopté la poursuite du projet de création d’un TCSP de 7 km à l’issue de la concertation préalable qui s’est déroulée durant le quatrième trimestre de 2009. Le mode qui devrait être retenu est le tramway. La faisabilité du projet et les données techniques et financières ont été validées par le bureau d’études Egis Rail. Le lancement des études et la mise en place des démarches administratives vont pouvoir démarrer dès les prochains mois et se poursuivre en 2011. La DUP est attendue pour 2012 et deux années de travaux devraient être nécessaires avant sa mise en service prévue en 2014. Le tracé, entre l’importante zone d’activités des Paluds et La Penne-sur-Huveaune, à la limite de l’agglomération et de la communauté urbaine de Marseille, emprunterait en grande partie l’ancienne ligne 40 de tramway qui reliait Marseille à Aubagne jusqu’en 1958. Il reste qu’une connexion avec le tramway marseillais ou même avec le métro, qui va être prolongé vers l’est cette année, est loin d’être à l’ordre du jour. Cette future ligne de tramway aubagnaise serait même en concurrence avec le TER dont la construction, lancée fin 2009, d’une troisième voie ferrée entre Marseille et Aubagne, est destinée à multiplier le nombre de liaisons quotidiennes ferroviaires entre les deux villes. Le coût de cette ligne de tramway est estimé à 16 millions d’euros le kilomètre. L’agglomération d’Aubagne envisage de la financer en partie avec les recettes du versement transport complémentaire lié à la mise en œuvre d’un TCSP, soit une recette annuelle complémentaire attendue de 4 millions d’euros. Le plan de financement prévoit 15 % d’autofinancement, 20 % de subventions diverses (Etat, région, département, Europe) et 65 % d’emprunts remboursés par le versement transport.
José SOTO
Pourquoi Valenciennes revient au tramway
L?objectif valenciennois est clair : mettre en service la seconde ligne de tramway mi-2012 Tout bien pesé, la ligne 2 du TCSP valenciennois sera un tramway. Le «Valway », trolleybus à guidage optique et plancher bas intégral qui était jusqu’alors envisagé pour rejoindre le Pays de Condé, est abandonné. Motif : « Ce sont des raisons industrielles qui en partie m’échappent, avoue Francis Decourrière, le président du Siturv, le syndicat intercommunal des transports urbains de Valenciennes. Mais le modèle Irisbus qui nous avait séduits disposait de moteurs-roues de fabrication Alstom, ce qui permettait le plancher bas. Or cet accord entre les deux industriels étant rompu, ils nous proposaient à la place un trolley avec passages de roues qui ne nous convenait pas du tout ! » Sitôt informé, en décembre, l’élu réagit au quart de tour. Il restait deux solutions, soit un site propre de type trolley – exit car jugé trop proche du bus articulé –, soit une solution avec guidage physique. « Plusieurs hypothèses ont été examinées qui font en définitive ressortir la solution tramway comme la plus intéressante », expose-t-on au Siturv. D’où le revirement. A ce motif principal, s’ajoute une raison secondaire : le pont à Anzin sur lequel le Valway devait circuler n’avait pas été remis en état par le conseil général. « On construira tout simplement un pont métallique entièrement destiné à la voie unique du tram », poursuit Francis Decourrière. Enfin, deux derniers arguments ont fait définitivement pencher la balance : « On s’est aperçu depuis la nouvelle DSP (le réseau est passé de Transdev à Veolia en 2009, ndlr) qu’en redistribuant le réseau on pouvait récupérer deux ou trois rames, autant de moins à acheter… Enfin, nous avons touché la subvention d’Etat de 20 % grâce au Grenelle, que nous n’avions pas comptée initialement. » Au final, le surcoût est là, mais amoindri au point que l’élu ne l’a plus en tête ! Moyennant une modification de tracé, le projet doit pouvoir reprendre rapidement. Objectif : débuter les travaux fin 2010 et mettre en service mi-2012, afin d’être totalement opérationnels à la rentrée scolaire. Il s’agit de construire une ligne de 15,5 km et 22 arrêts « à voie unique avec possibilité de croisement à chaque station ». Avec une fréquence aux dix minutes en heure de pointe, elle traversera 7 communes de Valenciennes à Vieux-Condé, et une phase ultérieure est déjà prévue qui la prolongera jusqu’à la frontière belge. Avantage pour les voyageurs : les deux lignes se croisant à Anzin, ils conserveront le même mode de transport de Denain à Vieux-Condé. Et puis, l’élu l’avoue aussi : il n’aimait pas tant que ça l’idée de servir de cobaye. « Ce guidage optique reste expérimental. Nous revenons à quelque chose de classique pour le bien de tout le monde. »
Cécile NANGERONI
La ligne D du tram de Bordeaux attendra
Le comité de pilotage du tramway de Bordeaux a décidé le 29 janvier de retarder de trois ans la construction de la quatrième ligne, la D. Elle devait démarrer dès l’an prochain sur un court tronçon de 1,8 km entre les Quinconces et la Barrière du Médoc, pour une ouverture à la fin 2013. Finalement, les travaux ne seront engagés qu’en 2014. Mais ils concerneront d’emblée l’ensemble de la nouvelle ligne, longue de 9,7 km, jusqu’à Eysines. L’objectif est de la mettre en service à la fin 2016. Cette solution permettra d’éviter trois ans d’exploitation avec un terminus provisoire à la Barrière du Médoc qui s’annonçait fort peu commode. Elle permettra aussi d’attendre que les prochaines élections soient passées avant le lancement du chantier. Avec de nouveaux risques de retard ou de blocage en fonction des résultats… En attendant, on va construire des parkings de substitution et aménager des itinéraires de déviation pour les bus.
Stadler livrera 32 trams Tango à Genève
Les Transports publics genevois (TPG) ont commandé 32 nouveaux trams Tango à Stadler pour 154 millions de francs suisses (105 millions d’euros), à livrer entre 2011 et 2014. Deux options portent sur 14 et 10 trams supplémentaires. Ces nouveaux trams bidirectionnels de 44 m pour 5 modules offriront 261 places, dont 88 assises, dans leurs caisses de 2,3 m de largeur. Ils seront équipés de « tous les avantages caractéristiques des trams de dernière génération », ont assuré les TPG, dont le réseau à voie métrique est en pleine expansion.
Bombardier et Vossloh Kiepe livreront 18 tramways Flexity Classic à Kassel
Un contrat a été passé entre les transports de Kassel (Kasseler Verkehrs-Gesellschaft AG, KVG) et un consortium regroupant Bombardier et Vossloh Kiepe pour la fourniture de 18 tramways bidirectionnels Flexity Classic à plancher bas partiel (70 %). Chiffrée à environ 45 millions d’euros (dont 30 millions pour Bombardier), cette commande comprend les 14 tramways concernés par l’appel d’offres, plus 4 supplémentaires et 6 en option. Les 18 véhicules de la tranche ferme doivent être livrés par le site de Bautzen entre novembre 2011 et février 2013. A cette date, le parc de trams urbains KVG sera entièrement constitué de trams à plancher bas Bombardier. Particularités : ces véhicules seront aptes à la circulation en tunnel ainsi qu’à la desserte de voies ferrées à exploitation simplifiée.
En vingt ans, le tramway et le vélo ont redessiné Strasbourg
A Strasbourg, le recul de la part modale de la voiture particulière récompense la constance de la promotion publique des modes de transport alternatifs A Strasbourg, le recul de la part modale de la voiture particulière récompense la constance, sur les quatre mandats municipaux successifs de Catherine Trautmann, Fabienne Keller et Roland Ries (remplaçant de Catherine Trautmann en 1997, puis élu en 2008), de la promotion publique des modes de transport alternatifs. Le tramway inauguré sur 10 kilomètres en 1994 a connu quatre phases d’extension, multipliant son réseau commercial par cinq. Au sud, le terminus a été déplacé au centre de la ville d’Illkirch-Graffenstaden en juin 1997. Le grand axe nord-sud des lignes B et C (Hoenheim-Elsau et Esplanade) a été tracé en 2000. Après l’alternance politique locale, en 2001, Fabienne Keller (UMP) a poursuivi l’investissement en créant la ligne radiale E, desservant les quartiers de l’Esplanade et de Neudorf, espérant limiter la saturation des tronçons centraux du réseau historique. Pari gagné, en partie seulement : la ligne E s’avère déficitaire. Dernières prolongations réalisées, les lignes B et C desservent désormais la commune de Lingolsheim, au sud, et le quartier du Neuhof. « La cohérence des investissements menés depuis deux décennies nous confère une avance sur les autres villes françaises, estime Roland Ries. Nous n’avons pas réduit la liberté de se déplacer. Mais nous n’avons pas construit de radiales routières, qui auraient produit le même effet qu’une balle dans le pied. » Dans les transports en commun, la logique tout tramway, qui a dominé le débat pendant deux décennies, cède sous la demande d’irrigations plus fines en périphérie. « Il faut réfléchir à une diversification de l’offre, qui inclura des bus à haut niveau de service, davantage de couloirs de bus, et améliorer les fréquences », propose Roland Ries, également président de la Compagnie des transports strasbourgeois (CTS). La ligne F, qui préfigure le tram-train entre la gare SNCF et le centre-ville, sera opérationnelle dans un an. Le réseau de pistes cyclables, passé de 300 à 500 kilomètres en vingt ans, intègre le concept des contresens cyclables, quasiment généralisés en centre-ville à Illkirch-Graffenstaden, et s’impose lentement dans les autres communes périphériques. Strasbourg, qui compte plus de 130 000 vélos particuliers, ne dispose pas encore d’un réseau de vélos partagés. Prenant le contre-pied de Fabienne Keller, favorable à la location en libre-service et séduite par le système allemand Call a Bike, Roland Ries a annoncé fin 2009 la mise en service imminente d’un système sans publicité, par extension de la délégation de service public de la CTS. Dans un nouveau schéma communautaire de développement du vélo, il prévoyait 15 stations et 5 000 vélos pour couvrir les besoins ponctuels de déplacement de la population et des étudiants, en formule d’abonnement. Mais le projet, qui vient d’être remodelé, connaîtra plusieurs mois de retard : les services municipaux ont découvert tardivement qu’un tel marché devait être soumis à un appel d’offres.
Olivier MIRGUET
Un dispositif pour réduire les champs magnétiques des tramways
Les champs magnétiques créés par l?alimentation de traction des tramways ne sont pas négligeables, surtout quand il est question de faire passer une ligne nouvelle à proximité d?instruments de mesure particulièrement sensibles Comme tous les circuits électriques parcourus par un courant, les lignes aériennes de contact (qui assurent l’alimentation) et les rails de tramway (qui assurent le retour du courant) créent des champs magnétiques dans leur environnement. Ces champs ont beau diminuer avec le carré de la distance en partant de leur source (par exemple, ils sont quatre fois moins importants pour une distance double), ils n’en sont pas moins proportionnels aux courants mis en jeu, qui sont ici relativement élevés (500 A à 1 000 A) pour des engins de petite puissance, vu que la tension d’alimentation n’est que de 750 V continu. Les champs magnétiques créés par l’alimentation de traction des tramways ne sont donc pas négligeables, surtout quand il est question de faire passer une ligne nouvelle à proximité d’instruments de mesure particulièrement sensibles. L’université allemande de Heidelberg, équipée de tels instruments, sera protégée des perturbations par l’absence de ligne aérienne de contact sur une ligne appelée à la traverser, les tramways étant équipés d’un stockage d’énergie. Mais pour la nouvelle ligne traversant l’université polytechnique néerlandaise de Delft, pas question de commander de nouveaux trams ou de modifier le parc existant : la ligne est donc restée équipée de lignes aériennes de contact. Mais le montage classique est ici associé à un dispositif de compensation, à base de câbles reliés au circuit de traction et enterrés parallèlement entre les quatre rails de roulement. De plus, ces derniers sont de leur côté reliés électriquement pour répartir le retour de courant. Grâce à ce montage, étudié par le bureau de conseil néerlandais EM Power Systems et l’université de Delft, le champ magnétique émis a été divisé par 10.
De Lijn commande 13 trams Hermelijn de plus à Siemens
Le 19 janvier, Siemens Mobility a annoncé avoir reçu de la société de transports en commun de Flandre De Lijn une levée d’option portant sur 13 tramways à plancher bas du type Hermelijn pour le réseau d’Anvers. Cette option, qui doit être livrée d’octobre 2011 à avril 2012, se chiffre à environ 32 millions d’euros. De 1999 à 2007, 112 autres Hermelijn ont été livrés à De Lijn, qui transfère une partie de ce parc pendant l’été pour renforcer la desserte sur la célèbre ligne de la côte (La Panne – Knokke).
Le Lightram essayé à Nantes
Construit par Hess et Vossloh-Kiepe, le Lightram à propulsion hybride allie grande capacité et économies d?énergie. Mis en service commercial à titre expérimental sur le « busway » de Nantes, il paraît avoir conquis voyageurs et exploitants Dans la matinée du mardi 24 novembre, circulait sur le « busway » nantais un autobus assez extraordinaire. Et au demeurant si peu commun que les amateurs de transports urbains, visiblement nombreux dans la capitale des Pays de la Loire souvent citée pour son tramway, avaient investi le site propre, appareil photo en main, informés on ne sait comment… Quant aux voyageurs plus habituels qui eurent l’occasion de monter dans ce véhicule en exploitation commerciale gratuite, quelques heures durant, sur cette fameuse ligne 4 « à haut niveau de service » qui relie la place Foch à la Porte-de-Vertou, ils n’en manifestèrent pas moins d’intérêt et de curiosité, n’hésitant pas à questionner les responsables présents à bord… D’une longueur parfaitement inhabituelle de 24 m, cet engin mis en ligne « hors roulement » par la Semitan (Société d’économie mixte des transports en commun de l’agglomération nantaise) n’est autre que le Lightram, premier « double-articulé » à propulsion hybride du monde. Ce véhicule de présérie, construit par les industriels Hess et Vossloh-Kiepe, est sorti en juillet 2007, et il a déjà effectué des parcours de démonstration dans plusieurs villes de Suisse, d’Allemagne, du Luxembourg, des Pays-Bas et d’Italie, parcourant quelque 40 000 km sans problème majeur. A ce jour, existent deux véhicules de série, livrés au printemps dernier, et exploités par les Voyages Emile Weber, à Luxembourg. Les économies d’énergie (et les réductions d’émissions de CO2) enregistrées y atteignent d’ores et déjà 20 % par rapport à un diesel de 24 m, l’objectif étant d’atteindre très rapidement les 30 %… A Nantes, les exploitants paraissent conquis. « La prise en main a été rapide, ça se conduit finalement comme un articulé normal », note Didier Moinard, le conducteur bus et tram du dépôt de Trentemoult au volant, ce matin-là, pour cette expérimentation en vraie grandeur. Même sentiment de satisfaction de la part de Christian Delaunay, responsable exploitation chargé d’organiser l’essai : « Nous voulions regarder le comportement du véhicule sur des points singuliers comme le terminus Foch, les approches de quai, voir s’il n’allait pas “sortir” du site, si sa longueur n’était pas préjudiciable à la prise en compte aux feux, au dégagement suffisamment rapide des carrefours, ou au maintien des temps de parcours actuels, or tout va aussi bien qu’avec les articulés de 18 m mais… avec 30 % de capacité en plus ! » La technologie hybride ? Christian Delaunay y est naturellement moins sensible, lui dont le parc roule à 80 % au GNV. Et pourtant, ce n’est pas là l’aspect du véhicule le moins innovant…
Philippe HÉRISSÉ
Lightram : portrait d’un autobus qui sort de l’ordinaire
Une solution pour stocker l’énergie dans les nouveaux trams d?Heidelberg
Grâce à au système de Mitrac Energy Saver, les véhicules peuvent en effet consommer jusqu?à 30 % moins d?énergie, mais aussi fonctionner sur des sections dépourvues de ligne aérienne de contact Courant 2010, la société de transport allemande Rhein-Neckar-Verkehr GmbH (RNV) doit mettre en service à Heidelberg 19 nouveaux tramways Bombardier Variobahn, qui seront les premiers à être dotés du système de stockage d’énergie Mitrac Energy Saver pour exploitation commerciale. Une première mondiale pour RNV, dans la mesure où après quatre ans et demi d’utilisation sur un véhicule (2003-2008), le stockage d’énergie à supercondensateurs équipera tous ses nouveaux tramways, avec à la clé 93 000 kWh d’énergie électrique économisés par véhicule et par an. Grâce à ce système, les véhicules peuvent en effet consommer jusqu’à 30 % moins d’énergie, mais aussi fonctionner sur des sections dépourvues de ligne aérienne de contact (ce qui permettrait concrètement de réaliser deux tronçons de 400 m en projet à proximité de deux sites scientifiques de Heidelberg, où les champs électriques des fils de contact pourraient nuire aux instruments de mesure). De fait, la solution Mitrac Energy Saver sera généralisée pour la première fois dans la région où elle a été mise au point, ayant été développée et fabriquée à l’usine Bombardier de Mannheim. Cette solution met en œuvre trois unités, installées sur le toit du véhicule, qui contiennent des condensateurs stockant l’énergie générée durant le freinage, pour la libérer ensuite à l’accélération et durant la marche du véhicule. Les condensateurs à double couche haute performance du système Mitrac Energy Saver peuvent stocker jusqu’à 3 kWh par véhicule.
Patrick LAVAL