Catégorie : Transports urbains

Retrouvez toute l’actualité des transports urbains: Métro, RER, lignes de bus, constructeurs et opérateurs en France et à l’international

  • Bordeaux s’interroge sur le métro

    Bordeaux s’interroge sur le métro

    En vue d’une décision « en fin d’année », Patrick Bobet, le président de Bordeaux Métropole, a indiqué mi-avril qu’une étude d’une durée de quatre mois était lancée sur la création d’un réseau de métro dans l’agglomération bordelaise. Le successeur d’Alain Juppé, qui s’exprimait sur les ondes de France bleu Gironde, souhaite y voir plus clair sur les coûts et l’efficacité d’un métro, a-t-il expliqué. L’une des options est une ligne le long des boulevards qui ceinturent le centre de la ville sur la rive gauche de la Garonne, une autre est un tracé en diagonale à travers la cité.

    Un projet de métro avait été déjà évoqué dans les années 80, lors de la mandature de Jacques Chaban-Delmas. Un métro de type VAL avait d’abord été envisagé, avant que le tramway ne soit privilégié sous Alain Juppé. Le premier tronçon du tramway bordelais avait été inauguré le 21 décembre 2003.

    Aujourd’hui, la croissance démographique de l’agglomération comme la demande de transports urbains poussent les élus à s’interroger sur un réseau lourd : en 2018, la progression de la fréquentation des lignes de tram et de bus a atteint 10 %, soit 168 millions de voyageurs (105 pour le tram, 59 pour les bus) quand ils n’étaient que 126 millions en 2014 et 141 en 2016. Exploité par Transports Bordeaux Métropole (TBM), le réseau dispose actuellement de 75 km de tram, soit trois lignes, et une quatrième devrait être livrée fin 2019.

    Michel Garicoix

  • Transdev va exploiter le réseau de bus du comté de Fairfax

    Transdev va exploiter le réseau de bus du comté de Fairfax

    Le département des transports du Comté de Fairfax en Virginie (Etats-Unis) va confier à Transdev Amérique du Nord, à partir de juillet, l’exploitation et la maintenance de son réseau de bus. Le contrat, qui représente près de 400 millions d’euros, est prévu pour une durée de cinq ans, assortie d’une option de dix ans supplémentaires.

    Le réseau Fairfax Connector, qui représente le plus grand réseau de bus de l’Etat de Virginie, compte 89 lignes de bus, transportant 30 000 passagers quotidiens sur 16 millions de kilomètres annuels, souligne le groupe français.

    L’année dernière, Transdev a réalisé un chiffre d’affaires de 1,2 milliard d’euros en Amérique du Nord, dont plus d’un milliard d’euros aux États-Unis.

  • Transdev continuera à exploiter le réseau ferroviaire de Brême

    Transdev continuera à exploiter le réseau ferroviaire de Brême

    C’est un beau doublé en Allemagne pour Transdev : après le contrat remporté en novembre dernier à Hanovre pour l’exploitation les dix lignes régionales S-Bahn de Hanovre (pour un montant d’1,5 milliard d’euros), le groupe français voit sa filiale NordWetsbahn confirmée dans son rôle d’exploitant du réseau de trains régionaux de type RER à Brême et en Basse Saxe. Un réseau qui s’étend sur 270 km.

    Le contrat d’une durée de 15 ans, s’élève à 1,5 milliard d’euros et démarrera en décembre 2021. Il doit permettre de transporter plus de 20 millions de passagers sur les quatre lignes existantes, auxquelles s’ajouteront deux nouvelles lignes. L’offre va ainsi augmenter de 35 %, souligne l’opérateur.

    Selon Transdev, le contrat a été gagné notamment grâce à « la qualité de la performance opérationnelle ces dernières années, l’efficacité du centre de services clients à la gare centrale de Brême et la mise en œuvre d’un marketing local innovant ».

    La flotte actuelle de 35 trains va également bénéficier d’une rénovation intérieure et disposera du Wi-Fi et d’un nouveau système d’information voyageurs. Elle sera portée à 51 trains lorsque le nouveau contrat entrera en vigueur, grâce à l’achat de 16 nouveaux trains Stadler Flirt.

    Transdev, qui exploite les trains régionaux de Brême depuis décembre 2010, renforce ainsi sa position de deuxième opérateur ferroviaire en Allemagne, se félicite Thierry Mallet, le PDG de Transdev.

  • Les ateliers de Joncherolles se préparent à l’arrivée du RER NG

    Les ateliers de Joncherolles se préparent à l’arrivée du RER NG

    Ce n’est pas avant 2021 que les nouvelles rames du RER NG arriveront sur le RER D (en même temps que sur la ligne E). Mais pour le technicentre de Joncherolles, le compte à rebours a déjà commencé. Le site implanté à Villetaneuse sur 12 ha, assure l’entretien de la moitié des rames de la ligne D (le reste se faisant à Villeneuve) et de l’ensemble des trains des lignes H et K. Ce parc est aujourd’hui constitué de rames MI2N et de NAT, les automotrices du Francilien.

    A Joncherolles, 60 rames sont traitées par 24 heures sur deux roulements de jour ou de nuit. Conçu à l’origine en 1934 pour les locomotives à vapeur de la banlieue nord, l’établissement ne cesse de s’adapter à mesure de la livraison de nouveaux matériels. En 1989, c’est l’atelier 1 qui a été créé pour recevoir les rames du RER MI2N. En 2009, l’arrivée des NAT a entraîné l’ouverture d’un second atelier pour la maintenance. C’est donc logiquement que s’engage une nouvelle phase de modernisation pour le RER NG.

    Le 5 avril, Pierre Messulam directeur général adjoint de SNCF Transilien, Gildas Ollivier directeur du technicentre de Joncherolles et Jean-Louis Perrin directeur général adjoint d’IDFM ont officiellement lancé le programme de modernisation « Joncherolles Demain ». Les nouvelles générations de train étant pourvues d’un plus grand nombre d’équipements en toiture en raison des planchers bas, il a fallu revoir l’ergonomie du travail à Joncherolles et les règles de maintenance. Les voies 36 et 37 du technicentre ont donc été totalement reconstruites, couvertes et équipées sur 262 m d’abris et d’accès, tant en fosse qu’en toiture pour une maintenance adaptée aux NAT et au RER NG. En seconde phase, trois autres voies, 31 à 33 seront pareillement équipées, deux pour unités multiples sur 262 m et une pour unité simple sur 140 m.

    Le programme Joncherolles Demain concerne également les deux ateliers qui doivent s’adapter aux nouveaux matériels. Trois mois de travaux seront nécessaires pour permettre à l’atelier 1 avec ses quatre voies d’assurer l’entretien des équipements en toiture. Durant cette période, la maintenance des MI2N devra s’effectuer ailleurs sur le site. L’atelier 2 bien que plus récent, sera lui aussi modernisé, doté notamment de ponts soulevant deux tonnes au lieu des 500 kg actuels.

    Le programme devrait s’étaler jusqu’à la mi-2023 où tous les équipements seront adaptés aux nouveaux RER NG. Mais il faudra attendre 2027 pour que les dernières rames MI2N abandonnent le site.

    Philippe-Enrico Attal

  • Le plus beau tramway de France se trouve à Montpellier

    Le plus beau tramway de France se trouve à Montpellier

    Les lignes 1 et 2 ont été designées par Elisabeth Garouste et Mattia Bonetti.

    Le quotidien 20 Minutes a demandé à ses lecteurs, via un sondage en ligne, de voter pour élire le plus beau tramway de France. Résultat, avec 6 200 votes, c’est Montpellier qui prend la première place, devant Strasbourg et Angers. Les rames des lignes 1 et 2 avaient été dessinées par Elisabeth Garouste et Mattia Bonetti, et le matériel roulant sur les lignes 3 et 4 par Christian Lacroix. La métropole de Montpellier en profite pour rappeler dans un communiqué qu’en 2012, le New York Times avait déjà jugé que le tramway montpelliérain était le « plus sexy d’Europe » !

    La collectivité va lancer dans les tout prochains mois un concours ouvert à tout public (scolaires, amateurs, artistes….) pour imaginer le design des rames qui circuleront sur la future ligne 5 du réseau montpelliérain, dont les travaux devraient débuter l’automne prochain pour une mise en service en 2025.

     

  • Bus, tram, voies cyclables, pourquoi les chantiers parisiens sont en retard

    Bus, tram, voies cyclables, pourquoi les chantiers parisiens sont en retard

    « Même Anne Hidalgo nous demande « que font toutes ces palissades un peu partout dans Paris ? » », a entamé Emmanuel Grégoire, premier adjoint de la maire de la capitale, le 27 mars devant la presse. Exercice évident d’explication de texte un an avant les municipales de mars 2020, au moment où l’exaspération est à son comble à cause du pic des travaux de la mandature.

    Le chantier de voie cyclable boulevard de Sébastopol, à Châtelet, le 31 mars 2019.

    6 079 chantiers exactement à fin février, selon les calculs de la Ville de Paris, dont 454 emprises sur lesquelles la municipalité est maître d’ouvrage. « Soit seulement 7 % du total », insiste Emmanuel Grégoire. 7 % des emprises mais pas des moindres : réaménagement de grandes places (Bastille, Italie, Nation, Madeleine, Gambetta, Alésia, Fêtes), nouveau tracé du réseau de bus RATP, aménagements cyclables, démarrage des travaux de prolongement de la ligne de tramway entre la porte d’Asnières et la porte Dauphine, et construction d’une station du RER E (Eole), porte Maillot. Tous les autres chantiers sont le fait des concessionnaires (réseaux électriques, de gaz, chauffage) et de travaux sur des bâtiments privés, insistent les deux élus parisiens.

    « Il est clair que la mobilisation des gilets jaunes, provoque des retards et des chevauchements de chantiers : tous les vendredis soir, nous retirons les engins de chantier et réduisons le nombre de barrières pour éviter les dangers, et le lundi matin, il faut tout réinstaller », glisse le premier adjoint de Madame Hidalgo pour justifier en partie les retards.

    Tunnels à vélos

    L‘aménagement des 300 kilomètres de pistes, bandes et double sens cyclables supplémentaires prévus d’ici à 2020 pour atteindre 1 000 km, serait donc l’un des facteurs de confusion, d’autant que selon Christophe Najdovski, chargé des transports, des déplacements et de la voirie, « les délais de réponse de la préfecture de police de Paris [pour les emprises du réseau vélo express, NDLR] s’allongent ». Près de 150 km sont déjà réalisés, ajoute l’élu et à l’été 2019, une piste cyclable bidirectionnelle ouvrira dans le tunnel de la Concorde. Aujourd’hui réservée aux automobilistes et aux deux-roues motorisées, elle relie le quai des Tuileries aux Champs-Elysées.

    Toujours sur les Champs-Elysées, le tunnel de l’Etoile fermé depuis plusieurs années et qui relie «la plus belle avenue du monde » à celle de la Grande-Armée, va rouvrir cet été et sera réservé aux vélos et trottinettes. S’il faut attendre 2020 pour la prochaine enquête déplacements, en deux ans, la progression de la pratique du vélo à Paris se situerait entre +12 et +25 % selon les chiffres avancés par Christophe Najdovski.

    Big bang des bus

    Autres raisons des innombrables tranchées dans Paris, le tout prochain big bang sur le réseau des bus de la RATP. Attendu le 20 avril, il nécessite le déménagement de nombreux arrêts, le tracé de plusieurs contresens bus dans les rues de la capitale, et des voies à haut niveau de service pour accueillir la rocade des gares, la ligne 91 qui reliera de bout en bout la gare Montparnasse à la gare du Nord. Ainsi que la ligne 72 sur laquelle circuleront des bus électriques.

    « Le Paris du XXIe siècle ne ressemblera pas au Paris du XXe siècle marqué par le tout-automobile », assume Christophe Najdovski. En attendant la fin des grands travaux, les embouteillages sont légion.

    Nathalie Arensonas

  • Après Paris, Lyon veut aussi taxer le free-floating

    Après Paris, Lyon veut aussi taxer le free-floating

    Le sujet agace beaucoup les élus et commence à frôler l’exaspération chez les citadins. Le 21 mars, Emmanuel Grégoire, premier adjoint à la maire de Paris, a annoncé qu’une redevance allait être instaurée dans les prochaines semaines pour les opérateurs des quelque 15 000 trottinettes en free-floating (sans station d’attache) dans la capitale. Un chiffre amené à augmenter pour répondre à l’engouement de ce nouvel engin de mobilité urbaine. La redevance concernera aussi les scooters et vélos en libre service.

    Cette mesure vise à mieux affronter les problèmes de circulation et de stationnement souvent anarchique dans la capitale (lire). Si l’opérateur gère moins de 500 trottinettes, il devra payer 50 euros par an et par trottinette, 20 euros par vélo en libre service. Le tarif passe à 65 euros pour plus de 3 000 trottinettes. 26 euros pour plus de 3 000 vélos en libre service. Pour un véhicule électrique immatriculé, comme les scooters en libre service, la redevance est fixée 78 euros pour une flotte de plus de 3 000 véhicules. La taxe qui sera révisée tous les ans devrait financer 2 500 emplacements dédiés, la plupart dans les interstices des arbres.

    « Nous saluons cette décision, la redevance d’occupation de l’espace public va permettre de réguler la taille des flottes de trottinettes en évitant que des opérateurs saturent la ville« , commente Lucas Bornert, directeur général France de la start-up suédoise Voi qui revendiquait le 26 mars un million de courses dans le monde, en six mois d’existence.

    Lyon emboîte le pas à la capitale et annonce que les opérateurs ont signé le 25 mars une charte de bonne conduite (non contraignante comme à Paris), prévoyant la limitation de vitesse des trottinettes à 25 km/h, et la circulation de ces engins de déplacement personnel (EDP) exclusivement sur la chaussée et les pistes cyclables. L’adjoint en charge de la sécurité et de la voirie, Yves Sécheresse, indique par ailleurs qu’un arrêté sera prochainement pris pour interdire le stationnement des trottinettes sur les trottoirs. La municipalité réfléchit aussi à la création d’espaces de stationnement réservés.

    N. A.

  • Nouveau réseau bus RATP : les détails du big bang

    Nouveau réseau bus RATP : les détails du big bang

    Il est maintenant possible de visualiser tous les changements sur le réseau des bus RATP qui seront effectifs le 20 avril au matin, en plein week-end de Pâques.

    Dans la nuit du 19 au 20 avril, 42 lignes sur les 350 exploitées par la RATP vont être modifiées, cinq nouvelles seront créées, et trois remplacées : la 53, la 65 et la 81 pour fusionner avec d’autres (la 81 avec la 21, la 53 avec 94, la 65 avec la 91). Dommage collatéral, 265 abribus vont changer d’emplacement (relire notre article).

    Information ligne par ligne à partir du 20 mars : ici

    N. A.

     

  • Téléphérique du Salève : RATP Dev resigne pour 12 ans

    Téléphérique du Salève : RATP Dev resigne pour 12 ans

    Le groupement local de coopération transfrontalière Téléphérique du Salève (à la frontière franco-suisse)  renouvelle jusqu’en 2031 son contrat avec la société du téléphérique du Salève (STS), filiale de RATP Dev (51%), des Transports publics genevois (47%) et de Comag, filiale du groupe Poma (2%).

    Opérateur depuis 2013, STS a également mis en place des navettes avec Annemasse et Saint-Julien-en- Genevois (Haute-Savoie), deux réseaux urbains exploités par RATP Dev. La fréquentation a progressé de plus de 50% depuis 2013.

    Le téléphérique du Salève, « balcon de Genève », est un attrait touristique du Grand Genève depuis les années 30. Mais au-delà de sa vocation touristique, le transport urbain par câble représente pour le groupe RATP une solution d’avenir. Le groupe s’est allié avec Eiffage et Poma pour lancer en novembre 2018 l’offre « Up » (comme Là-haut) avec Eiffage et Poma. Un programme de R&D pour proposer des solutions de transport aérien par câble en milieu urbain qui réduisent l’emprise au sol des stations, ou effectuent des virages jusqu’à 45° grâce à des pylônes d’angle, ce qui permet d’éviter la construction de stations intermédiaires.

    RATP Dev ne cache pas son intérêt pour Brest, où la ligne C de transport en commun sera un téléphérique. Le contrat avec Keolis avait été prolongé de six mois et arrive à échéance en juin 2019.

    F.D

  • La RATP ouvre une nouvelle ligne de tramway à Florence

    La RATP ouvre une nouvelle ligne de tramway à Florence

    RATP Dev a inauguré le 11 février une nouvelle ligne de tramway, le T2 qui relie le centre-ville à l’aéroport de Florence-Peretola. Quelques mois après l’extension du T1, « c’est un véritable réseau de transport qui prend forme dans la capitale toscane », indique la filiale de la régie parisienne. Le réseau, qui compte désormais 38 stations et 16,8 km de voies, devrait accueillir 37 millions de passagers annuels (et non pas sept millions, comme nous l’avons écrit par erreur dans notre édition papier).