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Catégorie : Transports urbains
Retrouvez toute l’actualité des transports urbains: Métro, RER, lignes de bus, constructeurs et opérateurs en France et à l’international

Bordeaux : désaccords sur l’après-tramway
Si 2014 est une année clé pour la ville qui va préparer le changement de DSP,
les transports ne suscitent pas pour le moment de grands débats dans la campagne,
hormis le choix du ou des modes à adopter pour l’après-2017, date à laquelle s’achèvera
la troisième phase du tram. Le 10 décembre dernier, le maire UMP de Bordeaux Alain Juppé a déambulé plusieurs heures dans le tramway pour fêter les dix ans et le « plein succès » de cet équipement novateur à l’époque par son alimentation électrique par le sol. Pour autant, les transports en commun ne semblent plus être le cheval de bataille de celui qui a été réélu avec 56,6 % des voix en 2008. Donné en janvier encore une fois favori des sondages avec 59 % au premier tour, soit deux fois plus que Vincent Feltesse, son challenger socialiste et actuel président de la Cub (communauté urbaine de Bordeaux), il n’est pas très offensif sur le sujet. « Le programme du maire sortant sur les questions de transports n’est pas encore connu », dénonçait ce dernier mi-janvier. Mais celui qui a été élu plusieurs fois maire de Bordeaux depuis 1995 s’offre le luxe de préconiser une hausse des tarifs dès 2014 sur le réseau TBC (tram et bus de la Cub), que Vincent Feltesse ne juge pas « inéluctable ».
Aujourd’hui, Bordeaux peut se targuer de posséder l’un des plus importants réseaux de tramway de France, avec trois lignes et 45 km (77 km à l’issue de la troisième phase qui démarre et se terminera en 2017). Elle dispose d’un réseau favorisant l’intermodalité avec des lignes de bus performantes (dont trois lignes Lianes avec la priorité aux carrefours), des vélos en libre service VCub, des navettes fluviales Batcub intégrées au réseau et depuis peu des Bluecub, voitures électriques développées par Bolloré.
Mais le réseau de tramway arrive à saturation. Sa fréquentation a largement dépassé les prévisions, contrairement à sa vitesse commerciale qui reste insuffisante : 18 km/h contre 21 km/h prévus. Par ailleurs, le réseau de transports en étoile, conjugué à une faible densité, rend difficiles les déplacements de périphérie à périphérie, dans une agglomération de 726 000 habitants en pleine croissance démographique.
Les trois premières phases du tramway ont fait l’objet d’un consensus au sein de la Cub, mais la suite semble plus conflictuelle. Pas sur les corridors à desservir en TCSP, définis par l’agence d’urbanisme dans le schéma directeur d’orientation des déplacements métropolitains (SDODM) : desserte de la rive droite et bouclage en TCSP avec la rive gauche, liaison aéroport – gare Saint-Jean, desserte Saint-Médard – Bordeaux centre et Gradignan – Talence Campus – Bordeaux CHU. En revanche, les modes à employer ne font pas l’unanimité. « Le maire de Bordeaux promet le tramway aux maires de la Cub issus de son groupe politique, alors qu’une approche budgétaire plus cohérente doit favoriser des solutions de type BHNS, en lien avec les densités de population moins fortes en dehors de la ville centre », soutient Vincent Feltesse. « Alain Juppé est favorable à une desserte de la rive droite en tramway, qui va croiser la ligne A en perpendiculaire. Or cela va rajouter à la congestion des lignes du centre », met en garde de son côté Mickaël Baubonne, président de l’association Horizons Bordeaux.
Mais Alain Juppé n’a pas que le tramway en tête. Il expliquait en décembre au journal Sud-Ouest être attaché au développement des transports en commun avec « des dessertes irriguant parfaitement le territoire. […] La solution passe, naturellement, par des TCSP : le tram bien sûr mais aussi les BHNS qui ont l’avantage d’être moins coûteux à mettre en œuvre pour des lignes à moindre fréquentation, indiquait-il. Je pense qu’il faut jouer sur la complémentarité des moyens de transport : tram/train, tram/BHNS et tram/réseau de bus. » Pour la connexion aéroport – centre-ville, il hésite entre prolongement du tram et système rapide type VAL automatique. Et pour la liaison aéroport – gare, il évoque un TCSP utilisant le chemin de fer de ceinture.Catherine Sanson-Stern

Paris : La ligne du T6 en essais
Une nouvelle phase d’essais a commencé pour le tramway T6 Châtillon – Viroflay. Après les tests sur le matériel roulant fin 2013, les essais dynamiques de la ligne ont commencé en février dernier et vont se poursuivre jusqu’en avril sur 9 km entre les futures stations Robert Wagner (Vélizy-Villacoublay) et Division Leclerc (Châtillon). Ces essais auront ensuite lieu jusqu’à la future station terminus Châtillon-Montrouge. La formation des conducteurs débutera en avril. Ce tramway sur pneu (Translohr STE6) pourra accueillir jusqu’à 252 passagers dont 60 assis. La mise en service de la section en surface du futur tramway T6 Châtillon – Viroflay, entre Châtillon-Montrouge et Vélizy-Villacoublay, est prévue en décembre 2014.
Hongrie : Caf va fournir les tramways de Budapest
L'entreprise espagnole CAF a remporté l'appel d'offres pour le renouvellement des tramways… L'entreprise espagnole Caf a remporté l'appel d'offres pour le renouvellement des tramways de Budapest, pour un contrat de 44,1 milliards de forints, soit 147 millions d'euros. « Les premiers trams d'un parc de 37 engins du constructeur espagnol Caf arriveront à Budapest en 2015 », a précisé la ville le 3 mars. Les trams actuels de la capitale hongroise remontent aux années 1970. Douze rames seront longues de 56 mètres, alors que les 25 autres seront plus courtes (34 m), a ajouté la municipalité.

Mise en service de la ligne 2 du tram de Valenciennes
La ligne T2 du tramway valenciennois est officiellement entrée en service lundi 24 février. Avec 20 nouvelles stations, 15 kilomètres de ligne… class= »MsoNormal »>
les habitants de la zone entre Valenciennes et Vieux Condé peuvent désormais profiter d’un tramway toutes les douze minutes, toute la semaine entre 5h et 22h. L’exploitation commerciale est assurée par Transvilles, la marque des transports valenciennois.
Pour présenter le nouveau réseau aux quelque 60.000 habitants potentiellement concernées par cette ligne, la première semaine d’exploitation est totalement gratuite. Des équipes stationnent aussi dans certaines gares pour répondre aux questions des voyageurs. Le week-end du 1er mars marquera la fin de cette semaine de gratuité avec une opération baptisée « Tram en fête ». Au programme : ateliers artistiques, concerts et sensibilisation à la sécurité de ces nouvelles installations.
Retard pour le tram vers Clichy-sous-Bois et Montfermeil
A Clichy-sous-Bois comme à Montfermeil, la future branche du tram francilien T4 est très attendue
pour désenclaver ces deux communes aux confins de la Seine-Saint-Denis, dépourvues de transports publics sur rail. Si l'approbation de l'avant-projet est attendue pour le 5 mars prochain, les travaux préparatoires ne démarreront pas avant la fin de l'année. Ce qui fait que l'ouverture, « à l’horizon 2017 » selon le Stif, n'est déjà plus jugée réaliste au sein de la CACM (communauté d'agglomération de Clichy-sous-Bois/Montfermeil).
Un retard de plus pour cette infrastructure initialement prévue pour 2013-2014 et que la commune voisine de Livry-Gargan, située sur son tracé, n'a jamais vraiment voulu. Au fur et à mesure des retards, certains se demandent même si la ligne 16 (Noisy-Champs – Pleyel) du Grand Paris Express, qui doit ouvrir « avant 2025 », n'arrivera pas la première à Clichy-Montfermeil !Tram-Train : l’EPSF lève la suspension de circulation des Citadis Dualis
Le 16 janvier, après accord sur les modifications et actions correctives proposées, l’Etablissement
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public de sécurité ferroviaire (EPSF) a levé la suspension des autorisations des trams-trains Citadis Dualis d’Alstom. Cette suspension, qui avait été prononcée suite au déraillement, le 3 décembre 2013, d’un tram-train Dualis U52500 sur le réseau de l’Ouest Lyonnais, est levée tant pour les U52500 de ce réseau rhônalpin que pour les Dualis U53500 des Pays de la Loire, actuellement exploités entre Nantes et Clisson. De ce fait, la mise en service des Dualis entre Nantes et Châteaubriant, toujours dans les Pays de la Loire, devrait bien avoir lieu comme prévu le 28 février.
Tramway : la sécurité au détriment des conducteurs
Le tramway est plébiscité par les élus et les usagers mais pas par les conducteurs. C’est ce qui ressort d’un rapport du cabinet Indigo ergonomie remis à la fin de l’année dernière au CHSCT de Keolis Bordeaux. Ce document pointe du doigt les conditions de travail des traminots à Bordeaux, mais aussi à Lille, Montpellier ou Clermont-Ferrand, rapporte le magazine Santé et Travail (n° 85). Selon le rapport Indigo, les traminots sont soumis à une pression psychologique permanente : la peur de l’accident. Un piéton imprudent, un cycliste négligent ou un automobiliste étourdi : le machiniste se doit d’anticiper tous les risques possibles. L’arrêt d’un tramway lancé à pleine vitesse prend plusieurs mètres, sans aucune possibilité d’éviter la collision. Une source de stress permanente. A cela s’ajoute la fatigue générée par la Vacma (Veille automatique à contrôle de maintien d’appui).
Sous la forme d’un bouton ou d’une pédale, c’est le système dit « de l’homme mort », qui impose d’être régulièrement activé. Faute de quoi, le tramway s’arrête. Le but est de s’assurer de l’état de conscience du conducteur et d’éviter qu’un malaise ou un endormissement ne conduise à un accident. Revers de la médaille, ce système serait à l’origine de troubles musculo-squelettiques (TMS) chez les traminots. A Bordeaux, 15 salariés ont été déclarés inaptes à la conduite de ce fait en 2010, dont neuf définitivement.
Robin Foot, sociologue et chercheur du Laboratoire technique, territoire et société, explique au magazine Santé et Travail avoir « établi un lien entre les douleurs [des traminots] et la conception du poste de conduite et particulièrement du système de veille à maintien d’appui, mais nous avons également constaté des effets sur le plan cognitif ». Il explique que la Vacma a un effet « distractif » sur le conducteur, à défaut de le maintenir concentré. Effectuer le travail de conduite (gong, klaxon, etc.) devient plus difficile dans un tissu urbain souvent dense. L’arrêt d’urgence peut aussi avoir des conséquences sur les passagers, comme le montre l’accident survenu à Montpellier en septembre 2012, lorsqu’un passager âgé est tombé sur la tête et est décédé, après un freinage automatique. Trop concentré sur les piétons, le conducteur a oublié d’appuyer sur le bouton de Vacma, qui a déclenché le frein.
Selon certains traminots, le Vacma n’empêcherait pas de courts endormissements, les conducteurs continuant par automatisme à actionner le bouton. D’où la conclusion du rapport qui conseille de modifier ce système pour l’améliorer. Le syndicat mixte des transports en commun de Clermont-Ferrand a modifié son cahier des charges pour les constructeurs, qui demande maintenant la modification de la veille. Une amélioration pour les conducteurs, qui amènera aussi plus de sûreté pour les passagers.
Alexandre Nekrassov


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