Catégorie : Transports urbains

Retrouvez toute l’actualité des transports urbains: Métro, RER, lignes de bus, constructeurs et opérateurs en France et à l’international

  • La SNCF fait slamer l’écologie

    La SNCF fait slamer l’écologie

    Dans un nouveau film publicitaire signé Publicis, diffusé à partir du 26 novembre sur les chaînes de télévision, la SNCF a embarqué un jeune slameur, Rayad, originaire de Sevran (Seine-Saint-Denis) qui slame à la vitesse d’un TGV pour demander : « Quel écolo tu es ? » Une question posée sur tous les tons et de plus en plus vite, au rythme d’un train qui fend la campagne française, à toute vitesse.
    Le plus jeune slameur de France, 9 ans, entame sa poésie chantée derrière un piano en gare sur les notes du jingle de la SNCF, il martèle le slogan et interpelle la génération des « boomers ». Et toutes les autres, non pas à la façon de Greta Thunberg, mais en chantant : « C’est une ode au militantisme doux« , revendique la SNCF décidée à imposer le train comme l’un des modes de transport les plus écolos.
    Quel écolo tu es ? Celui qui demain, c’est sûr s’y met ? Toujours en train de surveiller les gaz à effets de serre ? En train de conduire plus doucement pour moins consommer? De marcher pour ne rejeter que de ta sueur sur la terre ? En train de manger le bio de ton potager ? Semer pour rendre le pays plus vert ? Attendre ta nouvelle poubelle pour te mettre à trier ou en train de pédaler pour que seule ta dynamo t’éclaire ? Au fur et à mesure que le jeune égrène les 1001 façons d’être écolo, les images défilent de plus en plus vite derrière les vitres du train.
    La nouvelle campagne publicitaire de la compagnie ferroviaire rencontrera t-elle le même succès que « Hexagonal », qui racontait le lien entre la SNCF et les Français, diffusée à l’été 2021 ?

  • Dix tramways Stadler Tramlink pour Lausanne

    Dix tramways Stadler Tramlink pour Lausanne

    Les Transports publics de la région lausannoise (tl) et Stadler ont signé un contrat pour la fourniture de 10 tramways de type Tramlink, y compris les pièces détachées et outils spéciaux nécessaires à leur maintenance. Ces tramways sont destinés à la future ligne de tramway entre Lausanne et Renens, qui doit ouvrir en 2026.

    En Suisse, la commande de Tramlink passée par les tl fait suite à celles passées par six autres réseaux de transports publics. Ce type est en service à Lugano depuis l’année dernière et doit l’être « bientôt » dans le canton d’Argovie, à Bâle et à Berne, précise Stadler. Cette nouvelle commande de Tramlink se distingue des précédentes passées en Suisse par le fait que ces nouveaux trams seront à écartement normal.

    Constitué de sept modules articulés en acier inoxydable à haute résistance, pour une longueur de près de 45 m, les trams pour Lausanne disposeront de trois zones polyvalentes à côté des portes, comprenant un espace réservé aux fauteuils roulants, aux chariots et aux vélos. Chaque face est équipée de huit portes à deux vantaux, avec comble-lacune. A l’intérieur, dont le design est qualifié d’exclusif par le constructeur, les voyageurs bénéficieront d’une isolation acoustique et thermique « complète » et d’une climatisation « efficace ». D’une largeur de 2,65 m, les Tramlink des tl pourront transporter jusqu’à 316 personnes.

    Le conducteur bénéficiera d’une visibilité panoramique « optimale », pour « une sécurité maximale dans les environnements urbains imprévisibles ». En outre, la conception de l’avant est conçue pour améliorer la protection des piétons.

  • Transdev retenu pour exploiter une nouvelle ligne de métro à Toronto

    Transdev retenu pour exploiter une nouvelle ligne de métro à Toronto

    Transdev a annoncé le 18 novembre que sa filiale canadienne, membre du consortium Connect 6ix, été sélectionnée par Infrastructure Ontario  et Metrolinx pour exploiter et maintenir, durant 30 ans, la nouvelle Ligne Ontario. « Dans l’immédiat, Transdev jouera un rôle consultatif clé pendant les phases de conception et de construction du projet afin de s’assurer que les exigences en matière d’exploitation et de maintenance sont prises en compte et satisfaites« , indique l’opérateur de transport public, en rappelant que cette ligne de métro doit s’étendre sur 15,6 km dans la ville de Toronto.

    Ce contrat s’ajoute à celui remporté en 2019 par le groupe français pour l’exploitation et la maintenance de la « Ligne Hurontario», une ligne de tramway de 18 kilomètres à l’ouest de Toronto. « Tout comme pour la Ligne Hurontario, ce contrat sera réalisé dans le cadre de contrats de type Partenariats-Publics-Privés. Le consortium assume donc en grande partie le risque financier du projet« , précise Transdev.

     

  • Renvois de balle sur les responsabilités dans la dégradation de l’offre RATP

    Renvois de balle sur les responsabilités dans la dégradation de l’offre RATP

    L’opposition de gauche à la région Ile-de-France, présidée par la LR Valérie Pécresse, a saisi la Défenseure des droits sur la diminution de l’offre des transports publics franciliens et ses conséquences pour les usagers. Les conditions de transport en bus, mais aussi en métro, se sont en effet dégradées ces derniers mois, principalement à cause d’un manque de conducteurs et d’un fort absentéisme.

    « Cette situation est le résultat de plusieurs décisions prises par Ile-de-France Mobilités (IDFM, l’autorité organisatrice des transports) et à sa tête, Valérie Pécresse« , affirment les groupes insoumis, écologiste, socialiste et communiste dans une lettre commune envoyée fin octobre à Claire Hédon, et communiquée à l’AFP. A l’origine de cette dégradation, selon eux, la commande d’une « offre de transport au rabais » passée par IDFM pendant la période de crise sanitaire et depuis.

    La situation actuelle prive « les usagers d’un droit à la mobilité dans des conditions digne » et « instaure une inégalité de traitement selon le lieu d’habitation, le type d’activité et la situation sociale« , estiment les élus qui ont joint à leur courrier une lettre d’un collectif de parents d’élèves handicapés du Val-de-Marne, n’ayant pas pu effectuer leur rentrée scolaire faute de transports.

    De son côté, Valérie Pécresse rejette la faute sur la RATP, l’accusant d’avoir « sous-estimé les problèmes qu’elle rencontre sur le métro« . La RATP aurait mal anticipé ses besoins en conducteurs. La régie, qui cherche 1500 conducteurs de bus, en avait embauché 820 à la fin septembre. D’où une offre de transport réduite d’un quart par rapport à ce qui lui est demandé par IDFM. Il lui manquerait également une centaine de conducteurs de métro.

    Haussant le ton le 6 novembre, dans une interview au Parisien, et déplorant une dégradation du lien de confiance, la présidente d’IDFM a demandé à l’entreprise publique de revenir à « 100 % d’offre d’avant-Covid » (contre 98 % en moyenne en théorie actuellement). Et a demandé à Jean Castex, le futur patron de la RATP, de « rétablir la qualité de service qui s’est très nettement dégradée depuis la rentrée ».

    La Fnaut, qui réclame également une hausse de l’offre de transport sur le réseau RATP, voit dans ces renvois de balles beaucoup d’hypocrisie. Moins de transport signifie moins de dépenses pour IDFM qui cherche à réaliser des économies tous azimuts et doit trouver 950 millions d’euros afin de boucler son budget 2023. C’est dans ce contexte que la RATP s’apprête à vivre une nouvelle journée très dure demain, avec un appel à la grève relayée par tous les syndicats…

    MH P

     

  • La RATP distribue une prime de présence à ses conducteurs

    La RATP distribue une prime de présence à ses conducteurs

    Confrontée à un manque de conducteurs de bus, la RATP cherche non seulement à attirer de nouveaux profils mais aussi à lutter contre la vague d’absentéisme qui la touche. Le renforcement des contrôles menés en interne a permis de relever 500 arrêts frauduleux concernant 230 salariés et a donné lieu à des révocations et des licenciements, a indiqué Alexandre Guyot, le DRH bus et tramways de la Régie, lors de la conférence sur « Le défi social dans les transports publics franciliens », organisée par VRT le 20 octobre à l’Espace Saint Martin dans le 3ème arrondissement de Paris, juste avant la cérémonie de remise des Grands Prix de la Région Capitale.

    Pour faciliter le retour à la normale, la RATP a mis en place une prime de présence. « Depuis octobre et au moins jusqu’à la fin de l’année, les conducteurs assidus toucheront entre 100 à 200 € mensuel», a annoncé Alexandre Guyot. Une initiative pas vraiment vue d’un bon oeil par les syndicats car les salariés ne sont pas forcément absents pour de mauvaises causes. La Régie, qui évalue ses besoins à 1500 conducteurs de bus cette année, en avait embauché 820 à fin septembre, a également indiqué le DRH au cours de cette table ronde.

    En cette période de tensions sur les métiers, les transporteurs recourent aussi aux primes pour attirer de nouvelles recrues. C’est le cas notamment de Transdev qui verse une prime aux salariés parrainant des candidats. «La situation s’est déjà améliorée. Nous avons connu une vraie difficulté au sortir de l’été, au moment où des salariés avaient prolongé leurs congés. Les efforts menés par l’entreprise ont permis de rétablir la situation. Nous sommes passés de 250 conducteurs manquants en septembre, à moitié moins, en recourant à l’intérim », a indiqué Pierre Talgorn, le directeur régional Transdev Ile-de-France. Et d’ajouter : « Pour assurer le service, chaque matin, nous réorganisons le planning en fonction des absences de dernière minute, en donnant priorité au scolaire et au transport à la demande dans des lieux où l’on est dépendant du service. Et nous effectuons des rotations, pour que ce ne soit pas toujours les mêmes usagers qui soient impactés ».

    Valérie Chrzavzez

    Retrouvez l’intégralité du compte-rendu de la conférence de nos Grands Prix de la Région Capitale dans le numéro de novembre de Ville, Rail & Transports.

  • Transdev va acheter l’un des plus grands opérateurs de transport public aux USA

    Transdev va acheter l’un des plus grands opérateurs de transport public aux USA

    Transdev va acheter First Transit, « l’un des plus grands opérateurs privés de solutions de mobilité en Amérique du Nord« , précise le groupe français en a annonçant le 26 octobre avoir signé un accord d’acquisition. Le temps d’obtenir les approbations des autorités américaines et canadiennes de la concurrence, l’opération pourrait devenir effective d’ici la mi-2023.

    A ce moment-là, Transdev va considérablement grossir aux Etats-Unis, qui représentent à ce jour la troisième source de revenus pour le groupe, après la France et l’Allemagne. First Transit, Inc, réalise en effet globalement 1,3 milliard de dollars de chiffre d’affaire, avec 20 000 collaborateurs et une flotte de plus de 12 000 véhicules (détenus et exploités) en Amérique du Nord. L’entreprise américaine, également présente au Canada, réalise au total 300 millions de voyages chaque année, avec plus de 300 sites dans 41 Etats, 4 provinces canadiennes et Porto Rico, indique Transdev.

    La filiale de la Caisse des dépôts et consignations (66 %) et de l’allemand Rethmann (34 %) pourra ainsi proposer en Amérique du Nord une offre de transport et de services diversifiés : bus et cars, transport adapté, navettes, train, tramway mais aussi maintenance des flottes. « En s’associant à First Transit, Transdev ajoute de nouveaux services et une nouvelle expertise à ses activités aux États-Unis et au Canada. Cette acquisition est très complémentaire en termes de présence régionale et de services offerts« , a commenté Thierry Mallet, le PDG de l’opérateur de transport public français. Au Canada en particulier, Transdev, présent qu’au Québec et dans l’Ontario, pourra étendre son champ d’intervention vers l’ouest du pays.

    En mai 2022, la Cour des Comptes avait publié un rapport pointant la situation contrastée de Transdev, en particulier en Amérique du Nord, où le groupe employait environ 17 000 salariés et réalisait 17 % des activités du groupe, avec un chiffre d’affaires marqué par une forte baisse en 2020 (- 16,2 %) à 1 145 M€. Le gardien des finances publics appelait alors « à une vigilance particulière » aux Etats-Unis… Un mouvement de désengagement des activités déficitaires avait déjà été engagé par Transdev dès 2018, soit bien avant la crise sanitaire, (avec les activités B2C, taxis, navettes d’aéroports, puis les cars longue distance Eurolines-Isilines) pour se recentrer sur le cœur de métier au service des collectivités locales et des entreprises. Une nouvelle page s’ouvre vraiment.

    MH P

     

  • Les résultats de la dixième édition des Grands Prix de la Région Capitale

    Les résultats de la dixième édition des Grands Prix de la Région Capitale

    Inflation, hausse de l’énergie, crise des approvisionnements… En Ile-de-France, l’autorité organisatrice des transports évalue à presque 1 milliard d’euros le surcoût de la facture énergétique alors que ses recettes tournent autour de 10 milliards. D’où la nécessité de trouver de nouvelles ressources (avec sans doute une hausse du tarif du Navigo) et l’urgence à agir. Valérie Pécresse prône « un juste partage de l’effort ».

    Mais déjà, au quotidien, les transporteurs sont engagés dans une démarche de réduction des coûts, de gains de productivité, sans oublier les efforts réalisés pour mieux informer les voyageurs et leur offrir de meilleurs services. C’est tout l’objet des Grands Prix de la Région Capitale : mettre en avant les initiatives qui contribuent à améliorer significativement les conditions de déplacements en Ile-de-France et primer celles, mises en œuvre au cours des 12 derniers mois, qui ont le plus séduit le jury. Jury constitué de la rédaction de VRT mais aussi, bien sûr, des premiers concernés, des représentants des usagers (Fnaut-IDF et Plus de Trains, cette année).

    Nous cherchons ainsi à récompenser l’innovation, les progrès faits en matière d’intermodalité, d’aménagement urbain, de modernisation, de gestion de projets, de transports périurbains, de logistique urbaine et de smart city. Il y aura peut-être des déçus, mais toutes les initiatives présentées dans ces pages sont avant tout la reconnaissance des savoir-faire et des efforts mis en œuvre chaque année par les acteurs des transports publics malgré la succession de périodes difficiles qu’ils traversent.

    Nous vous présentons ci-dessous les choix de notre jury constitué cette année de six personnes (Marc Pélissier, président de la Fnaut-Ile-de-France, Arnaud Bertrand, président de Plus de Trains, Bertrand Lambert, journaliste à France 3, et la rédaction de VRT représentée par Patrick Laval, Emilie Nasse et Marie-Hélène Poingt). La remise des prix a eu lieu le jeudi 20 octobre à l’Espace Saint-Martin dans le 3ème arrondissement de Paris. Pour retrouver l’intégralité du dossier, c’est ici.

     

    Prix Intermodalité

    Il s’agit des meilleures initiatives en matière de liaison entre les modes de transport sont ici mises à l’honneur. Trois propositions étaient en lice.

    Parrainé par

    Lancement du tramway T13

    Le 6 juillet dernier, Transkeo T13 (filiale à 51 % de Keolis et à 49 % de SNCF) a débuté l’exploitation du tram T13, reliant en 30 minutes Saint-Germain-en-Laye et Saint-Cyr-l’Ecole. Ce nouveau tram, construit sous maîtrise d’ouvrage Ile-de-France Mobilités et de SNCF Réseau, compte 12 stations réparties sur 18,8 kilomètres de voies. Ce tram-train, accessible, doit simplifier la mobilité dans les Yvelines et s’intègre au réseau de transport existant. La ligne a en effet été pensée de façon à compléter le maillage de transport collectif et garantir de nombreuses correspondances avec d’autres moyens de transport pour faciliter les déplacements.

    Dès 2021, l’ensemble des étapes de la pré-exploitation et du lancement commercial du T13 ont été menées en étroite coordination avec l’ensemble des collectivités locales des acteurs impliqués dans le projet. Plus d’une centaine de personnes ont été recrutées pour assurer l’exploitation, la maintenance du matériel roulant et des infrastructures ainsi que la sûreté et la sécurité, la relation client et l’ensemble des fonctions support nécessaires au bon fonctionnement du tramway.

    Prix Gestion de projet

    Le prix couronne une réalisation qui a demandé à ses promoteurs, agilité, concertation et innovation pour le mener à bien. Le jury était appelé à départager trois candidatures.

    La nouvelle gare Montparnasse

    Après plusieurs années de travaux, durant lesquels les circulations de trains n’ont pas été perturbées, la nouvelle gare Montparnasse a été inaugurée le 30 septembre 2021. Une opération réalisée dans le cadre d’un partenariat avec le promoteur Altarea, et sans surcoûts, contrairement au projet de modernisation de la gare du Nord,

    Parmi les axes forts de la rénovation, il s’agissait d’ouvrir davantage la gare sur la ville et d’apporter plus de lumière. Résultat, la 4e plus grande gare du pays, qui relie Paris à l’ouest de la France, est devenue plus lumineuse, plus aérée et réaménagée de façon à la doter de plus commerces : la surface dédiée aux commerces et aux services a été multipliée par deux. La signalétique et les parcours ont été repensés pour qu’ils soient plus simples à comprendre pour les voyageurs. Ainsi, la gare compte désormais 102 écrans d’informations et une quinzaine d’escaliers mécaniques supplémentaires L’accès au métro (lignes 4, 6, 12 et 13) a été aussi été revu.

    Prix Aménagement urbain

    Le prix distingue les meilleures initiatives autour de deux notions indissociables que sont le transport et l’urbanisme. Les initiatives proposées cherchent à améliorer les conditions de vie des Franciliens.

    La transformation de la Porte de Clichy

    La Porte de Clichy, à la limite entre le nord-ouest de la capitale et la commune de Clichy, s’est transformée non seulement en devenant un vrai pôle multimodal mais aussi en redonnant vraiment plus de place aux piétons.

    Cette transformation s’est opérée progressivement avec l’installation, il y a trois ans, du nouveau Palais de justice, et par l’arrivée de nouveaux commerces dans ce quartier où le piéton ne se sentait pas le bienvenu, il y a quelques années encore, du fait de l’absence de logements (à part quelques hôtels) dans la bande de terrain située entre les boulevards maréchaux et le périphérique, dont le viaduc surplombe la limite intercommunale.

    Côté transports publics, la situation s’est améliorée avec le prolongement du tram T3b (2018) et surtout du métro automatique (2021), après le prolongement de la ligne 14 vers Saint-Ouen (2020). Comme souvent, l’arrivée de la ligne 14 a été traitée avec beaucoup de soin en ce qui concerne l’aspect décoratif de la station du métro automatique, avec un clin d’œil à Guimard ! Enfin, côté bus, trois lignes parisiennes et deux lignes suburbaines viennent compléter le tableau intermodal.

    Reste toutefois toujours le problème des embouteillages… et de la discontinuité du réseau des pistes cyclable.

     Prix Modernisation

    Le prix récompense les initiatives de modernisation des gares ou des réseaux de transport existants, routiers ou ferroviaires. Trois bonnes idées à départager.

    Parrainé par

    L’électrification du tronçon Gretz-Armainvilliers – Nogent-sur-Seine

    Commencé fin 2018, le projet d’électrification du tronçon Gretz-Armainvilliers – Provins – Nogent-sur-Seine s’est achevé cet été avec la mise sous tension de la caténaire. Au total, ce sont 160 km de voies qui ont été électrifiées. En permettant aux trains de passer du diesel à l’électrique, il est emblématique du rôle des infrastructures ferroviaires dans la transition énergétique.

    Avec 3,7 millions de voyageurs par an, la ligne P Paris – Provins était la dernière grande ligne à électrifier de l’Ile-de-France. Un projet très attendu des voyageurs et des élus qui promet une amélioration significative de la ponctualité.

    Passer du diesel à l’électrique, signifie une diminution de l’utilisation des hydrocarbures grâce au remplacement (à terme) des trains diesel par des trains électriques, ainsi qu’une baisse des émissions des gaz à effet de serre et des pollutions atmosphériques (un train électrique émet 30 fois moins de CO2 qu’un train Corail diesel).

    Les travaux d’électrification entre Gretz-Armainvilliers et Nogent-sur-Seine incluent une somme de travaux conséquents : près de 230 km de fil d’alimentation électrique déroulés, près de 160 km de voies ferrées équipées en caténaires, 3 200 poteaux posés et 600 ancrages réalisés, 22 ouvrages d’art modifiés dont 19 ponts-routes, deux passerelles et un tunnel démoli et remplacé par une tranchée ouverte.

    Prix Innovation

    Ce prix distingue les nouvelles idées ou réalisations et s’intéresse à tous les secteurs des transports, qu’il s’agisse de technologies de pointe, de services inédits ou de mesures concernant la politique des déplacements. Voici 4 propositions pour un prix très disputé.

    Parrainé par

    Le chien robot de la RATP

    Perceval, le chien-robot quasi tout-terrain, est utilisé par les experts de RATP Infrastructure pour inspecter les environnements de travail difficiles, de jour comme de nuit, par tous les temps. Inspection des éléments chauffants, avec notamment relevé de température, inspection des sous quais du RER A, aide à la surveillance caténaire, ronde sur des sites avec postes à haute tension… Parmi plus de 40 cas d’usages identifiés, les missions de Perceval ont un objectif majeur : assister les équipes dans les tâches répétitives en facilitant l’inspection d’éléments difficiles ou dangereux d’accès. Le groupe RATP est la première entreprise ferroviaire en Europe à utiliser le chien-robot, développé par Boston Dynamics.

    Prix Périurbain

    Ce prix salue une initiative, prise en grande couronne, favorisant la mobilité. Les initiatives en compétition sont très différentes mais permettent toutes d’améliorer l’irrigation des zones moins denses.

    Le réseau Randopolitain pour mieux relier les territoires aux gares

    Randopolitain représente l’ambition de superposer le réseau des transports en commun franciliens et celui des sentiers de grande randonnée de la Fédération française de la randonnée pédestre – GR® -, pour dessiner le plus important circuit au monde de balades accessibles en train. Une idée née pendant le premier confinement dans la tête des journalistes du média en ligne Enlarge your Paris, désireux de retrouver le chemin de la nature sans voiture, simplement avec leur abonnement de transport avec leur passe Navigo dézoné ou avec les tickets désormais à 4 € maximum. Outre le métro, l’Ile-de-France est desservie par les lignes de trains et RER Transilien et ses 390 gares. Elle est également traversée par douze GR®, balisés et entretenus par la Fédération française de randonnée pédestre.

    Jusqu’à présent, des milliers de kilomètres de sentiers balisés étaient à portée de train, sans qu’ils ne soient reliés au réseau ferré. C’est l’objectif de Randopolitain d’écrire cette histoire partagée.

    Randopolitain c’est le projet de relier ces sentiers directement aux gares en créant de nouvelles boucles et itinéraires. L’objectif : dessiner un réseau de 1 896 kilomètres de balades de gare à gare. Entre le 26 juin 2022 et le 22 septembre 2024, Enlarge your Paris et ses partenaires devaient proposer un cycle de 100 randonnées gratuites et ouvertes à tous en compagnie de botanistes, philosophes, forestiers, bibliothécaires, artistes, paysagistes…

    Prix Smart City

    Ce sont les initiatives en matière de gestion intelligente des ressources de la ville, en lien avec les transports qui sont ici primées. Trois idées pour construire une mobilité plus digitale.

    Parrainé par

    L’application PAM 75

    Depuis le 12 juillet 2022, Keolis a souhaité faire encore un pas en avant dans l’accessibilité et la facilité d’accès au service PAM 75, le service de transport à la demande des Parisiennes et Parisiens à mobilité réduite. Pour la première fois, les personnes inscrites à PAM 75 peuvent accéder à la réservation de leurs courses, le suivi en temps réel de l’arrivée de leur véhicule, les services et tarifs ou se mettre en relation avec un conseiller clientèle directement depuis leur smartphone Android ou iOS.

    Afin de proposer la meilleure expérience utilisateur possible, Keolis a sollicité l’Association Valentin Haüy, qui apporte une aide aux personnes déficientes visuelles et avec laquelle l’opérateur travaille activement, notamment à Versailles. Les acteurs de l’association ont apporté préconisations et recommandations lors de la confection de l’application afin que son accessibilité soit optimale et que l’utilisation de cette plateforme soit intuitive pour le plus grand nombre d’inscrits.

    En moins de deux mois, l’application a été téléchargée près de 600 fois.

    Prix Logistique urbaine

    Le prix récompense les meilleures initiatives et réalisations en matière de transport de marchandises en ville. Les deux projets en lice mettent l’accent sur l’importance du dernier km.

    La cyclologistique à Paris pour les derniers km

    Ils participent au maillage du dernier kilomètre : deux petits entrepôts en bois, conçus par la société Sogaris, ont été installés en juin Boulevard Beaumarchais et rue Réaumur. Dans ces modules, quatre compartiments permettent de stocker des marchandises, accessibles via un code à taper sur un clavier.

    Démontables, ces espaces de stockage sont installés sur des places de parkings. Des livreurs en vélo-cargo viennent y chercher les marchandises pour assurer les derniers km et les livrer à leurs destinataires finaux. Ces circuits courts vont être expérimentés avant un bilan dans un an. La redevance annuelle est fixée à 1 000 euros,

    La coopérative Olvo utilisera l’entrepôt de Beaumarchais (IIIe) et Ecolotrans celui de la rue Réaumur. En lançant cette expérimentation, la Ville de Paris veut développer la cyclologistique et les circuits courts. Dans le cadre d’une politique globale de lutte contre la pollution et la congestion, et du même coup en faveur du développement durable.

  • Jean Castex, un futur président de la RATP sans marge de manœuvre selon des syndicalistes

    Jean Castex, un futur président de la RATP sans marge de manœuvre selon des syndicalistes

    Parachutage, recasage… ce sont les premiers mots de syndicalistes que nous avons interrogés à propos de la future nomination de Jean Castex à la tête de la RATP. L’Elysée a en effet confirmé hier avoir proposé le nom de l’ancien Premier ministre au poste de PDG de l’entreprise. Ce choix devra être entériné par les commissions parlementaires compétentes.

    De son côté, la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique a rendu le 18 octobre un avis favorable à ce projet de nomination, cinq mois après le départ de Jean Castex de Matignon. Toutefois, a précisé l’Autorité, il lui sera interdit d’entrer en relation, pendant trois ans, avec toute personne ou relation qui était placée sous son autorité quand il était le chef du gouvernement. Ce qui inclut sa successeure, Elisabeth Borne, précédemment ministre du Travail, ou Clément Beaune, l’actuel ministre des Transports, auparavant secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes…

    Climat social dégradé

    Une lourde contrainte alors que la situation de la Régie est actuellement compliquée. Pour Yannick Stec, responsable CGT-RATP sur le périmètre RER, Catherine Guillouard, l’ancienne PDG, « a quitté le navire au pire moment« . Le climat social est très tendu sur fond de manque de personnel et de préparation à l’ouverture à la concurrence, explique-t-il. « L’entreprise, qui a toujours été attractive, ne l’est plus. Il y a un déficit de recrutements. Catherine Guillouard a complètement changé les conditions de travail des machinistes receveurs en anticipant sur le futur cadre social territorialisé alors que l‘ouverture à la concurrence est prévue le 1er janvier 2025 « , commente Yannick Stec. Ainsi, ajoute-t-il, « l’amplitude horaire du travail a été allongée, les services coupées en deux avec de grosses coupures, des repos et des congés ont été supprimés, tout cela avec un blocage des salaires« .

    Le responsable syndical pointe , « un grand ras-le-bol général  » et  estime que « Jean Castex va reprendre les rênes d’une entreprise au fonctionnement dégradée« . Il se demande si le futur dirigeant « disposera de toutes les ficelles pour comprendre une entreprise compliquée et un monde des transports complexes alors qu’il n’y connaît rien, même s’il est passionné par les trains« .

    Filialisation des activités

    Côté CFE-CGC Transports, on se dit « partagé« . Frédéric Ruiz voit en Jean Castex un « homme de dialogue, comme on a pu en juger sur le plan national ». Ce qui changera de sa prédécesseure, qu’il n’a rencontré que 3 fois, à son arrivée à la tête de la RATP, en 2019 au moment de la grève contre la réforme des retraites, et à l’occasion de son départ…

    Selon le président de la fédération Transports de la CFE-CGC, ex-président de ce syndicat à la RATP , « Jean Castex n’aura aucune marge de manoeuvre puisqu’il semble qu’il ne pourra pas dialoguer comme il le faudrait avec le gouvernement ». Frédéric Ruiz estime que le futur PDG va « appliquer aveuglément les consignes du président de la République ». Consignes qui ont mené, selon lui, « à la politique de démantèlement de la RATP et à l’aberration de la déconstruction des services publics comme on le voit à EDF ».

    Et le syndicaliste de poursuivre : « On a mis à mal le modèle social de la RATP qui fonctionnait bien. En conséquence, les métiers sont moins attractifs et on a désormais du mal à recruter. De plus, la  filialisation des activités de l’entreprise est d’une complexité extrême. Peu à peu, la direction générale a changé, encore plus depuis le départ fin septembre de Philippe Martin (ancien DGA Opérations de transport et Maintenance, dlr). Il n’est pas rassurant pour l’avenir de n’avoir que des dirigeants politiques ». 

    Côté FO Groupe RATP, on « s’interroge » aussi sur l’arrivée de l’ex-Premier ministre. Le syndicat  rappelle « son très fort attachement au modèle d’entreprise intégrée » et indique s’opposer « fermement à sa transformation en simple entreprise destinée à faire du profit« .

    Pour Frédéric Ruiz, « Jean Castex devra avant tout restaurer la confiance. En aura-t-il les moyens? Nous avons des doutes…  »

    Marie Hélène Poingt

     

     

  • Le prolongement de la ligne 14 en bonne voie

    Le prolongement de la ligne 14 en bonne voie

    Etape importante pour le métro automatique de la ligne 14 qui doit relier la gare de Saint-Denis Pleyel en Seine-Saint-Denis à l’aéroport d’Orly dans le Val-de-Marne : Clément Beaune, le ministre des Transports, est venu symboliquement, le 12 octobre, souder un profilé de guidage de la ligne 14, dans la gare de Saint-Denis Pleyel, pour marquer la fin de la pose des voies sur le prolongement nord de cette ligne.
    Même s’il reste encore à équiper la voie (pose de supports de câbles, déroulé, passerelle, main courante, etc.), la ligne 14 devrait bien ouvrir en 2024, quelques semaines avant les JO, permettant desservir le Village des athlètes à Saint-Denis, a confirmé la Société du Grand Paris. Dans l’arrière gare, une communication croisée doit encore être posée afin de permettre le retournement des rames mais aussi leur garage en période creuse ou la nuit.
    A l’extérieur, le gros œuvre se poursuit sur la partie supérieure de l’immense gare de Saint-Denis Pleyel (30 000 m2) avec la construction d’un bâtiment à vocation culturelle – un appel à projets international est en cours –, tandis qu’en sous-sol, les aménagements ont commencé. L’étage – 1 est dédié à des locaux techniques sur 90 % de sa surface, soit sur 5400 m2 : poste de redressement pour l’énergie de traction de la 14, PCC de la gare, vestiaires pour les agents. Seul un espace en mezzanine sera réservé aux flux de voyageurs vers les escaliers mécaniques qui, une fois installés, permettront de franchir le puits de lumière souhaité par l’architecte du lieu, Kengo Kuma.  Au total, la gare comptera 56 escaliers mécaniques, plus 17 ascenseurs, en raison de sa très grande profondeur et de ses quatre niveaux souterrains.
    Au second sous-sol, on accède à une immense plateforme, point central de la future gare qui accueillera 250 000 voyageurs par jour à l’horizon 2030. «À cet endroit, les travaux sont peu avancés parce que cet espace sert d’accès aux compagnons qui travaillent sur le chantier et de lieu de stockage temporaire des matériaux pendant les travaux. Sur le chantier, il y a entre 300 et 350 compagnons par 24 h, 6 jours sur 7 », précise Mathieu Mallet, le directeur adjoint de projet sur la ligne 14 nord à la Société du Grand Paris.
    « La configuration de la gare est assez semblable à la station Châtelet. Un plateau permet d’accéder aux quais des différentes lignes 14, 15, et 16 – 17 [quais communs]  qui sont parallèles les uns aux autres», poursuit Mathieu Mallet. La gare de Saint-Denis Pleyel est ainsi appelée à devenir un important pôle d’échange avec les lignes 16, 17, et plus tard avec la 15 Nord. . Mais si la 14 sera bien inaugurée « mi-2024 », il faudra attendre 2026 pour que s’ouvrent les lignes 16 et 17, puis  « l’horizon 2030 » pour la 15 Nord, pour constituer enfin le grand réseau de métro automatique prévu autour de Paris.
    Yann Goubin
  • Lacroix-Savac et Transdev remportent chacun un nouveau contrat de bus en Seine-et-Marne

    Lacroix-Savac et Transdev remportent chacun un nouveau contrat de bus en Seine-et-Marne

    Ile-de-France Mobilités a retenu le 10 octobre le groupe Lacroix-Savac pour l’exploitation, à partir du 1er août 2023 et pour cinq ans, des lignes de bus desservant le territoire de Montereau et ses environs. Il s’agit de 19 lignes de bus, une ligne express et un service de transport à la demande.

    De son côté, Trandev a été sélectionné sur les lignes de bus (40 + 4 services de TAD) desservant la Communauté d’agglomération du Pays de Fontainebleau, la Communauté de communes Moret Seine et Loing, ainsi que le sud de la Communauté de communes Brie des Rivières et Châteaux. Son contrat de délégation de service public, qui inclut la réalisation d’un nouveau centre opérationnel bus sur la commune de Moret-Loing-et-Orvanne, débutera également le 1er août 2023 pour une durée de 5 ans.