Votre panier est actuellement vide !
Catégorie : Transports urbains
Retrouvez toute l’actualité des transports urbains: Métro, RER, lignes de bus, constructeurs et opérateurs en France et à l’international

Fréquentation en hausse dans les transports strasbourgeois
La Compagnie des transports strasbourgeois (CTS) a transporté 124,8 millions de voyageurs sur son réseau en 2018, soit 4,2 % de plus que l’année précédente. Cette performance représente environ 255 voyages par an et par personne à l’échelle de cette agglomération de 490 000 habitants. L’offre kilométrique de la CTS a augmenté de 2,7 %, avec deux évolutions significatives : l’extension en novembre 2018 de la ligne de tramway transfrontalière sur 1,2 kilomètre jusqu’au centre de la commune allemande de Kehl, et la restructuration des lignes de bus dans la deuxième couronne de l’agglomération.
Le taux de couverture des dépenses par les recettes commerciales (55,99 millions d’euros) s’est établi à 47 %. « La contribution versée par la collectivité à la CTS pour chaque kilomètre produit a baissé de 25 % en dix ans », note Jean-Philippe Lally, son directeur général. L’année passée a aussi été marquée par le passage à la billetterie sans contact qu’il qualifie de « réussi », notamment pour ses aspects liés au développement durable.
Changement de statut
La CTS a changé de statut le 6 juin : la société d’économie mixte (SEM) opérationnelle depuis 1912 a été remplacée par une société publique locale (SPL) détenue à 80 % par l’Eurométropole et à 20 % par le conseil régional du Grand Est. La collectivité s’affranchira ainsi d’une procédure d’appel d’offres au terme du contrat de concession en cours, fin 2020. Le contrat de partenariat se poursuit avec Keolis qui assure pour un forfait annuel de 200 000 euros des prestations d’animation métiers, de partage de bonnes pratiques financières et technologiques, de promotion de l’innovation, de communication et de centralisation d’achats.
L’extension du réseau de tramway se poursuivra le 17 juin avec la mise en service d’un tronçon de 1,4 kilomètre supplémentaire (trois stations) sur la ligne E dans le secteur résidentiel de la Robertsau. Cette extension présente des caractéristiques environnementales spécifiques : elle s’insère dans une trame verte engazonnée et encadrée par des allées arborées, afin de répondre aux caractéristiques urbaines de ce quartier pavillonnaire. Un autre chantier, encore au stade des travaux de voirie et de plate-forme dans le faubourg de Koenigshoffen, aboutira mi-2020 à la mise en service de la ligne F prolongée vers l’ouest depuis le quartier gare.
Saturation en centre-ville
« Il faudra très vite trouver des solutions alternatives pour contrer la saturation du réseau de tramway en centre-ville. Un tramway passe toutes les 45 secondes en moyenne au croisement de l’Homme-de-Fer », observe Jean-Philippe Lally. Deux projets de lignes tangentielles sont déjà à l’étude. Le premier projet (ligne H) consistera à mettre en service dès novembre 2019 un BHNS entre le Parlement européen et la gare centrale. Le matériel roulant sera fourni par Alstom (Aptis). La CTS prévoit également l’extension du BHNS existant (ligne G), en provenance de la zone tertiaire de Schiltigheim jusqu’au quartier administratif de l’Etoile.
Olivier MIRGUET

Keolis restera à Château-Thierry neuf ans de plus
Le réseau de transport urbain Fablio de Château-Thierry, dans l’Aisne, continuera d’être exploité par Keolis. La nouvelle délégation de service public entre la Communauté d’agglomération de la région de Château-Thierry (CARCT) et l’exploitant commencera le 1er juillet pour neuf ans. Elle devrait générer un chiffre d’affaires de 23 millions d’euros.
Keolis s’engage à augmenter le nombre de voyages de 14,3 % grâce à une restructuration du réseau urbain et à la création de nouvelles lignes de transport à la demande. Celles-ci permettront de desservir les 87 communes de l’agglomération, contre 35 actuellement. La gamme tarifaire doit être simplifiée et les voyageurs bénéficieront d’informations en temps réel à la rentrée. Une application et un site de réservation en ligne sont également au programme.
Keolis vise une hausse des recettes de 22,6 % d’ici à la fin du contrat.

Elisabeth Borne demande un schéma national des RER métropolitains pour la fin 2019
Augmenter la part du ferroviaire dans les zones denses, c’est l’un des objectifs de la loi d’orientation des mobilités (LOM) actuellement en discussion devant l’Assemblée nationale. D’où l’idée de créer des RER sur le modèle francilien dans toutes les grandes métropoles pour désaturer les nœuds ferroviaires, où d’impressionnants embouteillages de trains ont lieu au quotidien. A Bordeaux, où se déroule aujourd’hui un colloque organisé par SNCF Réseau sur le sujet, Elisabeth Borne est intervenue pour demander au gestionnaire des infrastructures de lui présenter d’ici au 1er janvier un schéma directeur national des RER métropolitains. Estimant que « le ferroviaire ne joue pas encore son rôle dans les métropoles régionales, que ce soit à Bordeaux, Toulouse, Marseille, Strasbourg ou encore à Lyon », la ministre des Transports a annoncé vouloir mettre sur la table 2,6 milliards sur dix ans, dont la moitié apportée par l’Etat. « Cela vaudra aussi pour les grands corridors transfrontaliers », a-t-elle ajouté.
Un « plateau de projet » pour définir l’exploitation
Pour dessiner cette carte de France des nouveaux services ferroviaires, SNCF Réseau va faire le tour des régions. A Bordeaux, où la région et la métropole ont voté une résolution et demandé à Réseau d’activer des RER métropolitains, il a été décidé de créer d’ici juillet un « plateau de projet » réunissant les équipes de Réseau, de Mobilités, de la région et de la métropole pour définir les services à mettre en place. Un chef de projet devrait être désigné très rapidement côté SNCF Réseau, qui pilotera le groupe de travail.
« Une fois que les services seront définis, nous pourrons décider des infrastructures à réaliser », a souligné Patrick Jeantet, le PDG de SNCF Réseau, en précisant que les RER métropolitains doivent remplir plusieurs conditions : être cadencés, fréquents, desservir des gares pas trop éloignées les unes des autres, avec une forte amplitude horaire et être connectés aux autres modes de transport.
La question du financement reste entière
Cette première étape passée viendra le plus difficile : financer les projets. A Bordeaux, Patrick Bobet, le président de la métropole, évoque la somme de 200 millions d’euros pour lancer les RER métropolitains et de 600 millions d’euros pour les aménagements à réaliser au sud de la capitale girondine, travaux liés au projet GPSO. Des chiffres indicatifs en attendant d’affiner le projet, souligne-t-on du côté de SNCF Réseau. Ce dernier rappelle que le pacte ferroviaire ayant décidé que le gestionnaire des infrastructures ferroviaires ne financerait plus à l’avenir les projets de développement, ce seront aux collectivités de s’entendre pour compléter le tour de table.
Marie-Hélène Poingt

Un nouveau centre opérationnel Transilien pour les circulations sur Paris rive gauche
Transilien dispose depuis le 13 avril d’un nouveau centre opérationnel qui supervise les circulations banlieue et TER sur Paris rive gauche. Le Centre opérationnel Transilien (COT) regroupe en un même lieu des installations autrefois dispersées dans différents sites. Il gère non seulement les lignes de banlieue RER C et Transilien N et U mais aussi les TER jusqu’à Chartres ainsi que les circulations TGV (hors service voyageurs) au départ de Montparnasse. A cela s’ajoutent les circulations de Fret et de travaux portant à 2 200 les trains supervisés chaque jour. L’objectif est d’améliorer la gestion opérationnelle des circulations et de centraliser l’information pour améliorer le service apporté aux 850 000 voyageurs quotidien de la zone Paris rive gauche.
1 000 m2 et 105 agents
En plus d’être moderne, le nouveau centre a été entièrement repensé pour faciliter la tâche des 105 agents qui y travaillent (par groupes de 28, en 3 x 8). D’une superficie de 1 000 m2, il doit faciliter les échanges entre les équipes avec notamment une meilleure ergonomie des postes disposés en U, face à de larges écrans plus lisibles. Le COT, qui bénéficie d’équipements performants, testera régulièrement de nouvelles technologies pour ne pas perdre son avance. Le confort et le bien-être des agents ne sont pas négligés, y compris dans les installations annexes comme la salle de repos, afin de permettre à chacun d’être efficace dans son travail.
Une nouvelle salle de crise
C’est également dans ces locaux qu’a été installée une toute nouvelle salle de crise. Après les graves dysfonctionnements rencontrés sur la région Montparnasse à l’été 2018, cet équipement permet de centraliser les informations pour répondre au mieux aux situations de crises classées de 1 à 4 selon leur gravité, du malaise voyageur à l’interruption totale du trafic. Un diagnostic est rapidement établi qui permet une plus grande réactivité adaptée à la situation.
Philippe-Enrico Attal

La régularité du RER D se redresse
Encourageant. Mais pas suffisant. C’est ce qui ressort du bilan établi par Transilien un peu plus de 5 mois après la refonte du service du RER D, lancé le 9 décembre : cette ligne, qui dessert l’Ile-de-France selon un axe nord-sud passant par le cœur de Paris, affiche une hausse de quatre points de sa ponctualité qui atteint désormais 87,7 % dans son ensemble. L’étoile de Corbeil au sud de la ligne, qui fonctionne aujourd’hui de manière autonome, affiche de son côté 92,6 % de taux de régularité.
615 000 voyageurs par jour
Le RER D part de loin. Il est soumis depuis des années à une forte pression : il accueille un trafic en plein boom (615 000 voyageurs par jour), en hausse de 30 % sur 15 ans, alors que le réseau est vieillissant. Le nouveau service avait donc pour objectif de renverser la tendance en revoyant la grille horaire (pour voir les horaires : https://www.transilien.com/lignes/rer-trains/rer-d) et en simplifiant l’organisation de la ligne, initialement composée de cinq branches avec un nœud ferroviaire à Corbeil.
La nouvelle desserte mise en place a permis de réduire de cinq à trois le nombre de bifurcations et de créer deux systèmes étanches sur une même ligne. Même si les quatre premiers mois de l’année ont encore été difficiles (la SNCF rappelle avoir subi des « événements extérieurs », comme des colis suspects, des suicides… et reconnaît des « tensions » sur le matériel), les mesures prises ont non seulement permis d’améliorer la ponctualité mais aussi d’abaisser de 20 % le nombre de suppressions de trains sur la ligne.
Aller plus loin
« Ce nouveau SA était une première étape. Il faut maintenant aller plus loin », a commenté François Durovray, vice-président au bureau d’Ile-de-France Mobilités. « Nous allons continuer à travailler sur l’information voyageurs, la fiabilisation des correspondances et l’exploitation », répond Alain Krakovitch, le directeur de Transilien, qui compte aussi sur l’arrivée de trains neufs, dès cette année, sur les branches de la Vallée, de Malesherbes et du Littoral, pour améliorer les conditions de fonctionnement. Plus tard, les RER nouvelle génération attendus sur le reste de la ligne à partir de 2021 contribueront aussi à réduire le nombre d’incidents liés au matériel roulant. Un travail de longue haleine…
M.-H. P.

Lyon lance une concertation pour prolonger le tram T6
Le Syndicat des transports de l’agglomération lyonnaise (Sytral) organise une concertation jusqu’au 14 juin pour le prolongement du tramway T6 Nord, entre les Hôpitaux-Est à Bron et le campus La Doua à Villeurbanne.
Ponctué de 12 stations, le tronçon de 5,5 kilomètres, d’un coût de 140 millions d’euros avec le matériel roulant, constituera l’extension du T6 Sud (Lyon-Debourg à Hôpitaux-Est Pinel) qui doit être mis en service en décembre 2019. Au total, la ligne T6, fera 12,2 km avec 26 stations, et attend une fréquentation de 55 000 voyageurs/jour.
C. F.

Tracé de la ligne de tram T6 Sud, à Lyon 
Carte du tracé T6 Nord à l’étude. 
Les objectifs ambitieux de Bourg-en-Bresse
A l’échelle du Grand bassin de Bourg-en-Bresse, c’est une révolution dans les transports puisque les habitants vont faire connaissance avec une nouvelle marque commerciale – Rubis – déclinant logo, livrée des bus et charte graphique d’un rouge profond rappelant la couleur de l’AOT Communauté d’agglomération du bassin de Bourg-en-Bresse. Le joyau local succède à l’enseigne TUB (Transports urbains de Bourg) et à un habillage bleu obsolète qui étaient la marque du précédent délégataire, CarPostal. L’opérateur depuis 2006, en butte à des péripéties judiciaires franco-suisses, a laissé la place à Keolis en janvier 2019.
Augmenter la fréquentation de 10 %
L’enjeu de la DSP, avec à la clé un contrat de 37,5 millions d’euros sur quatre ans, a pour objectif « d’augmenter la fréquentation de 10 % (quatre millions de voyages/an actuellement) et les recettes commerciales de 12 % », a rappelé Frédéric Baverez, directeur exécutif France de Keolis, en présentant les moyens pour y parvenir au côté de Jean-François Debat, président de la Ca3B. Outre la marque ombrelle Rubis qui va être déclinée progressivement selon les différents modes de transport, les nouveaux services vont être déployés en deux étapes. A partir du 15 juillet, le réseau va être adapté pour mieux répondre aux besoins des voyageurs avec l’extension horaire en soirée et le maintien de l’offre de bus à l’identique pendant les vacances scolaires (lignes 1, 2 et 3), des fréquences renforcées en heures creuses (L7) et le prolongement de la L3. Avec une innovation : une navette électrique gratuite (Rubis’City) en centre-ville via la gare SNCF permettant l’arrêt à la volée. Une offre de VLS (Rubis’Velo) sera aussi proposée avec 100 vélos, également électriques avec une batterie amovible, dans une vingtaine de stations sur quatre communes.
Puis, à partir du 2 septembre, un service de transport à la demande (Rubis’ Plus) sera créé pour desservir les 74 communes de la CA organisées en sept secteurs géographiques. Le prix du trajet est celui d’un ticket de bus (1,30 euro) pour des réservations jusqu’à 2 heures avant le départ (trois à cinq départs par jour, du lundi au samedi). La Ca3B va également favoriser le covoiturage (Rubis’ Covoit’) dont l’accès sera intégré à l’appli du réseau Rubis. C’est le nouvel outil digital permettant de rendre la vie intermodale plus facile, notamment grâce à un calculateur d’itinéraire, aux voyageurs du bassin burgien. Elle concerne tout particulièrement le transport scolaire (Rubis’ Junior) pour l’inscription des élèves dès le 17 juin.
Claude Ferrero

Keolis marque un nouveau point face à Transdev au Pays basque
Bientôt l’épilogue dans l’affaire qui oppose Transdev à Keolis au Pays basque. Le premier avait attaqué son concurrent devant le tribunal administratif de Pau suite à la décision du Syndicat des mobilités Pays basque, en décembre 2016, de retenir Keolis pour exploiter le réseau Chronoplus qui dessert Bayonne et sa région. Réseau jusqu’alors géré par Transdev qui exploite aussi les lignes Hegobus plus au sud autour de Saint-Jean-de-Luz et Hendaye.
La filiale de la Caisse des Dépôts, qui estime que son offre n’a pas été assez sérieusement étudiée, demande à la justice administrative l’annulation du contrat de 2016 et 3,7 millions d’euros « en réparation du préjudice ». Le 2 mai, le rapporteur devant la tribunal a conclu au rejet de cette requête, se rangeant du côté de la filiale de la SNCF. Déjà, fin 2016, Transdev avait intenté une première action et vu sa requête en référé rejetée. La décision du tribunal administratif palois est attendue le 16 mai.
Michel Garicoix

Keolis écarte RATP Dev de Moulins Communauté
Changement d’exploitant pour la communauté d’agglomération de Moulins (65 000 habitants dans les départements de l’Allier et de la Nièvre) et ses transports publics. Le conseil de la communauté d’agglomération a en effet retenu Keolis pour assurer cette délégation de service public à partir du 1er septembre et pendant six ans. Au détriment de la filiale de la RATP qui était jusqu’alors en place.
Le nouveau contrat, qui représente un chiffre d’affaires cumulé de près de 23 millions d’euros, prévoit notamment le lancement de trois nouvelles lignes A, B et C, cadencées, et le renforcement de l’offre de transport à la demande, explique dans un communiqué la filiale de transport public de la SNCF. Elle prévoit aussi le développement des modes doux avec un parc de 350 vélos à assistance électrique proposés à la location. De nouveaux outils digitaux seront également lancés comme un nouveau site Internet, une nouvelle appli Aléo (nom du réseau), la vente en ligne ou encore information sur le prochain passage en temps réel aux arrêts par flash code, information sonore et visuelle à bord… Des nouveautés qui doivent permettre à Keolis de faire croître la fréquentation du réseau de 15,3% et les recettes de 16.4%, selon les engagements de l’opérateur.

Allemagne. Les salariés de la régie des transports publics berlinois obtiennent une augmentation de 8 %
Après plusieurs « grèves d’avertissement » qui ont paralysé la capitale allemande, les salariés de la régie des transports publics berlinois (BVG) ont obtenu, début avril, une hausse des salaires de 8 %. Un conducteur de la BVG avec dix ans d’ancienneté gagne désormais 2 685 euros brut par mois. Le grand syndicat des services (Verdi), qui a signé l’accord, réclamait une mise à niveau des salaires avec les autres régies communales du pays. « Malgré l’accord, nous restons la plus grande régie communale d’Allemagne avec les salaires les plus bas », a déploré Jeremy Arndt, le négociateur syndical. Selon la presse locale, la direction réfléchit à une hausse du prix des billets pour compenser cette augmentation de la masse salariale.
La BVG (Berliner Verkehrsbetriebe) est la première régie communale d’Allemagne avec 14 500 salariés et 2,9 millions de passagers par jour. Elle exploite le réseau de métros (U-Bahn), de bus et du tramway. Dans les années 80 et 90, elle exploitait également le réseau de RER (S-Bahn) dans la partie ouest de la ville (racheté depuis par la Deutsche Bahn). La mairie (coalition entres sociaux-démocrates, gauche radicale et écologistes) mène une politique favorable à la BVG. Elle prévoit de doubler les subventions dans les prochaines années (à 1,3 milliard d’euros) pour améliorer les infrastructures et le matériel roulant.
Christophe Bourdoiseau