Catégorie : Transports urbains

Retrouvez toute l’actualité des transports urbains: Métro, RER, lignes de bus, constructeurs et opérateurs en France et à l’international

  • Palmarès des mobilités. Prix Européen : Saragosse, aménagement de la ville autour du tramway

    Palmarès des mobilités. Prix Européen : Saragosse, aménagement de la ville autour du tramway

    Cinquième ville d’Espagne, Saragosse (700 000 habitants), a inauguré en mars sa première ligne complète de tramway – une première phase de 5 km avait ouvert en 2011. Avec l’arrivée du tram sur un parcours de 13 km et 25 stations, du nord au sud, la ville a été rénovée de façade à façade. Cinquième ville d’Espagne, Saragosse (700 000 habitants), a inauguré en mars sa première ligne complète de tramway – une première phase de 5 km avait ouvert en 2011. Avec l’arrivée du tram sur un parcours de 13 km et 25 stations, du nord au sud, la ville a été rénovée de façade à façade. Un tiers du montant du projet (près de 360 millions d’euros) a été consacré aux aménagements urbains, se traduisant par une importance accrue accordée aux piétons et aux vélos et une circulation automobile apaisée. De longues portions de voies ont aussi été engazonnées.
    Sur 2 km du centre historique, une solution sans caténaire a été mise en œuvre avec le système ACR de stockage rapide de l’énergie (super-capacités), permettant de recharger par le sol, en 20 secondes en station. Les 21 rames Caf Urbos 3 – industriel dont l’usine est située précisément à Saragosse – passent toutes les 5 à 7 minutes aux heures de pointe, et transportent 80 000 voyageurs par jour (100 000 sont escomptés à court terme). Le réseau de bus, qui comprend 45 lignes et réalise 400 000 voyages par jour, est en correspondance à trois pôles d’échanges. Il a été totalement réorganisé cet été pour éviter les doublons.
    Le réseau est géré par une Sem, dans laquelle la municipalité est présente à 20 %, aux côtés d’un groupement mené par Caf, FCC, Acciona, Concessia, Ibercaja et Tuzsa.
    A noter, un très bon taux de couverture de 68 %, sachant qu’une carte valable une heure sur le réseau coûte 1,35 euro. Saragosse envisage maintenant une ligne est-ouest de trois kilomètres et sept stations, pour 85,7 millions d’euros.     

    C. N.

     

    Les autres nominés étaient :

    Barcelone : couloirs de circulation réservés
    Dans la foulée de la pionnière Madrid, Barcelone a étrenné le 29 octobre 2013 son premier bus VAO qui circule dans un couloir réservé à certains véhicules. Cet axe est accessible aux bus, taxis, voitures écologiques ou transportant au minimum deux personnes dans un premier temps (la règle est habituellement un minimum de trois personnes). Ce n’est qu’une des dernières innovations lancées par cette ville qui affiche son dynamisme en matière de déplacements publics et dispose d’un réseau très performant. Elle a fait le choix du  Lion’s City hybride, un matériel innovant. Grâce aux dix dernières commandes qui doivent arriver avant la fin de l’année, elle va disposer du parc de Lion’s City hybride le plus important au monde.     

    M.-H. P.

    Salzbourg : le trolleybus, mode écologique par excellence
    Le réseau de transports publics de Salzbourg (166 000 habitants) s’étend. L’exploitant urbain SLB a fait le choix du trolleybus, persuadé, à juste titre, que c’est un mode de transport écologique. Il transporte chaque année 40 millions de voyageurs (s’ajoutent 12 millions de voyageurs transportés par des bus exploités par une autre entreprise privée). Depuis de nombreuses années, Salzbourg ne commande plus que des trolleybus à plancher surbaissé. Les Trollino 18 de Solaris/Cegelec ont été « restylés » genre BHNS. Ils sont maintenant tous en service. L’une de leurs caractéristiques est d’accueillir les vélos grâce à leur vaste plate-forme arrière.     

    M.-H. P.

  • Tramway : Valenciennes inaugure sa deuxième ligne

    Sept ans après la mise en service de sa première ligne de tramway, l’agglomération valenciennoise doit inaugurer le 13 décembre sa ligne 2. 15 km entre Valenciennes et Vieux-Condé (21 stations) relient désormais sept communes. Particularité de la ligne, qui a coûté 124,5 millions d’euros : l’exploitation en voie unique bidirectionnelle, une première en France sur une telle distance grâce à des zones d’évitement réparties en stations et sur le parcours. Les fréquences prévues sont de 10 minutes. On y attend 16 000 voyageurs par jour. Plus de 60 000 habitants de l’agglomération seront connectés au tramway une fois la mise en service commercial effective, a priori fin février 2014.

  • Groupement de commandes : Caen et Amiens planchent sur un projet commun de tramway.

    Dijon et Brest ont lancé cette idée novatrice il y a quelques années : travailler ensemble pour grouper leurs commandes de matériel roulant et réaliser de ce fait une économie de 20 %. C’est désormais au tour des agglomérations de Caen et d’Amiens de se mettre au travail pour définir ensemble le tramway dont elles ont besoin, sous l’égide de la société d’ingénierie Egis. Le matériel serait le même, les collectivités souhaitant au minimum avoir la main sur le pelliculage, l’aménagement intérieur ou l’habillage des stations. « Nous allons installer une commission d’appel d’offres en commun avec un jury commun », précise Thierry Bonté, vice-président aux Transports d’Amiens Métropole. E il poursuit : « Nous essayons de voir si nous pourrions aller plus loin. Nous avons identifié un certain nombre de postes qui pourraient faire l’objet d’une commande commune tels que les stations de tram, la maintenance, les matériaux »
    L’économie attendue est au moins de 5 %. « Laissons jouer la concurrence ! », estime Eric Vève, président de Viacités. L’appel d’offres devrait être lancé en 2015 pour une cinquantaine de rames.
    Malgré les avantages de la démarche, Alain Masson, premier vice-président de Brest Métropole Océane, se dit « étonné que l’idée n’ait pas été davantage reprise ». Il y a pourtant un autre candidat : l’agglomération Pays de Montbéliard, qui souhaite mettre en place un BHNS, elle lance un appel aux autres collectivités pour mutualiser cette future commande.

  • Allemagne : à Iéna, le premier Tramino allemand dévoilé au public

    Le 9 novembre, les quelque 107 000 habitants d'Iéna ont eu l’occasion de découvrir le nouveau tramway Tramino, commandé à cinq unités par le réseau métrique de leur ville. Deux ans presque jour pour jour après la signature du contrat avec la compagnie de transports d'Iéna (Jenaer Nahverkehr GmbH), le premier en Allemagne pour le tramway du constructeur polonais Solaris, ce véhicule bidirectionnel articulé de trois modules (29 m) à plancher bas a été présenté au public. Sa partie électrique est fournie par Vossloh Kiepe (Düsseldorf) et comprend la traction, le système d'information voyageurs, ainsi que l'équipement en cabine, la vidéosurveillance et la climatisation. Côté économies, les onduleurs de traction permettent la réinjection à la ligne aérienne de contact de l'énergie de freinage. Côté fiabilité et disponibilité, les convertisseurs pour les auxiliaires et les équipements de contrôle et de communication sont redondés. Le système de diagnostic Kiepe est censé simplifier la maintenabilité de ce tram, qui doit entrer en service au début de l'an prochain.

  • Le T7 inauguré avec le 1 500e Citadis

    Le T7 inauguré avec le 1 500e Citadis

    Non seulement c'est une nouvelle ligne de tram francilienne, mais la rame inaugurale n'est pas n'importe laquelle… Le 16 novembre, la ligne T7 du tram francilien a été inaugurée entre le terminus du métro à Villejuif et la Porte de l'Essonne à Athis-Mons. Cette ligne qui dessert de nombreux emplois dans le bassin Orly-Rungis et devrait être prolongée à Juvisy en 2018. C'est le 1 500e tramway Citadis construit par Alstom qui a eu l'honneur de lancer ce nouveau service qui devrait transporter 30 000 voyageurs par jour.

  • Tramway : un tunnel de la deuxième ligne niçoise attribué à Bouygues TP

    Un groupement d'entreprises piloté par Bouygues Travaux Publics a été retenu début novembre pour construire un tunnel où passera la future deuxième ligne de tram de Nice. Le marché remporté inclut un tunnel de 3,2 km, quatre stations enterrées, ainsi que les puits de sortie et d'entrée. Les travaux du tunnel devraient débuter au second trimestre 2014 et durer onze mois.
    La deuxième ligne de tram de la ville doit relier sur 11,3 kilomètres l'aéroport (à l'extrémité ouest de la ville) au port de Nice (à l'est) en 26 minutes. Elle comprendra 20 stations dont quatre souterraines. Sa mise en service est prévue pour fin 2017 pour un coût total de 650 millions d'euros.

  • Algérie : Alstom et Yapi Merkezi réaliseront le tram de Sétif

    L’Entreprise du métro d’Alger (EMA) a annoncé avoir attribué le contrat de réalisation du tramway de Sétif à un consortium regroupant Alstom et l’entreprise turque du BTP Yapi Merkezi. Ce contrat, qui doit être validé par la Commission nationale des marchés publics avant son attribution définitive, se chiffre à « environ 380 millions d’euros ». La première phase comprendra deux lignes partant du centre-ville, l’une vers l’est de l’agglomération (15,5 km), l’autre vers le sud (7,2 km). La mise en service est prévue « dans un délai de 44 mois », c’est-à-dire pour l’été 2017.
     

  • Espagne : Alicante a désormais le plus long réseau de tramway du pays

    En mettant récemment en service sa ligne 2 et ses 9 km, le réseau de tramway d'Alicante est devenu le plus long d'Espagne avec 33 km de lignes loin devant celui de Murcie (17,8 km). Opérées sous la marque « Tram », les quatre lignes ont pour exploitant les chemins de fer de la communauté de Valence (FGV). Elles incluent le premier tram-train de la Péninsule, soit la ligne 1 entre Alicante et Benidorm. Le trafic a atteint 6 millions de voyageurs durant l'exercice 2012.

  • Ile-de-France : le T7 met le cap au sud

    Ile-de-France : le T7 met le cap au sud

    Après le T5 – sur pneus – vers le nord cet été, voici le T7 vers le sud. Le 16 novembre verra la mise en service en Ile-de-France d’une deuxième ligne de tram radiale dans le prolongement du réseau de métro. Ce serait plutôt la sixième ligne francilienne de tram, mais comme elle suit en grande partie l’ancienne nationale 7 – aujourd’hui RD7 – au sud du terminus de la ligne 7 du métro, va pour « T7 ». A partir du 16 novembre, cette ligne desservira 18 arrêts entre Villejuif (Louis-Aragon) et Athis-Mons (Portes de l’Essonne), via Rungis et l’aéroport d’Orly. Dans un deuxième temps, un prolongement doit être réalisé vers la gare de Juvisy-sur-Orge d’ici 2018.
    Le T7 est le deuxième tram francilien inauguré cette année ; il a pour point commun avec le T5, ouvert cet été, d’être établi sur un grand axe radial en prolongement du métro, les lignes précédentes étant plutôt des lignes de rocade. Mais sur deux points, T5 et T7 sont diamétralement opposés : le premier va vers le nord et est équipé de pneus, alors que le second roule vers le sud sur ses deux rails.
    Long de 11,2 km, le tronçon inauguré le 16 novembre doit être parcouru en 33 minutes (soit 20,36 km/h de moyenne) et traverse 10 communes (Villejuif, l’Haÿ-les-Roses, Vitry-sur-Seine, Chevilly-Larue, Thiais, Rungis, Paray-Vieille-Poste, Orly, Villeneuve-le-Roi et Athis-Mons) sur 2 départements (Val-de-Marne et Essonne). Il devrait transporter quelque 28 800 personnes par jour selon les dernières estimations.
    L’arrivée du T7 a radicalement modifié l’axe routier qu’elle suit entre Villejuif et Thiais : la chaussée de deux fois deux voies bordée de grands arbres (20 m entre façades) a cédé la place à une très large emprise (40 m) où les deux voies du T7 (plateforme de 6 à 7 m de large localement végétalisée par sedum), sont encadrées par deux fois deux voies de circulation, plus une file de stationnement et une piste cyclable, sans oublier les trottoirs. Aux carrefours, les passages souterrains réservés aux automobiles ont disparu ; en revanche, une passerelle piétonne, ainsi que deux franchissements d’axes routiers (160 m au-dessus de la RN186 et de l’A86 et 100 m au-dessus de l’A106 et de la RD7) ont dû être créés… et le franchissement en souterrain des pistes de l’aéroport d’Orly est une première. Par conséquent, en plus des travaux préparatoires habituels (déviations des réseaux souterrains, remplacement du mobilier urbain, signalisation, entre 2009 et l’été 2011), il a parfois fallu procéder à des acquisitions foncières et couper les grands arbres, avant de remplacer ces derniers par des pins parasols et des chênes verts, en plus grand nombre.
    Quant aux travaux d’aménagement du tramway, ils se sont étalés entre fin 2010 et la mi-2013. Spécialité francilienne : le T7 n’étant connecté à aucun autre tram, il a fallu lui construire son propre site de maintenance et de remisage de 24 000 m2. In fine, de la concertation à l’inauguration, treize ans auront été nécessaires pour ouvrir son premier tronçon, chiffré à 292 millions d’euros répartis entre le conseil régional d’Ile-de-France (73,6 %), les conseils généraux du Val-de-Marne (17 %) et de l’Essonne (3,8 %), l’Etat (3,2 %), la communauté d’agglomération Les Portes de l’Essonne (0,8 %) et la RATP (1,6 %). Le Stif, en tant qu’autorité organisatrice des transports en Ile-de-France, pilote le projet et couvrira à 100 % le coût de l’exploitation.
    Au montant des infrastructures s’ajoutent 53 millions d’euros, financés à 100 % par le Stif, pour les 19 trams nécessaires à l’exploitation du premier tronçon (pour le prolongement, il faudra 12 rames de plus). Le type choisi est le Citadis 302 d’Alstom à plancher bas intégral, comme sur le T2 et le T3, mais dans une configuration différente : cinq modules, soit une longueur de 32 m, pour une largeur de 2,4 m. Bonne idée : le même modèle a été commandé pour le futur T8 ! Son design extérieur a été revu et adopte la livrée extérieure où domine le vif-argent du Stif, avec une touche de vert jade RATP. L’intérieur, qui peut accueillir 200 voyageurs, propose 54 places assises, plus deux emplacements pour usagers en fauteuil roulant et six places assises prioritaires. Ce tram doté d’un éclairage par Led est également le premier exploité par la RATP à bénéficier d’écrans embarqués annonçant les prochains arrêts, les temps de trajet jusqu’aux arrêts principaux, ainsi que les correspondances. A ce sujet, le T7 croise le TVM à Porte-de-Thiais et son arrivée entraîne des modifications sur 18 lignes de bus (et trois lignes Noctilien), dont la suppression, le long de son tracé, du 185 (détourné vers Choisy-Sud au sud de Villejuif) et du 285 (qui prolongera désormais le T7 vers Juvisy). Le tram est également en correspondance avec le RER C à Rungis (La Fraternelle), le métro (ligne 7) à Villejuif et Orlyval à Orly-Sud.
    D’autres correspondances seront offertes avec les lignes 14, 15 et 18 du Grand Paris Express… Mais d’ici-là, le prolongement du T7 vers Juvisy, dont les travaux doivent être lancés en 2015, sera sans doute déjà en service !
        

    Patrick Laval