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Catégorie : Transports urbains
Retrouvez toute l’actualité des transports urbains: Métro, RER, lignes de bus, constructeurs et opérateurs en France et à l’international
A Valenciennes les antitram ne désarment pas
Les opposants au chantier du tramway comptent bien se faire entendre. Ils sont près de 500 à constituer l’association Action Tram, née il y a deux ans, pour dénoncer le tracé et l’implantation de l’infrastructure. « Nous ne sommes pas contre le tramway, c’est bien entendu une bonne chose pour l’écologie », indique Stéphanie Bartholomé, secrétaire de l’association, avant d’ajouter regretter que les tracés proposés par Action Tram n’aient « même pas été étudiés ». « La ville va être vidée de ses visiteurs et les commerces de leurs clients. Sans compter la perte liée aux travaux. Nous sommes déjà à 30 % de perte de chiffre d’affaires, certaines entreprises ne tiendront pas pendant un an. » Décidés à peser sur le projet, pourtant bien engagé, les opposant comptent sur l’enquête publique pour faire valoir leurs positions.
Tours : le tram trace son chemin au bulldozer
En centre-ville, juste à côté de la gare, un pâté de maison (l’îlot Vinci) doit disparaître pour laisser passer le tram et installer la station « Gare ». Mais certains commerçants opposaient une certaine résistance à la volonté de Citétram de raser le quartier. La cour d’appel d’Orléans vient pourtant de donner son feu vert à la démolition, en confirmant le jugement d’expropriation. Le dernier hôtelier a donc été mis en demeure de quitter les lieux sous peine d’expulsion judiciaire. Citétram a accordé un dernier délai jusqu’à fin juin avant de lancer le chantier de démolition.
Espagne : la jonction des deux tramways de Barcelone décidée l’été prochain
Entre Trambesos au nord-est et Trambaix au sud-ouest, l’agglomération de Barcelone dispose de deux réseaux de tramways séparés par la plus grande partie de l’avenue Diagonal. Pour réunir les deux ensembles (24 millions de voyageurs en 2011), l’autorité unique (ATM), la Generalitat et la mairie ont écarté un tracé sur Diagonal car trop cher. Ils étudient une jonction via la rue Provença ou la Gran Via. Cette dernière solution (un marché de 200 millions d’euros pour 5 km) tient la corde, car il y a de l’espace, les coûts sont raisonnables et la demande plus forte. En vue d’une mise en service à l’horizon 2015, la décision doit être prise en juillet pour des tramways où Veolia, la BNP ainsi qu’Alstom sont associés aux opérateurs locaux.

Montpellier lance ses tramways haute-couture
Les lignes 3 et 4 ont été inaugurées le 6 avril. Griffées Christian Lacroix, les rames Citadis étendent le réseau de 23 km pour le porter à 56. Elles vont permettre, avec les deux premières lignes, à 282 000 habitants de se déplacer plus facilement. L’agglomération présente sa nouvelle collection printemps 2012 ! Pendant le week-end pascal, pas un arrêt de tram n’a échappé à cette campagne annonçant aux Montpelliérains le lancement des lignes 3 et 4 du tramway, le 7 avril. Après les hirondelles et les fleurs de Garouste et Bonetti, les nouvelles rames Citadis d’Alstom sont en effet habillées par Christian Lacroix, sur le thème de l’eau pour la ligne 3, du feu symbolisé par le soleil méditerranéen pour la ligne 4. Une première pour le créateur, qui a remercié la ville de lui avoir permis « de devenir le designer que j’aurais toujours voulu être ». Après deux ans et demi de travaux (1,5 million d’heures) effectués par 271 entreprises et 2 500 ouvriers, « le tram trace de nouvelles perspectives pour notre territoire », a expliqué Jean-Pierre Moure, président de Montpellier Agglomération, fier d’inaugurer deux lignes simultanément devant la foule amassée place de l’Observatoire. « Il s’agit de cultiver un art de vivre avec des grandes possibilités de déplacements », a-t-il insisté. Le tram est en effet bien connecté aux 31 lignes de bus, services de VLS (50 stations Vélomagg’) et d’autopartage (25 stations Modulauto).
Originalité du projet, qui a coûté 530 millions d’euros : la ligne circulaire qui ceinture le cœur de ville en utilisant en grande partie les infrastructures des autres lignes, offrant ainsi 10 correspondances. Avec 4 lignes de tramway, 83 stations et 56 km de rails, dont 23 tout neufs, le nouveau réseau devrait voir 282 000 voyageurs par jour – dont 130 000 sur la ligne 1. Il dessert 8 communes, soit 45 % des emplois, et 50 % de la population, et les lignes 5 et 6 sont déjà dans les cartons. Palavas-les-Flots, la plage la plus proche, n’est pas desservie, contrairement au vœu de l’ancien maire, qui avait toujours affirmé vouloir aller jusqu’à la mer en tramway. Les communes concernées – Palavas, Mauguio-Carnon et La Grande-Motte – ne font pas partie de l’agglo, et ça les arrange bien, peu ravies qu’elles sont à l’idée d’accueillir la clientèle du tram. En attendant, un service de navette par bus permet de rejoindre la plage du Petit-Travers depuis Lattes.
Le réseau se distingue aussi par une autre première : les quatre lignes se croisent devant la gare Saint-Roch, où plus de cent rames circulent en heure de pointe. L’agglo et l’exploitant ont donc investi dans un simulateur de conduite high-tech. Il présente 80 scénarios d’entraînement à la conduite à vue à 10 km/h dans cette zone complexe. Malgré cela, deux rames de la ligne 1 ont bien failli gâcher la fête en se percutant le matin de l’inauguration…Cécile NANGERONI

Marseille lance les travaux de son – très contesté – kilomètre de tram
Pour ne pas perdre les 4,53 millions d’euros de subventions promis par l’Etat dans le cadre du Grenelle de l’environnement, Marseillle a lancé officiellement les travaux du très controversé tronçon de 1,2 km de tram entre la Canebière et la place Castellane… le 5 mars dernier. C’était dit. Les travaux du tramway entre la Canebière et la place Castellane par la rue de Rome (1,2 km) ne devaient être lancés qu’à la fin de 2013 pour ne pas pénaliser les commerçants ni compliquer la circulation pendant cette année 2013 où Marseille sera capitale européenne de la culture. Finalement, ils ont très officiellement débuté… le 5 mars 2012.
Pour la communauté urbaine Marseille Provence Métropole (MPM), autorité organisatrice, et la ville de Marseille, il s’agit de « ne pas perdre de temps dans le développement du réseau de transports en site propre », comme elles l’ont expliqué dans un communiqué commun. Mais surtout pour ne pas perdre le bénéfice du financement de 4,53 millions d’euros de l’Etat (soit 10 % du budget prévu, hors matériel roulant), obtenu lors du deuxième appel à projets TCSP du Grenelle de l’environnement. Car ce financement était conditionné par le démarrage des travaux avant fin 2013.
Ce tronçon de 1,2 km de tramway, qui sera connecté à la ligne 2 au niveau de la Canebière, aura été au cœur d’un bras de fer entre la majorité de gauche de la communauté urbaine, qui n’en voulait pas car jugé trop coûteux et faisant doublon avec le métro, et la municipalité de Marseille qui le réclamait pour requalifier la rue de Rome et pour en faire le premier maillon d’un prolongement vers le sud-est de la ville.
En 2003, Jean-Claude Gaudin, alors président de la communauté urbaine, avait approuvé l’avant-projet et obtenu la DUP l’année suivante. Mais en 2008 le nouveau président de MPM, Eugène Caselli, décidait de renoncer à ce tronçon, principalement en raison de son coût. Parmi les principaux opposants au projet, le président de la RTM, conseiller communautaire, Karim Zéribi. Pour lui, la priorité était le désenclavement des quartiers nord avec le BHNS et le prolongement du tramway. En septembre 2010, le président de la communauté urbaine Eugène Caselli changeait pourtant de ligne et jouait l’apaisement… et la montre, en attendant les résultats des études techniques et en subordonnant le projet à un prolongement vers le sud-est de la ville. Mais tôt ou tard, disait-il, cette ligne devait se faire.
L’an dernier, l’obtention de l’aide de l’Etat a accéléré le processus. Et au début de cette année, Karim Zéribi ne pouvait que s’incliner. « Ce n’est pas le projet le plus pertinent, mais c’est l’autorité organisatrice qui décide », notait le président de la RTM, tout en répétant que l’axe nord – sud de BHNS restait « indispensable ».
Ce kilomètre de tramway supplémentaire ne serait que le premier maillon d’une ligne qui pourrait être prolongée vers les quartiers de la Capelette (9 000 habitants) et de Saint-Tronc (15 000 habitants), respectivement à environ 2,5 km et 4,5 km de la place Castellane. Mais rien ne sera sans doute décidé avant les municipales de 2014.
En attendant, les travaux préparatoires ont commencé du côté de la place Castellane et se poursuivront jusqu’en octobre 2012 par les déviations de réseaux. Les travaux de génie civil, de réalisation des infrastructures du tramway et de réaménagement de la voirie seront menés d’octobre 2012 au printemps 2014, période prévue pour la mise en service d’un tramway très controversé.
José SOTO
Un petit accroc dans le planning du tram à Tours
Les travaux avancent à vitesse grand V sur le chantier de la première ligne de tram, qui sera opérationnelle à l’été 2013. Mais le chantier qui se déroulait jusqu’à présent sans encombre vient de rencontrer un obstacle sur le pont Wilson, principal ouvrage sur la Loire et porte d’entrée sur le centre-ville. La présence d’une dalle de protection d’une canalisation de gaz plus haute que prévue a imposé des études et des travaux complémentaires qui, sans eux, risquaient de faire glisser la date des essais, impérativement fixée à mars 2013. Le Sitcat et la ville ont préféré adopter une mesure radicale : la fermeture totale du pont Wilson entre le 16 avril et fin décembre. Etendu à toute la largeur du pont, le chantier pourra donc respecter l’échéancier initial et être livré dans les temps. Dans le reste de la ville, les travaux avancent vite et seront même achevés rue Nationale dans l’hyper-centre-ville avant Noël.
Tram sur pneus : Caen attaque la société concessionnaire du TVR
Viacités, le SMTC de l’agglomération caennaise, a saisi le tribunal administratif le 28 mars d’une requête en référé-expertise en vue d’obtenir la désignation d’un expert judiciaire qui recensera les dysfonctionnements du système TVR et fournira les éléments techniques permettant de déterminer les responsabilités de la STVR. La société concessionnaire du tram sur pneus, la STVR, a en effet, selon Viacités, failli à sa mission de conception, réalisation et exploitation technique (maintenance pendant 30 ans) du système. Le constructeur promettait la pérennité et l’évolutivité du réseau, la fiabilité du matériel roulant et un SAV sans failles. « Force est toutefois de constater que très rapidement la réalité s’est révélée bien différente, précise le communiqué de Viacités. Problèmes chroniques de fiabilité, disponibilité insuffisante et en dessous des engagements contractuels, vieillissement accéléré de certaines pièces et des rames, arrêt de la fabrication du TVR dès 2002, fréquentation en baisse due à l’insatisfaction des usagers… » En décembre dernier, l’AO a été contrainte de décider du remplacement anticipé du TVR. Aujourd’hui, elle attaque la STVR.

Sylvia Barthélémy se met en travers du tramway
Le projet de tram d’Aubagne a l’air bien engagé, mais Sylvia Barthélémy, élue d’opposition (Alliance républicaine radicale et centriste) à la mairie veut encore croire à ses chances de faire capoter le tram. Le quotidien La Provence raconte ainsi un débat contradictoire que l’élue a tenu avec Jean-Yves Petit, conseillé régional EELV (Paca). Elle a dénoncé une « lubie qui va tuer dans l’œuf tout autre investissement dont la ville et la communauté d’agglomération ont besoin comme les crèches, les équipements sportifs, ou la voie de Valdonne à laquelle nous tenons. Aujourd’hui, Aubagne court un vrai danger avec le projet du tramway que veut nous imposer une municipalité qui perd toute raison ». Puis Sylvia Barthélémy a énuméré les nuisances qui découleront de ce projet. « Les travaux vont défoncer nos rues, la circulation va devenir infernale, les commerces riverains ne survivront pas à ces chambardements et nos impôts vont exploser ! Nous n’en voulons pas ! Nous ne pouvons pas laisser la municipalité jouer au "petit train" avec l’argent public pour un projet délirant, totalement inutile et sans intérêt pour l’ensemble de la population de l’agglomération aubagnaise. »
Ce à quoi son contradicteur a répondu. « Avec l’augmentation de la population, il faut avoir une vision métropolitaine du transport. La région doit cofinancer le projet tramway à hauteur de 6 % sur les 124 millions d’euros que vont coûter les travaux de la première tranche. Il faut envisager pour l’avenir une forme de RER qui pourrait desservir Aubagne, Marseille et Aix-en-Provence. »Espagne : les réseaux de tramways andalous suspendus aux élections du 25 mars
Plusieurs réseaux de tramways des villes andalouses se trouvent dans une situation financière très délicate. Ce n’est pas le cas de Séville, mais de Grenade, Vélez Málaga ou Jaén. Pour eux comme pour Cadix et Málaga, c’est la Junta d’Andalousie qui exécute les travaux d’infrastructure et ses finances sont à sec : dirigé depuis longtemps par les socialistes, cet exécutif régional est soumis à élection le dimanche 25 mars, et les conservateurs du Parti populaire sont favoris. Or, ces derniers ont également remporté en mai 2011 les municipalités en cause, aussi les uns et les autres espèrent que ce scrutin régional éclaircira l’avenir de ces tramways : arrêté pour déficit à Vélez Málaga, achevé mais non mis en service à Jaén ou encore paralysé sur plusieurs phases du chantier en cours à Grenade. A Cadix, Málaga ou Séville, des accords devront être trouvés entre la Junta, propriétaire des infrastructures, et les municipalités exploitantes, toutes en grandes difficultés financières.
Espagne-France : le tram-train entre Bayonne et Saint-Sébastien lie son destin à des voies nouvelles
A l’ordre du jour depuis 1992, une liaison régionale entre Bayonne et Saint-Sébastien (60 km) se heurte à des différences techniques (écartements) et à un manque de compétences comme de moyens. Adif vient de décider de faire passer sa grande vitesse entre Saint-Sébastien et Irún par la ligne existante, via un troisième rail (et non plus par un tracé nouveau). En théorie, des trains directs transfrontaliers deviennent possibles. Problème, souligne RFF, les voies existantes sont déjà encombrées par des trains à l’allure différente : tout trafic supplémentaire nécessite donc des capacités nouvelles.