Assises de la mobilité. Le grand débat

Les Assises de la mobilité, lancées après la mi-septembre, seront ouvertes aux citoyens, élus, entreprises, ONG et associations. Cette consultation qui s’achèvera en décembre doit permettre de préparer la grande loi d’orientation qui sera soumise au Parlement au premier semestre 2018.

Place à la réflexion ! Après des années de politiques fondées sur de grands plans d’équipements, Elisabeth Borne veut repartir sur de nouvelles bases en commençant par identifier les besoins. D’où cette consultation nationale avant de définir une loi d’orientation. Elle comportera, a précisé fin juillet la ministre des Transports devant l’Assemblée nationale, « une vision à moyen terme des infrastructures et une programmation, année par année, des projets et des financements de l’Etat sur une période de cinq ans ». De plus, un comité d’orientation pérenne devra assurer le suivi, pour que les bonnes idées des Assises ne se perdent pas en route. Ce qui a été un peu le cas des suites données à la commission Mobilité 21, présidée par Philippe Duron, préfigurant nombre des options aujourd’hui décidées. On sait déjà que les nouvelles priorités iront aux transports du quotidien comme l’a annoncé le 1er juillet Emmanuel Macron. Pour les grands projets, c’est la pause. Certes, une pause n’est pas un retrait. Mais les grands projets, même sauvés, ne devraient pas sortir indemnes. Elisabeth Borne souligne qu’ils sont souvent « très datés dans leur conception ». Il faudra repartir des besoins auxquels ils doivent répondre. Dans un contexte de contrainte budgétaire. Les engagements de l’Etat pour les infrastructures atteignent 18 milliards d’euros pour les cinq prochaines années. En face, 11 milliards de ressources identifiées. Manque donc sept milliards auxquels il faut ajouter trois milliards pour rénover les réseaux routiers ou fluviaux. Comment sortir de l’impasse ? Quelles sont les nouvelles solutions à privilégier ? VR&T engage le débat.