Catégorie : Transports urbains

Retrouvez toute l’actualité des transports urbains: Métro, RER, lignes de bus, constructeurs et opérateurs en France et à l’international

  • Politique : Roland Ries visé par une enquête judiciaire sur le tram de Bamako

    Roland Ries, maire (PS) de Strasbourg et président du Gart, est visé par une information judiciaire pour favoritisme et recel de favoritisme, suite au financement par la ville de trois études de faisabilité du tramway de Bamako. Ces études, d’un montant de 50 000 euros, ont été confiées en 2009 aux bureaux d’ingénierie Serue et Transitec et à l’agence d’architecture Nogha Consulting, sans appels d’offres préalables. « C’est notre expérience et notre savoir-faire en matière de transport, et notamment de tramway, qui ont suscité l’intérêt des autorités maliennes pour cette coopération », explique Roland Ries, qui se dit « serein sur les suites » de l’information judiciaire, menée à Nancy. « Nous aurions pu apporter un fonds de concours à la ville de Bamako au titre de nos actions de coopération : nous avons préféré que la ville de Strasbourg assume la dépense elle-même… D’ailleurs, les choses ont débouché in fine sur la décision de principe de construction d’un tramway. Je m’en réjouis », déclare Roland Ries. L’industriel alsacien Lohr Industries a signé, en août dernier, un accord préliminaire pour l’équipement d’un réseau de tram sur pneus dans la capitale malienne.

     

  • Colombie : Translohr retenu pour fournir 12 tramways sur pneus à Medellín

    Colombie : Translohr retenu pour fournir 12 tramways sur pneus à Medellín

    Medellín (Colombie) a attribué le marché du matériel roulant pour la future ligne de tramway d’Ayacucho au Groupe Lohr. Ce contrat, d’un montant de 42 millions d’euros, fait suite à une consultation menée par la société du métro de Medellín qui exploite deux lignes de métro et deux lignes de transport par câble. Medellín (Colombie) a attribué le marché du matériel roulant pour la future ligne de tramway d’Ayacucho au Groupe Lohr. Ce contrat, d’un montant de 42 millions d’euros, fait suite à une consultation menée par la société du métro de Medellín qui exploite deux lignes de métro et deux lignes de transport par câble. Le contrat est assorti d’un financement de projet, sous forme de prêt, par l’Agence française de développement (AFD). Il porte sur la fourniture de 12 tramways sur pneus Translohr STE5 de 39 mètres (300 passagers, avec 3 essieux motorisés) et sur les prestations associées (comprenant notamment les études spécifiques, l’assistance technique pendant 3 ans, la formation, les outillages spécifiques, les pièces de rechange, la documentation, le transport). Les premières livraisons sont planifiées mi-2013, pour une mise en service programmée début 2014. La ligne de tramway d’Ayacucho, qui sera la première pour Medellín, est une ligne d’hypercentre longue d’environ 5 km, reliant les stations de San Antonio (ligne B du métro) et Alejandro Echavarría (deux lignes de télécabines). La ligne présente des secteurs en pente de 12 % et des courbes de rayons de 20 m en ligne et de 10 m au dépôt. « La fréquentation attendue est de 85 000 passagers par jour, ce la rend comparable au T6 de la RATP », indique le directeur commercial de Translohr, Jean-François Argence.    
     

  • Espagne : mesures d’austérité pour les tramways de Barcelone

    A la demande de l’autorité des transports de la métropole de Barcelone, Tram (les réseaux de tramways de la ville) s’engage à réduire de 35 % les coûts d’exploitation des lignes Trambaix (au sud-ouest de l’agglomération) et Trambesos, au nord-est, où est à l’œuvre un PPP associant notamment des capitaux français (BNP et Alstom). 10 millions d’euros pourraient être économisés, en réduisant de 25 % la journée de travail des traminots, et donc le service offert aux usagers avec des intervalles désormais de 20 mn, et/ou en supprimant la ligne 6 du Trambesos qui couvre le trajet Sant Adria – Gorg.    
     

  • Grande-Bretagne : des trams CAF pour Birmingham

    West Midlands Passenger Transport Executive, l’autorité organisatrice des transports de la région de Birmingham (sous l’appellation Centro), a retenu CAF pour la fourniture de 19 tramways Urbos III, avec une option sur 6 rames. L’alimentation par supercondensateurs est également en option. A plancher bas intégral, ces trams d’environ 30 m de long pour 2,65 m de large pourront circuler à 70 km/h. Ils remplaceront le matériel actuel, procurant une meilleure capacité de transport tout en préparant l’ouverture de prolongements. Au total, 7 demandes de préqualification avaient été effectuées et 5 offres remises. Cofinancé par le ministère britannique des Transports (DfT), le projet de Birmingham représente pour CAF un deuxième succès dans le domaine des trams d’outre-Manche, après les 27 rames destinées à Edimbourg.
     

  • Tramway : sortie de la première rame du prolongement du T3

    Porte de Pantin, le 7 février, la première rame destinée au prolongement du tramway T3, de la porte d’Ivry à la porte de la Chapelle, a fait sa première sortie. Si la majeure partie des choix techniques et d’aménagement du matériel déjà en circulation sur les Maréchaux Sud sont reconduits, certaines évolutions sont perceptibles, liées au retour d’expérience : l’espace intérieur est réagencé pour faciliter les déplacements des personnes à mobilité réduite, les écrans d’annonce sont redimensionnés à l’intérieur des rames pour être plus lisibles, les boutons d’ouverture des portes et des systèmes de validation sont abaissés pour une meilleure accessibilité. Et puis, sur la partie supérieure, la frise Stif et sa couleur vif-argent ont été apposées, ainsi que le logo de l’autorité organisatrice. Pour ce prolongement, deux rames ont déjà été reçues sur les 25 prévues pour ce parc. Les prochaines seront livrées à partir de mars au rythme de deux par semaine jusqu’en juin.

  • Suisse : les transports de Bâle-Ville commandent 60 trams à Bombardier

    Le 31 janvier, Bombardier a annoncé avoir reçu des BVB (transports de Bâle-Ville) la plus importante commande passée par ces derniers : 60 tramways Flexity, options comprises, pour environ 222 millions de francs suisses (184 millions d’euros). Les premiers entreront en service pour l’inauguration du prolongement de la ligne 8 du tramway jusqu’à Weil am Rhein, en 2013. A partir de 2014, le contrat prévoit la livraison de deux nouveaux trams par mois, sous réserve de la confirmation par l’Assemblée législative du canton de Bâle-Ville. Ces véhicules de 2,3 m de large seront disponibles en deux longueurs : 31,8 m de long (cinq modules) pour 183 voyageurs et 43,2 m de long (sept modules) pour 254 voyageurs. A terme, 43 Flexity longs et 17 courts remplaceront progressivement 101 tramways verts (couleur de Bâle-Ville, par opposition aux tramways jaunes de Bâle-Campagne).
     

  • Jacques Bigot assure que rien n’est acté pour le tramway sur pneus

    Jacques Bigot assure que rien n’est acté pour le tramway sur pneus

    La communauté urbaine de Strasbourg (CUS) et son président Jacques Bigot ont quelque peu enflammé les esprits la semaine dernière, ainsi que le raconte une dépêche AFP. En question : un projet de tramway sur pneus lancé par la mairie de Strasbourg. « Toutes les options sont encore ouvertes », s’est justifié Jacques Bigot, face aux très nombreux adversaires de ce projet. Ces derniers ont regretté que ce nouveau mode de transport, incompatible avec le tram sur fer, rompe avec la logique de maillage du réseau mis en œuvre par les municipalités successives. A la tête de la fronde, Fabienne Keller, l’ancienne maire. La mairie a choisi ce projet, officiellement afin d’éviter la construction d’un tunnel et en raison de l’étroitesse de la voirie.     

    J. Sa.
     

  • Tram-train du Médoc : avis favorable à l’issu de l’enquête préalable

    Le commissaire chargé d’instruire l’enquête préalable à la déclaration d’utilité publique de la ligne du tram-train du Médoc vient de rendre à Vincent Feltesse, président de la communauté urbaine de Bordeaux, un avis favorable. Cette enquête, qui s’est déroulée du 7 novembre au 9 décembre 2011, a recueilli 185 observations au cours des huit permanences. L’avis est assorti de simples recommandations portant principalement sur les relations avec les riverains des travaux. Le conseil de communauté a désormais six mois pour se prononcer sur l’intérêt général du projet.
     

  • Ça repart pour le tram à Toulouse

    Ça repart pour le tram à Toulouse

    Les travaux de la ligne de tramway Garonne pourront finalement débuter le 13 février à Toulouse, avec quatre mois de retard sur le calendrier initial. Les travaux de la ligne de tramway Garonne pourront finalement débuter le 13 février à Toulouse, avec quatre mois de retard sur le calendrier initial. Le projet de tram traversant le centre-ville sur 3,4 km, des arènes au palais de justice, avait rencontré l’opposition d’une association de riverains. Le tribunal administratif ayant tranché en leur faveur, le lancement des travaux avait été stoppé net (mais pas la déviation de réseaux). Finalement, le Conseil d’Etat a invalidé la décision du tribunal administratif, remettant en route le projet. Ce délai de quatre mois ne fait pas perdre à la collectivité le financement de 10 millions d’euros prévu dans le cadre du Grenelle de l’environnement, qui nécessitait un lancement des marchés de travaux avant fin décembre 2011… « Les péripéties juridiques sont derrière nous, puisque le Conseil d’Etat nous a donné une double validation politique et technique et que l’architecte des Bâtiments de France a donné un avis favorable au permis d’aménager », a indiqué, soulagé, Joël Carreiras, le président de la Smat (Société de la mobilité de l’agglomération toulousaine), le maître d’ouvrage délégué. Ce « petit » tronçon est la « brique élémentaire » d’un projet du PDU visant à connecter en mode lourd la gare Matabiau via le canal du Midi et Saint-Orens, dans la banlieue Est. La circulation des voitures et des bus sera déviée à partir du 10 février, afin de permettre le début de la réalisation des ouvrages d’art et de construction des plateformes de voie pour le 13. Toute la ville en devrait être perturbée jusqu’à la fin des travaux, à l’hiver 2013, et la mise en service de la ligne, annoncée en avril 2014.
        

    Catherine Sanson-Stern
     

  • Caen passe au tramway fer en 2018

    Caen passe au tramway fer en 2018

    Caen veut se débarrasser du TVR, le tram sur pneus qui ne lui a valu que des ennuis depuis son ouverture, fin 2002. Elle compte le remplacer par un tramway classique d’ici la fin 2018, qu’elle veut compléter par une autre ligne qui ouvrirait à la même date. Peut-être aussi un tram. Ce big bang sera accompagné par un renforcement des principales lignes de bus. C’est décidé. Fin 2018, Caen devrait avoir un tramway classique, fermement appuyé sur deux rails. Les élus caennais ne veulent plus entendre parler du TVR, ce tram sur pneus trop petit dont les pannes à répétition font fuir les passagers. Le syndicat mixte Viacités, autorité organisatrice de l’agglomération, a largement voté, le 14 décembre, le principe de son remplacement par « un système plus fiable, plus performant et de capacité supérieure ». Autrement dit par un tramway classique, « sur fer ». Qui, contrairement à ce qu’on a pu dire autrefois, sait monter les quelques côtes du parcours. La transformation, qui exigerait dix-huit mois de travaux, ne semble plus insurmontable : elle est désormais estimée à 170 millions d’euros, un tiers de moins que ce qu’avait calculé Viacités l’an dernier. Il faudra reprendre la plateforme, allonger les stations, revoir la ligne aérienne de contact et construire un nouveau dépôt. « Et ce alors que le TVR a déjà coûté 215 millions », soupire le président du syndicat mixte, le socialiste Eric Vève (une somme en euros de 2002, à laquelle il faudrait rajouter des investissements annexes, le coût des services de substitution lors des nombreuses défaillances de l’engin ou le bitumage régulier des ornières).
    Autrefois présenté comme éminemment innovant, le TVR n’a jamais fait ses preuves. Ce véhicule hybride était a priori une bonne idée : il ressemble à un tramway sur les 15,7 km de son parcours commercial, mais peut se transformer en bus diesel, s’affranchissant de son rail de guidage et de ses caténaires pour franchir un obstacle ou rentrer au dépôt. Mais, tout juste neuf ans après sa mise en service, il souffre encore de trois « pannes rouges » (qui se traduisent par une interruption du trafic de plus de trois minutes ou exigent un retour au dépôt) par jour, 32 fois plus que l’objectif contractuel. Et il exige une maintenance très importante, contrairement aux promesses du constructeur. Son faible taux de disponibilité et le fait qu’il ne peut être allongé au-delà de ses 24,50 m de long actuels, car il est considéré comme un véhicule routier, font qu’il est complètement débordé. Or Bombardier n’en fabrique plus, et la facture présentée pour une relance des chaînes est dissuasive… de même qu’il serait très coûteux de faire construire par quelqu’un d’autre quelques véhicules compatibles, quand bien même Viacités voudrait agrandir la flotte.
    « Le TVR tire le réseau de transports en commun caennais vers le bas au lieu d’être un élément porteur. Fait unique en France, on compte à Caen plus d’usagers satisfaits par les bus que par le tram », se désole Eric Vève. Sa fréquentation a même baissé de 10 % ces deux dernières années (plafonnant à 40 000 passagers par jour), alors que la restructuration des bus a permis de faire progresser la fréquentation de l’ensemble du réseau. Pour répondre à la demande sur l’axe nord – sud desservi par le tram dont le potentiel est estimé à 60 000 voyageurs quotidiens à la fin de la décennie, Viacités a dû rajouter des bus. Car s’il estime que le choix du TVR a été une erreur, l’élu note que le tracé de sa ligne « a indéniablement été bien pensé ». Reste que pour troquer son TVR contre des tramways classiques longs de 32 m, le syndicat mixte devra résilier le contrat de trente ans qui le lie à la société concessionnaire STVR, qui associe Bombardier et Spie. « Le chantier juridique s’annonce pittoresque », a joliment noté Ouest-France. Viacités n’a pas l’intention de verser d’indemnités pour sortir de ce partenariat public-privé, jugeant que le produit fourni ne correspond pas aux attentes : « Nous allons saisir le tribunal administratif de Caen d’une demande d’expertise judiciaire pour déterminer les dysfonctionnements du système et établir le niveau de responsabilité de la STVR », indique M. Vève, qui, ça tombe bien, est avocat. Il faudra aussi résilier le contrat de concession passé avec Keolis Caen. Viacités décidera donc à la mi-2012 s’il convient de créer une régie pour exploiter le réseau ou s’il faut lancer un appel d’offres pour une nouvelle délégation de service public.
        

    François Enver