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Catégorie : Transports urbains
Retrouvez toute l’actualité des transports urbains: Métro, RER, lignes de bus, constructeurs et opérateurs en France et à l’international
Belgique : la Stib veut des tramways plus longs
La Stib (Société des transports intercommunaux de Bruxelles) a décidé de convertir sa commande à Bombardier de 15 trams T3000, longs de 32 m, en 15 trams T4000, longs de 43 m, afin de transporter « confortablement » une clientèle « en constante augmentation » sur l’axe nord-sud et le long de la grande ceinture. Ces trams T4000 seront livrés à l’automne 2013. Outre cette conversion, conforme au contrat-cadre signé en 2003 avec Bombardier, la Stib confirme la totalité de sa dernière commande de 152 tramways, passée en 2008. Lorsque le dernier de ces trams sera livré, d’ici 2015, la Stib disposera d’un parc de 220 nouveaux véhicules (166 T3000 et 54 T4000).
Les grands travaux du tram d’Orléans sont achevés
Comme elle s’y était engagée il y a plusieurs mois, l’agglomération d’Orléans a achevé la phase « grands travaux » de la seconde ligne de tram sur les 11,3 km du tracé. La circulation a ainsi été totalement rétablie le 16 décembre, y compris dans les zones de chantier les plus difficiles, dans le centre historique d’Orléans. Les travaux d’aménagements urbains vont se poursuivre encore quelques mois, mais le nouvel exploitant Keolis va pouvoir lancer dès janvier les premiers « essais dynamiques » des rames Citadis 302. La mise en service est toujours prévue le 30 juin prochain.
Paris : le tram fret passe l’épreuve de la marche à blanc
Expérimentation réussie pour le tram fret à Paris si l’on en croit ses promoteurs. Du 14 novembre au 10 décembre, un tram transportant fictivement des marchandises s’est inséré deux fois par jour dans la circulation des tramways de la ligne T3 entre Pont-du-Garigliano et Porte-d’Ivry. L’initiative revient à l’Apur (Atelier parisien d’urbanisme), qui souhaite évaluer la faisabilité de ce projet pour favoriser le report modal. « Le but de l’expérimentation était de montrer qu’un tram transportant du fret peut s’intercaler, sans impact ni ressenti négatif, dans le trafic voyageurs », explique-t-on côté RATP. C’est exactement ce qui s’est passé. Selon les enquêtes réalisées, 95 % des personnes sondées affirment n’avoir pas perçu de changements. Seuls quelque 20 % des voyageurs ont remarqué ces tramways circulant à vide et dotés de panneaux recouvrant leurs surfaces vitrées. Et 84 % des interviewés estiment que c’est une bonne idée. Nouvelle étape pour aller plus loin, l’Apur va lancer en début d’année prochaine une étude auprès des chargeurs pour évaluer les flux potentiels du tram fret.
Toulouse : Alstom mettra en œuvre sa solution Appitrack pour la voie du tram Garonne
Le syndicat mixte des transports en commun de l’agglomération toulousaine a choisi le groupement des entreprises Alstom Transport, Egenie et Guintoli pour construire les secteurs 1-2 de la ligne Garonne du tram de Toulouse, soit 2,5 km entre les arrêts Arènes et Fer-à-Cheval à livrer fin 2013. Les deux premières seront responsables de la pose de la voie, qui débutera l’été prochain, et la troisième du génie civil, dont les travaux viennent de démarrer début décembre. Sur ce contrat de 16 millions d’euros, Alstom précise que sa part s’élève à « près de 5 millions d’euros ». Pour la pose de la voie, Alstom mettra en œuvre sa solution mécanisée Appitrack, « qui permet de poser des rails automatiquement et quatre fois plus vite que par les procédés classiques, et de gagner 6 mois sur les 12 initialement prévus ».
Allemagne : Francfort commande 78 métros légers et 10 tramways de plus à Bombardier
Le 15 décembre, Bombardier a annoncé avoir remporté une commande de VGF (transports de Francfort-sur-le-Main) portant sur 78 métros légers à plancher haut Flexity Swift et 10 tramways Flexity Classic. Il s’agit d’options liées à deux contrats conclus en mars 2006 (146 Flexity Swift commandés ferme) et en juin 2002 (60 Flexity Classic ferme plus 5 en option), dont les montants s’élèvent respectivement à « environ 169 millions d’euros et 23 millions d’euros ». Les métros légers sont attendus entre janvier 2014 et juin 2017, tandis que les nouveaux tramways arriveront à Francfort entre août et décembre 2012. Les métros se présentent sous forme d’éléments de 25 m de long et 2,65 m de large, conçus pour former des rames de 50 m avec intercirculation de bout en bout. Les deux premiers éléments possédant cette fonctionnalité ont déjà été livrés et sont en phase de test ; leur mise en service est prévue en février. Longs de 30 m, les trams sont quant à eux larges de 2,4 m et reposent sur des bogies à essieux classiques. Et les deux types sont assemblés à Bautzen, avec des équipements électriques de Mannheim et des bogies de Siegen, trois sites allemands de Bombardier.
Equateur : Cuenca confie la construction de son tramway au basque ETS
Eusko Trenbide Sarea (ETS, le gestionnaire des infrastructures ferroviaires au Pays Basque espagnol), a été choisi par la municipalité de Cuenca pour mettre en route le tramway de cette ville de 90 000 habitants située dans la cordillère des Andes. Soit un contrat de 2,8 millions d'euros pour la mission d'étude initiale. L'actuelle douzaine de réseaux de tramways ibériques et leurs entreprises d'ingénierie cherchent de plus en plus à exporter le savoir-faire acquis et, pour le seul Equateur, Guayaquil comme Quito ont été également approchées.
M. G.
L’Oramip observe l’impact du tram sur l’air de Toulouse
L’Observatoire régional de l’air en Midi-Pyrénées (Oramip), qui mesure depuis plusieurs années la qualité de l’air dans le métro toulousain, a lancé plusieurs études concernant le tramway, dans le cadre d’une convention avec Tisséo. Depuis novembre, l’Observatoire mène une étude afin d’estimer l’impact sur la qualité de l’air de la ligne T1, inaugurée en décembre 2010, à proximité de son tracé. L’Oramip travaille également avec Tisséo sur ses deux futurs prolongements, l’un vers la zone aéroportuaire, la ligne Envol, et l’autre vers le centre-ville, appelé ligne Garonne. Il s’agit de faire un état des lieux de la qualité de l’air et de prévoir l’impact de leur mise en service à proximité de leur tracé.
C.?S.-S.
Le tramway de Velez-Malaga paralysé faute de fonds
Depuis début novembre, la ligne de tramway entre le centre de Velez (ville d’Andalousie de 70 000 habitants voisine de Malaga) et la station de Torre del Mar est arrêtée. Inaugurée en 2006, cette liaison de 4,6 km est déficitaire et la Junta de Andalucia (gouvernement régional) refuse désormais de compenser les pertes, étant elle-même à court de ressources.
M. G.

Le Stif et la RATP achètent 107 tramways en crédit-bail sur plus de trente ans
Première en Ile-de-France ! Le Stif et la RATP viennent de signer avec le groupe BPCE et la Banque européenne d’investissement un contrat de crédit-bail sur 33 ans. Objet : financer l’acquisition de 107 rames de tram livrables avant la fin 2014. Il fallait 378 millions d’euros pour financer l’achat des 107 rames de tramway destinées aux futures lignes T3, T5, T6, T7 et T8. Où trouver cette coquette somme ? Et quid de l’acheteur, sachant que la RATP finançait jusqu’à présent sur fonds propres l’achat des matériels roulants, mais que la loi relative à l’organisation et à la régulation des transports ferroviaires (dite loi ORTF) du 8 décembre 2009 en a transféré la propriété à son autorité organisatrice ? Et que de surcroît cette même loi met fin au monopole de la RATP pour exploiter les lignes franciliennes à compter de 2029 ? Ça n’a pas été simple, mais le Stif et la RATP se sont unis dans une formule originale : le crédit-bail. Ils ont ainsi pu signer, le 7 novembre, un contrat sur une durée de 33 ans avec différentes entités de BPCE – Caisses d’épargne Ile-de-France et Rhône Alpes, Crédit foncier de France, Natixis, Ingepar –, ainsi qu’avec la BEI, qui assure un refinancement à hauteur de 300 millions d’euros par un prêt long terme sur ses propres ressources accordé au Crédit foncier de France. « La directrice générale du Stif, Sophie Mougard, et Pierre Mongin, PDG de la RATP, ont trouvé la martingale : le crédit-bail a sorti ce dossier de l’ornière dans laquelle il se trouvait, a avoué Jean-Paul Huchon, président du Stif et du conseil régional d’Ile-de-France. Et nous avons aujourd’hui une proposition efficace et crédible. » Soulignant que ce crédit-bail adossé à un refinancement de la Banque européenne était « une première en France », Philippe de Fontaine Vive Curtaz, président de la BEI, a insisté : « Cela montre la confiance que l’on a dans nos partenaires. » La RATP versera un loyer annuel qui lui sera remboursé par le Stif dans une contribution identifiée. « A compter de la première année suivant la livraison de la dernière rame, les redevances annuelles du crédit-bail devraient s’élever à 20 millions d’euros et progresseront de 1,60 % l’an », a calculé la RATP. Un Stif qui, conformément à la loi ORTF, deviendra propriétaire du matériel roulant à l’issue du crédit-bail. « C’est un peu la logique d’une concession », a schématisé Pierre Mongin. Les livraisons commencent dès ce mois-ci et s’échelonneront jusqu’à fin 2014. Il s’agit d’une opération exceptionnelle par ces temps de rigueur, ont souligné les protagonistes, qui obtiennent un taux favorable de 3,6 % sur un très long terme, notamment grâce au triple A de la RATP. « Cette notation a été récemment confirmée. Malgré nos 5 milliards d’euros de dette d’infrastructure, nous gardons la confiance des agences de notation », a-t-il souligné. La démarche revêt un caractère exemplaire et « répond aux objectifs stratégiques de la Commission européenne : le développement durable, l’innovation technologique et le soutien à l’industrie européenne, la cohésion sociale », a aussi indiqué le PDG de la RATP. Olivier Klein, directeur général du groupe BPCE, a pour sa part rappelé avoir mis en œuvre « à la fois les capacités de financement du groupe et ses capacités d’ingénierie financière », pour mener à bien ce projet. Le groupe bancaire s’enorgueillit d’avoir déjà été choisi pour des leasings ou des PPP à Reims ou à Dijon pour leurs trams, par les régions Rhône-Alpes et Alsace pour l’achat de TER. « C’est assez particulier en ce moment de signer avec des banquiers », a de son côté ironisé Jean-Paul Huchon, tout en rappelant sa qualité d’ancien banquier ! Il juge que le réseau des Banques populaires et Caisse d’épargne est l’un de ceux « qui parient sur le développement des territoires », le tram étant « un instrument exceptionnel de cohésion urbaine ». Et de citer en exemple le T5, qui « rejoint les deux localités les plus pauvres de France : Sarcelle et Saint-Denis ».
Cécile NANGERONI
107 véhicules pour cinq lignes en chantier
Illustration du développement des liaisons de banlieue à banlieue, nécessaires pour adapter l’offre aux besoins des Franciliens et voulu par le Stif, la politique volontariste d’extension du réseau de tramway. D’ici à fin 2014, 5 lignes seront créées ou prolongées. Avec un réseau de 105,3 km et 187 stations, la région jouira du « plus important réseau de tramway d’une capitale européenne », a affirmé Jean-Paul Huchon, président du Stif.
• Le prolongement du T3 à l’est, dont la mise en service est prévue fin 2012, ira de la porte d’Ivry à la porte de la Chapelle sur 14,5 km et 26 nouvelles stations. Afin de simplifier l’exploitation d’une ligne aussi longue, il y aura 2 tronçons et donc une correspondance à la porte de Vincennes. 25 nouvelles rames seront nécessaires, pour un montant de 88 M€. Une extension ultérieure est prévue jusqu’à la porte d’Asnières.
• Le T5 reliera à partir de l’année prochaine Saint-Denis à Garges-lès-Gonesse sur 6,6 km et 16 stations, via Pierrefitte-sur-Seine, Montmagny et Sarcelles. Il s’agit de la première ligne de tramway sur pneus d’Ile-de-France. 15 Translohr STE3 de Lohr Industrie ont été commandés pour l’exploiter (53 M€).
• Prévu pour 2014, le T6 connectera Châtillon-Montrouge, terminus de la ligne 13 du métro, à Viroflay grâce à 21 stations réparties sur 14 km. 28 Translohr STE6 (141 M€) sont prévus pour la seconde ligne sur pneus de la région parisienne.
• Long de 11,2 km pour 18 stations, le T7 reliera fin 2013 Villejuif et Athis-Mons. 19 rames de Citadis lui seront livrées (53 M€). Un prolongement de la ligne sera réalisé ultérieurement d’Athis-Mons à Juvisy-sur-Orge.
• En Seine-Saint-Denis, le T8 desservira en 2014 Saint-Denis, Epinay-sur-Seine et Villetaneuse grâce à 17 stations réparties sur 8,5 km. Les 20 trams nécessaires coûteront 43 M€. Un prolongement de 3 km jusqu’à la future gare Rosa-Parks du RER E est à l’étude.
Après appel d’offres, deux industriels ont été retenus pour la fourniture des tramways : Alstom Transport pour les Citadis 302 (d’une capacité de 200 voyageurs, dont 54 assis), qui équiperont progressivement à partir de l’année prochaine le T3, le T7, le T8 ; le groupe Lohr pour les Translohr STE3 du T5 (125 voyageurs par rame) et les Translohr STE6 du T6 (pouvant embarquer jusqu’à 252 voyageurs).
Quatre lignes de tramway circulent déjà
Depuis l’inauguration de la première ligne francilienne, le T1 (Saint-Denis – Bobigny), en 1992, trois autres lignes sont venues enrichir le réseau de tram francilien. Totalisant 41,5 km et 71 stations, elles sont quotidiennement empruntées par 370 000 voyageurs. Demain, avec le prolongement des T1, T2, T3 et la mise en service des T5, T6, T7 et T8, ce sont 830 500 voyageurs qui prendront tous les jours le tramway.
• Le T1 de Noisy-le-Sec à Saint-Denis (12 km) est actuellement en travaux pour son prolongement jusqu’à Asnières-Gennevilliers-Les Courtilles qui sera mis en service en 2012.
• Le T2 de la porte de Versailles à La Défense (13,7 km) est également en chantier pour être prolongé jusqu’au pont de Bezons d’ici à 2012.
• Le T3 du pont du Garigliano à la porte d’Ivry (7,9 km) a été mis en service en décembre 2006. Egalement appelé tram des Maréchaux, puisqu’il circule sur ces boulevards en lieu et place du bus PC, il transporte plus de 100 000 voyageurs chaque jour de semaine. Depuis 2009, des travaux sont en cours en vue de son extension à l’est.
• Le T4 d’Aulnay-sous-Bois à Bondy (7,9 km) est le seul tram-train d’Ile-de-France. Il est exploité par la SNCF depuis novembre 2006.Feve a mis au point un tramway à hydrogène
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Dans le cadre de la recherche-développement de nouveaux produits engagée par l’industrie ferroviaire espagnole, le réseau Feve veut mettre en service régulier un véhicule à hydrogène dès 2012 sur ses lignes des Asturies (nord-ouest du pays). Investissant un million d’euros, le réseau de lignes à voie métrique Feve et plusieurs centres de recherche ont transformé un ancien tramway belge un temps en service à Valence. L’énergie lui est fournie par deux piles à hydrogène alimentant quatre moteurs asynchrones qui lui donnent une autonomie de 100 km. D’une capacité de 30 voyageurs, le véhicule est destiné à des trajets périurbains.