Grands prix de la région capitale 2017

RER A pilotage automatique

C’est la cinquième édition de nos Grands prix de la région capitale. Depuis leur création, bien des choses ont changé dans la mobilité, en Ile-de-France précisément. C’est politiquement le cas, avec l’élection en 2015 à la présidence de la région de Valérie Pécresse, porteuse d’un projet de « révolution des transports ».
La dimension est déterminante, mais elle ne suffit pas à épuiser les sujets. La société change, et la mobilité avec. Certaines réalisations que nous récompensons ou remarquons cette année étaient à peine à l’horizon il y a cinq ans. Prenez la navette autonome. Qui se serait attendu à la voir circuler dans des points aussi importants de la région que la Défense, le Bois de Vincennes ou le plateau de Saclay ? Certes, ce ne sont encore que des expérimentations, mais le véhicule électrique autonome a pris date avec l’avenir : on ne l’arrêtera pas.
Le souci de la modernisation ne fait que croître et cette année, ce n’est pas la rénovation d’une infrastructure qui est distinguée mais, avec le RER A, la mise en place d’un pilotage automatique améliorant grandement l’exploitation. L’optimisation a de beaux jours devant elle dans un vieux pays où l’on a beaucoup bâti.
Beaucoup, pas tout. Distinguer la naissance du tram express T11 le rappelle. Certes, ce service nouveau sur une infrastructure nouvelle, bénéficie d’une plateforme ancienne, mais il montre qu’il faut bâtir encore.
Remarquons que la logistique urbaine n’occupe toujours pas, comme on dit, le dessus de la pile… Ce qui n’empêche pas le projet Vule partagés d’être tout à fait digne de son prix. On observe en logistique
des frémissements et gageons que d’ici l’an prochain un vrai cap, ou si l’on veut un gap, sera franchi.
Remarquons que le service Autolib’ grâce au passe Navigo représente une nouvelle étape dans la mise en place d’un sésame de tous les services de mobilité. Bientôt, qui sait, le covoiturage y trouvera-t-il une place ?
A suivre… Belle idée, avec Chronopro qui profite de la révolution digitale pour baisser le prix du transport à la demande, si intéressant dans les zones périurbaines.
Saluons aussi un jury courageux, qui décerne le prix Smart city à la prise en compte de personnes présentant un handicap mental, quelle qu’en soit la nature… Signalons encore que le prix qui va à SNCF Immobilier pour Ground Zero montre que, dans une région capitale qui se métamorphose, il y a un vrai sens à orchestrer des usages éphémères dans des lieux qui n’en ont pas fini de bouger.