La CFT, cet espagnol qui a repris le réseau d’Amiens

La transition s’est faite en douceur, sans grève ni passage au tribunal. Depuis le 1er janvier, l’exploitation des transports publics amiénois est assurée par la Corporation française de transport (CFT). Cette société au nom bien gaulois qui a détrôné Veolia est en fait, via la holding Siberbus, la filiale française des espagnols Subus et Trap SA. Une petite structure qui a fait ses premiers pas en France en 1998, en décrochant la délégation de service public (DSP) des transports de Perpignan et qui a depuis gagné Narbonne (reperdue depuis), Sofia-Antipolis et Sète. Sur sa lancée, elle s’intéresse maintenant à Pau, Valenciennes et Bayonne-Anglet-Biarritz.
A Amiens, il s’agit d’un contrat en régie intéressée sur trois ans. « On a repris le réseau sans heurts », note Gunther Bunel, le directeur de la CFT Amiens, se réjouissant d’avoir « reçu un accueil très agréable des salariés ». Tout en lançant une restructuration de l’entreprise, il se veut à l’écoute tant du public que des élus de l’agglomération. « On se doit d’être force de proposition », notamment pour trouver des solutions pour l’amélioration de la desserte du centre-ville, souligne-t-il. « La rentrée de septembre va être quelque chose de marquant ! »
 

François ENVER