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Le monde très concurrentiel de l’ingénierie

Les sociétés d’ingénierie françaises qui interviennent dans le secteur des mobilités ont su faire reconnaître leurs compétences à l’international. L’heure est à la consolidation et à la diversification, avec de multiples acquisitions pour atteindre la taille critique.
La France n’a jamais eu autant besoin d’ingénieurs ! Avec quelque 80 000 entreprises de toutes tailles, le secteur de l’ingénierie est en forte croissance, en particulier dans le domaine des transports et de la mobilité, où les Egis, Systra, Artelia, Ingérop et autres Setec sont devenues des acteurs incontournables pour tous types de projets qu’elles peuvent suivre, de leur conception à leur mise en service, en passant par leur réalisation. Avec un défi majeur : chercher à rendre les infrastructures plus résilientes, dérèglement climatique oblige.
Leur savoir-faire s’est imposé au-delà de nos frontières, affirme Fabrice Drouin, directeur général de Setec ferroviaire. Également responsable du groupe de travail sur le ferroviaire au sein de l’organisation professionnelle Syntec ferroviaire, il évoque « une ingénierie à la française » portée par des groupes à taille humaine sachant s’allier aussi bien à des géants du BTP qu’à des acteurs locaux pour gagner des marchés.
À l’international, les sociétés d’ingénierie françaises font face à de grands groupes internationaux (les plus importants sont canadiens et américains) aux effectifs parfois pléthoriques. Et arrivent à s’imposer régulièrement sur un marché très dynamique, porté par la hausse démographique et les besoins mondiaux en infrastructures en tous genres (transports, logements, bâtiments publics…).
Le secteur, très concurrentiel, vit une phase de consolidation : on observe de nombreuses opérations d’acquisition, y compris sur le marché français. « La taille critique est importante pour gagner des marchés à l’international. Il y a tellement d’acteurs que les possibilités de consolidation sont infinies », estime Laurent Germain, le directeur général d’Egis, qui mène lui-même une politique d’acquisitions très active. Avec l’objectif de se hisser parmi les plus grands. Selon lui, la clé de la réussite passera aussi par l’élargissement des compétences (l’architecture durable par exemple, la numérisation, ou encore, cruciale, l’analyse des données).
Et bien sûr, par la capacité du secteur à attirer des talents : globalement, il manque entre 10 000 et 20 000 ingénieurs par an pour travailler sur les infrastructures, selon la fédération professionnelle qui regroupe les sociétés d’ingénierie.
Marie-Hélène POINGT
Top 10 des ingénieristes mondiaux dans la seule catégorie rail & mass transit
Constitués en gros conglomérats, les groupes d’ingénierie anglo-saxons se taillent la part du lion.
1. WSP Global (Canada). CA : 1041 M$
2. SNC-Lavalin (Canada). CA : 852,5 M$
3. Systra (France). CA : 580 M$
4. Aecom (États-Unis). CA : 555,8 M$
5. Jacobs (États-Unis). CA : 474,7 M$
6. Arcadis (Pays-Bas). CA : 437 M$
7. Mott MacDonald (GB). CA : 425,8 M$
8. Arup (GB). CA : 225,3 M$
9. Hatch (Canada). CA : 189 M$
10. Egis (France). CA : 178,4 M$
Source : Global Sourcebook ENR-Engineering News record 2022.