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Le réseau classique turc à électrifier
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Ces projets sont moins spectaculaires que la grande vitesse. Il s’agit de moderniser une grande partie du réseau existant, principalement à voie unique, non électrifié et souvent très vétuste. Faute d’investissements notables depuis plus de cinquante ans… D’ici à 2013, près de la moitié du réseau principal est concerné. L’un de ces chantiers, attribué à Ansaldo STS pour 130 millions d’euros en novembre dernier, vient de débuter en janvier. En joint-venture avec l’espagnol Getinsa et le turc Yüksel Proje, Systra supervise les travaux de modernisation engagés pour 39 mois et financés par la Banque mondiale. Le groupement est aussi chargé des essais et de l’assistance à la mise en service du système. Le programme comprend l’installation d’ERTMS de niveau 1, la mise à niveau des télécommunications, ainsi que des modifications de quais dans certaines gares. Deux lignes du sud du pays sont concernées (Bogazköprü – Yenice et Mersin – Toprakkale), totalisant 426 km. Moins spectaculaires donc, « mais complémentaires, souligne Hermann Schneider, directeur commercial chez Systra. Le principal but est d’améliorer le trafic des marchandises dont les volumes sont très faibles et qui perd beaucoup d’argent. » Entre autres projets parmi les investissements majeurs, figurent : la réhabilitation de la ligne Irmak – Zonguldak (2e port de la mer Noire), afin d’augmenter sa capacité de moitié ; la réhabilitation et l’électrification de la ligne Eskisehir – Kütahya – Balikesir, soit 238 km, pour un coût estimé à 130 millions de dollars ; ainsi que de la ligne entre Samsun et Kalin (378 km, 150 millions de dollars). D’autres plans d’améliorations sont encore à l’étude, à l’instar de la modernisation de la ligne entre Zonguldak et Ankara ; l’électrification et le doublement des voies sur Ankara – Kayseri, Kayseri – Devrigili ; Kayseri – Ulukisla ; enfin, sur Konya – Karaman – Ulukisla. Par ailleurs, d’autres projets de création de lignes nouvelles sont envisagés. Par exemple, une relation entre Antalya et Alanya (120 km). Pour les financer, le ministère envisage d’avoir recours aux partenariats public-privé.
Cécile NANGERONI