Catégorie : Transports urbains

Retrouvez toute l’actualité des transports urbains: Métro, RER, lignes de bus, constructeurs et opérateurs en France et à l’international

  • Alstom et la RATP équipent un tram de supercondensateurs

    Pendant un an, un tramway équipé de supercondensateurs sera expérimenté en service commercial sur la ligne T3 du réseau francilien dans le cadre du partenariat Steem entre la RATP, l’Inrets et Alstom Transport. 48 modules de supercondensateurs fournis par Batscap (groupe Bolloré) ont ainsi été montés en toiture d’un des 21 Citadis de la ligne T3 pour le stockage de l’énergie à bord et une station de recharge rapide a été installée à l’atelier de maintenance RATP de Lucotte. Le but : tester une solution innovante permettant aux trams de circuler sans ligne aérienne de contact (LAC) et évaluer les économies réalisées grâce au stockage l’énergie récupérée lors du freinage.

  • Systra remporte le tram de Tours

    Cité Tram, mandataire du Syndicat intercommunal des transports en commun de l’agglomération de Tours (Sitcat), a choisi le groupement mené par Systra pour assurer la maîtrise d’œuvre de la première ligne de tramway de Tours. Systra, mandataire du groupement, est associé à Safege et Eccta pour l’infrastructure, à Xelis pour les équipements et systèmes, et aux cabinets d’architecture et d’urbanisme Richez_Associés et Ivars&Ballet. Le groupement a en charge la maîtrise d’œuvre complète de c ette première ligne de 15,5 km et 30 stations qui reliera le nord de Tours à Joué-lès-Tours. Les études de la ligne ont démarré fin juin. Les travaux débuteront à partir de juin 2010 pour une mise en service prévue le 1er septembre 2013.

  • 4 constructeurs en piste à Dijon pour le tramway

    Le suisse Stadler, le canadien Bombardier, l’espagnol CAF et le français Alstom sont candidats pour fournir les rames du tramway de Dijon. En réalité, ce marché ne concerne pas uniquement les 32 rames dijonnaises, mais également les 20 que commandera la ville de Brest. Les deux villes se sont unies pour commander le même matériel et réaliser ainsi au moins 12 millions d’euros d’économie sur une facture totale estimée à 120 millions. L’appel d’offres devrait entrer prochainement dans sa phase finale durant laquelle les constructeurs seront invités à faire leur « meilleure offre ».

  • Etudes tous azimuts pour la phase 3 du tram de Bordeaux

    La troisième phase pourrait être complétée au sud par un prolongement de la ligne C à Bègles, pour une trentaine de millions d’euros La troisième phase de construction du réseau de tramway bordelais a été actée en 2007. Elle concerne, pour un peu plus de 400 millions d’euros, la construction de 24 km de voies nouvelles d’ici 2014, dont le tram périurbain du Médoc, qui sera une branche à voie unique de la ligne C conduisant vers Blanquefort. Elle comprend aussi une très modeste amorce de la ligne D, sur 1,8 km, entre Les Quinconces et la Barrière du Médoc, sur la ligne des Boulevards – un terminus provisoire qui ne satisfait personne. Si l’option tram est confirmée sur la branche nord, il en coûterait, selon une étude présentée lors de la concertation, quelque 180 millions d’euros jusqu’à Eysines (et la moitié pour un BHNS). Une variante a été récemment évoquée, qui passerait par la ligne de ceinture pour relier Eysines en évitant les « points durs » de la sortie de Bordeaux et du Bouscat. Mais elle semble écartée, car c’est là qu’est le gros du trafic à capter. Et la capacité de la voie ferrée serait trop entamée. Pour le corridor sud, un BHNS est estimé à une centaine de millions du centre de Bordeaux à Saint-Médard-en-Jalles. Enfin, la troisième phase pourrait être complétée au sud par un prolongement de la ligne C à Bègles, pour une trentaine de millions.
    Pour la suite, la CUB s’intéresse à de nouvelles liaisons. La construction d’une branche de la ligne A du tramway à l’aéroport (4,5 km) coûterait une centaine de millions d’euros pour… 3 000 passagers par jours. Un bus serait bien moins cher ! Au sud, une nouvelle liaison longue d’une douzaine de kilomètres entre l’hôpital Pellegrin et Gradignan via le campus concernerait environ 20 000 personnes par jour, et coûterait selon les variantes de 210 à 330 millions pour un tram (mais de 80 à 180 millions pour un BHNS). Au nord, une étude préconise une desserte de la presqu’île d’Ambès à partir des Aubiers (ligne C) par un BHNS qui emprunterait le pont d’Aquitaine et ferait correspondance à La Gardette avec la ligne A (soit 13,5 km pour un peu plus de 100 millions d’euros et 16 500 passagers par jour attendus). Enfin, vers la rive droite, la ligne de tram appelée de ses vœux par le maire de Bordeaux Alain Juppé coûterait de 150 à 200 millions d’euros pour une version longue de 7,5 km qui accueillerait 16 500 voyageurs par jour, et une petite centaine de millions dans sa version courte jusqu’à la gare de Cenon (4 km, moins de 9 000 passagers par jour). Sachant que les quartiers traversés sont en pleine transformation.
     

    François ENVER

  • Le dépôt du tram d’Angers sera alimenté par des éoliennes

    Dans la famille écolo, Angers Loire Métropole veut se placer tout en haut. Pour alimenter les besoins en électricité du centre de maintenance commun aux bus et aux deux futures lignes de tramway (inauguration de la ligne 1 prévue en 2011), la communauté d’agglomération prévoit un large recours aux énergies renouvelables. Pour ce centre de 7 ha situé sur l’ancien site d’un aérodrome au nord-est d’Angers, dans une zone très peu urbanisée, seront plantées deux éoliennes de 4 kW. L’hiver, le centre de maintenance sera chauffé grâce à une chaudière au bois, et le PCC par une pompe à chaleur de 200 kW. Ce bâtiment sera isolé par 300 m2 de toiture végétalisée. 500 m2 de panneaux photovoltaïques (350 sur le PCC et au niveau de la sous-station électrique) viendront compléter le dispositif. Par ailleurs, la couverture du parking des bus par 6 000 m2 de panneaux photovoltaïques est à l’étude. Cette opération serait déléguée à un partenaire qui apporterait les fonds et prendrait ensuite en charge l’exploitation.

  • Tours révolutionne son réseau avant l’arrivée du tram

    La ville de Tours se prépare à vivre la révolution de son réseau prévue dès la rentrée prochaine Nouvelles lignes, cadencement, dessertes renforcées, vitesse améliorée : le réseau de Tours va vivre une véritable révolution le 31 août prochain. « Il fallait anticiper l’arrivée du tram en 2013, explique Jean Germain président de l’agglomération et du Sitcat (Syndicat intercommunal des transports en commun de l’agglomération tourangelle), mais aussi faciliter les futurs travaux de ce tram et construire un réseau plus équilibré. » Le nouveau réseau veut d’abord renforcer la desserte des zones denses et des pôles générateurs de déplacements avec des horaires de passage renforcés aux heures pleines. Fil Bleu, l’exploitant, va notamment proposer un cadencement avec des bus toutes les 7 minutes dans l’hypercentre. Les liaisons entre quartiers et les villes de la première couronne seront également améliorées avec le centre de Tours. Des travaux chiffrés à 7,5 millions d’euros viennent d’être engagés pour aménager des axes, des points d’arrêts, des voies en site propre avec en particulier la création d’une voie BHNS (bus à haut niveau de service) qui reliera les lycées Grandmont et Laloux à l’hôpital Trousseau. Cette nouvelle ligne préfigurera en particulier la seconde ligne de tram. Grâce à des contresens, des sites propres et des priorités aux feux la vitesse commerciale devrait être améliorée. Fil Bleu va aussi investir dans de nouveaux bus et des systèmes d’information embarquée : tous ces investissements devraient engendrer une augmentation de la fréquentation de 10 %.

  • Mulhouse prolonge son tram

    Le 4 juillet prochain, Mulhouse inaugurera 3 nouvelles stations, qui compléteront le nord de la ligne 1 du tramway. Bourtzwiller, quartier le plus peuplé de Mulhouse, sera ainsi raccordé au réseau de tram avec ce 1,8 km de ligne supplémentaire qui a coûté 25 millions d’euros.

  • A Brest, le bus s’adapte au chantier du tram

    C’est parti à Brest pour trois ans de travaux ! Les premiers coups de pioche pour le futur tramway seront donnés à la fin du mois, avec le déplacement des réseaux souterrains. Pour s’adapter, Keolis Brest met en place un réseau de bus spécifique à partir du 29 juin. « Le but est de permettre une stabilité des lignes pendant les deux ans et demi à venir en gênant le moins possible les habitudes des usagers », commente Michel Joanny, vice-président de Brest métropole océane en charge des transports. Toutes les lignes en service sont maintenues et les itinéraires de 8 lignes sur 19 sont modifiés.
    Pour informer la population, Keolis Brest va distribuer un kit d’information dans toutes les boîtes aux lettres. Par ailleurs, cinq réunions publiques vont être organisées. De plus, au lancement du nouveau réseau, une cinquantaine de personnes, au nom évocateur de « Bibus angels », seront présentes aux arrêts de bus pour renseigner les usagers. Nouveauté : ils seront équipés d’iPhone de façon à pouvoir renseigner les clients en direct sur leurs itinéraires et les horaires. Une signalétique spécifique aux couleurs de la charte réseau 2009-2012 a été mise en place. L’information est également disponible en permanence en temps réel (flux RSS, SMS, etc.) avec les services Inimo, Timéo et le site bibus.fr. Enfin, pour que le réseau reste attractif pendant les travaux, Keolis lance des opérations de promotion : ticket valable 1 heure15 au lieu de 1 heure ; le samedi, le ticket journée est valable pour deux personnes.
     

    Sylvie LUNEAU

  • Toronto accepte de payer plus cher son tramway

    La ville de Toronto a accepté le 26 juin de doubler sa contribution à la construction de nouveaux tramways par le groupe Bombardier, pour éviter que ce projet de 1,2 milliard de dollars canadiens (736 millions d’euros) ne capote. Son conseil municipal a donc décidé de porter sa part à 834 millions de dollars (511,2 millions d’euros) après avoir appris que le gouvernement fédéral ne participerait pas au financement, ce projet n’ayant selon lui pas sa place dans le plan de relance de l’économie à court terme. L’offre de Bombardier pour la fourniture de 204 tramways au prix de 1,2 milliard expirait le 27 juin. Si le financement n’avait pas été assuré, la ville aurait dû procéder à un nouvel appel d’offres. En avril, la commission des transports de Toronto (TTC) avait choisi Bombardier aux dépens de Siemens et précisé que les premiers trams entreraient en service en 2012, les derniers en 2018.

  • CAF emporte le tramway de Saragosse

    Le constructeur espagnol CAF vient d’emporter le marché du tramway de Saragosse (Aragon) : construction, maintenance sur 35 ans et fourniture des rames, le tout pour 200 millions d’euros. Pour gagner, CAF a constitué le Consorcio Traza (Tranvia de Zaragoza) avec une caisse d’épargne et des entreprises de BTP, cet organisme devant exploiter le réseau. L’investissement global sera de 400 millions d’euros pour une ligne diamétrale de 13 km livrée à l’exploitation en 2013. CAF mettra au point 25 rames dessinées par Giugiaro et dotées d’accumulateurs pour les sections sans caténaire en centre-ville. Disposant d’une usine sur place, CAF a aujourd’hui un carnet de commandes correspondant à 4,1 milliards d’euros et compte pour l’honorer ouvrir deux sites de fabrication en 2009 : l’un au Mexique, l’autre au Chili (voués aux métros) qui s’ajoutent à celui prévu à São Paulo (tous matériels voyageurs).