Equipementiers & services – Les véhicules connectés, mouchards 3.0 pour les gestionnaires de flottes

Flottes automobiles

Le leader de l’Internet des objets et des véhicules connectés, Geotab, développe des outils de collecte et d’analyse de données pour les gestionnaires de flottes automobiles, utilitaires ou poids lourds. Et accompagne les entreprises dans leur transition à l’électrique.

Une fois franchies les portes du parking, il n’est pas toujours facile pour un gestionnaire de flotte de disposer d’informations précises, et en temps réel, sur les véhicules déployés sur les routes. Qui est au volant ? Quel type de conduite ? Où est le véhicule ? Consommation d’énergie, état des pneumatiques, échéances d’entretien ? Quelle que soit leur activité, transport de marchandises ou de personnes, publiques ou privées, de nombreuses entreprises naviguent à vue.

Le canadien Geotab a développé des outils et services pour tenter de répondre aux besoins des gestionnaires de flottes automobiles. Fondé en 2000, il est aujourd’hui présent dans 156 pays, et sur le marché français depuis cinq ans. Ses clients, en France et à l’international, forment un panel assez varié : entreprises de transport à la demande, de personnes handicapées ou à mobilité réduite, spécialistes de la logistique, mais aussi des mastodontes du fret comme DB Cargo avec ses 10 000 véhicules connectés. Cette diversité de clients, Geotab la doit aussi bien à la simplicité de ses équipements – un simple boîtier connecté – qu’à la palette des services proposés. Ce boîtier, développé en R&D au siège de l’entreprise à Toronto, permet de faire remonter une mine d’informations. Le petit instrument standardisé s’adapte à tous les véhicules, voitures, bus, autocars, camionnettes, poids lourds.

Virage serré, freinage intempestif, température des frigos

Pour l’heure, c’est la version 9 qui est déployée, en attendant la 10 en cours de développement à Toronto. À partir de cet équipement, Geotab récupère trois types de données. Tout d’abord la délicate question du comportement du conducteur derrière le volant : conduite souple, nerveuse, manière d’aborder les virages, accélération, freinage. Autant d’informations qui ont un impact sur le véhicule et sa consommation. Le second type d’informations porte sur les données de l’ordinateur de bord. Consommation, kilométrage, codes de panne, pression des pneus, port de la ceinture : toutes ces données sont transmises à distance. La dernière catégorie de données concerne les informations plus spécifiques à chaque professionnel, comme les temps de conduite issus du chronotachygraphe ou encore, la température des frigos pour le transport sous température contrôlée.

75 milliards de données quotidiennes

Le tout via une plate-forme, MyGeotab, à laquelle se connecte le client pour lire en temps réel les informations qui l’intéressent. Geotab traite ainsi 75 milliards de données chaque jour. Qu’en faire ? Cela dépend des besoins du client. Dans le cas d’un transporteur de personnes à la demande, l’outil de géolocalisation est pratique pour gérer la flotte de véhicules.

Des économies peuvent également être réalisées en analysant le comportement des conducteurs, à qui il est proposé d’adopter une conduite moins nerveuse ou d’éviter de laisser tourner les moteurs pendant les temps d’arrêt ou d’attente. Geotab peut ainsi aider à déterminer un bilan carbone et dresser un diagnostic pour déterminer l’intérêt, ou non, de passer à l’électrique. L’une des forces de l’équipementier canadien, c’est de maîtriser toute la chaîne de traitement des données, appuyée par la simplicité du boîtier fourni aux entreprises. Un équipement que certains constructeurs comme Stellantis, Renault ou encore Ford, installent directement depuis les chaînes de montage.

Philippe-Enrico Attal