Catégorie : Transports urbains

Retrouvez toute l’actualité des transports urbains: Métro, RER, lignes de bus, constructeurs et opérateurs en France et à l’international

  • La RATP remonte la pente

    La RATP remonte la pente

    Les grosses difficultés de la RATP semblent derrière elle, même si tout n’est pas encore réglé. Ses problèmes de recrutement sont résolus (en particulier 250 conducteurs ont été embauchés pour les JO et au-delà) permettant d’augmenter les rotations des bus mises à mal après le Covid. Les prix de l’énergie se sont « détendus » et les négociations avec les autorités organisatrices de mobilités (en particulier avec Ile-de-France Mobilités) ont permis de « normaliser » l’indexation sur l’inflation de leurs contributions. Enfin, l’offre de transport s’est développée avec la prolongation des lignes de métro 14 et 11 et du tramway T3B. Conséquence, « une très forte dynamique de l’activité » est enregistrée sur le premier semestre, selon les termes de Jean-Yves Leclercq, directeur financier de la RATP. Le chiffre d’affaires, de 3,48 milliards d’euros, fait un bond de 10,2 % comparé à la même période de l’année précédente.

    Retour à la normale

    « Il y a un retour à la normale de la production« , commente encore le dirigeant, qui estime probable une poursuite de la progression au second semestre. La hausse de l’activité est portée à la fois par l’Epic (+8,5 %) et les filiales (+14,4 %). RATP Dev en particulier a gagné de nouveaux contrats en France et aux Etats-Unis et vu d’autres monter en puissance. Le contrat du métro de Ryad est par exemple entré en phase d’exploitation. L’activité des filiales représente désormais 27 % du chiffre d’affaires du groupe.

    Mais le résultat net part du groupe reste négatif, bien qu’en amélioration par rapport au premier semestre 2023 : 54 millions d’euros (contre 129 millions d’euros un an plus tôt). Certaines filiales restent franchement dans le rouge, reconnaît la RATP sans en donner le détail. En plus de ses difficultés à Londres (l’activité doit être vendue), RATP Dev perd de l’argent (comme ses concurrents) avec ses contrats de bus Optile en moyenne et  grande couronne. En cause, comme nous le soulignions dans un précédent article, les surcoûts dus à l’inflation et à l’énergie, la fréquentation toujours en baisse comparée à la période avant-Covid et le montant des pénalités infligées par IDFM pour manquement aux objectifs. Des causes difficilement prévisibles lorsque les objectifs ont été fixés, plaident les opérateurs d’Optile.

    Premières attributions de bus parisiens en novembre

    L’activité de RATP CAP Ile-de-France pèse aussi dans les comptes. Chargée de répondre aux appels d’offre sur le périmètre des transports parisiens qui s’ouvrent à la concurrence (13 lots de bus parisiens sont en appel d’offre), cette filiale dépense surtout de l’argent pour y répondre. En attendant de pouvoir en gagner, espère-t-elle. La décision sur trois premiers lots est attendue en novembre, le début de l’exploitation est prévue un an plus tard. Le nouveau contrat qui devrait être signé avec IDFM au milieu de l’année prochaine devra en tenir compte. Et préparer également l’ouverture à la concurrence du mode tramway qui sera entière en 2030.

    MH P


    Un niveau d’investissement record

    Les investissements ont progressé de 37 %, en atteignant 1,2 milliard d’euros sur l’Ile-de-France durant le premier semestre. Un record selon la RATP, qui l’explique par le lancement des gros projets d’infrastructures (lignes 14, 11, T3B) et par l’accélération des investissements permettant de fiabiliser l’exploitation pendant les JO. La dette s’est nettement accrue de 700 millions d’euros environ. La RATP s’attend toutefois à sa stabilisation  sur l’ensemble de l’année.

     

     

  • RATP Dev et le rêve américain

    RATP Dev et le rêve américain

    Après avoir invité la Californie sur les lignes du métro parisien le 12 septembre pour célébrer le passage du flambeau olympique à la ville de Los Angeles pour les JO 2028 (le temps d’une journée, la station Saint-Michel est devenue Malibu  Malesherbes, Santa Monica, Grands Boulevard, Hollywood Bld, etc), la RATP annonce la signature par sa filiale aux Etats-Unis de son « plus grand contrat dans l’Etat » (montant non communiqué). RATP Dev a remporté l’exploitation du système transport de Visalia, une ville de plus de 107 000 habitants, située au centre de la Californie, au sud de Fresno.

    Le contrat porte sur une durée de cinq ans, avec une option de prolongation de cinq années supplémentaires, et débute le 1er octobre. En mai dernier, RATP Dev avait remporté la gestion des transports publics de Winston-Salem en Caroline du Nord.

    N.A

  • RATP Dev déloge Keolis du réseau des transports de Caen

    RATP Dev déloge Keolis du réseau des transports de Caen

    La Communauté urbaine de Caen la mer a attribué à RATP Dev la délégation de service public pour l’exploitation et la maintenance du réseau de mobilités, Twisto. Le contrat, remporté contre le délégataire sortant Keolis, débute le 1er janvier 2025 et couvre l’ensemble des services de mobilités de l’agglomération qui compte 48 communes et s’étend au nord-est jusqu’à Ouistreham : tramway, bus, navettes de centre-ville, vélos en libre-service. Le service de voitures électriques et hybrides en autopartage (une dizaine), Twist’Auto, est exploité par Mobilize, filiale de Renault.

    Un projet d’extension des lignes du tramway, sur fer, à l’horizon 2028 est porté par la collectivité locale. RATP Dev sera toujours aux commandes du réseau des transports à cette date puisque le contrat est d’une durée de six ans.

    Depuis juin 2023, l’appli Fairtiq est opérationnelle sur les réseaux de transports en commun de Caen, du Havre, et des lignes de train Nomad entre Caen et Le Havre. Un titre unique qui permet d’emprunter tous ces moyens de transport en commun, sans avoir à prendre plusieurs billets. Elle calcule automatiquement les déplacements et facture au meilleur tarif.

    N.A

  • Les transports publics cherchent à recruter jusqu’à 100 000 personnes d’ici à 2030

    Les transports publics cherchent à recruter jusqu’à 100 000 personnes d’ici à 2030

    On connaissait les « Bus Tour » pour faire découvrir les métiers du transport urbain et susciter des vocations. Le secteur embraye avec un programme ultra ambitieux qui prévoit entre 82 000 et 106 000 recrutements d’ici à 2030. Et 50 000 personnes formées d’ici à 2027. L’Union des transports publics et ferroviaires (UTPF) présentait le 12 septembre le programme Transformeurs : 12 millions d’euros, financés principalement par France 2030, le plan d’investissement de l’Etat. « La ligne budgétaire est sécurisée », assure Marie-Ange Debon, présidente de l’organisation professionnelle et de Keolis, filiale de la SNCF. Une bonne nouvelle à quelques semaines de la bataille du budget 2025 qui s’annonce difficile.

    Construire une offre de formation estampillée transport public

    Lauréat de l’appel à projets France 2030, volet compétences, le programme Transformeurs réunit un collectif de 28 acteurs du secteur : les deux fédérations professionnelles (UTPF et FNTV), des entreprises du transport et leurs centres de formation internes (SNCF, RATP, DB Cargo, Keolis, Transdev, Régie des transports marseillais etc.), des organismes de formation, six régions pilote, la filière industrielle etc. Objectif, construire en trois ans une offre de formation estampillée transports publics et ferroviaires. Un bac + 1 spécialisé sera créé par le Cnam, un titre de conducteur de fret ferroviaire aussi. Un module d’e learning en une heure sera proposé, et un chapiteau ambulant va tourner dans la région Centre-Val- de-Loire, pour présenter le transport public. Des pages consacrées au secteur et à ses métiers devraient faire leur apparition dans un manuel scolaire de 5e, indique Marie-Ange Debon, sans dévoiler l’éditeur.

    Tous les métiers sont concernés, beaucoup de conducteurs et de conductrices, mais aussi des agents de maintenance ou encore des ingénieurs. Et contrairement à l’aéronautique, l’automobile ou le BTP, le secteur n’a pas ses propres centres de formation, ce qui, selon l’UTPF, participe à un déficit d’attractivité. Les postes de conducteur de bus, tram ou de métro peine à séduire. Ceux de la maintenance et de l’exploitation aussi.

    Pour les JO 2024, la SNCF a réussi à recruter 17 000 CDI en deux ans, sur des métiers-clés, et 4 000 intérimaires chargés d’orienter les passagers, « un vivier qui servira à l’ensemble du groupe« , calcule Philippe Bru, DRH de l’entreprise ferroviaire. Dans le même temps, la RATP annonçait le recrutement de 250 conducteurs et de 14 000 saisonniers, plus un millier d’intérimaires, les « helpers », sur des missions d’orientation.

    Préqualifier les candidats à la formation de conducteur

    Après avoir relevé l’immense défi des JO, le transport public a plutôt bien négocié la rentrée scolaire 2024, « qui s’est nettement mieux passé que les précédentes, avec 3 000 conducteurs de cars interurbains et scolaires manquant à l’appel dans toute la France, 70% de moins qu’en 2023″, se félicite Edouard Hénaut, directeur général France du groupe Transdev. Maintenant, il s’agit de préparer les cinq prochaines années, attirer des candidats, les former, et ne pas les perdre au passage. Dans le ferroviaire, le taux de réussite de la formation est d’environ 70%, selon la SNCF. « On va faire des actions de parcours de préqualification pour limiter le taux d’échec », précise Florence Sautejeau, déléguée générale de l’UTPF.

    L’enjeu pour ce secteur confronté à une pénurie de main d’œuvre endémique, c’est de fidéliser, mener les candidats au terme de leur formation, et inverser la pyramide des âges : dans l’urbain, plus de 17% des salariés ont entre 55 et 59 ans, et plus de 10% ont plus de 59 ans. Dans le fret ferroviaire, ils sont plus jeunes, « 32 ans en moyenne chez DB Cargo« , indique par exemple Alexandre Gallo, pdg de la filiale du transporteur allemand.

    Nathalie Arensonas

  • Des résultats encourageants dans la lutte contre la pollution de l’air dans le métro lyonnais

    Des résultats encourageants dans la lutte contre la pollution de l’air dans le métro lyonnais

    La lutte contre la pollution dans le métro progresse selon l’autorité organisatrice des transports lyonnais. Sytral Mobilités a en effet fait installer 16 colonnes de purification dotées d’un système d’ionisation capturant jusqu’à 95 % des particules fines dans le métro, où les concentrations de particules fines sont plus élevées qu’à l’extérieur.

    Plus précisément, une expérimentation va être menée pendant quatre à six mois sur les quais de la ligne B à la station Saxe-Gambetta. Elle fait suite à un autre test probant effectué avec un dispositif de filtration, qui avait déjà permis de réduire la pollution de l’ordre de 30 %. Cet équipement a été transféré à la station Vieux-Lyon qui, par sa profondeur de 24 mètres, fait partie des plus polluées.

    La solution la plus efficace consistant à traiter le problème à la source, la mise en service de nouvelles rames automatiques avec système de freinage électrodynamique sur la ligne B a aussi fait baisser de 20 % à 50 % les concentrations de polluants dans l’air. Des mesures effectuées par l’organisme Atmo ont en effet démontré que le niveau moyen de PM10 avait été divisé par deux et même par trois pour les PM2,5 entre 2020 et 2023.

    Sytral Mobilités a également engagé un nettoyage approfondi des quais et des tunnels grâce à un système d’aspiration avec rétention des particules. Là encore, les résultats sont encourageants avec une réduction des concentrations jusqu’à 25 %. La généralisation des expérimentations concluantes et le plan de modernisation du métro devraient permettre de poursuivre sur cette bonne dynamique.

    Séverine Renard

     

  • Voies navigables de France tire le bilan de son été olympique sur la Seine

    Voies navigables de France tire le bilan de son été olympique sur la Seine

    Petite mise en Seine pour la conférence de presse post JO de Voies navigables de France (VNF), organisée le 11 septembre au pied du pont Saint-Michel, sur le bateau « Le Rhône ». Il avait transporté la petite délégation du Kirghizistan (une quinzaine d’athlètes) lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux de Paris, le 26 juillet dernier. Le gestionnaire du réseau fluvial français tirait le bilan de l’exercice hors norme de régulation du trafic fret et passagers auquel se sont livrés ses agents, épaulés par des équipes de renfort, pendant les trois semaines de fermeture partielle ou totale de la Seine dans la capitale pendant les Jeux. Avec des arrêts et des reprises de trafic entre 2 heures et 11 heures du matin, des heures supplémentaires aux écluses, en amont et en avant de Paris (photo), un système de barrières flottantes, filtrées par l’Armée, et des circulations de bateaux en alternance.

    A Gennevilliers, un bras de Seine a été complètement fermé du 3 juillet au 8 septembre, pour sécuriser le village olympique de Saint-Denis, nécessitant l’aménagement d’un bras secondaire (17 M€ financés par la Société de livraison des ouvrages olympiques, Solideo). Ici aussi, les bateliers, principalement de fret, passaient en alternance, le bras étant trop étroit.  « En temps normal, 60 bateaux de fret traversent Paris tous les jours, plus 700 bateaux de passagers (en boucles) », indique Cécile Avezard, directrice générale de VNF.

    La régulation de trafic et la gestion du niveau de l’eau, c’est le métier de l’établissement public, « mais pendant les JO, nous avons réussi à faire passer des bateaux en permanence sur la Seine, dans des conditions exceptionnelles », insiste François Houix, chef de projet Jeux de Paris 2024 de VNF.

    Si la répétition de la parade des bateaux des athlètes n’avait pas pu se faire avant la cérémonie d’ouverture, le débit de la Seine étant trop rapide, le jour J, « des manœuvres de barrages coordonnées  entre nos agents en amont (sur l’Yonne) et en aval (à Suresnes), ont permis que le niveau de l’eau soit réglé au centimètre près », assure Cécile Avezard. Il a plu comme à Gravelotte le 28 juillet au soir à Paris, mais le tirant d’eau n’a pas gâché la fête olympique, ni douché la nouvelle patronne de VNF. L’heure du bilan des trafics du premier semestre 2024 n’est pas encore venue, mais elle s’attend à un impact des JO sur les volumes transportés par la voie d’eau, aggravé par la crise immobilière et ses conséquences sur le secteur du BTP, gros client de VNF. Doublé d’une mauvaise campagne céréalière. Seules les activités conteneurs et logistique urbaine ont gardé la tête hors de l’eau. En 2023, 43,4 millions de tonnes avaient transité par la voie d’eau en France.

    Le budget global de VNF représente 652 M€, alimenté par les subventions pour charges de service public (environ 248 M€), les redevances hydrauliques (celles versées par EDF notamment), les recettes d’occupation du domaine fluvial (bateaux-logements, guinguettes, etc.), les péages et les dotations de l’Agence de financement des infrastructures de France (environ 129 M€), l’AFITF dont le budget n’est lui-même pas du tout sécurisé.

    Nathalie Arensonas

  • La région Ile-de-France appelle Paris à renoncer aux 50 km/h sur le périphérique

    La région Ile-de-France appelle Paris à renoncer aux 50 km/h sur le périphérique

    Branle-bas de combat autour de la limitation de la vitesse à 50km/h sur le périphérique parisien, annoncée à partir du 1er octobre par Anne Hidalgo. Alors que l’opposition municipale dénonce un passage en force, le Conseil régional d’Île-de-France a adopté aujourd’hui une motion, appelant la maire de Paris à renoncer à ce projet. A la place, elle propose « une réduction efficace des nuisances sonores du boulevard périphérique dès 2025 par la pose d’enrobés phoniques neufs qui permettront de diviser par cinq le bruit sur la chaussée« . Et s’engage à financer la moitié du coût.

    Enfin, « elle réaffirme sa volonté de se voir transférer la compétence de gestion du boulevard périphérique, conformément à la saisine de l’Etat pour un choc de décentralisation en Ile-de-France déposée par la Région en septembre 2023, rappelant que le périphérique est emprunté quotidiennement par plus de 1 million de véhicules, avec 40% de trajets effectués de banlieue à banlieue et 80% d’usagers non-parisiens« .

     

     

  • Rochefort reconduit Transdev pour sept ans

    Rochefort reconduit Transdev pour sept ans

    La société Transdev étant seule en lice, c’est tout naturellement que l’agglomération de Rochefort Océan (Charente-Maritime) lui a réattribué la délégation de service public pour l’exploitation du réseau de transports R’bus. Avec un investissement de 45,5 millions d’euros sur les sept prochaines années, l’opérateur aura notamment pour mission de « favoriser l’adoption des modes durables » et de renouer avec 1,5 million de voyages, niveau qui était atteint en 2019. « Ça représente une hausse d’environ 8 % par rapport à la fréquentation actuelle », rappelle Didier Portron, vice-président chargé des mobilités et des déplacements.

    La somme engagée servira notamment à permettre à la flotte de véhicules (47 au total dont 23 bus) de passer au biocarburant HVO. « Nous allons également remplacer nos minibus de 38 places par quatre midibus de 66 places. En complément, les taxis qui assurent le transport à la demande seront renforcés par des véhicules électriques de neuf places« , complète l’élu.

    Le 2 septembre, une nouvelle offre de transport a été présentée aux voyageurs. Les six lignes du réseau urbain ont été remaniées pour offrir un service comparable toute l’année, y compris pendant les vacances scolaires.

    Autre nouveauté : la location de vélos. L’agglomération propose plus de 80 cycles, dont 45 en location longue durée ainsi que 37 en moyenne et courte durée. Baptisé Cycl’océan, ce service est disponible à La Maison du Vélo, située sur le site de la gare SNCF de Rochefort.

    Jean-Sébastien Thomas

     

  • Une nouvelle télécabine pour desservir Saint-Gervais Mont-Blanc

    Une nouvelle télécabine pour desservir Saint-Gervais Mont-Blanc

    Une solution de transport public. C’est ainsi qu’a été présentée la nouvelle télécabine Le Valléen, qui a été inaugurée le 6 septembre à Saint-Gervais Mont-Blanc (Haute-Savoie) et permet de relier les bourgs du Fayet à Saint-Gervais.

    Construit par la Société des Téléportés Bettex-Mont d’Arbois, Le Valléen, qui se situe à côté de la gare ferroviaire, dessert en cinq minutes, tout au long de l’année (et pas seulement pendant les périodes de ski), la gare SNCF du Fayet (départ et terminal des lignes TGV, TER, Léman Express, Mont-Blanc Express) et le centre bourg de Saint-Gervais Mont-Blanc.

    Il permet de ce fait d’aller de Paris à Saint-Gervais Mont-Blanc, de bout en bout, sans prendre sa voiture.  Autres avantages, la télécabine rend accessible à pied les différents points d’intérêt de la station de ski et doit contribuer à réduire le trafic routier dans le centre ville (environ 15 000 voitures) et les émissions de gaz à effet de serre (environ – 15 %).

    Les prévisions de fréquentation sont de 250 000 allers-retours par an, dont 54 000 par des actifs.

  • Un pacte pour (tenter de) rendre le métro accessible

    Un pacte pour (tenter de) rendre le métro accessible

    Les Jeux paralympiques n’ont pas seulement déclenché beaucoup d’enthousiasme. Ils ont aussi mis sur le devant de la scène la question de l’accessibilité des transports publics.  Le 26 août, Valérie Pécresse se disait prête à lancer, en partenariat avec l’Etat et la Ville de Paris,  un projet de « métro pour tous », nécessitant entre 15 à 20 milliards d’euros sur une vingtaine d’années.  Une charge qui pourrait être répartie à égalité entre les trois entités, proposait-elle.

    Le 5 septembre, la présidente de la région Ile-de-France signait, avec Paris et l’association APF-France Handicap, un pacte pour un métro accessible aux personnes à mobilité réduite. Un chantier « titanesque« , pour reprendre le terme de celle qui est aussi présidente d’Ile-de-France Mobilités et considère ce chantier comme prioritaire au nom de la transition écologique et en raison du vieillissement de la population.

    Si les constructions de gares nouvelles intègrent forcément l’accessibilité dans leur cahier des charges , le réseau historique du métro parisien représente un « point noir » pour les personnes en situation de handicap, rappelle l’élue. Seuls 25 % des stations de RER, métros et tram seraient accessibles. Valérie Pécresse souhaite former un groupe de travail avec l’Etat, la région, IDFM, Paris, les communes avoisinantes ainsi qu’avec la RATP pour avancer sur la question.