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Aix – Marseille : deux ans d’arrêt et ça repart !
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Après deux ans d’interruption totale le 10 décembre 2006, Aix – Marseille vient d’être remise sur les rails. C’est la principale nouveauté au changement de service du 14 décembre. Et elle est importante dans une région qui se caractérise, ces dernières années, par un taux de régularité et un nombre de trains supprimés la plaçant en lanterne rouge des régions. Dans ce contexte, la remise en service de la ligne représente un défi redoutable. Surtout après deux ans de liaison par cars. Chaque jour en semaine, 97 trains de voyageurs circuleront sur l’axe Perthuis – Aix – Marseille contre 47 avant la fermeture.
Toute une gamme de nouveaux services sont mis en place, trois nouvelles haltes sont créées en banlieue nord marseillaise, pour la desservir de façon plus fine. « Ce n’est pas comme si on avait juste remis du goudron sur une route. C’est comme si on passait d’un chemin vicinal à une autoroute avec ses aires de service, de repos, le personnel adapté… Ce n’est pas une simple réouverture, c’est une vraie renaissance », s’enthousiasme Jean-Luc Rouan, adjoint au directeur délégué TER de la SNCF.
Quant au temps de parcours, dans le meilleur des cas entre Marseille et Aix, celui des 11 allers-retours semi-directs, il met les deux villes à 35 minutes, contre 42 minutes en 2006. Toutefois, au-delà de ces parcours « rapides » plus nombreux, c’est surtout le temps moyen du trajet qui est amélioré : 45 minutes en moyenne au lieu de 55.
Mission impossible ?
Parallèlement, depuis le 14 décembre, cette desserte se veut cadencée. Comme la plupart des autres liaisons dans la région. Avec une plus grande amplitude des circulations et des horaires facilement mémorisables, parallèlement à une augmentation de l’offre.
Les moyens mis en place seront-ils à la hauteur des attentes ? Derrière les inévitables polémiques, tout le monde veut y croire.
A la SNCF, on a fixé des objectifs particulièrement ambitieux pour l’axe : une régularité supérieure à 90 %… par rapport à 78 auparavant. Un taux de suppression de trains, en trains-km, de 1 % contre environ… 10 %. Un respect de la composition des trains à plus de 98 %. Pour tout cela, la direction en Paca mise sur « une conjugaison de réorganisations, de redéfinitions de postes et de métiers, de redéploiement de moyens, de mises au point de scénarios de repli ».
Après une période de montée en charge, la SNCF compte passer de 2 200 voyages/jour en 2006 à 5 000 ou 6 000. Soit plus du double. C’est encore modeste, puisque cela représente un peu plus de 8 % de la part de marché entre les deux villes, encore loin derrière les voitures et les cars départementaux.
Pascal GRASSART