Catégorie : Transports urbains

Retrouvez toute l’actualité des transports urbains: Métro, RER, lignes de bus, constructeurs et opérateurs en France et à l’international

  • Williams Hybrid Power et Alstom développent un stockage d’énergie pour tramway

    Le 17 janvier, Alstom Transport et Williams Hybrid Power (groupe Williams, comprenant notamment l’écurie de Formule 1 William F1 Team) ont signé un contrat de partenariat exclusif pour l’application du stockage d’énergie aux tramways Citadis d’ici à 2014. Alstom, qui, ces dernières années, a mis en œuvre sur ses trams d’autres solutions de stockage d’énergie (batteries, supercondensateurs), a décidé de faire équipe avec Williams Hybrid Power afin d’éprouver son volant d’inertie composite à charge magnétique (MLC). Appliquée aux transports collectifs (comme c’est le cas sur les bus londoniens), cette solution développée initialement pour la Formule 1 permet de réaliser 15 % d’économies d’énergie en récupérant celle dissipée lors du freinage. Par ailleurs, le volant d’inertie est réalisé à partir d’un matériau composite « qui rend cette technologie particulièrement sécuritaire, aucune structure métallique n’étant transportée à très grande vitesse ».
     

  • Exit le TVR, Caen passe au tram sur fer pour ses deux lignes

    Exit le TVR, Caen passe au tram sur fer pour ses deux lignes

    Viacités a choisi le tram sur fer pour remplacer le TVR de la ligne 1 de Caen et réaliser la deuxième ligne. L’objectif est de diminuer la part de la voiture avec un transport collectif performant. Avec ce projet de 300 millions d’euros, l’agglo comptera plus de 23 km de tram en 2018. Le TVR de Caen prendra sa retraite en 2017, c’est officiel. A la place, un tram classique et deux lignes en tout sont attendues pour 2018. A l’issue d’un travail approfondi, Viacités avait en effet adopté en décembre 2011, un « projet global de mobilité durable pour les vingt à trente prochaines années », construit autour de trois axes : un projet global de TCSP avec réalisation d’une 2e ligne est-ouest et remplacement du TVR par anticipation ; un réseau de bus plus attractif ; le développement des autres formes de mobilité durable. « Cadencement, vitesse commerciale élevée, régularité, fiabilité, amplitude horaire, accessibilité optimale, grande lisibilité en ville et confort pour les usagers : les TCSP constituent l’alternative la plus attractive à l’usage de la voiture », conclut-on à Viacités. Et c’est bien le tram sur fer qui remplit le mieux tous ces critères.
    Les deux lignes emprunteront les axes réunissant les plus fortes densités de population, d’emplois et d’étudiants pour desservir 155 000 habitants et emplois. Fréquentation attendue sur le réseau Twisto : 6,7 millions de voyages par an. Actuellement « le TVR est souvent saturé, phénomène amplifié par les problèmes d’irrégularité et le manque de fiabilité du système. Il connaît en effet de nombreux dysfonctionnements liés à la fois à la fiabilité, à la disponibilité et à la maintenabilité, expose-t-on chez Viacités. Les difficultés rencontrées atteignent un tel niveau que sa pérennité à moyen terme n’est plus assurée ».
    Les rames du tramway de la ligne 1 passeraient de 24 à 32 mètres pour accueillir jusqu’à 210 voyageurs au lieu de 130. Si la ligne 1 conserve ses 34 stations sur 15,7 km, le terminus Campus 2 serait déplacé et celui d’Hérouville-Saint-Clair modifié dans la perspective du prolongement ultérieur de la ligne. La ligne 2 quant à elle, reliera les Rives de l’Orne et le secteur de la gare au quartier du Chemin Vert par la branche C (1,4 km), et au quartier Beaulieu et à Bretteville-sur-Odon par la branche D (2,9 km). Un tronc commun de 3,5 km en centre-ville dessert les équipements majeurs de l’agglomération. En réalisant les deux lignes simultanément, Viacités veut gagner du temps : les travaux ne devraient durer que deux ans et demi au lieu de quatre. De l’argent également – dépôt commun, maîtrise d’œuvre –, 18,5 millions d’euros très précisément selon le chiffrage d’Egis.
    L’exploitation du TVR serait interrompue à la mi-2017, l’inauguration des deux lignes étant prévue pour la fin 2018. L’éventualité d’une ligne 2 en BHNS a également été examinée, pour un coût très faiblement inférieur (40 millions d’euros), en raison notamment des économies d’échelle plus grandes avec deux lignes de tram. Un moindre mal aussi : 40 % de l’investissement initial du TVR est conservé (lignes aériennes de contact, sous-stations, aménagements urbains…), soit environ 111 millions d’euros, note le syndicat mixte. L’option retenue coûtera 299,6 millions d’euros, payée par autofinancement, emprunts, subventions et par la mise en place d’une taxe sur les plus-values immobilières. Viacités compte, de plus, répondre au 3e appel à projets TCSP et mise sur une subvention de l’Etat de 45 millions d’euros. Pour réduire le coût du projet, l’agglomération caennaise envisage, enfin, un groupement de commandes de matériel roulant avec Amiens. L’achat groupé de Citadis à Brest et Dijon fait école…
        

    Cécile NANGERONI
     

  • Tours : le débat sur la 2e ligne de tram repoussé après les municipales

    Alors que les travaux de la première ligne de tram ne sont pas encore achevés, les débats sur la seconde ligne enflamment déjà l’agglomération. Mais le projet qui avait été inscrit au PDU en 2003 attendra encore. Jean Germain, président de Tours(s)plus, vient en effet d’annoncer que le choix du tracé serait repoussé à 2014, après les municipales. L’objectif pour Jean Germain est d’éviter que le sujet ne provoque des « tensions artificielles » entre les différents maires. Le débat est porté par Marie France Beaufils, sénatrice-maire (PC) de Saint-Pierre-des-Corps, qui milite pour une ligne desservant sa commune et la gare TGV avant de relier le sud de l’agglomération. Un tracé long et donc coûteux, alors que de nombreux maires se sont déjà prononcés pour un itinéraire court partant du carrefour de Verdun, au sud du centre de Tours et au croisement de la première ligne, pour rejoindre l’hôpital Trousseau à Chambray-lès-Tours. Le tracé devrait donc être adopté fin 2014, en même temps que le nouveau PDU, en cours de révision.

  • Clermont-Ferrand : le BHNS complète le tramway

    La couleur fleur de lave du tram clermontois se décline depuis le 8 décembre sur les BHNS de la ligne B. De 5h30 à 23h, 14 Crealis Neo de 135 places circulent sur la 2e ligne structurante du réseau (9 200 voyages par jour) avec des fréquences aux 9 ou 11 minutes à chacune des 16 stations, qui ont été modernisées (et dont les quais sont accessibles aux PMR). La ligne B (de Royat au stade Michelin) a vocation à desservir le centre-ville grâce à des correspondances avec 12 lignes de bus, le tram et le train. Aux carrefours, les bus ont la priorité, et dans le véhicule les voyageurs ont désormais des écrans d’information temps réel dernier cri (système Navibus). L’opération a coûté 11,75 millions d’euros au SMTC, en incluant les 11 bus de 18 m supplémentaires prévus pour équiper la 2e ligne à haut niveau de service courant 2013.

  • Etats-Unis : RATP Dev exploitera le tram de Tucson

    RATP Dev a remporté, via sa filiale RDMT, l’appel d’offres pour l’exploitation et la maintenance du réseau de la première ligne de tramway de Tucson, deuxième ville d’Arizona, pour une durée de huit ans, avec option. Longue de 6,2 km (et 18 stations), la ligne sera mise en service fin 2013, RATP Dev se chargeant de la phase préparatoire à l’exploitation (essais techniques, recrutement et formation du personnel…). « Ce succès permet à RATP Dev de poursuivre son développement dans le tramway, mode pour lequel le groupe RATP est aujourd’hui une référence mondiale, avec l’exploitation de lignes à Paris et dans sa région, à Manchester, à Alger, à Florence, à Hongkong, à Casablanca, et bientôt à Washington », a souligné François-Xavier Perin, président du directoire de RATP Dev. Déjà gestionnaire de réseaux urbains – Austin, Charlotte, Colorado Springs – et désigné pour exploiter le futur tram de Washington DC, RATP Dev entend continuer à se développer aux Etats-Unis, dans les domaines du transit et paratransit, des lignes interurbaines régulières, ainsi que du tramway.
     

  • Amérique latine : Nicole Bricq assure la promotion du tramway français

    Du 4 au 7 décembre, Nicole Bricq, ministre du Commerce extérieur, s’est rendue en Equateur et en Colombie accompagnée d’une délégation de chefs d’entreprise. L’occasion pour la ministre d’assurer la promotion du savoir-faire français en matière de transport de proximité, un secteur jugé stratégique. En Equateur, Nicole Bricq a signé un protocole financier pour un prêt de 90 millions d’euros pour le financement d’une partie du projet de tramway de Cuenca, le premier du pays. En Colombie, elle a assisté à la signature de l’ordre de service du tramway sur pneus de Medellin, dont le matériel roulant a été fourni par le français Translohr.
     

  • Le Havre : le tramway est revenu

    Après 61 années d’absence, le tramway est de retour au Havre. La première ligne a été inaugurée le 12 décembre 2012. Long de 13 km, le tracé du tram en « Y » dessert la gare, le centre-ville et le pôle universitaire, et participe au désenclavement du quartier du Plateau. En tout, 90 000 personnes vivent à moins de 5 minutes d’une des 23 stations, les études préliminaires tablant sur 56 000 voyages quotidiens. 22 rames Citadis d’Alstom assureront les rotations (un tram toutes les 4 ou 8 minutes). Le coût total du projet s’élève à 395 millions d’euros. Jusqu’au 16 décembre, tous les véhicules du réseau de l’agglomération havraise, LiA, seront libres d’accès afin d’assurer la promotion du tramway.
     

  • Brésil : Vossloh va livrer 22 tramways à São Paulo

    L’allemand Vossloh a annoncé, le 13 décembre, que le consortium qu’il a formé avec le brésilien T’Trans avait remporté un contrat de 90 millions d’euros pour la fourniture de 22 Tramlinks V4 au réseau de la compagnie de transports urbains de São Paulo. Les véhicules affichent une capacité de 400 passagers et une vitesse maximale de 70 km/h. Les livraisons sont prévues entre 2013 et 2014.

     

  • Maroc : le tram de Casablanca mis en service

    C’est le roi du Maroc, Mohammed VI, qui a inauguré ce 12 décembre le tramway de Casablanca. Signe de l’importance de l’événement, les premiers ministres marocain et français étaient présents tout comme Pierre Mongin, PDG de la RATP et Patrick Kron, PDG d’Alstom. Cette ligne de 31 km, la plus longue construite en une fois, relie les quartiers est et sud-ouest en passant par le centre-ville. Elle dessert 48 stations. Les rames Citadis, longues de 65 m en unité double, peuvent accueillir jusqu’à 606 passagers. Elles transporteront jusqu’à 250 000 voyageurs par jour. Casa Tram, le groupement mené par RATP Dev aux côtés de la Caisse de Dépôt et de Gestion du Maroc et de la holding Transinvest, sera responsable de l’exploitation et la maintenance de la ligne pour cinq ans. Casa Tram a signé en juillet 2012 un contrat de sous-traitance avec Alstom pour la maintenance de la flotte et des infrastructures dans un tout nouveau centre de 13 800 m2.
     

  • Amiens, un tramway fer pour 2018

    En se dotant d’un tram, Amiens veut enrayer la malédiction qui plane sur ses transports. Les élus amiénois devraient entériner, le 20 décembre, leur décision de construire une ligne de tramway à l’horizon 2018. En attendant cette délibération communautaire, un débat d’orientation budgétaire tenu mi-novembre a permis de constater que les élus de la métropole semblaient plutôt unanimes sur ce projet, bien qu’interrogatifs, pour certains, sur les moyens de le financer. « Nous avons aujourd’hui un réseau qui coûte cher et qui est peu performant », constate Thierry Bonté, vice-président d’Amiens Métropole aux transports collectifs. « L’arrivée d’un tramway peut nous aider à inverser cette mauvaise tendance et apporter une nouvelle image plus qualitative et valorisante des transports publics à Amiens », ajoute-t-il.
    Le projet de tramway se chiffrerait à 200 millions d’euros pour une ligne de 11 km, contre 100 millions pour un BHNS. « En passant notre versement transport à 2 % et avec un emprunt sur 25 à 30 ans, c’est soutenable. De toutes les manières, nous avons calculé que si nous laissons filer notre réseau au fil de l’eau, la perte de productivité du système finira par nous coûter aussi cher que le tram », argumente Thierry Bonté.
    De péripéties en péripéties, plombé par des choix politiques désastreux et par un terrain social miné, le réseau d’Amiens a perdu son attractivité ces dernières années. De 18 millions de voyageurs par an en 1997, il est passé à 11,5 millions en 2007, chiffre à peu près stabilisé depuis cinq ans. Depuis novembre 2010, une mission TCSP a été chargée d’étudier le champ des possibles et a effectué, avec l’assistance d’Egis Rail, des études préalables en vue de la création d’une ligne structurante de transport. Il en ressort que l’agglomération d’Amiens est assez dense pour justifier la création d’un TCSP. Selon les premières hypothèses, le tram pourrait traverser la ville suivant un axe nord-est/sud-ouest. En plus de la gare, il desservirait les principaux secteurs urbanisés, ainsi que le CHU, le projet de centre universitaire et le projet Intercampus. L’hypothèse du tramway sur pneus semble écartée.
    « Ce sera un tram sur fer », affirme Thierry Bonté. Les élus amiénois sont partis sur l’hypothèse d’un tramway court (rames de 24 m), mais ils se laissent la possibilité d’opter au final pour des rames standards si les études montrent un risque de saturation.
        

    Guillaume LEBORGNE