ce retournement de l'éclisse a été causé par l’évolution d’une fissure dans le cœur de cette traversée jonction double, une fissure détectée en 2008 mais mal suivie les années suivantes par les équipes de surveillance de la sncf, a jugé le tribunal. « cette négligence du suivi du cœur est en lien certain avec le déraillement », a affirmé la présidente du tribunal, balayant la défense de la sncf qui imputait l’accident à un défaut indécelable de l’acier. si la sncf avait correctement réalisé ces visites de contrôle, elle aurait, a estimé la magistrate, « constaté l’état avarié » du cœur « et procédé à son changement ». neuf ans après le déraillement d’un intercité à brétigny-sur-orge, qui avait tué 7 personnes et blessé plus de 200 autres, le verdict est tombé : la sncf est seule reconnue coupable d’homicides et blessures involontaires, a jugé le 26 octobre le tribunal d’evry. la compagnie a été condamnée à une amende de 300 000 euros, toutefois moins lourde que celle réclamée par le procureur rodolphe juy-birmann. lors du réquisitoire, ce dernier avait eu des mots très durs contre la sncf (héritière pénale…