Catégorie : Transports urbains

Retrouvez toute l’actualité des transports urbains: Métro, RER, lignes de bus, constructeurs et opérateurs en France et à l’international

  • Dijon se lance dans l’« open payment »

    Dijon se lance dans l’« open payment »

    C’est une première en France, annonce Keolis qui a présenté le 27 mars le dispositif d’open payment mis en œuvre dans le tramway de Dijon, en partenariat avec Worldline, acteur du secteur des paiements : lorsqu’il monte à bord, l’usager peut désormais directement payer son titre de transport avec sa carte bancaire sans contact, sans qu’un ticket soit délivré. En cas de contrôle, la carte bleue est vérifiée grâce à des appareils spécifiques dont ont été équipés les agents. Le paiement est plafonné chaque jour : en cas de validation avec la CB plusieurs fois dans l’heure, seul 1,30 euro (prix du ticket horaire) sera débité. Et s’il y a plusieurs voyages différents dans la journée, le montant maximum sera de 3,90 euros (ticket journalier) afin de facturer le titre le plus avantageux. Pour obtenir un justificatif, on peut se rendre sur un site internet où on accède à son profil.

    L’open payment est pour l’heure déployé dans les deux lignes de tramways dijonnaises. A partir de septembre prochain, les principales lignes de bus suivront, et l’ensemble du réseau sera équipé avant la fin de l’année. 400 000 euros ont été investis par la collectivité à travers la DSP confiée à Keolis. 300 000 pour le système global et 100 000 pour l’achat des équipements. 200 000 euros sont mobilisés pour la campagne de communication (affichage dans les rames, en gare, achats d’espaces sur les réseaux sociaux…) et financés par les partenaires (Visa et le groupe BPCE avec la Caisse d’Epargne et Natixis). D’autres villes ont des projets similaires dans les mois à venir : Bordeaux en 2019, et Paris en 2020.

    Frédéric Baverez, le directeur exécutif France de Keolis, a listé les raisons qui l’ont poussé à choisir Dijon. Notamment le fait que la ville représente un « laboratoire » pour les innovations de l’opérateur, la première DSP de mobilité globale ayant d’ailleurs été signée à Dijon. Frédéric Baverez a aussi vanté le dynamisme du réseau et l’importance du nombre de voyageurs occasionnels. Ce sont eux les premiers visés par la solution de l’open payment. Keolis vise 700 000 utilisateurs de l’open payment en un an (soit 5 % des visiteurs annuels accueillis par Dijon). Une incertitude demeure : combien de détenteurs de passe vont-ils en profiter pour basculer sur le système par carte bancaire ? Keolis compte scruter les comportements des voyageurs ainsi que les éventuels freins à l’usage.

    Camille Selosse

  • Keolis sur tous les fronts

    Keolis sur tous les fronts

    « 2017 a été une année très positive pour Keolis, tous les indicateurs économiques sont au vert. » En présentant le 19 mars les résultats de la filiale de transport public de la SNCF, Jean-Pierre Farandou, le PDG, a insisté sur les forces de son groupe, « la robustesse des fondamentaux » (métros automatiques, tramways, bus…), l’offre de nouveaux services facilités par le digital (transport à la demande, VTC collectifs, vélos en libre service, tests de véhicules autonomes…) et le développement dans le nouveau secteur du transport médicalisé.

    Entre 2016 et 2017, l’activité a progressé de 6,4 % en passant à près de 5,4 milliards d’euros. Si l’on retourne dix ans en arrière, le chiffre d’affaires a été multiplié par 2,7, a rappelé de son côté Michel Lamboley, le directeur général des finances qui doit quitter le groupe à la fin du mois. La rentabilité a aussi progressé de 9,4 %. Au total le résultat net est de 51 millions d’euros, en hausse de 13 %.

    La plus grosse partie de la croissance est apportée par les contrats gagnés. Notamment à l’international où le groupe réalise 45 % de son activité et où il a gagné à Manchester, Newcastle ou encore Utrecht pour n’en citer que quelques-uns. Boston, qui a longtemps représenté un point noir, pourrait commencer à gagner de l’argent à la fin de cette année.

    En France aussi, où Keolis réalise 55 % de son activité, le groupe affiche de beaux succès. « En 2016 et 2017, 60 % de notre chiffre d’affaires était en renouvellement. 760 millions d’euros étaient en jeu, nous avons signé pour 761 millions d’euros de contrats, en renouvellements ou en gains », se félicite Frédéric Baverez, le directeur général France. « Nous avons réussi à faire progresser nos marges », ajoute-t-il. Parmi les contrats phares, il cite Rennes et Lille, obtenu de haute lutte face à Transdev. « Nous voulons faire de Lille une vitrine de notre savoir-faire en matière de métro automatique mais aussi en termes d’offre intermodale », commente Frédéric Baverez.

    Dans le transport interurbain, le groupe a signé pour 75 millions d’euros de contrats. Enfin, dans les parkings où Keolis est présent via sa filiale Effia, les recettes ont crû de 4,7 % « alors que le stationnement en France est stable ou en recul ». Cette année, Effia s’apprête à se mettre sur les rangs pour entre 40 et 50 appels d’offres et essaiera d’en gagner entre le tiers et la moitié.

    Reste qu’à long terme, le plus gros potentiel de croissance se situe en Ile-de-France qui représente, selon Frédéric Baverez, dix milliards d’euros, alors que Keolis n’y participe pour le moment qu’à hauteur de 200 millions. Keolis, qui a déjà répondu à l’appel d’offres de CDG Express, attend de pied ferme les futurs appels d’offres.

    Le groupe attend aussi beaucoup de l’ouverture à la concurrence dans le ferroviaire même s’il « ne va pas aller partout », a expliqué Jean-Pierre Farandou Et il a précisé : « Si un lot ferroviaire a une caractéristique urbaine ou périurbaine forte, alors on ira. » Selon lui, « la SNCF va construire un groupe où chacun aura sa place. Keolis doit trouver sa place, qui est une place un peu subtile. Quand un appel d’offres correspondra à notre savoir-faire, nous nous mettrons en mouvement ». Tous les cas de figure sont possibles, mais sans entrer directement en concurrence avec la SNCF.

    M.-H. P.

  • La concurrence s’intensifie sur le créneau des scooters en libre service à Paris

    La concurrence s’intensifie sur le créneau des scooters en libre service à Paris

    « Coup » passe à la vitesse supérieure. Alors que la start-up allemande (groupe Bosch) ne proposait jusqu’alors que 600 scooters électriques en libre service à Paris, elle va tripler le nombre de ses deux roues en les portant à 1 700 d’ici la fin avril. Soit un niveau équivalent à celui déjà proposé par la start-up française Cityscoot qui était jusque-là la mieux implantée sur le territoire parisien.

    L’extension à certaines communes limitrophes est prévue en mai, annonce Coup, qui affirme aussi parier sur des véhicules plus design et plus puissants avec son nouveau modèle le Gogoro2 disposant « d’un siège plus confortable et d’un coffre plus spacieux ». Le coût reste inchangé pour les utilisateurs : un tarif fixe de 4 euros la demi-heure (même si la location ne dure que quelques minutes), puis un euro par 10 minutes supplémentaires. A cela s’ajoutent des formules à la journée ou la nuit (à la différence de Cityscoot qui arrête son service à 23 heures). Pour assurer son développement, Coup France prévoit le recrutement d’une dizaine de personnes (25 personnes travaillent pour Coup à Paris actuellement).

    La société ne communique pas sur le nombre de personnes qui ont utilisé son service depuis son arrivée dans la capitale mais se borne à indiquer que les trajets durent en moyenne 17 minutes et que le vandalisme est faible, ce qui est « une agréable surprise », selon Maureen Houel, la directrice générale de Coup France.

    Reste que pour se développer, tous les opérateurs ont des intérêts communs à faire valoir aux collectivités qui les accueillent sur leur territoire, estime Maureen Houel. « Ce sont de nouveaux services, de nouveaux usages. Nous comprenons qu’il faut les réguler, mais il faut aussi que les collectivités portent des messages qui expliquent, qui rassurent… », ajoute-t-elle.

    D’où sa proposition pour trouver un dispositif gagnant-gagnant : « Coup s’engage sur cinq points en contrepartie de cinq engagements de la part des collectivités », explique-t-elle. Elle propose d’éduquer les utilisateurs à ce nouveau service, en leur apprenant notamment à se garer. La start-up a également décidé de stopper son service en cas d’aléa comme elle l’a déjà fait lors des derniers épisodes de neige, vent, ou verglas, et à intervenir rapidement si le deux roues gêne d’autres services (pompiers par exemple). Elle s’engage aussi à assurer un haut niveau de service et de sécurité et se dit prête à participer à l’élaboration de nouvelles règles avec les collectivités. En contrepartie, elle demande un soutien financier apporté à l’opérateur et à l’utilisateur, par exemple sur le modèle du soutien de la région Ile-de-France au covoiturage (financement de deux euros pour chaque trajet). Elle défend aussi la possibilité d’emprunter les voies de bus pour faciliter la circulation et réclame de nouvelles conditions de stationnement, qui passent par exemple par la gratuité ou par la création de places s’il en manque. « Il faut repenser le partage de l’espace public et élaborer des règles harmonisées au minimum à l’échelle de la métropole ou de la région », précise la patronne de Coup France, en espérant « pourquoi pas, à plus long terme, pouvoir disposer de voies dédiées aux scooters électriques ».

    M.-H. P.

  • Année record pour Keolis Lyon

    Année record pour Keolis Lyon

    2017 s’affiche comme une année record pour Keolis Lyon. Selon nos informations, le groupe a réalisé un chiffre d’affaires de 380 millions d’euros et un bénéfice de 5,7 millions d’euros. Une situation et un niveau de profitabilité que la société lyonnaise et vitrine du groupe n’avait jamais connus jusqu’à présent, même lors des périodes de fortes fréquentations des années 2010. Si Pascal Jacquesson, directeur général de Keolis Lyon, n’a pas révélé ces chiffres lors de la présentation des vœux au personnel le 30 janvier, il a surtout annoncé « une distribution de 40 % des bénéfices qui représente 1,5 % du chiffre d’affaires 2017 ».

    C’est donc un montant de plus de 2,2 millions d’euros qui sera attribué aux quelque 4 500 salariés au titre de la participation. Le montant s’explique par une couverture optimale des dépenses par les recettes et une reprise sensible de la fréquentation, de bon augure alors que le Sytral et les TCL s’apprêtent à fêter les 40 ans du métro lyonnais en mai 2018.

    Claude Ferrero

  • Keolis met en service l’extension du réseau G:Link à Gold Coast

    Keolis met en service l’extension du réseau G:Link à Gold Coast

    Keolis Downer a mis en service le 17 décembre l’extension de 7,3 km du réseau de tramway G : Link à Gold Coast en Australie, ce qui fait passer cette ligne de 13 à 20,3 km.

    Keolis Downer, filiale de Keolis à hauteur de 51 % (49 % à Downer), exploite cette ligne depuis juillet 2014 et pour 15 ans. « Ce contrat est le premier projet « green field » du pays à avoir été délégué à un partenariat public privé (PPP). Keolis Downer fait en effet partie du PPP GoldLinQ qui avait été choisi en 2011 par l’Etat du Queensland pour le tracé, la construction et l’exploitation de ce réseau », explique le groupe Keolis dans un communiqué. Le réseau, qui assure 22 000 voyages quotidiens, transporte 660 000 voyageurs chaque mois. Depuis son lancement, le réseau G:link a connu une augmentation d’environ +32 % de fréquentation annuelle, précise encore l’opérateur de transport public français, qui estime que la nouvelle extension permettra de mieux absorber les flux supplémentaires de voyageurs qui seront accueillis lors des Jeux du Commonwealth prévus en avril 2018.

  • Cinq préqualifiés pour le tramway d’Odense

    Cinq préqualifiés pour le tramway d’Odense

    Cinq entreprises ou groupements ont été préqualifiés pour concourir à l’appel d’offres sur l’exploitation et la maintenance du tramway d’Odense (Odense Letbane) lorsque celui-ci sera en service, fin 2020. Ce sont Arriva Danmark, Keolis Danmark, Metro service (joint-venture entre ATM, les transports de Milan, et Ansaldo STS), Stockholms spårvägar (exploitant associatif de trams à Stockholm) et Odense lightrail service (partenariat entre la compagnie de bus danoise Umove et la filiale suédoise de Transdev). Le vainqueur devrait être désigné fin 2018.

  • Les deux lignes du tram de Dublin enfin en correspondance

    Les deux lignes du tram de Dublin enfin en correspondance

    Durant les 13 premières années qui ont suivi leur inauguration en 2004, les deux lignes du Luas, le tram de Dublin exploité par Transdev, n’avaient aucun contact entre elles. Depuis le 9 décembre, les voyageurs peuvent changer entre les lignes verte et rouge, suite au prolongement de la ligne verte vers le nord du centre-ville et la gare de Broombridge/Droichead Broome. Dans sa traversée du centre-ville, le prolongement de la ligne verte présente deux itinéraires à sens et voie uniques, offrant chacun une correspondance avec la ligne rouge.

  • Le premier tronçon du tramway de Luxembourg entre en service

    Le premier tronçon du tramway de Luxembourg entre en service

    Le 10 décembre, le premier tronçon de la ligne 1 du tramway de Luxembourg a été mis en service entre Luxexpo et Pafendall-Rout Bréck (Pont Rouge). Ce tronçon de 4 km, qui dessert 8 arrêts au nord-est de la ville (11 minutes de temps de parcours), est exploité par Luxtram, société anonyme à capitaux publics (gouvernement et de la ville de Luxembourg), qui assure la conception et la réalisation du réseau de tram.

    Une correspondance est proposée avec le funiculaire et la nouvelle gare de chemin de fer pour la desserte du plateau du Kirchberg, où se trouvent de nombreux emplois (institutions européennes).

    Le centre de maintenance et de remisage des rames est compris dans cette première phase, réalisée après moins de trois ans d’études et de travaux, Egis étant mandataire du groupement de maîtrise d’œuvre de ce projet.

    Le parc nécessaire à l’exploitation du premier tronçon est composé de neuf rames CAF de 45 m (sept modules), pouvant accueillir jusqu’à 420 voyageurs et circuler sur le futur prolongement en centre-ville en mettant en œuvre une alimentation par biberonnage en arrêt, ce prolongement comportant une section de 3,6 km sans ligne aérienne de contact.

  • Keolis revient à Besançon

    La communauté d’agglomération du Grand Besançon vient de décider de confier l’exploitation de son réseau de transport, Ginko, à Keolis à partir de janvier et pendant sept ans. Ce contrat marque le grand retour de la filiale de la SNCF qui avait été évincée de la cité comtoise en 2011 par Transdev.

    Le chiffre d’affaires est estimé à 248,5 millions d’euros en cumulé. « Keolis Besançon Mobilités, la filiale du groupe qui exploitera cette délégation de service public, va déployer une offre de mobilité globale et connectée combinant le tramway, le bus à haute qualité de service (BHNS), le vélo, le transport à la demande (TAD), le covoiturage et le transport de personnes à mobilité réduite (TPMR) », indique l’opérateur de transport public. L’un des objectifs est de faire progresser la fréquentation du réseau de plus de 9 % à l’horizon 2024.

  • Des panneaux photovoltaïque sur les dépôts des tramways de Strasbourg

    Des panneaux photovoltaïque sur les dépôts des tramways de Strasbourg

    La Compagnie des transports strasbourgeois (CTS) va installer 15 000 mètres carrés de panneaux photovoltaïques sur les toits de ses unités de production de Cronenbourg et de la Kibitzenau. Les équipements permettront de produire 2,87 mégawatts-crête (MWc), soit l’équivalent de la consommation électrique moyenne de 340 foyers.

    La mise en oeuvre des installations et leur exploitation seront confiées à Quadran, entreprise française spécialisée dans la production d’électricité à partir d’énergies renouvelables. L’opérateur régional Electricité de Strasbourg s’est engagé à racheter l’énergie produite pendant 20 ans. Le montant de l’investissement (3 millions d’euros) restera à charge de Quadran, avec une fin de chantier prévue en juin 2019.

    Sur le dépôt (bus et trams) de Cronenbourg, les panneaux photovoltaïques remplaceront les couvertures existantes en toile de tente, posées il y a 25 ans et arrivées en fin de vie. Sur l’autre site de la CTS dans le quartier de la Kibitzenau, les panneaux couvriront une aire de stationnement des bus et le parking des salariés. « Ce projet contribue à la rénovation de sites que la CTS aurait dû renouveler elle-même », résume son président Alain Fontanel. Pour Alain Jund, vice-président de l’Eurométropole en charge de l’environnement, il s’agit avant tout de « promouvoir l’utilisation des énergies renouvelables dans l’agglomération ». Les panneaux photovoltaïques de la CTS constituent un bond en avant : ils représenteront à eux seuls un tiers des équipements en place à Strasbourg.

    Olivier Mirguet