Electromobilité. Quand la relance passe au vert

Bus Solaris

Avec la pandémie, l’activité des constructeurs d’autocars et d’autobus a été fortement bouleversée. Comparé au marché du tourisme, aujourd’hui au plus bas, celui des transports urbains s’en sortirait presque bien. Et l’électromobilité, voulue par les pouvoirs publics -verdissement oblige-, a donc continué, malgré les difficultés, à faire l’actualité.

Chez les constructeurs comme partout ailleurs, l’heure est à la relance. Après que le Coronavirus, dans le temps du confinement, a purement et simplement arrêté la production d’autobus, il s’agit maintenant de rattraper le temps perdu. Ou plutôt d’essayer. Les chaînes de fabrication ont certes dû, l’espace de quelques semaines, se figer, mais bien vite, les constructeurs ont su réinventer, souvent avec beaucoup de talent, de nouvelles façons de travailler, qui respectent les protocoles sanitaires définis pour les entreprises. On peut donc garder un optimisme relatif. D’autant qu’à la différence du marché des autocars de tourisme, gravement et durablement impacté, celui des autobus pourrait demeurer globalement épargné. Et ce pour deux raisons principales : il s’agit, d’une part, d’investissements publics, et, d’autre part, le « verdissement », déjà largement amorcé, fait justement partie intégrante des modes de relance. Si l’on regarde maintenant, sur le marché européen de l’électromobilité, ce qui s’est jusqu’ici passé, même pendant ces mois ô combien difficiles, et ce qui, aujourd’hui, se profile, il semble que l’activité, en tant que telle, ne soit pas en réel danger…

Dossier réalisé par Philippe Hérissé