685 millions d’euros pour la modernisation du centre de maintenance de Villeneuve-Saint-Georges

Île-de-France Mobilités et Transilien SNCF Voyageurs ont signé, le 5 avril, la convention de financement pour la modernisation du centre de maintenance de Villeneuve-Saint-Georges. D’une superficie totale de 55 hectares couvrant Villeneuve-Prairie et Villeneuve dépôt, il est destiné à la maintenance de la totalité des trains de la ligne R et de la moitié de la ligne RER D.
Le montant total des travaux s’élève à 685 millions d’euros, dont 590 millions d’euros financés par Île-de-France Mobilités (IDFM), et 95 millions pour les accès au site, pris en charge par l’Île-de-France et l’État dans le cadre du contrat de plan Etat-Région (CPER).

Un atelier de 7 voies

Le projet baptisé « Villeneuve Demain » consiste à transformer le site SNCF de Villeneuve-Saint-Georges en un complexe industriel dédié à la maintenance et au garage des matériels roulants de la ligne R et du RER D. En plus de l’atelier déjà en service, consacré à l’entretien de courte durée (de 2 et 6 h) des Regio 2N de la ligne R, entrés en service depuis 2019, un nouveau bâtiment de maintenance plus longue (de 8 h à 72 h) sera construit pour ces mêmes Regio 2N mais aussi pour les RER NG qui devraient être déployés à partir d’avril 2024 sur la partie sud du RER D. Ce futur atelier de 7 voies permettra également la maintenance de 162 rames (80 Regio 2N et de 82 RER NG). « C’est un investissement de près de 2 milliards pour le nouveau matériel destiné à la D. Avec ses 650000 voyageurs quotidiens, c’est la troisième ligne la plus importante de l’Île-de-France », rappelle Laurent Probst, le directeur général d’Île-de-France Mobilités.

Eiffage retenu pour la construction

Le futur site sera doté d’un vérin en fosse pour la dépose de pièces les plus imposantes, d »un tour pour le reprofilage des essieux, des bancs de mesures pour les essieux ainsi que d’ateliers de nettoyage (intérieur et extérieur) des rames,  grâce à une machine à laver. Il y aura encore des voies de remisage, quatre sas d’entrées et sortie et un poste de commandement. « Ce sont des outils importants pour permettre un entretien plus rapide. Il faut bien reconnaître que dans les ateliers plus anciens, ce qui pêche souvent, ce sont les accès aux ateliers qui nécessitent beaucoup de manœuvres sur peu de voies de stockage et prennent donc beaucoup de temps », souligne Sylvie Charles, la directrice de Transilien SNCF Voyageurs.
La particularité du projet a été de réunir la conception, la réalisation et l’entretien dans un même lot. « En impliquant l’entreprise attributaire dès la conception, nous avons souhaité accélérer la livraison du nouveau site », explique Sylvie Charles.
Eiffage, qui a remporté l’appel d’offres, doit commencer les travaux à la fin de l’année. Ils devraient se poursuivre jusqu’à la fin 2026. Suivra une période de mise aux normes des voies entre avril et décembre 2027. Quant au contrat de maintenance du site, il est d’une durée de 15 ans maximum, dont 6 années fermes suivies de trois tranches optionnelles de 3 ans chacune,
Yann Goubin