Catégorie : Transports urbains

Retrouvez toute l’actualité des transports urbains: Métro, RER, lignes de bus, constructeurs et opérateurs en France et à l’international

  • Plus que 10 % de voyageurs dans les réseaux de transports selon Transdev

    Plus que 10 % de voyageurs dans les réseaux de transports selon Transdev

    Selon Transdev, qui présentait ce matin ses résultats 2019, la fréquentation actuelle des transports publics des réseaux français a baissé de 90 %. L’offre de transport a été réduite entre 50 et 30 % selon les réseaux. « Avoir 30 % de l’offre et 10 % de fréquentation permet de respecter les règles de sécurité barrière », commente Thierry Mallet, le PDG de Transdev.

    Cette situation se répète partout dans les pays où l’opérateur de transport public est présent, que ce soit en Allemagne, au Portugal ou encore aux Etats-Unis, qui affichent tous des taux de fréquentation en berne. D’où une question cruciale : comment préserver le cash qui risque de fondre comme neige au soleil avec la perte des recettes passagers ? Et continuer à payer les salariés et les fournisseurs et ne pas mettre l’entreprise en difficulté ?

    Pour faire face, les investissements ont été décalés, notamment tout ce qui concerne l’achat de matériels roulants, explique la filiale de la Caisse des dépôts (66 % des parts) et de l’allemand Rethmann (34 %). Mais surtout, des discussions ont déjà lieu avec les Autorités organisatrices des transports, clientes de l’opérateur. Pour le moment, les Autorités organisatrices envoient des signaux positifs, indique Thierry Mallet. « Elles continuent à nous payer. C’est un élément fondamental pour que nous tenions dans le temps », précise-t-il. Reste à savoir si ce sera toujours le cas si la crise dure…

    Pour le patron du groupe, il est essentiel que les coûts des opérateurs puissent continuer à être couverts par les collectivités. Des paiements forfaitaires sont possibles. Mais, après, il faudra faire les comptes, voir ce qui peut être remboursé ou pas. Et s’il le faut, souscrire aux lignes de crédits mises en place par le gouvernement pour aider les entreprises à passer ce cap difficile.

    Marie-Hélène Poingt

  • Le renouveau du réseau de Nouméa

    Le renouveau du réseau de Nouméa

    Confrontée à un développement à grande vitesse depuis une vingtaine d’années, l’agglomération de Nouméa (en Nouvelle-Calédonie), aujourd’hui 180 000 habitants, a réorganisé son réseau de transport public pour l’adapter à la nouvelle donne. L’autorité organisatrice (SMTU), créée en 2010, a décidé de fusionner les deux réseaux historiques (Carsud et Karuïa) qui coexistaient jusqu’alors en lui donnant un nom unique, Tanéo (https://www.taneo.nc)

    Toutefois les deux opérateurs historiques, dont la délégation de service public a été renouvelée pour huit ans il y a un an et demi, continuent à exploiter leurs lots respectifs. « L’objectif était que les usagers aient le sentiment d’être transportés dans un seul et même réseau, en ayant accès à une billettique, une information, un service commercial et un système d’exploitation uniques », explique Christophe Lefevre, le directeur du SMTU.

    Des BHNS à 95 % en site propre

    Le nouveau réseau a été mis en service le 12 octobre dernier, en une nuit. L’occasion de lancer des BHNS : 22 Crealis Iveco Bus articulés de 18 mètres circulent désormais sur un parcours de 13,5 km, à 95 % en site propre, en desservant des stations rénovées. « Avec ce nouveau réseau, nous avons réalisé un saut de 10 ans et rattrapé notre retard », estime Christophe Lefevre.

    200 millions d’euros ont été investis, auxquels il faut ajouter 20 millions d’euros pour la billettique, le SAEIV et la radio.

    Actuellement, 25 000 voyageurs empruntent chaque jour le réseau. L’objectif est de rattraper les clients qui s’en étaient détournés au moment des travaux et d’attirer un trafic supplémentaire en transportant chaque jour 35 000 personnes. La SMTU espère aussi revenir à son -bon- taux de couverture des dépenses d’exploitation par les recettes commerciales (qui était de 50 % avant la mise en service) pour absorber les nouveaux coûts de fonctionnement.

    M.-H. P.

  • RATP, la croissance malgré tout

    RATP, la croissance malgré tout

    Malgré la grève de ses agents, démarrée le 5 décembre contre la réforme des retraites, la RATP a poursuivi sur la voie de la croissance en 2019 : son activité, qui atteint 5,7 milliards d’euros, est en hausse de 2,5 % sur un an, en France et à l’international (+5,9 % hors effet de la grève en décembre). Le conflit a impacté à hauteur de 150 millions d’euros le résultat net du groupe, qui reste positif à 131 millions d’euros, en baisse de 35 % par rapport à 2018. La grève qui s’est poursuivie en janvier pèsera à hauteur de 40 millions d’euros sur le résultat net 2020, estime le groupe qui a présenté ses résultats le 6 mars.

    Comme les années précédentes, ce sont les filiales qui sont le moteur de la croissance (+12 %) et représentent presque 23 % de l’activité. A commencer par RATPDev, dont le chiffre d’affaires de plus de 1,3 milliard d’euros a crû de 10,4 %, « avec la montée en puissance de nouveaux contrats en France, aux États-Unis et au Moyen-Orient », note la maison mère. En France, avec les gains des appels d’offres d’Angers, Brest, Saint-Malo, la filiale de la RATP a remporté de beaux succès dans l’Ouest, conformément aux objectifs qu’elle s’était fixés. Et au Moyen-Orient notamment, elle a mis en service, dans le cadre de la joint-venture créée avec Keolis et Hamad Group, les trois lignes du métro de Doha sur 75 km, une belle vitrine pour le groupe. « RATPDev poursuit par ailleurs sa mobilisation pour les contrats gagnés en Arabie Saoudite », souligne la RATP en rappelant « qu’au total, les contrats au Moyen-Orient représenteront un chiffre d’affaires supérieur à 400 M€ d’ici 2021 ».

    Le trafic toujours en progression en Ile-de-France

    En Ile-de-France, le trafic voyageurs a continué de progresser (+2,6 % hors effet grève, mais -1,9 % en incluant le mois de décembre), tout particulièrement sur le réseau de tramway grâce au prolongement du T3b à Porte d’Asnières, et sur réseaux ferrés (+3,7 % sur le RER et +1,6 % sur le métro hors effet grève).

    En revanche, le trafic des bus RATP en Île-de-France est quasi stable (+0,5 %), « la croissance du trafic des bus en banlieue compensant la baisse du trafic observée dans Paris », explique la RATP. Mais la croissance de l’activité francilienne (+4,3 % hors grève) « a été intégralement absorbée par l’impact de la grève (-186 millions d’euros d’impact sur le chiffre d’affaires) », souligne le groupe.

    L’ouverture à la concurrence dans les bus, les TER et le métro du Grand Paris en ligne de mire

    Pour soutenir la croissance, le groupe a investi près de 1,8 milliard d’euros en 2019, soit 32 % de son chiffre d’affaires. Dans le même temps, il a stabilisé sa dette à 5,1 milliards d’euros (-0,1 %). Parmi les chantiers engagés, côté métro, les travaux d’automatisation de la ligne 4 et de la ligne 6, les travaux du prolongement de la ligne 14 au nord (avec une inauguration prévue à l’été 2020), et ceux du prolongement de cette même ligne au sud, vers l’aéroport d’Orly, qui ont débuté en 2019, ainsi que les prolongements des lignes 4, 11 et 12. Côté bus, la conversion à l’électrique et au biogaz des centres bus (1 déjà converti, 2 convertis partiellement, 5 en travaux et 17 en étude) et de la flotte de bus : 28 % du parc est constitué de bus propres aujourd’hui (ce chiffre sera porté à près de 40 % à fin 2020), indique la RATP.

    A l’avenir, « le groupe va poursuivre résolument sa stratégie de croissance rentable sur les marchés porteurs des mobilités durables et de la ville intelligente, en France et à l’étranger, tout en participant activement aux premiers appels d’offres sur le marché du bus et du métro automatique en Île-de-France, et en se préparant à la mise en concurrence des bus sur son territoire historique de monopole de Paris et petite couronne », souligne Catherine Guillouard, la PDG, dans un communiqué. En ligne de mire aussi : l’ouverture à la concurrence du marché TER pour lequel il se met également en ordre de marche.

    Marie-Hélène Poingt

  • Le RER B vers Roissy interrompu par une rupture de caténaire

    Le RER B vers Roissy interrompu par une rupture de caténaire

    La circulation du RER B vers l’aéroport Roissy Charles-de-Gaulle était interrompue le 4 mars en raison d’un « problème d’alimentation électrique », a indiqué la SNCF, qui ne prévoit pas de retour à la normale avant demain matin. L’incident s’est produit hier soir, à hauteur de Sevran (Seine-Saint-Denis), où près de 600 mètres de caténaires ont été arrachés.

    Pour permettre l’intervention des services techniques, le trafic a été totalement interrompu entre Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) et l’aéroport de Roissy. Des itinéraires de substitution ont été mis en place avec une vingtaine de bus effectuant des rotations entre Aulnay-sous-Bois et Roissy Charles-de-Gaulle, tandis qu’une navette TGV assure des allers-retours entre l’aéroport parisien et la gare du Nord.

  • Le tramway tisse sa toile à Bordeaux

    Le tramway tisse sa toile à Bordeaux

    Avec le prolongement de la ligne D jusqu’à Eysines, effective depuis le 29 février, s’achève la troisième phase de réalisation du réseau de tramway sur la métropole bordelaise. Ce tronçon de la ligne D est un prolongement de la portion existante Quinconces-Mairie du Bouscat et de la ligne C depuis la station Carles-Vernet.

    Cette extension permet de relier le sud au nord-ouest de l’agglomération, via le centre ville de Bordeaux et la gare St-Jean. Elle est en correspondance avec les trois autres lignes, A, B, C.

    Depuis le terminus Eysines-Cantinolle, il ne faudra plus que 40 minutes pour atteindre la gare St-Jean.

    La station Hippodrome du Bouscat est, non seulement, un pôle d’échanges mais devient un terminus partiel, équipée d’une zone de retournement pour renforcer les fréquences de passage –Le parc– relais hippodrome comprend 240 places dont cinq pour voitures électriques et sept pour PMR, un abri vélo de 32 places et une station de vélos en location .

    Le terminus Cantinolle quant à lui, possède un parc-relais de 624 places.

    La ligne D, longue de 14 km, dessert huit communes et quatre pôles multimodaux. De nouvelles lignes de bus sont créées à l’occasion de cette extension.

    La 130e rame a été livrée début février. La métropole dispose ainsi de la plus importante flotte de tram en France, hors Ile-de-France.

    François-Xavier Point


    Et bientôt l’aéroport

    Début 2022 , le tramway desservira l’aéroport de Bordeaux-Mérignac par extension de la ligne A depuis la station « Quatre Chemins » en voie unique sur cinq kilomètres. De lourds travaux sont prévus avec notamment un ouvrage de franchissement de la rocade.

  • Stratégie gagnante pour RATP Dev en Bretagne

    Stratégie gagnante pour RATP Dev en Bretagne

    RATP Dev est en train de réussir son pari de s’implanter fortement dans l’ouest du pays. Après son installation à la Roche-sur-Yon depuis 2011, l’exploitation de la gare routière de Rennes depuis 2012, puis le gain du réseau de transport public de Vannes en 2017, Lorient en 2018, enfin Brest, Angers et Saint-Malo en 2019, la filiale de la RATP affiche une nouvelle victoire à son palmarès : elle va exploiter les bus de Quimperlé Communauté à partir du 4 juillet prochain. La délégation de service public est prévue jusqu’en 2028.

    Elle remplacera la société Buspaq, composée de 4 acteurs locaux, les sociétés Christien Voyages,Voyages Ricouard, Bretagne-Sud-Autocars et Eté Evasion, qui exploitaient le réseau depuis 2011.

    Ce réseau baptisé Tro Bro Kemperle (TBK), qui dessert les 16 communes de la collectivité, achemine chaque année 860 000 personnes. RATP Dev prévoit notamment de revoir à la fois les horaires et la desserte en l’augmentant. De nouveaux véhicules plus « propres » seront également mis en service et un nouveau dépôt de bus construit.

  • Léman Express, le rodage dure plus longtemps que prévu

    Léman Express, le rodage dure plus longtemps que prévu

    Selon Lémanis, exploitant du RER franco-suisse Léman Express (LEX) mis en service le 15 décembre, « le succès est au rendez-vous en terme de fréquentation avec une estimation moyenne d’environ 25 000 voyageurs par jour ». C’est moitié moins que les 50 000 voyageurs annoncés, mais il est vrai que le nouveau réseau a connu une ouverture limitée à Annemasse et le contre coup des grèves côté français qui ont impacté la fréquentation. Depuis le 22 janvier, le LEX a pu mettre en service la totalité de ses six lignes, mais ce lancement intégral pose de nouveaux problèmes d’adaptation du matériel roulant et des processus d’exploitation transfrontaliers propres aux CFF et à la SNCF. Lémanis prévient : « Quelques semaines seront nécessaires pour aboutir à une exploitation stabilisée ». Et pour atteindre ses objectifs de fréquentation.

    C. F.

  • Toulouse : le désir de RER s’invite dans la campagne

    Toulouse : le désir de RER s’invite dans la campagne

    Créer un RER autour de Toulouse ? L’idée s’installe dans le débat public grâce à l’action de « Rallumons l’étoile », une association née il y a deux ans pour porter cette idée et qui rassemble déjà 21 municipalités, 800 adhérents(es) dans 200 communes, des entreprises et même le Medef 31. A l’occasion des élections municipales, l’association invite les candidats(es) à prendre position, via un site dédié jevoteRER.fr lancé début février. Interrogées par la Dépêche du Midi, toutes les listes candidates à Toulouse y voient « une priorité indéniable pour fluidifier les transports ».

    L’association donne quelques chiffres pour faire comprendre l’importance du projet de RER : 75 % des déplacements dans la périphérie se font en voiture et, sur l’étoile ferroviaire toulousaine, les TER ne transportent que 30 000 voyageurs par jour pour 4 millions de déplacements. « Créer un RER toulousain, c’est possible à condition d’être ambitieux pour le long terme et pragmatique, avec une réalisation par étapes, en commençant par optimiser l’existant, affirme Benoît Lanusse, urbaniste et coordinateur de l’association. Un premier pas semble possible d’ici 2 ans afin de répondre à l’urgence : des trains de 6 heures à minuit, une tarification Tisséo sur tous les TER et une première ligne traversante ». Le 29 février, « Rallumons l’étoile » mènera une action symbolique pour faire découvrir le potentiel de cette première ligne traversante entre Montauban-Castelnaudary en invitant le public à bord d’un « RER nommé désir », un train qui roulera de l’est au nord de Toulouse en s’arrêtant dans toutes les gares au passage.

    Par ces actions, l’association veut mobiliser l’opinion afin de faire pression sur les autorités organisatrices pour les pousser à agir ensemble. « La Région nous dit mettre tout son argent pour faire rouler les trains régionaux et entretenir le réseau, Tisséo nous fait comprendre qu’avec le fonctionnement des transports urbains et la 3e ligne de métro, il n’y a plus d’argent », déplore Jean-Pierre Hegoburu, le président de l’association. Pourtant, une étude de l’Etat indique que les investissements déjà engagés ne suffiront pas à absorber l’accroissement de la population et des déplacements.

    Nadia Pellefigue, tête de liste PS-PRG-PCF à Toulouse et vice-présidente du conseil régional, estime l’investissement nécessaire pour développer un véritable RER toulousain à 1,5 milliard pour les seules infrastructures. « Il faut donc obtenir des ressources nouvelles, explique-t-elle. La solution doit donc être collective État-Région-Département-Métropole et je soutiens la proposition de la présidente de Région Carole Delga de créer une autorité des transports qui permette de prendre en compte les déplacements dans un rayon allant jusqu’à 80 km autour de la ville ».

    Catherine Stern

  • Transdev conserve son contrat d’exploitation du tramway de Rabat-Salé

    Transdev conserve son contrat d’exploitation du tramway de Rabat-Salé

    Déjà exploitant du premier tramway mis en service au Maroc en mai 2011, Transdev a vu, à la fin de l’année dernière, son contrat d’exploitation du réseau de tramway de Rabat-Salé-Témara reconduit pour 10 ans par la Société du Tramway de Rabat-Salé (STRS).

    Ce nouveau contrat, qui a débuté le 1er janvier, couvre l’exploitation, la commercialisation des titres de transport et la maintenance des rames et des infrastructures des deux lignes de tramway, qui s’étendent sur une longueur totale de 27 km avec 43 stations. Il prévoit que la fréquentation du réseau passe de 110 000 voyageurs par jour actuellement à 150 000. Actuellement, près de 2 millions de km par an sont assurés par 33 rames doubles de type Alstom Citadis.

     

  • En pleine grève, une pluie d’inaugurations

    En pleine grève, une pluie d’inaugurations

    Date fixée dans toute l’Europe pour le changement annuel des horaires pour les chemins de fer, le deuxième week-end de décembre donne également l’occasion de célébrer les dernières grandes inaugurations avant les fêtes de fin d’année. Programmées de longue date avant les grèves pour certaines, les mises en service ont été nombreuses en cette mi-décembre 2019.

    Le Léman Express relie Genève et Annemasse

    Comme prévu, le RER transfrontalier Léman Express, a ouvert la vague d’inaugurations, dès le 12 décembre. C’est à 14 h 45 exactement que dans la nouvelle gare souterraine de-Eaux-Vives, sur la nouvelle ligne souterraine CEVA, la rame Stadler Flirt suisse en provenance de Coppet et la rame Alstom Régiolis française venue de La Roche-sur-Foron se sont symboliquement retrouvées nez à nez. Auparavant, la rame française avait été reçue à Annemasse par une cinquantaine de manifestants (selon l’intersyndicale)… et les forces de l’ordre.

    Affichage des arrêts du premier train régulier Léman express, le 15 décembre.

    Pour le service régulier sur les six nouvelles lignes reliant Genève et ses environs, en Suisse comme en France, le premier train est bien parti d’Annemasse le 15 à 5 h 05. Pour autant, passé ce premier train symbolique, toutes les relations prévues n’ont pas été assurées, loi de là. Si sur le territoire suisse, tous les trains Léman Express circulent selon l’horaire entre Coppet et Chêne-Bourg, dernière gare avant la frontière entre Genève et Annemasse, seul un train sur deux poursuit vers cette dernière gare, entre 6 h et 22 h. Plus tôt ou plus tard, des bus de substitution relient Chêne-Bourg et Annemasse. Au-delà, « des trains » circulent entre Annemasse et Evian, alors qu’une offre routière complémentaire a été mise en place entre Annemasse, Evian, Annecy et Saint-Gervais les Bains-Le Fayet.

    Une nouvelle gare TGV : Nîmes Pont-du-Gard

    Nîmes Pont-du-Gard, à la croisée du Contournement Nîmes – Montpellier et de la ligne classique

    Au moment du changement d’horaire sur le réseau ferré, une deuxième gare TGV sur le Contournement Nîmes – Montpellier (CNM) : Nîmes Pont-du-Gard a été mise en service à 13 km du centre de Nîmes et 18 km du Pont du Gard. Par rapport à Montpellier Sud-de-France, la première gare du CNM ouverte il y a un an et demi, Nîmes Pont-du-Gard présente l’avantage d’être desservie par le réseau ferré classique et d’offrir ainsi une correspondance en TER… vers Nîmes, par exemple. Alors que relier Montpellier Sud-de-France à Montpellier par les transports publics exige pour l’instant de prendre une navette routière vers un arrêt de tram.

    Le bout du tunnel pour le tram de Nice

    Terminus de la ligne 2 du tram de Nice à Port Lympia.

    Les inaugurations se succèdent sur la ligne 2 du tram de Nice. Un an et demi après avoir relié l’aéroport aux limites du centre-ville et presque six mois après avoir commencé à traverser ce dernier en souterrain, cette ligne équipée de nouveaux trams Alstom Citadis X05 est arrivée au terminus de Port-Lympia. A l’air libre, ce terminus est dépourvu de lignes aériennes de contact pour l’alimentation électrique, tout comme la partie ouest de la ligne, vers l’aéroport, où les trams tirent leur énergie des leurs supercondensateurs embarqués, chargés par le système SRS d’Alstom. Le groupement Essia (Egis mandataire, atelier Villes & Paysages, Ingérop, et les architectes STOA, Pierre Schall, Jean-Paul Gomis, In Situ Benaïm Nivaggioni) a assuré la maîtrise d’œuvre de ce projet.

    Une quatrième ligne à Bordeaux

    Dans le centre de Bordeaux, la ligne D est alimentée par le sol.

    Quatrième ligne du réseau bordelais, qui atteint désormais les 77 km, la ligne D entre en service après trois ans de travaux sur un premier nouveau tronçon de 3,5 km entre la place des Quinconces et la mairie du Bouscat, dans le nord-ouest de l’agglomération. Un deuxième tronçon est attendu dans deux mois, jusqu’à Eysines-Cantinolle. Comme sur les autres lignes dans le centre de Bordeaux, l’alimentation électrique par le sol type APS d’Alstom est mise en œuvre sur la ligne D entre les quatre premiers arrêts.

    Le tram-train T4 francilien atteint Montfermeil en mode tram

    Un prolongement en mode tram du premier tram-train francilien.

    Treize ans après la conversion en tram-train de l’ancienne voie ferrée d’Aulnay à Bondy, en Seine-Saint-Denis, une nouvelle branche quitte cette ligne T4 au niveau de Gargan, au centre du premier tronçon, pour atteindre Montfermeil, 5 km plus à l’est, via Clichy-sous-Bois. Avec cette branche comportant 8 arrêts (avant son prochain prolongement vers l’hôpital de Montfermeil), tout un pan de la banlieue est de Paris bénéficie d’une nouvelle desserte de grande capacité. Une particularité de ce tronçon est d’être un tram de type « urbain », alimenté sous 750 V continus, alors que le tronçon d’origine est alimenté sous 25 kV 50 Hz, comme les voies ferrées à l’est de Paris. Entre ces deux modes en vigueur sur le T4, la transition se fait automatiquement pour les 15 trams-trains Alstom Citadis Dualis commandés à cet effet par Ile-de-France Mobilités et SNCF Transilien.

    P. L.