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L’embellie du TER sur tout le territoire
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Vingt régions françaises métropolitaines sont pleinement autorités organisatrices de leur réseau TER. Cela fait deux ans que nous ne les avions pas comparées. Le temps écoulé depuis 2006 a été riche en événements. 13 des 20 régions concernées ont renouvelé leur convention. Ces nouveaux contrats sont intervenus dans un contexte marqué par une hausse remarquable de la demande en transports régionaux. Plus encore que l’ouverture de la LGV Méditerranée en 2001, l’arrivée du TGV Est en juin 2007 a entraîné une refonte des dessertes – avec davantage de cadencement en Alsace et en Lorraine. Elle a surtout entraîné une extension du périmètre TER, qui comprend désormais les Corail sur ligne classique. Le cadencement, justement, Rhône-Alpes a prouvé en décembre 2007 que l’on pouvait y passer intégralement, même avec le plus important de tous les réseaux TER. Nous avons largement commenté cette expérience dans notre précédent numéro. Un an plus tard, Provence-Alpes-Côte d’Azur et les deux Normandie lui emboîtent le pas, alors qu’un nombre croissant de régions passe partiellement au cadencement, avant de le généraliser.
Plus d’offre entraîne logiquement plus de voyageurs. Mais l’offre doit parfois être diminuée, comme lorsque d’importants travaux de modernisation interrompent certaines relations, comme ce fut le cas dernièrement sur Tours – Vierzon et Aix – Marseille. Des investissements payants à terme, pour lesquels les régions mettent le prix, essentiellement dans le cadre des contrats de projet Etat-régions.
Hors infrastructure, les régions mettent aussi le prix : le TER reste leur plus gros poste budgétaire. Ce qui se voit dans le rajeunissement du matériel roulant : d’ici deux ans, la moitié des régions auront un matériel 100 % neuf ou rénové, alors que les livraisons (AGC, TER 2N NG, Z TER, automotrices pour voie métrique ou tram-train) se poursuivent et que les appels d’offres des « porteurs polyvalents » ont été lancés et que la consultation pour les « porteurs hyperdenses » est en cours.
La récente tournée du MooviTER en France l’a bien montré : le TER n’est plus le grand oublié de la modernisation, même si certaines infrastructures – les lignes de faible trafic, en particulier – posent problème. La qualité de service n’est pas toujours au rendez-vous, mais des progrès sont faits pour simplifier la vie des voyageurs : tarification, accessibilité, lisibilité des informations… Car si le TER gagne de nouveaux clients, il doit aussi les garder !
Patrick LAVAL