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Catégorie : Transports urbains
Retrouvez toute l’actualité des transports urbains: Métro, RER, lignes de bus, constructeurs et opérateurs en France et à l’international
Colombie : le tram Translohr en service à Medellín
Le tramway NTL (New Translohr, détenue à 51 % par Alstom) est entré en service le 15 octobre sur la ligne d’Ayacucho à Medellín, en Colombie. Les tramways sont exploités par… style= »margin-top: 15px; margin-bottom: 15px; padding: 0px; font-family: arial; font-size: 15px; line-height: 20px; background-color: rgb(255, 255, 255); »>
… Metro de Medellín sur la ligne de 4,3 km de long qui relie les métros A et B de la ville et deux nouvelles lignes de métrocâble. Une première section de la ligne de tramway, qui dessert neuf stations, a été ouverte le 15 octobre 2015 et devrait transporter près de 85 000 voyageurs par jour.En avril 2012, la ville de Medellín a commandé, pour 42,3 millions d’euros, 12 tramways sur pneus Translohr STE 5 (39 m de long) à NTL. Un matériel maniable, pouvant gravir de fortes rampes, bien adapté aux caractéristiques de la ligne. Alstom, en tant que leader du consortium UT Alstom-Sytecsa, fournit également l’alimentation électrique pour l’ensemble du projet.
Anne Hidalgo propose un tramway sur la rive droite de la Seine
La maire de Paris Anne Hidalgo (PS) a annoncé, le 18 octobre dans la presse, deux projets concernant les transports dans la Capitale. Dans un entretien au Journal du dimanche, Anne Hidalgo, a confirmé l’installation, sur la rive droite, d'un tramway, une proposition de campagne des écologistes qu'elle avait reprise à son compte lors des municipales de 2014. « Ce transport propre permettra une traversée de Paris d'ouest en est, soit par les quais hauts, soit par la rue de Rivoli. Le projet est à l'étude avec les services de la Ville, et nous en discuterons avec le Stif, la RATP, la préfecture de police. Je souhaite un tramway nouvelle génération, sans rail ni caténaire, en site protégé. Ce qui ne nécessitera pas de gros travaux d'infrastructures, limitera les coûts et permettra d'aller très vite : il sera en service avant 2020 », assure-t-elle.
Anne Hidalgo a également annoncé qu’elle présenterait « au prochain conseil de Paris », un projet de piétonnisation de la voie Georges-Pompidou de 3,3 km (sur les 13 que compte cette voie), du tunnel des Tuileries (Ier arrondissement) au bassin de l'Arsenal (IVe), précisant que ces quais bas le long de la Seine seraient « définitivement fermés au trafic automobile » après « l'édition 2016 de Paris Plages ».
Ce projet est évalué à « au grand maximum 8 millions d'euros », selon Anne Hidalgo, qui « assume complètement l'objectif de dissuasion » de la circulation automobile. « Ce choix peut paraître radical, mais c'est une question de santé publique », insiste-t-elle.
Interrogée sur le contre-projet de la chef de file de l'opposition, Nathalie Kosciusko-Morizet (Les Républicains), à savoir piétonniser les quais hauts et réserver les quais bas au trafic automobile, elle juge que « c'est une très mauvaise idée, qui coûterait extrêmement cher », « au moins 60 millions d'euros », selon elle.

Maroc Casablanca commande 50 tramways supplémentaires à Alstom
Le 13 octobre, la ville de Casablanca a passé commande de 50 rames de tramway supplémentaires auprès d'Alstom. Les Citadis, identiques à ceux déjà en circulation, seront mis en service sur le nouveau tronçon dès 2018 trois ans après sa mise en service, le tramway de Casablanca connaît un réel succès et son trafic a augmenté de 30 %. Pour faire face au besoin croissant de mobilité, la ville a décidé de créer une seconde ligne de 22 km. A terme, le réseau s'étendra sur 53 km, contre 31 km aujourd'hui. Le parc de véhicules quant à lui comptera 124 unités contre les 74 actuels.
Le montant de la commande s'élève à 100 million d'euros.Aérotram toulousain : concertation publique en novembre
L’aérotram toulousain, projet de téléporté survolant la colline de Pech David entre l’Oncopole et l’université Paul-Sabatier via le CHU, un temps remis en cause par la nouvelle équipe arrivée à la tête de Toulouse Métropole en 2014, est revenu à l’ordre du jour de Tisséo-SMTC le 14 octobre, avec une version plus économique de 44 à 63 millions d’euros (en version monocâble ou tricâble) au lieu de 80. Une concertation publique aura lieu du 2 au 20 novembre, avant le lancement début 2016 de l’appel d’offres pour un marché de conception, réalisation et maintenance. Mise en service annoncée pour 2020.
C. S.-S.
Tramway de Nice : Alstom est aux anges
Pour Alstom, c'est une « nouvelle immense ». Jacques Beltran, directeur Commercial France, ne cache pas sa joie. Pour Alstom en effet, la victoire de Nice est essentielle à plus d'un titre. D'abord parce que Nice est une ville vitrine au même titre que Bordeaux. Vitrine technologique aussi et le maire, Christian Estrosi, a voulu un tramway du XXIe siècle, demande manifestée par les exigences du cahier des charges. Troisième raison de satisfaction : Alstom l'emporte face à CAF. Or, la victoire, à Besançon, du groupe espagnol, avec son usine française de Bagnères-de-Bigorre, avait semé le trouble et conduit Alstom à revoir sa gamme. Certes, après Besançon, Alstom avait bien remporté Avignon et Aubagne, mais il voulait une revanche éclatante. Il considère l'avoir eue, avec la cinquième ville de France, d'autant que, pour sa part, CAF, en lice aussi, s'était mobilisé pour le tramway de Nice. Pour Jacques Beltran, Alstom avait ainsi l'occasion de tester sa compétitivité économique et sa compétitivité technologique.
C'est donc le tout nouveau tramway Citadis X05 qui l'emporte. La ville a commandé 19 rames ferme avec leur sytème de rechare en énergie (pour 91 millions d'euros) destinées à la future ligne ouest-est et 18 en option, pour l'extension de cette ligne dans la plaine du Var.
La commande des rames en option comporterait, outre le sytème de recharge en énergie par le sol, la maintenance de celui-ci pendant 12 ans. Pour Alstom, il ne s'agit pas uniquement de la commande d'un tramway mais de celle d'un nouveau tramway. Le tram de Nice en effet, par rapport à la génération antérieure, offre 10 % de capacité supplémentaire, avec 300 voyageurs par rame, capacité qui sera la bienvenue notamment pour la desserte de l'aéroport. L'éclairage est amélioré et nettement moins gourmand grâce aux LED. Le tram de la gamme X05 offre 40 % de surface vitrée, soit 12 % de plus que dans l'ancienne génération de Citadis. N'oublions pas les larges écrans plats destinés à l'information voyageurs, ni le plancher bas intégral. A côté de toutes ces innovations (ou confirmations) immédiatement perceptibles par le passager, Alstom en souligne d'autres auxquelles l'exploitant sera sensible. Un coût de maintenance préventive abaissé de 20 %. Notamment grâce aux moteurs à aimant permanent, qui s'autoventilent et ne nécessitent donc pas d'organe de refroidissement. Une baisse de 30 % de la consommation d'énergie (moteurs à aimant permanent encore, LED, climatisation plus performante, récupération de l'énergie de freinage). La recyclabilité de 98 % revendiquée par Alstom en fait un tram « vert ».
Autre innovation en devenir : le développement en vue d'applications assurant la diffusion d'informations sur le service ou, plus original, permettant aux utilisateurs de participer à leur façon à la maintenance en signalant s'ils le souhaitent les rames à nettoyer, les sièges à changer, etc. Le nouveau tram se veut connecté.
Mais le grand défi c'était l'alimentation électrique. Avec la demande d'un tramway 100 % sans ligne aérienne de contact, dans les zones où le tram est à l'air libre (en tunnel en effet le fil de contact est maintenu). Les ingénieurs d'Alstom ont pu mettre au point un système, dérivé de l'APS (éprouvé à Bordeaux et dans une demi-douzaine d'autres villes depuis), qui repose sur deux technologies associées : à bord, la technologie de stockage par supercapacité (ou supercondensateur) dite Citadis Ecopack ; au sol, à la différence de l'APS (solution d'alimentation en circulation), on a ici un système de recharge, dit SRS, assuré en station, en 20 secondes.
Le contrat d'Alstom est essentiel aussi en termes d'emploi. 1 000 personnes et sept sites sont concernés par ce contrat, précise Jacques Beltran.
Les trams à impériale de Hongkong menacés
Ils font partie du paysage de Hongkong depuis le début du XXe siècle, mais leur maintien est remis en question par un décideur local. Alors qu'à travers le monde, de nouveaux réseaux de trams ouvrent ou rouvrent depuis une trentaine d'années, une voix se fait entendre jusqu'à la tête du gouvernement de Hongkong pour réclamer la suppression des célèbres trams à impériale hérités de l'époque coloniale, du moins dans les quartiers d'affaires du centre-ville. Avec le même argument que partout ailleurs entre les années 1930 et 1960 : le tram est d'un autre âge, lent, encombrant et devenu inutile avec l'extension du réseau de métro. C'est ce que déclare Sit Kwok-keng, ancien dirigeant du tram et actuellement conseiller auprès du gouvernement local, à l'AFP. Une proposition dans ce sens sera faite en octobre au service de planification du gouvernement local, pour décision.
Périodiquement reconstruites sur le modèle d'origine, les 163 motrices exploitées par Transdev transportent pourtant quelque 200 000 voyageurs par jour, une fréquentation qu'envieraient bien des réseaux de par le monde.
Pour les milliers d'habitants de l'ancienne colonie britannique qui ont signé une pétition en faveur du maintien du tram, c'est au contraire la multiplication des voitures particulières (plus 50 % en dix ans selon Emmanuel Vivant, directeur général des Tramways de Hongkong, cité par Le Parisien) qui est la cause des encombrements dans le centre-ville. Une contre-proposition vise donc à éliminer l'essentiel du trafic automobile en réservant le centre aux piétons… et aux trams. Les partisans de ce dernier savent que leur combat n'est pas gagné d'avance, dans cette ville où de nombreux témoignages architecturaux historiques, connus ou non, ont récemment cédé la place aux gratte-ciel ou aux voies routières en dépit des oppositions.P. L.
Transdev quitte le tram de Jérusalem
Transdev a conclu le 6 août la vente de sa part de 5 % dans le consortium CityPass qui gère la concession du tramway de Jérusalem, ainsi que la cession de l'exploitation. Transdev gérait l'exploitation du tramway depuis 2011, mais celui-ci ne faisait plus partie des actifs stratégiques de Transdev, qui a engagé la cession de ses participations début 2014. Les acquéreurs sont les autres actionnaires israéliens de la concession, à savoir des investisseurs institutionnels et des sociétés de promotion et de BTP.
Mise en service de l’extension du tram de Nottingham
Le 25 août, Alstom et son partenaire anglais Taylor Woodrow ont annoncé avoir achevé les travaux d'extension du réseau de tramway de Nottingham… Nottingham Express Transit, le réseau de tramway de Nottingham a doublé sa capacité d'accueil. Il compte désormais 32 km de long , contre 17, 5 km avant travaux. Les 2 entreprises partenaires ont conçu toute l'infrastructure en fournissant les câbles aériens, les voies et la signalisation. Par ailleurs, Alstom a livré 22 tramways supplémentaires, qui viennent s'ajouter aux 15 rames Incentro de Bombardier, déjà en service . L'industriel aura en charge la maintenance de l'intégralité du parc.
Tramway : pour se passer de caténaire, CAF préfère le non-propriétaire
Pourquoi se mettre un fil à la patte quand on supprime la ligne aérienne de contact sur son tram ? C’est la réflexion à la base de la solution ACR (accumulateur à charge rapide) proposée par CAF, face à l’alimentation par le sol APS d’Alstom, par contact, ou aux systèmes inductifs Primove de Bombardier et TramWave proposé par AnsaldoBreda. Les questions esthétiques ou pratiques ont fait que les projets de tramway sans ligne aérienne de contact se sont multipliés ces dernières années. Mais tous les constructeurs n’ont pas suivi la piste des dispositifs d’alimentation, aussi discrets soient-ils. CAF, par exemple, propose un stockage rapide de l’énergie à bord du véhicule, en arrêt (25 secondes) ou en freinage, associant super-condensateurs en mode nominal et batteries en mode secouru. Le groupe espagnol n’est pas le seul. Siemens est en train de livrer à la Cité universitaire du Qatar une solution associant également la charge rapide et les deux modes de stockage. Alstom, pour sa part, après avoir mis en œuvre les batteries NiMH à Nice et testé les supercondensateurs à Paris (projet Steem), propose depuis le salon 2015 de l’UITP son SRS à charge rapide (moins de 20 secondes) et stockage d’énergie dans des supercondensateurs. Quant à Bombardier, il place en Chine des tramways à « batteries Primove ».
CAF s’est engagé dès 2010 dans la voie du stockage embarqué avec le MetroCentro de Séville (modifié à cette fin) et a optimisé cette solution depuis (tram de Saragosse en 2011, prochainement suivi par le métro de Grenade et la Ligne circulaire de Kaohsiung, sur toute sa longueur). Rebaptisée « FreeDrive », cette solution de stockage doit également équiper le futur tram de Luxembourg. Le constructeur estime a posteriori avoir fait le bon choix. Ne serait-ce que parce que le stockage d’énergie est appelé à progresser en mode routier… et dans la mesure où d’autres le reprennent aujourd’hui pour les trams ! Avec une nuance capitale : CAF n’a pas un aussi long passé d’électricien qu’Alstom, Siemens, voire Bombardier Transport (en tant qu’héritier d’ABB Traction ou d'AEG). De ce fait, CAF ne propose pas actuellement sa solution de stockage d’énergie embarqué pour d'autres modes de transport. Mais souligne toutefois que le stockage embarqué qu’il met en œuvre est non-propriétaire. Un argument à destination des villes qui veulent s’équiper tout en gardant leurs mains libres lorsque viendra le moment de se moderniser…
