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Catégorie : Transports urbains
Retrouvez toute l’actualité des transports urbains: Métro, RER, lignes de bus, constructeurs et opérateurs en France et à l’international
Dubaï. Inauguration du tramway construit par Alstom et Besix
Le premier tronçon du tramway de Dubaï a été inauguré le 11 novembre. Très moderne avec ses rames et ses stations climatisées, alors que la température peut monter jusqu'à 50 degrés Celsius, ce tramway a été construit par le français Alstom avec le belge Besix. Sur ce projet d'un milliard d'euros, qui a connu un important retard en raison de la crise financière, la part du marché pour Alstom s'élève à 450 millions d'euros et celle de Besix à 300 millions. D'autres entreprises ont été associées aux travaux de construction, exécutés au profit de l'Autorité de transport de Dubaï (RTA).
La ligne s'étend aujourd'hui sur 10,6 km le long de la façade maritime de New Dubaï, une zone résidentielle et touristique proche de l'île artificielle de "Palm Jumeirah".
Une deuxième phase devrait être lancée l'année prochaine pour prolonger la ligne vers d'autres quartiers. La part d'Alstom dans le budget de cette phase est estimée à 150 millions d'euros. L'objectif est d'achever les travaux avant l'Exposition universelle prévue à Dubaï en 2020.

Caen : un tramway fer pour remplacer le TVR
Le 5 novembre, les élus de Caen ont présenté le nouveau projet de transport en commun en site propre et ont décidé le remplacement du TVR, l'actuel tramway sur pneus, par un tramway fer pour 2019… Le TVR, jugé peu fiable et trop coûteux à entretenir sera remplacé par un tramway fer. Le nouveau tramway circulera sur l'actuel tracé de la ligne 1. Le projet prévoit le prolongement de la ligne vers Fleury-sur-Orne où un SMR ( site de maintenance et remisage) sera construit et la création d'une ligne Presqu'île pour desservir les nouveaux équipements publics.
Au total, la ligne s'étendra sur 17,1 km et disposera de 37 stations dont 4 seront communes aux deux lignes. Dès 2019, 24 rames de 32 mètres seront mises en circulation et offriront 210 places au lieu de 128 pour le TVR. Les travaux devraient débuter à l'automne 2017, les essais sont prévus au printemps 2019 et la mise en service en septembre de la même année. Le coût est estimé à 229,8 millions d'euros.
Tram low cost. Nextram : une offre globale pour un tramway abordable
Les agglomérations françaises moyennes ont les moyens d’avoir un tram ! Tel est le postulat de l’offre Nextram, dévoilée l’an dernier au salon de l’UITP à Genève par Vinci et Caf. Un an plus tard, lors du salon Transports Publics 2014 à Paris, les visiteurs ont pu découvrir ce concept plus en détail.
« Les villes qui ont les moyens de se payer un tramway se le sont déjà payé et si les villes moyennes vont vers le BHNS, c’est avant tout pour des raisons économiques. » Emis il y a trois ans, ce constat a été à la base d’une réflexion tant chez Vinci, spécialiste des travaux publics mais aussi des concessions, que chez Caf, qui avait remporté l’appel d’offres du matériel roulant destiné au tram de Besançon. Cette agglomération de taille moyenne, qui est à l’origine du concept de tram « compact » de trois modules (au lieu de cinq classiquement), a également « optimisé » son tram dans les autres domaines, ce qui a permis de ramener le coût de son nouveau réseau à 17 millions d’euros au lieu de 22 à 25 millions d’euros par km, matériel compris. « Besançon a vu ce sur quoi on pouvait faire des économies, mais on aurait pu aller plus loin », pense Francis Nakache, directeur général de Caf France. Pour « repousser à fond les tendances de Besançon », il a fallu « repartir d’une feuille blanche, oublier ce qui a été fait, apporter des idées nouvelles ». En étudiant une ligne structurante caractéristique d’un réseau de ville moyenne, Vinci et Caf ont re-créé un cahier des charges pour un « vrai TCSP à haut niveau de service, sans compromis sur la sécurité et les performances » nommé Nextram, dans les limites d’un budget tout en restant évolutif.
Première idée : Nextram est une offre globale, afin de limiter les interfaces entre corps de métiers, sources possibles de risques et de délais. Ainsi, il est possible d’avoir un chantier « glissant », permettant de limiter les effets négatifs des travaux dans l’agglomération. De plus, en fonction du choix des collectivités, l’offre est modulable : elle peut comprendre le financement du projet, voire l’exploitation (par un partenaire) et la maintenance du réseau une fois celui-ci en service. Bref, Nextram propose un « engagement global prix et délais garantis, y compris sur la maintenance pendant 30 ans ».
Deuxième idée : « un cumul de bonnes idées pour réduire les prix plutôt que des innovations » selon Francis Nakache. Par exemple, « un tramway compact unidirectionnel dont l’emprise au sol est réduite ».
Un tram unidirectionnel n’est effectivement pas une innovation : tous les bus (y compris les BHNS) sont unidirectionnels et le tram de Saint-Etienne, le plus ancien de France, l’est aussi tout comme de nombreux réseaux classiques d’Europe. Mais on peut constater que tous les nouveaux réseaux français développés depuis 1985 sont bidirectionnels, même s’il est assez évident que moitié moins de portes et de cabines de conduite réduisent le prix des véhicules !
Quant à l’emprise au sol réduite, elle est obtenue grâce au choix de l’écartement métrique pour la voie, qui permet des rayons de courbure réduits. L’idée est une fois de plus tout sauf révolutionnaire, en particulier en France où l’écartement métrique garde une connotation « petit train » et ne se retrouve côté tram que sur deux anciens réseaux (Saint-Etienne, encore, et le Mongy entre Lille, Roubaix et Tourcoing). Ceci alors que cet écartement est présent sur de nombreux réseaux en Europe, pour des raisons historiques.
Nextram propose toutefois de véritables innovations, que présente Cécile Cambier, directrice de zone France au développement de Vinci Concessions. Côté voie, le rail bas développé par ETF (Eurovia Travaux Ferroviaires, groupe Vinci) nécessite 20 cm de profondeur en moins que le classique rail à gorge Broca. Les poteaux portant la ligne aérienne de contact, plus légers, sont en implantation centrale plutôt que latérale. De plus, le stockage d’énergie ACR de Caf (qui a fait ses preuves en Espagne) est possible, d’origine ou avec provisions. Bref, un vrai tram, mais dont les choix techniques diffèrent de ceux mis en œuvre en France depuis 25 ans.
Nextram est ainsi « un tram pas aussi cher que ce que l’on peut craindre, avec tout ce que le tram apporte comme services » selon ses promoteurs. Séduisante, mais n’existant actuellement que sur le papier, cette offre se situe « dans la zone grise entre le BHNS et le tram de Besançon », plus précisément entre 11 et 13 millions d’euros par km, matériel compris. Nextram se destine aux villes « qui hésitent depuis longtemps, qui se sont déjà décidées pour le BHNS, mais pourrait revenir sur leur décision, ou qui ont remis en cause le tram suite aux dernières élections ». Bref, « des agglomérations qui voudraient bien un tram, mais ont dans l’idée que c’est trop cher et que le BHNS offre la même chose ».
Mais encore faut-il comparer ce qui est comparable, en dissociant dans le prix les aspects « transport » et « aménagement urbain ». Politiquement difficile, car jusqu’à présent, la spécificité du tram à la française est justement d’associer ces deux aspects, alors que l’ambition de Nextram est « une meilleure intégration dans le paysage urbain ».
Pour ce qui est du strict aspect « transport », Nextram s’attaque au marché des lignes structurantes, également visé par le BHNS. « Si l’on veut vraiment faire un BHNS, des travaux sont nécessaires, y compris au niveau de la plateforme et des réseaux, ce qui fait que le coût d’un BHNS est souvent supérieur à ce qu’on peut croire au premier abord », insiste Francis Nakache, rappelant qu’un véhicule non guidé nécessitera toujours une emprise au sol supérieure pour permettre des croisements en toute sécurité. Et à plus long terme, le matériel roulant Nextram a une durée de vie au moins double de celle d’un BHNS, tout en étant évolutif : le passage de 3 à 5 modules par rame, tel celui envisageable à Besançon, peut se faire « en une dizaine de jours ». Sans oublier que quelques minutes suffisent pour doubler la capacité en faisant circuler les trams en unités multiples : encore une idée pas si neuve mais jusqu’à présent – sauf T2 francilien et tram-train – rarement mise en œuvre en France !
Dossier réalisé par Patrick LAVAL

Tram low cost. Est-ce vraiment moins cher ailleurs ?
Quelques exemples de ces trois dernières années en France et ailleurs montrent que de nouvelles lignes de tram, même sans traitement « de façade à façade », ne sont pas toujours bon marché
• Pour information, le record de France est détenu par le prolongement du T3 dans l’est de Paris : 14,5 km pour 887 millions d’euros (matériel roulant compris), soit 61,2 millions d’euros par km, qui s’explique notamment par de nombreux ouvrages d’art (traversée de la Seine, viaduc de l’Ourcq…) et des aménagements largement dimensionnés. Le prolongement du T2 francilien en 2012 est sur la deuxième marche avec 53 millions par km tout compris et Nice est sur la troisième avec 39 millions (en 2007 déjà).
• La Suisse n’est pas bon marché, y compris pour ses trams. A Genève, le projet TCMC (tram Cornavin – Meyrin – CERN, ligne 14) est revenu à 420 millions de francs suisses pour 9 km, soit 38,4 millions d’euros par km. Toutefois, sans compter le troisième tronçon de 2,5 km, renchéri par une tranchée couverte chiffrée à 70 millions de francs sur un total de 170 millions, on retombe à 31,7 millions d’euros par km pour les deux premiers tronçons. Ce qui, pour un tram classique en centre-ville sur voie métrique, reste plus cher qu’un tram français moyen.
• Le contre-exemple absolu de gestion de projet est le nouveau tram d’Edimbourg, très en retard, moins étendu que prévu… et revenu à 776 millions de livres pour 14 km, soit 69,8 millions d’euros par km. Plus cher que le T3 parisien !
• A Saragosse, le nouveau tram a entraîné une rénovation urbaine conséquente – y compris la couverture complète d'une rivière ! – d’où un montant de 400 millions d’euros pour 12,8 km, soit 31,25 millions d’euros par km, stockage d’énergie compris. Un projet dans l’esprit du tram à la française, dans la fourchette haute des trams français hors Ile-de-France.
• Casablanca est aussi un exemple de « tram à la française » hors de France. Ses 31 km sont revenus à 6 milliards de dirhams, soit 17,8 millions d’euros par km : à peine plus cher que Besançon !
• A Oran, le nouveau tram est techniquement français mais pas « à la française » : l’aménagement ne va pas « de façade à façade » mais se limite au couloir du tram. Les 19 km ouverts en 2013 sont revenus à 54 milliards de dinars, soit 26,5 millions d’euros par km. Le prix d’un tram français moyen, quand même.
Les prolongements, qui ne comportent pas le poste « matériel roulant et dépôt », sont naturellement moins chers de l’ordre de 20 %. Mais ces trois exemples récents vont encore plus loin :
• Anvers : prolongement de 3 km de la ligne 15 vers Boechout pour 44,5 millions d’euros, soit un montant raisonnable de 14,8 millions d’euros par km pour une ligne classique hors centre-ville.
• Berlin : petit prolongement de 1,5 km à Adlershof pour 13 millions d’euros, soit 8,7 millions d’euros par km, trois stations comprises.
• Norrköping : le prolongement de 3,9 km en banlieue vers Hageby et Navestad n’est revenu qu’à 185 millions de couronnes, aménagement urbain compris. Un tram suédois « à la française » pour 5,2 millions d’euros par km (3,1 millions d’euros par km pour la voie et la LAC).
Patrick LAVAL
Suite du dossier
Tram low cost. Nextram : une offre globale pour un tramway abordable
RATP Dev exploite le plus long réseau de tramway du Royaume-Uni
Plus d'un an avant la date initialement prévue, la nouvelle ligne de tramway… qui relie l’aéroport de Manchester au réseau existant de la ville, a été inaugurée le 7 novembre. Longue de 14,5 km et comptant 15 stations, la ligne est exploitée par Metrolink RATP Dev Limited. La filiale à 100% de RATP Dev va assurer l’exploitation et la maintenance du réseau de tramway de Manchester jusqu’en 2017, selon le contrat signé avec Transport for Greater Manchester (TfGM), l’autorité organisatrice des transports de la ville. "Metrolink, le réseau de tramway de Manchester, exploité par RATP Dev, compte désomais plus de 90 km, soit le réseau de tramway le plus important du Royaume-Uni", note RATP Dev dans un communiqué. Le projet a coûté 500 millions d'euros.
"Pour réaliser l’ouverture de cette extension de réseau dans un temps record, Metrolink RATP Dev Limited a créé un système de formation de conducteurs par simulateur, pour accélérer l’augmentation du personnel, et a complètement revu la livrée des rames, pour tenir compte du nouveau service, tout en maintenant une prestation fiable sur le résau actuel", souligne encore la filiale de la RATP. "En coopération avec TfGM, Metrolink RATP Dev pilote également l’introduction d’un système de billettique sans contact, par carte à puce".Rappelons que le Royaume-Uni est, avec la France, la première zone d'activité de RATP Dev avec un chiffre d'affaires de 300 millions d'euros en 2013 et plus de 4500 employés.

Luxembourg. Appel d’offres pour le tramway
LuxTram, la société qui exploitera le futur tramway de Luxembourg vient de lancer l'appel d'offres pour l'acquisition des rames de son futur réseau… style= »margin-top: 15px; margin-bottom: 15px; padding: 0px; font-family: arial; font-size: 15px; line-height: 20px; background-color: rgb(255, 255, 255); »>
L'avis de marché prévoit la fourniture et la maintenance de 21 tramways à plancher bas intégral avec une option de 12 rames supplémentaires. D'une longueur de 45 mètres environ et d'une largeur de 2,65 mètres, les véhicules pourront accueillir jusqu'à 300 personnes en charge normale, et allongeables jusqu'à 56 mètres pour permettre le flux aux heures de pointe.En plus de la fourniture du matériel roulant, les candidats devront prendre en compte les études et la conception d'un système d'effacement de ligne aérienne (LAC) sur 3,6 kilomètres, entre la Cloche d'Or et l'Aéroport Luxembourg-Findel. André von der Marck, directeur général de LuxTram explique que sur ce tronçon, «il n'y aura pas de caténaire, mais un système de "biberonnage" grâce à une alimentation par le sol aux arrêts pour refaire le plein».
Les industriels auront jusqu'au 25 novembre pour répondre à l'appel d'offres. Les résultats seront connus l'année prochaine pour une mise en service début 2017.
Australie : Alstom et Transdev « attributaire pressenti » pour le tramway de Sydney
Le ministère des Transports de la province de Nouvelle-Galles du Sud (Australie) a informé, le 24 octobre, les membres du consortium Connecting Sydney que leur offre avait été présélectionnée, indiquant dans un communiqué que les détails du contrat seraient négociés d'ici la fin de l'année.
Connecting Sydney est composé des filiales australiennes d'Alstom, de Transdev et d'Acciona (groupe espagnol diversifié), ainsi que du fonds d'investissement australien Capella Capital.
L'offre a notamment été retenue car le consortium s'est engagé sur une capacité de transport supérieure de 50% aux 9 000 passagers par heure annoncés par les autorités locales. « Cela signifiera une augmentation du budget total du projet », a averti le gouvernement de Nouvelle-Galles du Sud.
Cette nouvelle ligne de tramway, longue de 12 kilomètres, qui reliera le quartier d'affaires central et le sud-est de Sydney, devrait être opérationnelle à partir de 2019.
Son exploitation pourrait générer près d'un milliard d'euros de CA pour Transdev d'ici 2034, estime Les Echos, dans son édition du 28 octobre.

Le Tramway de Gold Coast, élu projet de l’année
A l'occasion des Light Rail Awards 2014 qui se sont tenus à Londres, Keolis a annoncé le 9 octobre, avoir remporté le prix Light Rail Award dans la catégorie Projet de l'année… La nouvelle ligne de tramway, appelée G:link, a été inaugurée le 20 juillet à Gold Coast, dans l’Etat du Queensland en Australie, après 3 ans de travaux.
La cérémonie distingue depuis 8 ans les projets innovants et performants de tramways ou métros légers développés dans le monde.
Keolis a également été primé pour son réseau de tramways de Nottingham dans les catégoriesRelation client et Excellence technique.

Hong Kong : les trams pris dans la révolution des parapluies
Hong Kong dimanche 28 septembre les étudiants en grève depuis une semaine décident d'occuper l'une des artères principales de l'ile
Cette vue du quartier central de l'Admiralty ne montre pas comme on pourrait le croire une commémoration des 110 ans de loyaux services des tramways, mais une protestation contre les mesures restrictives prises par la Chine pour encadrer les candidatures aux prochaines élections de 2017 dans l'ancienne colonie britannique intégrée dans la République Populaire de Chine depuis 1997. Quelques minutes après, la police anti-émeute intervient avec des gaz lacrymogènes pour disperser la manifestation. Dès le lendemain les mouvements de défense de la démocratie occupaient plusieurs carrefours importants de la ville. Désorganisant les transports publics de surface et bloquant des sorties de métro.
J.A.
