Catégorie : Transports urbains

Retrouvez toute l’actualité des transports urbains: Métro, RER, lignes de bus, constructeurs et opérateurs en France et à l’international

  • Première soudure pour la ligne de tramway Villejuif – Athis-Mons

    Fin juin doit avoir lieu la première soudure symbolique sur la ligne T7 du tramway francilien. Les travaux préliminaires de cet équipement, qui reliera en 2013 Villejuif à Athis-Mons, ont commencé voilà deux ans déjà. Avec un budget de 361,3 millions d’euros, ce tramway est censé transporter 9,7 millions de voyageurs par an, sur un parcours de 11,2 km, jalonné de 18 stations. Cette fréquentation importante s’explique par la densité de population dans le bassin sud-parisien et la proximité d’Orly et de Rungis. La RATP et le Stif mettent en avant le fait qu’il s’agit d’un tramway à roulement sur fer, à l’instar du T3 dans le nord de Paris. Censées être relativement silencieuses, les 19 rames du T7 ont également vocation à faire de cette région un « espace plus vert, et agrémenté de plus de repères visuels ».

  • Le tram de Besançon est déclaré d’utilité publique

    Etape majeure pour le projet de tramway de Besançon : la déclaration d’utilité publique (DUP) a été signée par le préfet de Franche-Comté le 15 juin. Elle survient après un avis favorable sans réserves du commissaire-enquêteur et un vote quasi unanime par les délégués communautaires de la déclaration de projet. Pour le Grand Besançon, « l’obtention de cette DUP démontre la pertinence et l’efficience du projet, la qualité du dossier présenté, et le travail accompli par l’ensemble des partenaires ». L’agglo va pouvoir finaliser les procédures d’appels d’offres pour attribuer les marchés afin de démarrer les travaux de construction de voie dès la fin 2011. Le chantier doit durer jusqu’en décembre 2013. Prochains rendez-vous : le 13 septembre pour l’ouverture de la Maison du tram, espace d’information sur le projet, et le 24 la présentation à Micropolis (Salon rail miniatures) de la maquette échelle 1 du tramway.
     

  • Début de la concertation pour le tramway d’Avignon

    Du 10 juin au 8 juillet, le Grand Avignon – 26 communes et 255 000 habitants – organise une 2e étape de concertation qui vise à préciser le tracé des deux lignes du futur tramway. L’investissement est de 250 millions d’euros (dont 50 millions de subventions de l’Etat dans le cadre du Grenelle), pour construire les 14,7 km de ligne et les 22 stations desservant 34 % de la population. Sur la base des avis recueillis, l’AO orientera le cahier des charges des études détaillées, qui préciseront les tracés définitifs. L’enquête publique est prévue pour 2012, pour une mise en service à la fin de 2016. La première phase de concertation, en juin 2010, a selon l’AO suscité une forte mobilisation et l’adhésion générale à la construction d’un tramway sur fer de petite dimension (18-24 m, soit 150 places), adapté à la taille de l’agglomération.

  • Le chantier du tramway de Toulouse suspendu

    Le prolongement de la ligne 1 du tram de Toulouse a été remis en cause par le tribunal administratif le 1er juin. Saisi en avril par l’Apat (Association Pour un Autre Tracé), le juge des référés a interdit au chantier du tram de démarrer, mais permis aux travaux de déviation de réseaux de se poursuivre. Le jugement du tribunal administratif est sévère. « Aucun élément du dossier ne démontre que la création de cette ligne satisfait suffisamment les besoins des automobilistes empruntant actuellement les voies concernées pour les conduire à renoncer à l’usage de leur véhicule », estime-t-il, exprimant « un doute sérieux sur l’utilité de cette ligne [qui] double l’offre de transport par le métro » et « couvre une distance modeste de 3,8 km dont la desserte locale peut être assurée par le réseau autobus », alors que « le coût d’investissement est estimé à près de 120 millions d’euros ». Le président de Tisséo, Pierre Cohen, a déposé un recours devant le conseil d’Etat. Si celui-ci infirme la décision d’ici un mois, le début des travaux programmé pour septembre ne sera pas retardé. S’il la confirme, le projet devra être profondément remanié.    

     

    C. S.-S.

  • Tramway : les Toulousains boudent la ligne du T1

    Tramway : les Toulousains boudent la ligne du T1

    La première ligne du tramway toulousain peine à faire le plein de passagers. Elle n’atteint pour l’instant, lors de pics de fréquentation en semaine, que la moitié de ses objectifs de 30 000 validations par jour. La première ligne du tramway toulousain peine à faire le plein de passagers. Elle n’atteint pour l’instant, lors de pics de fréquentation en semaine, que la moitié de ses objectifs de 30 000 validations par jour. Le week-end, la fréquentation tombe entre 8 000 à 10 000 le samedi et entre 3 500 à 5 000 le dimanche. Victime d’un conflit social dur dès son lancement en décembre 2010, la ligne T1 souffre aussi d’un temps de trajet plus long que prévu, bien qu’en amélioration. En cause : une traversée de Blagnac au milieu de la circulation. Le tram effectue son trajet de Blagnac à Toulouse en 34 minutes, contre 37 ou 38 minutes au début et un objectif de 30 minutes. Joël Carreiras, président de la Smat (Société de la mobilité de l’agglomération toulousaine) a pourtant affiché son optimisme dans les colonnes de La Dépêche du Midi, en affirmant espérer « une fréquentation, à terme, de 60 000 validations par jour avec le prolongement vers le palais de justice et la bretelle vers l’aéroport, début 2014 ».   

     

     C. S.-S.

  • Nice : record de fréquentation pour le tramway

    Avec 95 963 voyageurs, le mercredi 11 mai, le tramway niçois, mis en service fin 2007, a battu son record de fréquentation. Ce record était jusqu’alors de 82 557 voyageurs, enregistrés lors du premier semestre 2010. Nice compte d’ores et déjà 16,5 % de fréquentation en plus au premier semestre 2011 par rapport à la même période l’année précédente.

  • Etats-Unis : Siemens livrera 4 tramways à Atlanta

    Le 19 mai, Siemens a annoncé que quatre de ses tramways type S70, évalués à 17 millions de dollars (12 millions d’euros), ont été commandés par Marta, l’autorité des transports métropolitains d’Atlanta. Déjà en service sur les réseaux de métro léger (light rail) de Houston, Charlotte, San Diego, Portland et Salt Lake City, le S70 sera utilisé pour la première fois sur un tramway urbain en site partagé (streetcar en américain). Il doit être livré à partir de septembre 2012 et doit entrer en service début 2013 sur la nouvelle ligne reliant le centre-ville d’Atlanta aux centres d’affaires. Les 12 arrêts sur le parcours de 4,3 km seront desservis toutes les 15 minutes. Assemblé à Sacramento (Californie) par Siemens, qui a également produit la chaîne de traction à Alpharetta (banlieue d’Atlanta), ce S70 à plancher bas partiel (70 %) sera limité à 56 km/h (35 mph). Le constructeur précise que depuis 1984, l’usine de Sacramento a livré plus de 1 000 métros légers à 17 villes nord-américaines.
     

  • Hélène Mandroux refuse  le nom  de Georges Frêche pour le tram

    Hélène Mandroux refuse le nom de Georges Frêche pour le tram

    Même après sa mort, Georges Frêche réussit à créer la polémique ! Lors du conseil d’agglomération, Alain Barrandon, maire de Sussargues, propose d’ajouter le nom de l’ex-maire décédé à la station de la future mairie, en mémoire de son action pour implanter le tramway montpelliérain. La proposition provoque l’ire d’Hélène Mandroux, maire (PS) de Montpellier. « Le parvis de la future mairie va s’appeler Georges-Frêche et l’arrêt sera juste devant… Je suis scandalisée ! s’est-elle emportée. Nous étions tombés d’accord, en bureau, sur le nom des stations. Il y a des limites qu’il ne faut pas dépasser. » L’amendement sera tout de même voté et adopté à une large majorité. Nom de la station de la ligne 3 : « Hôtel-de-ville-Parvis-Georges-Frêche ». Même si Hélène Mandroux a refusé de prendre part au vote et quitté la séance avant la fin.   

  • Lille veut le tram-train en 2017

    Lille veut le tram-train en 2017

    Eric Quiquet, vice-président aux transports de Lille Métropole, affiche une détermination sereine « sans mauvais jeu de mots, le dossier du tram-train est sur les rails et il est irréversible, nous le ferons. Les tracés sont opérationnels et permettent de desservir des zones aujourd’hui non couvertes par un mode lourd, toutes les 10 à 15 minutes ». Eric Quiquet, vice-président aux transports de Lille Métropole, affiche une détermination sereine « sans mauvais jeu de mots, le dossier du tram-train est sur les rails et il est irréversible, nous le ferons. Les tracés sont opérationnels et permettent de desservir des zones aujourd’hui non couvertes par un mode lourd, toutes les 10 à 15 minutes ». Initié au début des années 2000, le projet de tram-train qualifié par l’élu Vert de « serpent de mer » pourrait être mis en service en 2017. Et ce, malgré le développement parallèle du projet de tramway du bassin minier, porté par la région Nord-Pas-de-Calais. Sujet sur lequel les élus de Lille Métropole restent sceptiques, défendant toujours la solution d’un renforcement des voies ferrées existantes.
    Le conseil communautaire du 1er avril a voté le lancement d’études de faisabilité de la première phase du projet de tram-train, à hauteur de 800 000 euros (sur un budget total de 560 millions d’euros). 27 km et deux lignes : une de 17 km, reliant Haubourdin au sud de la métropole et Comines au nord ; la seconde, de 10 km, faisant la jonction entre Lille et Seclin au sud. Les rames rouleraient en partie sur la voirie, en partie sur les voies ferrées existantes. L’idée est de faire de la place de la République à Lille un nouveau nœud multimodal et de décharger la gare Lille Flandres et la porte des Postes, deux sites souvent engorgés. D’une durée d’un an, les études doivent permettre de valider les modalités techniques et d’entériner les tracés. Eric Quiquet se dit confiant, ayant déjà opéré une concertation avec les élus concernés « certaines questions se posent encore, les études sont là pour y répondre, mais l’accueil est globalement très positif ». Et revient sur la tradition lilloise du tramway, une manière de souligner le caractère évident du projet : « nous n’inventons rien, Lille a été une ville de tramway pendant une large partie du XXe siècle, les lignes ont été déconstruites à la fin des années 60. La voiture a tout balayé, l’idée est de permettre une véritable complémentarité entre les modes de transports proposés, de façon à encourager les gens à moins utiliser leur voiture ». Une deuxième phase d’études sera lancée d’ici un an. Elle portera sur une éventuelle troisième ligne de tram-train, reliant l’est et l’ouest de la métropole entre La Bassée et Baisieux, avec un horizon de mise en service en 2020.
        

    Marie Raimbault
     

  • Tramway : les Brestois vont choisir le nom des futures stations

    Du 7 mai au 5 juin, les habitants de Brest Métropole océane vont pouvoir choisir le nom des futures stations de leur tramway. Les noms de stations, proposés à partir de recherches historiques, seront soumis au vote sur le site letram-brest.fr. Le projet du tramway, d’un montant de 383 millions d’euros, compte 27 stations sur un tracé de 14,3 km. Sa mise en service est prévue pour mi-2012.